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Alabama : projet de loi sur les écoutes téléphoniques

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L’Alabama espère mettre en place une nouvelle loi sur les écoutes téléphoniques pour lutter contre les trafiquants de drogue de haut niveau

Les parlementaires de l’Alabama espèrent que cette loi sur les écoutes téléphoniques portera ses fruits rapidement et permettra de freiner l’afflux de drogues dans l’État. Le 21 mars dernier le parlementaire républicain Rex Reynolds a proposé le projet de loi HB275. Cette proposition autoriserait les écoutes téléphoniques d’individus suspectés de commettre, d’avoir commis ou d’être sur le point de commettre des crimes liés à la drogue.

Des écoutes téléphoniques qui font polémique

Une loi similaire sur les écoutes téléphoniques existe déjà au niveau fédéral. Cependant HB275 donnerait l’autorisation à l’Agence des Forces de l’Ordre d’Alabama (ALEA) de posséder les appareils et de les utiliser. Ce n’est pas la première fois que l’Alabama tente de faire passer une loi sur les écoutes téléphoniques à l’échelle de l’État. Reynolds a déclaré que des projets de lois similaires ont été proposés lors de plusieurs séances parlementaires ; toutes ont été rejetées jusqu’à présent.

Selon Reynolds ; « Je pense que les anciens projets de loi n’avaient pas assez de mesures de contrôle. Elles étaient peut-être trop imprécises et les citoyens et parlementaires de l’époque n’ont sans doute pas voulu donner de si vastes pouvoirs aux forces de l’ordre ». Reynolds espère que la très grande attention portée à HB275 sera ce qui lui permettra d’être ratifiée. Le projet de loi a été envoyée aux Avocats d’Alabama, au Procureur, au Procureur Général et à toutes les associations d’agences de forces de l’ordre pour recueillir leurs avis et amendements.

Les trafiquants de haut niveau dans le viseur

Selon Reynolds ; « Nous avons eu quelques petits amendements en cours de rédaction. Il y aura sans d’autres amendements. Nous resterons attentifs ». Le parlementaire insiste sur le fait que ceci vise spécifiquement les écoutes téléphoniques dans les affaires de drogue. Les suspects d’autres affaires ne sont pas concernés. Le projet de loi va jusqu’à interdire à d’autres agences de forces de l’ordre que l’ALEA de posséder les appareils. Ces appareils étant définis par le projet de loi comme ; « Un ou des appareils prévus principalement pour être utilisés pour l’interception non-consensuelle de communications filaires, orales ou électroniques ».

Par ailleurs le texte actuel limite la possession, la propriété, l’installation, l’utilisation et la surveillance des écoutes téléphoniques aux enquêteurs ayant ; « complété avec succès une formation sur les aspects légaux et techniques de l’interception de communication ». Selon Reynolds les cibles principales sont les trafiquants de drogue de haut niveau ; ceux que l’on soupçonne de transporter de grande quantité de drogues. Selon Reynolds ; « nous n’écouterons pas les conversations du gars qui vend quelques grammes au coin d’une rue ».

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Thaïlande : 17 enfants arrachés aux trafiquants

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La police de Patong en Thaïlande a secouru 17 enfants victime de mauvais traitements des mains d’un gang de trafiquants d’êtres humains

Les policiers ont mené une série de raids contre les trafiquants de Patong. Ces opérations leur ont permis de sauver 17 enfants. Le gang avait semble-t-il pour habitude de battre les enfants quand ceux-ci ne rapportaient pas assez d’argent. Le lieutenant-général Jaruwat Waisaya, l’assistant du chef de la police nationale, a tenu une conférence de presse. Cette annonce a eu lieu au quartier général de la police de Phuket. Il y a annoncé les détails des quatre raids menés dans divers endroits de Patong.

