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Les marabouts du Sénégal

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Les enfants de Guinée-Bissau seraient victimes de mauvais traitements et de trafic de la part des marabouts des écoles islamiques sénégalaises

Certains parents de Guinée-Bissau se résignent à envoyer leurs enfants dans des écoles au Sénégal face aux manque d’infrastructures locales. Ces enfants étaient sensés vivre à l’école islamique, le Daara, jusqu’à la fin de leur éducation. Malheureusement des organisations humanitaires retrouvent régulièrement ces enfants à la rue et tentent alors de retrouver les parents. Ces enfants sont victimes de trafic d’êtres humains et forcés à mendier par leurs marabouts.

Le trafic des marabouts

Des milliers d’enfants en habits élimés mendient dans les rues des villes sénégalaises. Certains reçoivent des coups si ils manquent d’atteindre leur objectif de 1$ par jour pour leurs marabouts, ou « professeurs ». Ces élèves sont connus sous le nom de Talibe ; les élèves d’écoles coraniques. Des associations humanitaires accusent certaines écoles d’être en réalité des escroqueries déguisées en instituions religieuses. Ceci leur permet d’exploiter et de se livrer au trafic d’enfant dans plusieurs nations ouest-africaines.

Malheureusement pour certains parents ayant connu le même calvaire ceci est un rite de passage. Mendier et recevoir des coups font partie de l’expérience. Il semble cependant que le gouvernement du Sénégal ait décidé de réagir. Ceci vient du fait que toutes les organisations s’attendent à une augmentation du nombre d’enfant venant de Guinée-Bissau. Les origines de ces pratiques sont à trouver dans l’absence de connaissances sur le sujet, les croyances des parents et leur envie que leur enfant reçoive une éducation à tout prix. Si des institutions existaient dans la région les enfants n’iraient jamais dans ces « écoles ».

Un problème social d’ampleur

Un tiers des enfants de Guinée-Bissau ne reçoivent pas d’éducation. La plupart du temps c’est parce qu’il n’existe aucune école à proximité. Souvent quand les écoles existent, les professeurs ne sont pas payés pendant de longues périodes et ne peuvent rester. Pour de nombreux parents les coups et mendier font partie d’une éducation normale ; il faut payer pour le logement des enfants. Les associations humanitaires préviennent cependant que cela fait partie de l’arnaque des trafiquants. Selon les Nations Unies, les enfants qui mendient génèrent 8 millions de dollars par an pour les professeurs coraniques de Dakar. De leur côté les enfants sont souvent malades, mal habillés et sous alimentés.

Pour certaines ONG ces conditions relèvent de l’esclavage moderne. On dénombre par ailleurs de nombreux cas d’abus sexuels et de morts d’enfants entre 2017 et 2018. Heureusement les discussions et l’information des parents semble progresser. On estime qu’il y a 100 000 Talibes au Sénégal dont 20 % à 40 % viennent de Guinée-Bissau. L’absence de financement et de données empêche d’avoir une vision plus claire de la situation. Il arrive que certains marabouts soient arrêtés alors qu’ils font passer la frontières à leurs élèves mais la plupart passent encore sans encombre.

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Chine : Trafic de peaux d’ânes

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peaux d’ânes

Le trafic de peaux d’ânes est une véritable bombe à retardement en ce qui concerne la diffusion de maladies zoonotiques

Le trafic de peaux d’ânes à destination de la Chine serait à l’origine de l’abattage de cinq millions d’animaux par an. Les spécialistes dénoncent une bombe à retardement en termes de maladies infectieuses pour les humains. On estime que 13 000 ânes sont tués chaque jour pour leur peau à travers le monde. Ces peaux sont ensuite transformées en ejiao, une médecine chinoise traditionnelle. Les utilisateurs prétendent qu’il s’agit d’un remède miracle pour de nombreux problèmes, sans aucune preuve scientifique.

