Connect with us

Articles

Les prisons exigent des scanners corporels

le

La prison du comté de Erie en Pennsylvanie a demandé un scanner corporel pour freiner la contrebande d’armes et de drogue dans ses murs

Ce scanner corporel coûte la bagatelle de 95 000 dollars. Cette machine devrait permettre aux agents de repérer des objets qui auraient échappés à une fouille à nu selon les autorités de la prison. Le scanner pourrait notamment repérer de la drogue et de la contrebande dissimulée dans des orifices. Selon le gardien Kevin Sutter les détenus tentent régulièrement de faire passer de l’héroïne, du cannabis, des pilules, des seringues et autres drogues.

Le scanner corporel de la prison de Erie

Selon Sutter ; « certains de ces objets ont été détectés dans des orifices et auraient échappé à une fouille à nue physique. L’utilisation du scanner permet de repérer ces objets dissimulés ». La requête de la prison sera étudiée par le Conseil des Finances du Comté de Erie. La décision finale reviendra au conseil du comté. Le Comté a déjà lancé une appel d’offre et deux entreprises auraient répondu selon le dossier de Gary Lee, directeur de l’administration de Erie.

Selon Lee ; « Nous avons pensé qu’il serait préférable d’investir dans de la technologie de pointe qui permette de réduire la contrebande entrant en prison. Nous voyons cela comme un investissement positif pour permettre d’améliorer la sécurité de la prison pour les employés et les détenus ». Selon Lee l’utilisation de ces scanners corporels est une tendance en augmentation dans l’administration pénitentiaire. Un élément déterminant dans la décision de l’achat ; la prison de Erie est la seule de cette taille en Pennsylvanie à ne pas en avoir.

Un outil et non une solution magique

La machine fonctionne sur le même principe que les scanners corporels d’aéroports ; ils permettent une inspection de l’individu des pieds à la tête sans même toucher la personne. Le scanner identifie la contrebande quel qu’elle soit ; armes, téléphones portables, drogues etc. Ces éléments qui auraient pu échapper à la vigilance par dissimulation ou ingestion ne peuvent plus passer inaperçus.

Les détenus passeront au scanner à leur première arrivée. L’opération sera répétée chaque fois qu’ils reviendront d’un transport en dehors des murs de la prison. Pour l’instant l’administration ne compte pas soumettre les visiteurs à cette surveillance. Cet appareil permettra entre autre de réduire le besoin d’envoyer les détenus à l’hôpital pour une radiographie lors d’un doute. Selon Sutter ; « je n’affirme certainement pas qu’il n’y aura plus d’overdoses ou de morts dans cette prison du fait de la situation d’ensemble. Cependant cette capacité de détection rapide baissera la probabilité de tels évènements en nous permettant de détecter contrebande, drogues, armes… qu’un détenu pourrait essayer de faire passer en prison et nous permettra de résoudre le problème avant qu’il rejoigne la population carcérale ».

Lire la suite

Articles

Le braconnage provoqué par le chômage

le

braconnage provoqué par le chômage

Une tendance inquiétante de braconnage provoqué par le chômage est actuellement en augmentation dans plusieurs pays d’Afrique

Les braconniers utilisent désormais des technologies modernes pour se fournir en viande de brousse. Selon de nombreux experts, le braconnage provoqué par le chômage est au cœur du problème. Certains y ajoutent aussi l’absence de connaissance sur le problème posé par la pratique, certains usages culturels et le besoin de faire de l’argent rapidement.

braconnage provoqué par le chômage et la pauvreté

En juin dernier, un outil de géocartographie a été lancé par les groupes écologistes East African Wildlife Journalism Project, Earth Journalism Network et WildEye East Africa. Cet outil permet aux journalistes et aux législateurs de l’est de l’Afrique de suivre et partager les informations liées aux dates de procès et aux peines prononcées pour des crimes liés à la protection de la nature. L’objectif était de résoudre le problème du manque d’accès à ces informations. Ceci a été un problème pour de nombreux enquêteurs et journalistes travaillant sur ce problème spécifique.