Trafic d’êtres humains à Patong

L’action a été menée par les agents de la Division de lutte contre le trafic d’êtres humains de Bangkok. La première maison perquisitionné était à Soi Ila Uthit ; les agents y ont arrêté un étranger du nom de Ngo Sun, 33 ans. Un thaïlandais du nom de Suphattra Charoensuk, 22 ans, a également été mis en détention. Ces deux hommes étaient sous le coup d’un mandat d’arrêt selon Jaruwat. Dans cette maison les policiers ont secouru trois enfants. Les enfants étaient obligé à fabriquer et vendre des guirlandes de fleurs.

Trois autres maisons ont été perquisitionnées à Soi Phra Baramee et Soi Nanai ; 14 enfants y ont été découverts. Les agents y ont aussi trouvé le même nécessaire de fabrication de guirlandes. Ces 17 enfants étaient cambodgiens. Ils ont depuis été conduit au Refuge de Phuket pour les Enfants et leurs Familles à Koh Siray. Jaruwat a promis que les agents allaient retrouver leurs familles.

Travail forcé et mauvais traitements

L’interrogation des enfants a permis de découvrir les méthodes des trafiquants. Un groupe d’étranger a promis aux parents qu’ils allaient embaucher les enfants et payer les parents 145 euros par mois. Si les parents acceptaient les trafiquants emmenaient les enfants en Thaïlande en passant par la jungle. Ils louaient des maisons pour y faire travailler leurs esclaves et les forçaient à vendre leur production sur la plage. Certains des enfants avaient moins de 15 ans. Ils n’avaient aucun jour de repos et travaillaient du matin jusqu’à minuit.

Il va sans dire qu’ils ne recevaient pas d’argent. Si ils n’atteignaient pas leurs quotas quotidiens de 87 euros ils étaient battus et forcés de travailler jusqu’à avoir obtenu la somme. L’enquête a débuté lorsque des enfants ne supportant plus d’êtres battus ont fuit vers d’autres provinces. Les suspects seront donc poursuivis pour trafic d’êtres humains. L’enquête n’est pas terminé et certains suspects sont encore activement recherchés par la police. Il intéressant de noter qu’au cours de la conférence de presse aucune mention n’a été faite de la police de Patong ; comment pouvaient-ils ignorer un pareil trafic juste sous leur nez ?

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Colorado : Une femme à la tête du réseau

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Le FBI a identifié et arrêté la femme qui pourrait être la tête du réseau de trafiquants de drogue mexicains d’Aurora

Il semble que cette femme était à la tête d’un vaste réseau de trafiquants de drogue. Ils faisaient entrer des quantités importantes de méthamphétamines, cocaïne, héroïne et fentanyl au Colorado. L’annonce de ce succès a été faite par le procureur Jason Dunn lors d’une conférence de presse. Les autorités ont donc arrêté cette femme ainsi que 23 de ses associés. L’opération a arrêté conjointement des membres de deux réseaux distincts ; un de Aurora et un autre de Denver.

Des résultats indéniables mais mitigés

Il semble que six autres personnes soient également poursuivis. L’opération n’est pas non plus un succès total ; quatre personnes sont en cavale au Mexique et une aux États-Unis. Un autre des accusés est par contre déjà en prison. Lors de l’opération la police a saisi ; 181 kg de méthamphétamine, 15 000 pilules de fentanyl et 2,3 kg de cocaïne. La valeur de cette saisie se chiffre en millions de dollars selon l’agent du FBI Dean Phillips. Il faut également ajouter que 10 armes à feux ont été récupérées.

La femme d’Aurora se nomme Candelaria Vallejo-Gallo, elle aurait 41 ou 42 ans. Elle est accusée d’être la chef du réseau. Selon Phillips il s’agissait d’un groupe sophistiqué avec de nombreux contacte nationaux et internationaux. Ils étaient actif dans la région de Denver depuis plusieurs années. On suppose qu’ils faisaient passer d’importants volumes de drogues chaques semaines. Vallejo-Gallo est accusé d’être un véritable « baron de la drogue ». Elle risque de 20 ans à la prison à vie.

