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Trump, le trafic d’armes et la NRA

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Le président Trump a annoncé au congrès de la NRA que les États-Unis se retiraient d’un traité international de l’ONU contre le trafic d’armes

Cette décision clairement symbolique vise à satisfaire ses électeurs de la NRA. Lors de ce congrès annuel le président a aussi promis de lutter pour leurs droits. Pour le président ces droits seraient en danger. Cependant il s’agit probablement là d’une tactique pour rallier ses électeurs en vue de sa réélection. Le traité que le président compte révoquer est le Traité sur le Commerce des Armes de l’ONU. Ce traité vise essentiellement à réguler les armes conventionnelles, des armes légères au tanks, des avions de chasse au navires de guerre.

Retrait des États-Unis

Ce traité a été signé sous la présidence d’Obama en 2013. La NRA s’y oppose depuis longtemps mais le traité n’a jamais été ratifié par les législateurs américains. Le président a signé sur scène un document ordonnant au sénat d’arrêter le processus de ratification. Sans surprise cette mise en scène populiste lui a valu une ovation chez ce public conservateur. Il ne faut pas oublier que cette organisation a eu un rôle majeur dans sa victoire de 2016.

Ce retrait n’est cependant que le dernier en date ; de nombreux traités signés par d’autres administrations ont été abandonnés. L’accord sur le climat de Paris et l’accord sur le nucléaire iranien sont les deux plus célèbres. Les activistes pro-armes dénonçaient ce traité comme une attaque contre le droit de posséder des armes pour les civils. Ceci est irrationnel étant donné qu’il impossible qu’un traité surpasse la loi américaine et la Constitution. Le but de ce traité était de lutter contre le trafic d’armes illégales. La cible principale étant les armes légères dans les endroits les plus instables du monde.

Détruire un traité pour satisfaire la NRA

Ce traité était le premier à forcer la régulation du commerce des armes au niveau international. Il a été très majoritairement approuvé à l’ONU ; 193 signataires lors de l’assemblée d’avril 2013. Il a depuis été ratifié par 101 pays. Malheureusement les exportateurs majeurs que sont la Chine et la Russie, et les importateurs comme l’Inde et l’Égypte n’ont pas indiqué qu’ils signeraient. Les défenseurs de ce traité ont réagit à cette mesure du président. Pour eux il s’agit ni plus ni moins que d’encourager les terroristes et la violence à une échelle mondiale.

Le président a choisi de courtiser la NRA a un moment difficile de son histoire. L’organisation est secouée par des séries de scandales, notamment pour sa collaboration avec des agents russe lors de l’élection de 2016. De plus Trump n’a pas réussi à faire passer la législation que le groupe attendait après avoir versé tant d’argent à sa campagne. Certaines mesures du président sont même venues interdire certains armements utilisés lors de fusillades de masse. En cherchant à satisfaire ses électeurs le président participe à rendre le monde moins sûr.

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Trafic de drogue à Bollywood ?

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trafic de drogue à Bollywood

Une opération de lutte contre le trafic de drogue à Bollywood a mené à l’arrestation du fils de la star Shah Rukh Khan

Aryan Khan a été arrêté par les agents du Bureau de Contrôle des Narcotiques suite à un raid de la police sur un yacht de luxe. La nouvelle fait la une des journaux en Inde depuis deux semaines. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer cette opération contre le trafic de drogue à Bollywood. Le jeune homme de 23 ans a été arrêté le 2 octobre dernier lors d’une fête. De la drogue aurait été saisi sur place, au large de Mumbai. Par la suite 20 personnes ont été arrêtées au cours des jours suivants.

Une opération peu glorieuse

Les agents ont révélé avoir saisi 13 gr de cocaïne, 5 gr de méphédrone, 21 gr de charas, 22 comprimés de MDMA et 1788 dollars en liquide. Le bateau se dirigeait vers Goa au moment de son interception. Les avocats d’Aryan affirment qu’aucune drogue n’a été saisi sur lui. Cette affaire a rapidement pris une tournure politique. En effet certains soupçonnent le gouvernement d’extrême droite de s’en prendre injustement au fils de la plus grande star musulmane du pays. Le gouvernement Modhi a très clairement marqué sont islamophobie depuis son arrivée au pouvoir.