Selon les groupes écologistes, l’accroissement majeur du problème dans l’est de l’Afrique continue de frustrer les efforts pour protéger ces animaux. Selon le WWF, le braconnage est une industrie majeure dirigée par des réseaux criminels internationaux. Cependant, cette analyse laisse de côté les origines du problème : le braconnage provoqué par le chômage. Certaines communautés tirent une bonne partie de leur nourriture de cette viande de brousse ainsi que nombre de médecines traditionnelles.

Des propositions insuffisantes

Il faut aussi souligner que les personnes vivant dans les régions avoisinantes les zones protégées sont souvent membres de communautés extrêmement pauvres. Les espèces les plus fréquemment consommées sont le Dik-dik, le buffle, l’impala, le phacochère, le gnou, le potamochère, le zèbre, la gazelle, l’éland et les bubales. Dans ces régions, la viande de brousse est accessible en tout temps et sur tous les marchés. Les pays les touchés, sont l’Ouganda, la Tanzanie et le Kenya.

Rappelons que ce type de viande est aussi propre à l’apparition de maladies zoonotiques comme l’anthrax, la brucellose, la fièvre de la vallée du rift et la rage. Les mesures mises en avant par les ONG comme WWF mettent en avant la répression, l’éducation et des sources de revenus alternatives. Malheureusement, on peine à imaginer que des structures puissent remettre en question une économie illégale d’une telle ampleur. Le braconnage provoqué par le chômage nécessite qu’on attaque la racine économique du problème qui tient aux inégalités de développement.

Lire la suite

Articles

Inde : menace d’extinction pour le concombre de mer

le

La surpêche, le braconnage et le commerce intensif sont en train de transformer le problème en menace d’extinction pour le concombre de mer

Ces concombres de mer sont des animaux cruciaux pour l’écosystème marin indien. Ils sont pourtant victimes d’un intense braconnage : au moins 101 tonnes de l’animal, pêché illégalement, ont été saisies en Inde entre 2010 et 2021. Un nouveau rapport intitulé « En eaux profondes : les concombres de mer indiens et le commerce illégal d’animaux sauvages » trace les contours du problème. La demande pour ce mets délicat en Asie de l’Est et du Sud-Est semble à l’origine du problème.

Un trafic à des fins de consommation

Les raisons du trafic de ces animaux sont aussi à trouver dans la relative facilité de leur récolte. Il est aussi aisé de traiter les prises, car il suffit de les laisser sécher. Tous ces facteurs poussent la ressource dans ses derniers retranchements. La publication du rapport a eu lieu juste avant la journée internationale de pêcheries ; le 21 novembre 2022. Ce jour est censé souligner l’importance d’un écosystème marin en bonne santé et la préservation des ressources renouvelables.

Le rapport a été produit par TRAFFIC et WWF-Inde, et dénonce justement l’absence de bonne pratique dans ce commerce. La période étudiée s’étend sur 10 ans, depuis 2012, et se concentre sur les informations saisies dans les territoires d’Andaman, des îles Nicobar, Lakshadweep et la côte du Tamil Nadu. Un total de 163 affaires sont étudiées. Ceci représente 101 tonnes d’animaux et 6976 individus. Ces espèces sont pourtant protégées et théoriquement strictement surveillées. On a peine à le croire quand on voit l’ampleur de la menace pour ces holothuries.

Des concombres de mer essentiels à l’écosystème

Le Tamil Nadu a l’honneur douteux d’être la zone où le plus de concombres de mer ont été saisis durant la période étudiée. Une baisse initiale avait pourtant été notée jusqu’en 2014, avant de repartir de plus belle jusqu’en 2017. Cette année est également celle où le plus de prises ont été effectuées. Cependant, la plus importante saisie en une seule fois a eu lieu en 2015 ; 14 tonnes d’holothuries. Le Dr Merwyn Fernandes est l’auteur de ce rapport, ainsi qu’un membre important de TRAFFIC. Ces derniers soulignent en détail les mauvaises pratiques de l’industrie. Ils affirment aussi que l’essentiel de ces prises finit au Sri Lanka, en Chine et en Asie du Sud-Est.

