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Trafics divers

Des pompiers chez les trafiquants de drogue

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Des pompiers de la ville de Middletown dans l’État de New York sont accusés d’avoir appartenu à deux réseaux de trafiquants de drogues

Un jury d’accusation a délivré trois chefs d’inculpation séparés mais interdépendants. Les accusés sont un ancien lieutenant des pompiers de la ville de Middletown, un ancien pompier de Mechanicstown et 17 autres accusés. Les autorités les accusent d’avoir mis en place deux réseaux de trafiquants de drogue ; le premier pour vendre de la cocaïne, le second pour vendre des pilules de fentanyl.

Opération « Bread, White and Blues »

Les chefs d’inculpation sont le produit de l’Opération « Bread, White and Blues » ; « Pain, Blanche et Blues » en anglais. Les accusés faisaient référence à l’argent sous le nom de « Pain » et à la cocaïne sous le terme « blanche ». Les pilules de fentanyl de couleur bleu portaient le nom de « Blueberries » ; « myrtilles » en anglais. Le groupe a été arrêté le 5 février. Une poignée d’accusés de peu d’importance on acceptés des transactions judiciaires. Il ne reste donc plus que les cas de trafics de drogues.

Une des accusations vise l’ancien lieutenant des pompiers Paul Smith, 48 ans. Cet habitant de Port Jervis est accusé de collaboration avec un trafiquant de premier plan. Il est aussi accusé de nombreuses vente de drogue et de possession. Le pompier volontaire de Mechanicstown est Robert Dunham 46 ans. L’homme est accusé de vente de cocaïne et de Fentanyl. Un autre trafiquant important du groupe est Garry Michel, 48 ans. L’homme serait un trafiquant de premier plan ; il serait le fournisseur des pilules. Ces dernières étaient fabriquées pour ressembler à des pilules d’oxycodone mais contenaient du fentanyl. Parmi les accusés on trouve même un ancien policier.

Trafics à la caserne des pompiers

Smith et Dunham ont beau être accusés dans deux affaires différentes leurs participations aux deux réseaux est avérée. Ceci est notamment souligné par des écoutes téléphoniques et des échanges de drogues sous surveillance policière. Selon le procureur, Smith était le formateur des pompiers. L’homme était souvent le plus gradé de la caserne. Il semble qu’il rencontrait fréquemment des motards se livrant eux mêmes au trafic de drogue directement à la caserne des pompiers. Depuis lors la ville de Middletown va mettre tout en œuvre pour améliorer la sécurité à la caserne.

La plupart des accusés passeront devant le Juge Craig Brown, au tribunal du Comté d’Orange. L’avocat de Michel compte plaider non-coupable séparément. Les procureurs Kerry Kolek et Neal Eriksen comptent placer des cautions de libération provisoire entre 1 millions et 3 millions de dollars. Michel risque jusqu’ 25 ans de prison ferme. L’homme a déjà été condamné à 6 ans et demi de prison.

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Analyses

Confinement : le démarchage abusif à l’honneur

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Pendant le confinement, le démarchage abusif perdure notamment grâce aux arnaques liées au COVID-19

C’est une méthode de vente très classique et qui pourrait, à première vue, paraître parfaitement anodine. Pourtant, le démarchage abusif à domicile représente un véritable danger pour les consommateurs et qui plus est en constante augmentation.

Arnaque en période de confinement

Début avril, des gendarmes de Loire-Atlantique ont ainsi lancé l’alerte, en raison des nombreux appels d’habitants excédés par des démarcheurs faisant le tour des habitations pour proposer des masques ou du gel hydroalcoolique. France 3 Régions rapporte par ailleurs que 80 % des personnes victimes de ces abus étaient âgés de plus de 60 ans. La conséquence logique de ces méthodes est souvent un cambriolage, le démarchage ne servant alors que de technique de repérage.

Des scénarii similaires se multiplient partout sur le territoire : en Dordogne, un centre hospitalier avait quant à lui lancé un message d’alerte le 18 mars pour prévenir les habitants que des individus, se faisant passer pour du personnel soignant, pourraient les contacter en leur annonçant un passage à domicile, prétextant une vérification du matériel médical à leur disposition. « Seul le service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) poursuit sa tournée auprès des personnes habituellement prises en charge », explique le centre sur sa page Facebook.

Autre mode d’action privilégié : des propositions pour nettoyer en profondeur les maisons. En Gironde, des individus se faisant passer pour des employés de Mairie ont ainsi contacté des habitants, leur évoquant un besoin de désinfection des habitations. Là encore, les individus malveillants tentent de pénétrer dans les maisons afin d’y dérober des objets de valeur. Certains ont même osé se déguiser en policiers pour vendre des attestations aux habitants, alors même qu’elles sont totalement gratuites en ligne.

