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Les criminels de East Hartford

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Un résident de East Hartford, Connecticut impliqué dans un trafic d’armes d’ampleur nationale a été condamné à 7 ans de prison ferme

Cet habitant de East Hartford n’a pas seulement été condamné pour son rôle de trafiquant ; il est aussi impliqué dans une fusillade. Son réseau de trafiquants d’armes était actif du Dakota du Nord jusqu’au Connecticut. Ce Daniel « Chino » Vazquez, 21 ans, a aussi plaidé coupable en novembre dernier pour avoir menacé des personnes de son arme lors d’une entreprise criminelle.

Le rôle central de Vazquez

Il y a quelques années Vazquez était le suspect principal d’une enquête conjointe d’agents fédéraux et de forces de police locales. On le soupçonnait de vendre de la drogue. Il était aussi suspecté d’actes de violence en lien avec un groupe opérant à partir d’un ensemble résidentiel à la sortie de East Hartford. Un jour Vazquez et quelques autres se sont fait dérober leur cargaison sous la menace d’une arme à feu alors qu’ils vendaient de la marijuana. Par la suite, le 6 juillet 2016 Vazquez a tiré sur la personne qui l’avait braqué. Vazquez a été arrêté et une fouille de sa maison a été menée. On y a découvert un pistolet de 9mm utilisé dans la fusillade et une autre arme de 9mm.

L’enquête s’est étendue jusqu’à la ville de Minot dans le Dakota du Nord ; Lawrence Christie et Courtney Johnson, tous deux nés à East Hartford, y résidaient. Vers la fin juin 2016 Christie avait contacté Vazquez et lui avait demandé de se rendre dans le Dakota du Nord pour l’aider à y acheter des armes à feu. A minot ces hommes ont utilisé de la fausse monnaie pour acheter des armes à feux d’occasion. Vazquez, Christie et un autre homme nommé Gay ont ensuite transporté ces armes jusqu’au Connecticut. Deux des cinq armes à feu achetées à Minot ont été retrouvées dans la maison de Vazquez lors de la perquisition.

La fin des criminels de East Hartford

Jusqu’ici les enquêteurs ont pu retracer la piste de neuf armes à feu achetées dans le Dakota du Nord puis ramenées dans le Connecticut. Certaines de ces armes ont été utilisées dans des fusillades de la région de Hartford. Les enquêteurs ont aussi opéré des achats sous contrôle et saisis de l’héroïne, de la cocaïne et de la marijuana au cours de l’enquête.

Vazquez est en détention depuis son arrestation en 2016. Il a également plaidé coupable au tribunal de l’État pour possession d’une arme dans un véhicule et a été condamné à purger 18 mois. Johnson, Christie et Gay ont tous plaidés coupable aux accusations liées aux armes à feu et à la drogue. Ils ont aussi reconnu le trafic d’armes opéré à travers le pays et attendent la décision finale du juge.

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États-Unis : 102 suprémacistes blancs arrêtés

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La police états-unienne a arrêté 102 suprémacistes blancs notamment accusés de trafic d’armes et de drogue dans quatre États

L’enquête des policiers s’est étendue sur une période de 11 mois et a impliqué les polices locales et fédérales. Le résultat est impressionnant ; 102 suprémacistes blancs arrêtés. Les gangs dont faisaient parti ces hommes auront probablement du mal à s’en relever. La cible des enquêteurs, le gang des « Fresnecks », terrorisait la population de quatre États et était actif dans le système carcéral de Californie. Ils collaboraient notamment avec l’Aryan Brotherhood, un autre gang de suprémacistes blancs très actifs en prison.

« Operation Lucky Charm »

Ces gangs sont accusés de nombreux crimes violents, de kidnappings, de trafic d’armes et de drogue dans plusieurs villes de Californie, selon le Bureau du Sherrif de Fresno. L’opération a été baptisée «Operation Lucky Charm . Ceci est une référence au symbole de l’Aryan Brotherhood ; le trèfle. L’opération a été lancée jeudi dernier et a notamment consisté en l’exécution de 39 mandats par les forces de police locales et fédérales. Cette première vague a permis l’arrestation de 60 personnes en Californie, dans le Montana et au Nevada ; toutes ces personnes étaient liées aux Fresnecks ou à l’Aryan Brotherhood.

