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Kenya : Un livre blanc contre la taxation de l’alcool

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Un livre blanc révèle que l’augmentation des taxes sur l’alcool au Kenya semble avoir eu des effets néfastes quant au trafic illégal

Cette découverte fait suite au travail de Job Wanjohi et de Wanyama Musiambo. Le premier est le responsable de Politique, Recherche et Défense ; une association de producteurs kényans. Son partenaire est le député responsable du service Public et le coordinateur national de l’équipe inter-agence contre le commerce illégal. Ces deux hommes ont révélé leur découverte dans un livre blanc sur les conséquences inattendues de la politique de régulation de l’alcool du Kenya.

Un livre blanc sans concession

Les taxes importantes du Kenya sur l’alcool a rendu son trafic extrêmement profitable, selon les producteurs du secteur. Le président de l’Association des Producteurs du Kenya, Sachen Gudka, a prévenu que cette taxe aurait des effets dommageables sur le secteur légal. Les plus touchés sont les producteurs d’alcool. Ceci a pour effet une baisse notable de leurs revenus. Selon Gudka ; « le prix abordable des bières et alcool forts sur le marché est déterminé par le niveau des taxes. La surtaxation du secteur légal mène à une baisse de revenu et à l’essor du secteur informel ».

M. Gudka s’est exprimé au Sommet contre le Commerce Illicite à Nairobi. C’est également à cette occasion que le livre blanc sur le commerce illégal des boissons a été révélé. Ce livre blanc provient de l’Institut des Affaires Économiques. Ce livre contient le sous-titre ; « Les effets inattendus de la Politique de Régulation du Kenya ». Selon cette enquête le marché informel de l’alcool représente 44 % du marché total. L’expansion de ce secteur informel va également provoquer une baisse de revenu pour le gouvernement. Il faut aussi s’attendre à des pertes d’emplois, une réduction de la compétitivité du secteur et des problèmes de santé publique.

Les signes d’une évolution

Le livre blanc accuse également le modèle de régulation de l’alcool kényan de n’avoir pas pris en compte l’existence du marché illégal. Le marché légal est fortement régulé ce qui rend le marché illégal plus attractif. La différence est que dans ce marché personne ne contrôle la qualité du produit et l’État n’obtient pas de revenu. Cette conséquence « inattendue » n’aurait cependant pas dû être une surprise. Selon le livre blanc il aurait été plus intéressant de faire le pari d’une croissance économique plutôt que de tenter de lever des fonds par les taxes.

Githuu Mburu s’est également exprimé sur le sujet lors du sommet. Il est le Commissionnaire de l’Autorité du Revenu du Kenya pour le Renseignement et les Opérations Stratégiques. Pour Mburu il faut revoir la politique de taxation. Cependant ce sommet n’est pas le meilleur endroit ; le travail dot être mené par le Trésor National. Il semble qu’actuellement l’alcool illégal provienne de Tanzanie ; sans surprise la législation y est moins restrictive.

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Les banques et le trafic d’animaux sauvages

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trafic d'animaux sauvages

Les banques ont un rôle important à jouer dans la lutte contre le trafic d’animaux sauvages au niveau international

Le trafic d’animaux sauvages est une des activités illégales les plus lucratives au monde. On estime que ce commerce génère 26 milliards de dollars par an. Une organisation de surveillance internationale du blanchiment d’argent a révélé l’ampleur du problème dans un rapport récent. Le trafic d’animaux sauvages exploite les faiblesses du secteur financier et non-financier pour déplacer, cacher et blanchir ses bénéfices. Le problème est particulièrement prégnant en Asie. On l’oublie souvent mais banques ont un rôle majeur à jouer dans cette lutte.

Le trafic d’animaux sauvage international

Le blanchiment d’argent est un problème qui va de pair avec toute activité illégale d’ampleur. Les méthodes classiques sont utilisées par les criminels. Ces derniers mélangent par exemple les bénéfices légaux et illégaux ou changent les étiquetages des containers. Ils fabriquent aussi des faux documents de toute pièce pour gérer leurs bénéfices. Il faut par ailleurs noter que ce commerce est international. Selon Europol, l’Union Européenne sert par exemple de point de transit principal entre l’Asie et l’Afrique. On peut aussi relever que l’industrie du luxe européenne consomme 96 % de la peau de python.