Le mythe de l’ejiao

L’ejiao est censé réduire la fatigue, le renforcement du système immunitaire et la suppression des tumeurs cancéreuses. Le Sanctuaire des ânes, une ONG basée à Devon en Angleterre, prévient que ce commerce en pleine croissance est particulièrement risqué. Des maladies zoonotiques pourraient passer de l’animal à l’homme, comme pour le covid-19. Un nouveau rapport insiste d’ailleurs sur la présence de différents pathogènes et bactéries résistantes aux antibiotiques, présentes sur les peaux d’ânes à travers le monde.

L’ONG déplore que le trafic de peaux d’ânes n’ait pas été jusqu’ici considéré comme un risque sanitaire. Ces derniers décrivent un marché réellement chaotique ; pas de contrôles vétérinaires sérieux, pas de contrôles des exportations ni des importations. Cette industrie connaît en plus un véritable boom. Des villages africains entiers sont vidés de leurs animaux. La plupart des abattages ont lieu au Kenya, au Nigéria et au Ghana. Les animaux y sont tués et écorchés dans des conditions inacceptables.

Les peaux d’ânes : un risque d’épidémie

Une fois les peaux récupérées, la plupart sont envoyées en Chine, en Thaïlande et au Vietnam. Elles y sont ensuite séchées et salées. On en trouve autour de 800 euros la tonne sur le site du géant de la vente en ligne chinois, Alibaba. Des tests effectués sur 108 peaux dans un abattoir du Kenya ont révélé que 88 étaient porteuses du staphylocoque doré. Pire encore, 44 autres étaient porteuses de souches résistantes aux antibiotiques. Enfin, 3 étaient porteuses du Panton-Valentine leukocidin, une cytotoxine provoquant des nécroses invasives chez les humains.

Ce commerce pose donc des risques sanitaires majeurs, du fait de l’ampleur du phénomène, de l’absence de conditions d’abattage hygiéniques et du transport hasardeux des peaux. Les pays qui reçoivent les peaux d’ânes s’exposent à des maladies endémiques d’autres régions du monde. Ceci pourrait aussi infecter les populations d’équidés locaux. Les tests effectués n’ont eu lieu qu’à un seul endroit et dans une seule journée. Les scientifiques sont certains que d’autres maladies comme la grippe équine, ou le virus de la peste porcine sont aussi présentes.

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Hong-Kong : trafic d’ailerons et protection du requin bleu

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trafic d’ailerons

Hong-Kong doit améliorer la répression du trafic d’ailerons avec le passage du requin bleu sous le statut d’animal protégé

Le requin bleu est l’espèce la plus présente sur le marché des ailerons de requin. Or les gouvernements du monde entier s’apprêtent à faire passer 54 espèces de requins-carcharhinidae et 6 espèces de requins-marteaux dans la liste des espèces protégées. Le gouvernement hongkongais va devoir augmenter l’ampleur de ses actions pour mettre fin au trafic d’ailerons dans la ville. La transformation du marché et l’interdiction du requin bleu risquent de ne pas se passer sans heurts.

Une puissante industrie mise à mal

La convention CITES, dont fait partie Hong-Kong, s’est félicitée de ce vote historique au Panama. L’ajout de ces requins à l’appendice II de cet accord permettra une meilleure protection. Cet appendice liste plus de 3700 espèces dont le commerce doit être régulé pour prévenir une chute de la population ou leur extinction. Cette décision a été accélérée suite aux déclarations de la CITES. Celles-ci précisent que les populations de requins subissent un déclin important et rapide de leurs populations. Ce déclin est en partie dû au commerce international.

Cette décision est un point culminant pour la protection des requins, et l’aboutissement d’une dizaine d’années de travail au sein de la convention. La vente d’ailerons de requin bleu ne serait pas entièrement interdite, si cette décision est finalement ratifiée. Cependant, les ailerons de requins seraient soumis à un plus important contrôle, tant que la population de requins reste viable. L’industrie sera notamment obligée d’obtenir une autorisation pour importer ou exporter des ailerons prélevés sur ces espèces. Le risque est bien évidemment une augmentation massive du commerce illégal et du braconnage.