Parmi elles cinq étaient déjà en prison et on été livrées aux autorités fédérales, selon le procureur McGregor Scott. Au cours de la même opération 47 armes à feu, 41 kg de méthamphétamine, 2,7 kg d’héroïne ainsi que 136 000 dollars en liquide ont été saisi. Les deux gangs sont aussi accusés d’avoir organisé un système pour faire passer de la drogue et des téléphones portables en prison. Grâce aux téléphones, les gangsters coordonnaient leurs activités en prison et au dehors ; assassinats, trafic d’armes et de drogue.

102 suprémacistes blancs en prison

Selon les autorités ces gangs sont coupables de fraudes et de meurtres dans les États de l’Alabama, Missouri, Idaho et Montana. Par ailleurs ce n’est pas la première fois que les autorités s’intéressent aux Fresnecks. Deux ans auparavant, 37 membres du gang ont été arrêtés et accusés d’agressions, vols et crimes sexuels.

Selon le Département de la Justice au moins 11 actes de violence prévus par ces organisations ont été stoppés par l’intervention de la police depuis janvier dernier. Cette opération a eu lieu dans un contexte d’augmentation des crimes motivés par la haine raciale. On compte au total 51 de ces crimes commis en 2019 contre 24 en 2018, selon les chiffres du FBI. On assiste donc a un phénomène plus grave et plus large que les activités de gangs racistes. Étant donné la situation les 102 suprémacistes blancs arrêtés sont une victoire pour la police. Malheureusement le problème dépasse largement celui des groupes criminels comme les Fresnecks et l’Aryan Brotherhood.

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Turquie : Sur la route de la drogue

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La Turquie reste un passage obligé entre l’orient et l’occident pour la route de la drogue des Balkans à destination de l’Europe de l’Ouest

La route de la drogue des Balkans est surtout connue pour faire passer de l’héroïne afghane vers l’Europe. Cependant ce n’est pas la seule substance illicite ni la seule origine du problème. Récemment de la drogue provenant du Brésil et de la Colombie a été découverte en Turquie. Ce problème de trafic de drogue existe depuis longtemps dans le pays et est un enjeu majeur en terme de santé publique et de sécurité.

Un phénomène transnational

Les autorités turques ont saisi 18,5 tonnes d’héroïne et 80,7 tonnes de cannabis au cours de l’année dernière. Elles ont également confisqué 566 kg d’amphétamines et 1,2 tonnes de cannabinoïdes synthétiques de mauvaise qualités ; du « bonzai ». Plus de 8,9 millions de cachets d’ecstasy et 22,7 millions de pilules de captagon ont aussi été récupérées. Malgré ces saisies très importantes ceci n’a pas été suffisant pour dévier la route de la drogue. Au contraire le nombre de trafiquants de drogue semble être en hausse constante dans le pays. Ces groupes criminels sont très souvent en contact avec des partenaires opérant à l’étranger.

Le trafic de drogue en Turquie a donc un caractère éminemment transnational. Ceci se reflète dans la nationalité des trafiquants arrêtés, nombre d’entre eux viennent d’un éventail assez large d’autres nations. En regardant la situation stratégique de la Turquie on comprend aisément la raison de cet engouement ; le pays est une passerelle entre l’Europe et l’Asie. La quantité de drogues produites en Turquie a beau avoir chuté depuis les années 1970, la route de la drogue a remplacé la production nationale.

La politisation de la route de la drogue

Cette question du trafic de drogue est un enjeu de sécurité nationale pour le pays. Certains groupes armés sont accusés d’utiliser la drogue comme moyen de financement. Les autorités ciblent en particulier les indépendantistes kurdes du PKK. Ces derniers sont très présents dans les régions montagneuses frontalières, mais aussi dans les montagnes de Qandil en Irak. C’est sous ce prétexte que le régime turque a opéré des frappes et des attaques terrestres en Irak en juin dernier. La route de la drogue n’est évidemment pas la seule raison, mais c’est une des excuses avancées par le gouvernement de l’AKP.