Ce trafic international rend la vie difficile aux autorités. L’origine et la destination des animaux sont souvent inconnue. C’est là que le rôle des banques pourrait avoir un impact positif. Il est en effet plus efficace de suivre les flux financiers. Grâce à la surveillance de ces flux financiers il serait possible d’identifier des réseaux criminels. Le Groupe d’Action Financière a ainsi émis une série de suggestions visant à intégrer pleinement la surveillance du trafic d’animaux sauvages aux méthodes de surveillances bancaires actuelles.

La collaboration public-privé

Il est par exemple suggéré aux banques de renforcer les contrôles des transferts d’argent entre pays de transit, pays de destination et d’origine. Notamment dans les cas d’industries dites « à risque ». Il est ainsi parfois clair que le volume des paiement ne correspond au type d’industrie ou à l’ampleur des entreprises. Il faut cependant souligner ici que certains pays asiatiques contribuent à exacerber le problème du trafic d’animaux sauvages ; interdire simplement l’ivoire d’éléphant ou les écailles de pangolin par exemple, n’arrête pas la demande.

Pour que cette lutte soit efficace il faut en effet que les autorités s’attaquent à l’emprise des réseaux de trafiquants. Notamment en brisant leurs chaînes d’approvisionnement et leurs réseaux par une plus forte répression. Une collaboration entre le secteur privé et publique serait ici plus que bénéfique, notamment pour suivre les flux financier et remonter jusqu’aux responsables. On pourrait ajouter que l’utilisation de technologies comme l’intelligence artificielle ou le machine learning serait ici utile. Avec les bons modèles cette technologie pourrait détecter les signes et les motifs caractéristiques du trafic. Malheureusement si certaines institutions bancaires se sont engagées dans cette voie il reste encore de nombreuses alternatives aux trafiquants.

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Philippines : La « narco-liste » de Duterte

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« narco-liste » de Duterte

Deux anciens maire de la ville de Lasam dont un était sur la « narco-liste » de Duterte ont été abattus dans cette ville en plein jour

L’attaque a eu lieu dans la ville Lasam de la province de Cagayam. Deux compagnons des anciens maires font aussi partie des victimes. Les responsables Eduardo Asuten et Marjorie Apil Salazar faisaient parti du conseil municipal. On ignore encore beaucoup de choses sur l’attaque néanmoins on sait que Salazar était sur la « narco-liste » de Duterte depuis des années. On sait aussi que d’autres responsables ont été abattus de cette façon après avoir figuré sur cette fameuse liste de « narco-politiciens ».

La « narco-liste » de Duterte tue à Lasam

Les victimes étaient en train de rentrer à leur domicile à bord d’une Toyota HiAce blanche quand leur véhicule a été bloqué par deux voitures vers 11h30. Les attaquants ont alors mitraillé le véhicule, selon l’enquêteur Jomar Arnedo. John Rey Apil, le conducteur de Salazar, ainsi que sa secrétaire Aiza Manuel font parti des victimes de l’attaque. Les quatre occupants qui revenaient de la mairie ont été tués sur le coup. Les assassins ont ensuite rapidement fuit les lieux à bord de leurs véhicules. La police affirme ne pas avoir décelé de raison précise pour l’attaque.

Malgré ces affirmations de la police il semble évident que Salazar est la dernière femme politique en date victime du président Duterte et de sa chasse aux trafiquants et consommateurs de drogues. Un autre maire avait similairement été tué dans sa mairie quatre ans avant. Tous deux ont toujours nié leur implication dans le trafic de drogue. Salazar était présente sur la « narco-liste » de Duterte depuis 2016.

« Narco-politicienne » ou ennemie politique ?