On trouve un total de 1400 espèces d’holothuries à travers le monde, et 200 sont présentes en Inde. Ces derniers sont principalement présents en eaux peu profondes. Le rapport souligne les actions qui seraient à prendre pour contrer cette menace d’extinction. Des études supplémentaires doivent être menées, les forces de l’ordre spécialisées doivent être renforcées, des politiques publiques doivent être mises en place et une éducation des communautés locales doit être effectuée. Ces animaux ont un rôle crucial dans la décomposition de la matière organique des fonds marins. Ils recyclent ces nutriments pour les autres formes de vie marine. Par ailleurs, leur processus et leurs excréments augmentent l’alcalinité de l’eau ce qui réduit le processus d’acidification des océans.

Lire la suite

Articles

Chine : Trafic de peaux d’ânes

le

peaux d’ânes

Le trafic de peaux d’ânes est une véritable bombe à retardement en ce qui concerne la diffusion de maladies zoonotiques

Le trafic de peaux d’ânes à destination de la Chine serait à l’origine de l’abattage de cinq millions d’animaux par an. Les spécialistes dénoncent une bombe à retardement en termes de maladies infectieuses pour les humains. On estime que 13 000 ânes sont tués chaque jour pour leur peau à travers le monde. Ces peaux sont ensuite transformées en ejiao, une médecine chinoise traditionnelle. Les utilisateurs prétendent qu’il s’agit d’un remède miracle pour de nombreux problèmes, sans aucune preuve scientifique.

Le mythe de l’ejiao

L’ejiao est censé réduire la fatigue, le renforcement du système immunitaire et la suppression des tumeurs cancéreuses. Le Sanctuaire des ânes, une ONG basée à Devon en Angleterre, prévient que ce commerce en pleine croissance est particulièrement risqué. Des maladies zoonotiques pourraient passer de l’animal à l’homme, comme pour le covid-19. Un nouveau rapport insiste d’ailleurs sur la présence de différents pathogènes et bactéries résistantes aux antibiotiques, présentes sur les peaux d’ânes à travers le monde.

L’ONG déplore que le trafic de peaux d’ânes n’ait pas été jusqu’ici considéré comme un risque sanitaire. Ces derniers décrivent un marché réellement chaotique ; pas de contrôles vétérinaires sérieux, pas de contrôles des exportations ni des importations. Cette industrie connaît en plus un véritable boom. Des villages africains entiers sont vidés de leurs animaux. La plupart des abattages ont lieu au Kenya, au Nigéria et au Ghana. Les animaux y sont tués et écorchés dans des conditions inacceptables.

Les peaux d’ânes : un risque d’épidémie

Une fois les peaux récupérées, la plupart sont envoyées en Chine, en Thaïlande et au Vietnam. Elles y sont ensuite séchées et salées. On en trouve autour de 800 euros la tonne sur le site du géant de la vente en ligne chinois, Alibaba. Des tests effectués sur 108 peaux dans un abattoir du Kenya ont révélé que 88 étaient porteuses du staphylocoque doré. Pire encore, 44 autres étaient porteuses de souches résistantes aux antibiotiques. Enfin, 3 étaient porteuses du Panton-Valentine leukocidin, une cytotoxine provoquant des nécroses invasives chez les humains.

Ce commerce pose donc des risques sanitaires majeurs, du fait de l’ampleur du phénomène, de l’absence de conditions d’abattage hygiéniques et du transport hasardeux des peaux. Les pays qui reçoivent les peaux d’ânes s’exposent à des maladies endémiques d’autres régions du monde. Ceci pourrait aussi infecter les populations d’équidés locaux. Les tests effectués n’ont eu lieu qu’à un seul endroit et dans une seule journée. Les scientifiques sont certains que d’autres maladies comme la grippe équine, ou le virus de la peste porcine sont aussi présentes.

Lire la suite

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos informations

Réseaux sociaux

Derniers articles

Nous suivre sur Twitter

Trending