Aryan est poursuivi pour l’achat, la consommation et la possession de drogues. Le procureur a aussi cherché à prouver que le jeune homme était un consommateur régulier depuis quelques années. La police a aussi déclaré que des conversations WhatsApp prouveraient son lien avec des trafiquants de drogues internationaux. Les avocats soulignent que les tests sanguins d’Aryan n’ont révélé aucune présence de drogue. Ces derniers nient aussi tout contacts avec des trafiquants et pointent du doigt une vendetta du gouvernement. Cette opération contre le trafic de drogue à Bollywood ressemble en effet à une opération plus politique que policière.

Trafic de drogue à Bollywood ou islamophobie ?

Le Bureau de Contrôle des Narcotiques a fait l’objet de critiques de la part des médias mais aussi de la part de membres de la coalition gouvernementale. Alors qu’il n’y avait aucune preuve de consommation ou de possession de drogue le jeune homme s’est pourtant vu refuser sa libération sous caution. Certains affirment que des membres du BJP, le parti au pouvoir, étaient présents lors de l’opération policière. D’autres soulignent les fuites d’informations ciblées de la part de la police pour ternir l’image du jeune homme.

Le père d’Aryan, Shah Rukh Khan, est parfois surnommé le « roi de Bollywood », ou « Roi Khan ». L’acteur marié à une hindoue est extrêmement populaire en Inde et en Asie du Sud-Est. Il est pourtant devenu récemment une cible pour le BJP qui l’a qualifié d’acteur anti-patriotique en 2015. Khan avait eu le malheur de dénoncer le développement de l’intolérance religieuse dans son pays. D’autres attaques le comparant à des terroristes musulmans ont aussi eu lieu de la part de personnalités politiques. On est bien loin d’une simple affaire de trafic de drogue à Bollywood. Quand bien même le jeune homme serait coupable, la situation politique du pays laissera toujours un doute dans l’esprit de la population.

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Australie : Des QR codes pour les trafiquants de drogues ?

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QR codes pour les trafiquants

Certains prônent l’utilisation de QR codes pour les trafiquants de drogues afin de réduire les risques liés au Covid-19

Les consommateurs de drogues sont des personnes à risque en terme de contamination et de diffusion de la pandémie. Ceci est lié à leur stigmatisation et pose de grands risques pour cette population déjà fragilisée. L’utilisation de QR codes pour les trafiquants de drogues devrait être vu comme une technique de réduction des risques et un problème de santé publique. Nadine Ezard est la directrice du service alcool et drogues de l’Hôpital Saint Vincent de Sidney. La directrice souligne que de nombreux consommateurs vivent dans la crainte d’être coupés de leur fournisseurs de drogues. Afin d’éviter un confinement forcé certains préfèrent ne pas se faire tester.

Un problème de santé publique

Selon le professeur Ezard il faut pleinement prendre conscience du problème. Le système actuel encourage la stigmatisation et éloigne ceux qui en ont besoin des soins nécessaires. En effet l’isolation est un véritable problème pour des personnes toxicomanes ; elles se trouvent forcées à subir un sevrage parfois difficile et dangereux chez elles. Selon Ezard la peur d’être testé positif au Covid-19 est déjà très présente chez ces personnes. Il faut ajouter que les risques liés à un sevrage brutal sont réels. Le sevrage lié à la consommation d’alcool, d’opiacés, du GHB et des benzodiazépines peut provoquer des convulsions et des syndromes confusionnels.

Les affirmations du professeur Ezard entre en résonance avec les déclarations de certains maires de villes du centre de la Nouvelle-Galles du Sud. Dans cette région on soupçonne un livreur de drogue d’être à l’origine de l’arrivée de l’épidémie. Selon le maire de Dubbo, Stephen Lawrence, il faut répondre à la réalité sociale qui sous-tend cette diffusion du Covid. Lawrence a ainsi affirmé devant le comité coronavirus du Sénat qu’il faudrait parler de donner des QR codes pour les trafiquants de drogues.

QR codes pour les trafiquants ?