Ailerons de requins protégés

Comme chaque fois que des législations semblent sur le point de passer, on a noté une forte augmentation du commerce d’ailerons de requins. Les acteurs de l’industrie essayent en effet de profiter un maximum des derniers moments pour écouler leur marchandise. Par ailleurs, Hong-Kong n’a pas toujours fait figure de bon élève en ce qui concerne les accords précédents. Certaines décisions ont mis plus d’un an avant d’être ajoutées à la législation locale. Il faudra en plus permettre la formation de personnel spécialisé pour reconnaître les ailerons de requins autorisés. Pour ne rien arranger, certaines espèces sont très difficiles à distinguer les unes des autres.

En 2011, 11 cas de trafic d’ailerons de requins ont été identifiés à Hong-Kong. Ceci représente 43,1 tonnes pour une valeur avoisinant les 27 millions d’euros. En 2020, la ville a aussi connu l’affaire la plus importante de son histoire ; 26 tonnes d’ailerons en provenance de l’Équateur, venant d’espèces protégées. Certaines voix poussent pour une interdiction totale de ce commerce. Cependant, selon les autorités locales, cette interdiction serait presque impossible à faire respecter étant donnée l’ampleur de cette industrie. Heureusement, la tendance à la consommation des ailerons est en baisse chez les restaurateurs qui tendent à les remplacer par d’autres produits.

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Fentanyl : overdoses chez les adolescents

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overdoses chez les adolescents

Le fentanyl a causé une dramatique augmentation des overdoses chez les adolescents et a provoqué de nombreux morts

Cette augmentation est particulièrement visible ces deux dernières années. Il semblerait que l’origine du problème soit à chercher dans le mélange d’autres drogues avec du fentanyl. La plupart des overdoses chez les adolescents surviennent alors que les usagers ne savent pas que le produit contient cet opiacé synthétique. La mort de jeunes entre 14 et 18 ans est la statistique qui inquiète particulièrement les auteurs de cette nouvelle étude.

Augmentation des overdoses chez les adolescents

Les chercheurs rapportent que la consommation de drogue reste stable dans cette tranche d’âge, depuis 2010. Le problème n’est donc pas à chercher de ce côté. Cependant, les morts par overdose sont passées de 518 en 2010 à 954 en 2020, puis 1146 en 2021. Une étude venant de l’Ontario a trouvé des résultats similaires. L’augmentation de la mortalité due aux opiacés a été multipliée par 5 entre 2003 et 2020. Contrairement à ce qu’on pourrait penser cette augmentation n’est pas le résultat de la pandémie.

Le problème vient du fait que les drogues sont de plus en plus mélangées à du fentanyl pour en renforcer les effets. La plupart du temps, les adolescents ignorent ce qu’ils consomment. Il arrive aussi qu’ils croient acheter certains médicaments légaux, comme des benzodiazépines. Ces fausses pilules font un ravage en termes d’overdoses chez les adolescents.

Des médicaments au fentanyl

Depuis 2020, les adolescents voient une plus large augmentation des overdoses mortelles que le reste de la population. La réponse est sans doute à trouver dans cette augmentation des faux médicaments. Selon le Dr Friedman, auteur d’une autre étude, le problème n’est pas que les adolescents prennent plus de drogues ; les drogues ressemblent de plus en plus aux médicaments. Certains jeunes se fournissent en médicament sans passer par les circuits légaux et ces médicaments contiennent presque tous du fentanyl.

Il ne s’agit pas non plus de diaboliser le fentanyl qui demeure un outil important de gestion de la douleur. Les patients atteints de douleurs chroniques ou d’un cancer en utilisent avec de grands bénéfices. Malheureusement, les organisations criminelles se sont emparées de la production illégale de cette drogue. Ce qui devait aider les personnes s’est aujourd’hui transformé en véritable épidémie provoquant des morts par overdose chez les adolescents.

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