Des méthodes parfois inattendues, mais qui font, chaque mois, des milliers de victimes. La vente de « produits miracles » contre le COVID-19 s’est par ailleurs elle aussi développée. À tel point que la Direction générale des fraudes, de la consommation et de la répression des fraudes (DGGCRF) a dû communiquer, le 20 avril dernier, auprès des populations pour les informer des dangers encourus et leur rappeler les règles de bases. Toujours demander un indicatif professionnel aux démarcheurs, ne jamais les perdre de vue s’ils entrent dans l’appartement, ne rien signer et, évidemment, ne jamais leur verser d’argent en espèce ou en chèque. Des conseils essentiels dans une période où les abus liés au démarchage abusif se multiplient.

Une pause pour le démarchage à domicile abusif « traditionnel » ?

La crise du COVID-19 a été prétexte à de nouvelles méthodes délictueuses. Avant la crise, celles-ci se concentraient en effet presque exclusivement dans le secteur de l’énergie. Ouvert à la concurrence depuis 2007 pour les particuliers, le marché de la fourniture d’électricité est partagé entre EDF, acteur historique, et une multitude de nouveaux entrants qui tentent, à tout prix, de grappiller des clients, usant parfois de pratiques abusives.

« Quand je lui ai donné mon âge, il m’a demandé de mentir et d’indiquer dans les formulaires que j’étais né en 1943. Apparemment, il n’avait pas le droit de démarcher des particuliers au-delà d’une certaine limite d’âge », indiquait ainsi André, 84 ans, au Parisien, le 29 mai 2018 après avoir été démarché par un sous-traitant d’Engie qui affirmait travailler pour EDF.

En effet, les prestataires de certains concurrents d’EDF auraient joué sur la mauvaise connaissance du secteur de l’énergie des particuliers pour leur faire signer des contrats abusivement. « Engie et EDF ? Mais mon bon monsieur c’est pareil ! », lui aurait ainsi expliqué le démarcheur. « Engie m’a dit que j’avais signé un contrat. J’ai dit : “Non je n’ai rien signé”. Et là ils m’ont envoyé le duplicata de mon contrat qui était signé, et ce n’était pas ma signature », affirmait à son tour Betty, au micro de RTL, le 4 octobre 2019.

De son côté, le Médiateur de l’énergie, chargé d’apporter des solutions à ces litiges, déplore des méthodes, certes marginales, mais en constante hausse. Dans son rapport d’activité 2018, l’ancien Médiateur de l’énergie, Jean Gaubert, déplorait ainsi une hausse de 40 % du nombre de litiges depuis 2016.

Bientôt la fin des abus ?

Le nouveau Médiateur de l’énergie, Olivier Challan-Belval, semble quant à lui vouloir aller plus loin que son prédécesseur : « La mesure la plus efficace pour protéger les consommateurs serait l’interdiction totale du démarchage à domicile dans le domaine de la fourniture d’électricité et de gaz », affirme-t-il dans une tribune publiée le 24 février dernier.

À défaut d’une interdiction globale, il prône la possibilité de sanctions administratives de retrait de l’autorisation de fourniture d’énergie ou l’interdiction totale de recueillir la signature des consommateurs sur leur lieu de démarchage. Mais ces mesures, très fortes, ne semblent pas trouver écho auprès des pouvoirs publics, et ce malgré le ras-le-bol croissant des consommateurs. Les associations de consommateur, dont UFC — Que Choisir, ont pour leur part apporté leur soutien à la prise de position d’Olivier Challan-Belval le 26 février dernier.

Malgré un durcissement de la loi relative au démarchage téléphonique, prévoyant notamment des amendes plus lourdes, le démarchage à domicile reste pour le moment ignoré du durcissement législatif en vigueur. Pourtant, les arnaques se multiplient et, chaque année, des milliers de consommateurs sont victimes du démarchage abusif.

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Articles

États-Unis : La DEA lance le « Project Python »

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La DEA a réussi une de ses plus importantes opération de l’histoire du pays en nombre d’arrestations sous le nom de code « Project Python »

Les agents fédéraux ont mené la plus importante opération contre l’un des cartels les plus meurtriers de l’histoire du pays. L’essentiel de cette opération a eu lieu dans la ville de Chicago. La DEA et leurs partenaires du Département de la Justice ont cependant mené une sérié de raids et arrestations à travers le pays. Le coeur de l’action ayant eu lieu dans l’Illinois. Avec cette opération les agents ont réduit drastiquement les profits du cartel.

Un nombre d’arrestations hors normes

Le « Project Python » a donc consisté en une série de raids coordonnés à l’échelle du pays par la DEA. Au total 600 personnes ont été arrêtées. Parmi elles 350 sont actuellement poursuivies en justice. La cible des agents étaient des membres du Cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG). Près de cinquante de ces arrestations ont eu lieu dans l’Illinois, l’Indiana et le Wisconsin. Des membres et responsables du cartel de différentes importances sont donc actuellement en prison. Ce cartel est un des deux plus puissant à Chicago.