Selon Darriea Turley, maire de Broken Hill, il faudrait utiliser certaines des méthodes de minimisation des risques utilisées contre le VIH. Selon elle une stratégie nationale devrait être déployée pour toucher les personnes les plus vulnérables. La création de QR codes pour les trafiquants de drogues risque cependant de ne pas convaincre ces derniers. Cependant si des méthodes de soutien étaient mises en place il serait possible de tracer plus efficacement les cas contacts.

Les associations d’aide aux personnes toxicomanes soulignent que le gouvernement devrait écouter leurs préconisations. D’autres problèmes de santé risquent également d’arriver ; certaines personnes ont ainsi du mal à suivre leur traitement à la méthadone ou à obtenir des seringues. Par ailleurs sans même parler du sevrage les personnes toxicomanes vivant au jour le jour ne peuvent se confiner pendant deux semaines. Certains n’ont pas internet pour acheter des courses, ni carte de crédit ou un téléphone. Même si ces personnes souhaitent lutter contre la pandémie, l’organisation actuelle ne leur permet pas de suivre les recommandations.

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La contrebande de l’hôtesse de l’air

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hôtesse de l'air

Une hôtesse de l’air d’American Airlines a été arrêtée pour avoir fait passer de l’or, des Rolex et de l’argent en liquide

Cette hôtesse de l’air chevronnée a été arrêtée en Argentine. Les autorités l’accusent d’avoir fait passer deux lingots d’or, des milliers de dollars en liquide et des bijoux précieux entre autre objets de valeur. Elle aurait tenté de faire passer cette contrebande lors d’un de ses vols décollant d’Argentine à destination de Miami. Elle aurait profité de son statut de chef de bord pour se livrer à cette trafic. Malheureusement pour elle la police a eu des soupçons.

Une célébrité locale

Cette femme de 57 ans a été présentée sous le nom de Laura Diana Schulz par les médias argentins. Elle serait originaire de Bariloche. Son arrestation fait les gros titres de la presse argentine car elle est une ancienne Reina de la Nieve ; la gagnante du concours d’un festival d’hiver célèbre de sa ville natale. Les agents de la Police Argentine de Sécurité Aéroportuaire ont arrêté Schultz lors d’un contrôle de routine. Elle s’apprêtait à embarquer le vol d’American Airlaines AA900 de Buenos Aires à Miami.

Les agents se sont doutés de quelque chose en remarquant une forme inhabituelle lors du passage des bagages de Schultz au rayons X. Lorsque les agents lui ont demandé ce qu’elle transportait elle a déclaré qu’il s’agissait de ses économies qu’elles amenait au coffre-fort d’une amie à Miami. Les agents ont obtenu une autorisation du tribunal pour fouiller le sac de Schultz. Ils ont alors découvert des objets de valeur valant plusieurs milliers de dollars ; à côté des milliers de Pesos les agents ont aussi découvert 11 413 dollars.

Une hôtesse de l’air chevronnée

L’hôtesse de l’air est aujourd’hui accusée de contrebande et de blanchiment d’argent. Elle aurait aussi déclaré aux policiers que l’argent en liquide viendrait de dons de passagers à bord des vols d’American Airlines destinés à leurs partenaires de l’UNICEF ; le fond des nations-unies pour l’enfance. Son arrestation remonte à trois semaines mais les détails commencent seulement à être révélés. Selon les médias la valeur totale des biens et de l’argent en liquide dépasserait les 100 000 dollars. Selon la police les différents objets étaient soigneusement dissimulés dans divers compartiments du bagage. Certains bijoux étaient peints en noir pour dissimuler leur valeur véritable.

Les hôtesses de l’air et les Steward sont occasionnellement la cible de trafiquants internationaux. Leurs autorisations de sécurité et leurs connaissances leur permettent de se déplacer sans éveiller les soupçons, la plupart du temps. Ces derniers peuvent alors faire passer des biens illégaux à travers les frontières. Ces tentatives ne sont pas toujours couronnées de succès comme on a pu le voir. Ainsi en octobre dernier une hôtesse de l’air malaisienne a été condamnée à neuf ans de prison pour avoir tenté de faire passer 3 millions de dollars australiens en Australie. D’autres exemples similaires font parfois les gros titres des journaux locaux.

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