Cependant il serait injuste de pointer uniquement la responsabilité des groupes comme le PKK. Un rapport récent révèle par exemple la collaboration entre le trafiquant d’héroïne iranien Naji Sharifi Zindashti et Burhan Kuzu ; un ancien député de l’AKP, le parti de Erdogan. Le trafiquant iranien a été arrêté en possession de 75 kg d’héroïne en 2007 et a été mystérieusement libéré en 2010. Kuzu est accusé d’avoir fait pression sur les autorités pour obtenir la libération du baron de la drogue. Soulignons également que les efforts des autorités sont loin d’être aussi efficaces et cohérents que ce que les saisies laissent à penser. Les autorités turques semblent plus intéressées par l’utilisation politique de la route de la drogue pour décrédibiliser leurs ennemis que par la mise en place de politiques de santé et de sécurité constructives.

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Les victimes de la traite en Albanie

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la traite en Albanie

Les victimes de la traite en Albanie sont rejetées par leurs familles après avoir échappé aux trafiquants d’êtres humains

On estime que plus de la moitié des femmes et filles victimes de la traite en Albanie sont rejetées par leurs familles. Près de 2 % d’entre elles retombent dans les mains des trafiquants, sombrent dans la mendicité, l’esclavage moderne ou travaillent pour des gangs. Un tiers de ces personnes sont des enfants. Ces statistiques choquantes ont été établies par Brikena Puka, la directrive de VATRA ; un foyer d’accueil pour les victimes du trafic d’êtres humains à Vlora, dans le sud du pays.

La double peine pour les victimes

Brikena Puka explique que ces femmes et filles sont victimes d’une importante stigmatisation de la part de la société. Nombre d’entre elles ne peuvent réintégrer leur foyer. Pour de nombreuses familles leur tragédie est une source de honte et une atteinte à leur honneur. Dans ces cas il revient à VATRA de tenter de leur porter assistance. Le centre d’accueil fourni un toit, une aide au loyer, une aide médicale, psychologique et une assistance pour l’éducation. Il est cependant difficile d’aider ces femmes et filles à retrouver une situation normale après les graves traumatismes qu’elles ont subi.

Le problème du rejet des survivantes ne pèse cependant pas uniquement sur les familles qui les rejettent. En effet dans de nombreux cas ces familles ont directement vendu ces personnes aux trafiquants. A d’autres occasions un homme s’est présenté en prétendant souhaiter épouser leur fille. Après l’accord cette dernière se retrouve alors dans le trafic sexuel dans le pays ou revendue à l’étranger. Ces familles ne sont pas toujours au courant des risques spécifiques liés à la traite en Albanie ; ces personnes sont souvent issues de milieux ruraux très pauvres. Il est aussi fréquent que le trafic d’être humain soit destiné à faire des mendiantes de ces victimes.

Le retour des victimes de la traite en Albanie

Pour VATRA le retour des victimes de la traite doit être étudié au cas par cas ; certaines situations nécessitent que la victime demeure dans un autre pays de l’UE quand le risque est trop grand. Si le risque est moindre la victime peut être rapatriée dans le pays et se réintégrer à la société albanaise. Cependant elle devra passer un interrogatoire policier pour bénéficier de l’aide gouvernementale. Ce manque de tact de la part du gouvernement n’est pas une nouveauté. Quand le centre d’accueil de Brikena a ouvert en 1997 le gouvernement refusait encore de reconnaître l’existence du trafic d’être humain dans le pays et vers l’UE.

L’Albanie a sans cesse prouvé que le trafic d’être humain n’était pas une priorité pour le pays. Les responsables sont rarement inquiétés, peu poursuivis et très occasionnellement condamnés. Ceci explique le risque que les victimes soient une nouvelle fois victimes de la traite en rentrant au pays. Le nombre de femmes et de filles albanaises victime de ce trafic d’êtres humains à travers l’Europe devrait pourtant être au cœur des conversations du gouvernement. Malheureusement la situation n’a que peu évolué depuis l’ouverture de VATRA en 1997.

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