Les agents se sont répartis les tâches à travers le pays. Ce succès est le résultat d’une opération s’étant étendue sur six mois. Le but avoué du « Project Python » était de décapiter l’échelon supérieur du cartel. En réussissant les agents espéraient arrêter son chef ; l’homme le plus recherché des États-Unis.

L’homme le plus recherché du pays

Le cartel trafique principalement de l’héroïne, de la cocaïne, de la méthamphétamine et du fentanyl. Ceci a de graves effets de santé publique ; dans le comté de Cook on compte ainsi plus de mort du fentanyl que d’homicides. Un des responsables de cette situation est le chef du Cartel Jualisco Nueva Generacion ; Nemesio Ruben Oseguera Cervantes, « El Mencho ». Son trafic de drogue se chiffrerait en milliards de dollars. Les États-Unis offrent une récompense de 10 millions de dollars pour sa capture.

Selon les agents le cartel contrôlerait entre un tiers et deux tiers de tout le trafic de drogue du pays. Ce cartel est réputé pour sa violence ; ils ont pour habitude d’abandonner des piles de corps dans les rues ou des les pendre depuis des ponts au Mexique. Ils sont aussi responsables de nombreux charniers dans la ville de Guadalajara. Ajoutons qu’ils sont aussi bien équipés, sinon mieux, que l’armée. Ils ont par exemple abattu un hélicoptère de l’armée mexicaine avec un lance-roquette.

La belle prise du « Project Python »

Parmi les membres du cartel arrêtés les agents de la DEA ont effectué une très belle prise ; le fils et la fille de El Mencho. Selon l’agent Bell ; « le renseignement de la DEA et nos informations suggèrent que Nueva Generacion est une des cinq organisation criminelle les plus violente au monde ». Le cartel est en effet connu pour les tortures sadiques pratiquées au Mexique et qu’on retrouve sur les corps abandonnés dans les rues.

Pour l’agent Bell de la DEA, l’objectif est clair ; « Nous avons l’intention de rendre les division des opérations régionales de Chicago, Illinois, Indiana et Wisconsin, aussi inhospitalières que possible pour le Cartel Nueva Generacion ». Sur une note plus controversée, l’agent Bell a souligné le rôle central du cartel dans le problème d’overdoses et d’addictions.

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ONU : De nouvelles stratégies contre le commerce illégal

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L’ONU veut mettre fin au commerce illégal qui représente 2 trilliards de dollars à travers le monde et cherche de nouveaux moyens d’action

Ce commerce illégal est décrit comme une menace pour les objectifs de développement fixés par l’Organisation. L’assemblée a réitéré la nécessité de mettre fin à ce problème mondial. L’économie globale perd en effet 2 trilliards de dollars chaque année à cause de ces trafics. Pour y mettre fin la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCD) s’est penchée sur le sujet. Ils comptent tenir un forum sur la question ; l’Alliance Transnationale pour Combattre le Commerce Illégal (ATCCI). Le but du forum étant de coordonner les efforts de lutte contre cette menace.

Une menace diverse et internationale

Le commerce illégal peut être décrit comme ; « la production et la distribution de biens de consommations qui ne respectent pas les règles, lois et régulations de l’industrie concernée ». Ce commerce est particulièrement dangereux pour les économies de pays comme le Niger. Il faut donc faire cesser cette menace. Selon la CNUCD les activités de contrebande, contrefaçon, trafic d’êtres humains et d’animaux sauvages menacent le développent international.

Selon l’agence de l’ONU, le commerce illégal accapare 3 % de l’économie mondiale. Si ce commerce était un pays son économie serait plus puissante que le Brésil, l’Italie, le Canada ou aussi puissante que le Mexique et l’Indonésie à la fois. Ce commerce menace aussi la santé publique ; les médicaments ne respectant pas les normes ou les faux médicaments anti-malaria causent 100 000 morts par an en Afrique sub-saharienne. Par ailleurs ces trafiquants risquent d’achever des espèces au bord de l’extinction. Il faut aussi ajouter à cela les menaces sur l’écosystème.

Avancer en bon ordre contre les trafics

Si on s’intéresse au bûcheronnage illégal ce dernier représente 157 milliards de dollars. C’est le trafic de ressource naturel le plus profitable. Loin d’être isolé, il participe aux mêmes réseaux que les autres trafiquants. N’oublions pas non plus qu’une partie de ces réseaux servent à financer le terrorisme. Il est donc urgent de trouver de nouveaux moyen d’action pour répondre à ces menaces. Cela commencera par une discussion ouverte entre les membres du forum. Des experts et des observateurs non-gouvernementaux seront aussi appelés. Un des buts premier est d’organiser et favoriser la coopération internationale.

Selon la CNUCD la réponse actuelle au problème est extrêmement fragmentaire et divisée. Il est donc nécessaire d’avoir une approche holistique du problème. En étudiant conjointement la situation certains espèrent voir apparaître des points de convergence et des similarités. Ceci soulignerait une fois encore la nécessité de s’attaquer au problème collectivement.

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