On sait que cette liste du président Duterte est loin d’être anodine ; de nombreuses personnes nommées ont été abattues. Les choses ne s’étaient d’ailleurs pas calmé depuis 2016 pour Salazar. En effet début 2019 alors qu’elle était encore maire Duterte a de nouveau mentionné son nom en l’ajoutant à la liste des soit-disant « narco-politiciens ». La maire avait alors de nouveau nié tout lien avec les trafiquants et envoyé des demandes d’aide et de protection à la police car elle pensait sa vie en danger. Salazar avait été élue pour deux mandats entre 2013 et 2019.

Duterte avait affirmé se sentir obligé de nommer des responsables politiques impliqués dans le trafic de drogue. Le président sachant bien les effets qu’ont ses propos et ses encouragements la suite est malheureusement peu surprenante. L’ancien maire Asuten qui accompagnait Salazar n’a jamais été nommé ni lié à des activités illégales. Il avait été élu à trois reprises entre 1992 et 2001. Rien ne semble actuellement être en mesure d’arrêter les commandos de la mort soutenus et encouragés par le président philippin.

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Dubaï s’attaque aux trafiquants d’or

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trafiquants d'or

Dubaï concentre ses efforts contre les trafiquants d’or traversant leurs frontières en provenance d’Afrique du Sud

L’Afrique du Sud est aujourd’hui un pays de transit pour les trafiquants d’or cherchant à atteindre ou quitter les pays du Golfe. Les autorités de Dubaï affirment qu’elles ont conscience du problème et vont mettre en place de nouvelles méthodes de lutte. Le pays est un acteur majeur de l’industrie de l’or, il est donc essentiel que des mesures adéquates soient prises. Le journal Daily Maverick 168 a été un des premiers à révéler l’existence de cette route de contrebande.

La route du trafic d’or

Une série d’affaires ont permis de tirer cette conclusion de l’existence d’une route de contrebande entre l’Afrique du Sud et les Émirats arabes unis. En effet en cinq ans, cinq séries d’arrestations ont eu lieu en Afrique du Sud. Ces personnes dissimulaient des lingots d’or et se rendaient à Dubaï ou en revenaient. Dernièrement trois suspects arrivant de Madagascar ont été arrêtés à l’aéroport de Johannesburg ; 73,5 kg de lingots d’or ont été retrouvé dans leurs bagages. Cette saisie aurait une valeur estimée approchant les 4 millions d’euros.

Les autorités de Dubaï affirment que les trafiquants d’or n’ont pourtant pas la vie aussi facile que certains l’affirment. Ahmed Bin Sulayem, le directeur exécutif d’une organisation gérant le flux des biens commerciaux a par exemple publié un communiqué. Il y rappelle notamment que les contrevenants risquent un an de prison et peuvent recevoir des amendes dépassant les 100 millions d’euros. Il ajoute que ces dernières années la police du pays a améliorée son efficacité dans l’arrestation et les condamnations de ces trafiquants d’or.

Coupables ou responsables ?

Pour preuve de ces réussites Ahmed Bin Sulayem illustre son propos par une récente arrestation ; les contrebandiers utilisaient une valise diplomatique pour faire passer leur or depuis l’Inde. Il souligne néanmoins que leur travail serait bien moins compliqué si certaines mesures étaient mises en place. Ainsi une interdiction de transporter de l’or dans des bagages à main par avion aiderait grandement les douaniers. Bin Sulayem souligne enfin que pour lutter contre ce trafic il est nécessaire que toutes les agences se coordonnent, notamment l’Association International du Transport Aérien (AITA).

L’AITA ne semble pourtant pas partager cette opinion. Sa porte-parole, Katherine Kaczynska déclare que les décisions politiques comme le mode de transport de l’or dépendent du pays et non d’eux. L’organisation souligne néanmoins leur volonté de travailler aux côtés des autorités de Dubaï. Malgré tout il semble que des tentatives d’harmonisation des méthodes de contrôle soient dans l’air du temps. Les Émirats ont par exemple renforcé leurs liens avec l’Association des professionnels du marché des métaux précieux de Londres. Néanmoins chacun semble encore se renvoyer la responsabilité ; en accusant par exemple à demi-mot la police sud-africaine d’inefficacité comme le font les Émirats.

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