Des trafiquants intelligents

Le fentanyl récupéré était emballé de façon à ressembler à des médicaments classiques. Ceci a aussi pour effet de rendre le fait de l’acheter plus acceptable pour les consommateurs. Selon Dunn la plupart du temps les consommateurs évitent de consommer sciemment du fentanyl ; ils savent à quel point cette drogue est dangereuse. Cependant le fentanyl étant très puissant et très facile à produire en Chine et au Mexique il est souvent mélangé à d’autres substances. Le fait de l’emballer le fait ressembler aux pilules d’oxycodone.

L’essentiel de cette drogue arrivait du Mexique, directement à travers la frontière du Colorado mais aussi en passant par la côte ouest. Les trafiquants étaient assez malins ; à une occasion ils ont dissimulé les drogue dans le sac à dos de l’enfant d’un des trafiquants avant de l’envoyer par UPS. De plus afin d’éviter d’êtres saisies ils renvoyaient leurs profits au Mexique et y achetaient des propriétés à Tepic, Nayarit ou Mexico. Malgré tout il semble que ces précautions n’aient pas suffit. Selon Phillips ; « aujourd’hui nous avons rendu notre communauté est un peu plus sûr ».

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Airbnb s’attaque au trafic d’êtres humains

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L’entreprise de location Airbnb a annoncée qu’elle allait investir dans de nouvelles technologies permettant de lutter contre le trafic d’êtres humains

Un nombre croissant de personnes pointent le problème posée par l’application ; certains trafiquants se servent des locations comme maisons de passe éphémères. L’association a annoncée un partenariat avec l’association de lutte contre la traite Polaris. L’association va fournir une formation aux employés de Airbnb, développer de nouveaux systèmes et améliorer la coopération avec la police pour repérer les signes de l’esclavage moderne.

Une coopération bénéfique

L’entreprise américaine est aujourd’hui estimée à 31 milliards de dollars. Elle a été fondée en 2008 et est aujourd’hui présente dans 200 pays. On estime qu’elle a facilité la location de plus de 260 million de maisons. Avec des chiffres pareils les problèmes n’ont pas tardé à émerger. Cependant il semble qu’un mouvement plus général de lutte contre la traite soit en train de se développer. Selon un responsable de l’entreprise cette dernière compte se servir des avantages de ses nouvelles technologie pour améliorer la lutte contre ce trafic.

Airbnb a ainsi expliqué qu’ils utiliseraient différentes méthodes pour réduire les risques. Ils vont renforcer les contrôles des hôtes et invités mais aussi surveiller les photos postées pour repérer les signes avant-coureurs. De plus le partenariat et les conseils de Polaris les aiderons dans ce travail. Au moins 2680 victimes de trafic ont été identifiées dans des hôtels par Polaris entre janvier 2015 et septembre 2017. L’association sait donc comment faire son travail.

Une évolution globale du secteur

Cette lutte de Airbnb contre l’esclavage moderne est à mettre en corrélation avec d’autres évolutions de ces nouvelles applications. Des scandales à répétition ont ainsi convaincu Uber d’améliorer son travail de lutte contre le trafic d’êtres humains. Ceci a sans doute été renforcé par les scandales liés à des agressions sexuelles très mal pris en compte par l’entreprise.

Polaris semble assez enthousiaste à l’idée de travailler avec Airbnb. Selon Brandon Bouchard, le porte-parole de l’association ; « L’économie du partage et les entreprises comme Airbnb offrent de nouveaux moyen d’amplifier la lutte contre le trafic ». On estime que 25 million de personnes étaient victime du trafic d’êtres humains en 2016. Cela comptabilise à la fois le travail forcée et l’exploitation sexuelle selon l’Organisation Internationale du Travail et la fondation Walk Free.

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