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Bangalore : Trafics de faux billets chez les contrôleurs

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Un conducteur de bus et un contrôleur employés par la BMTC à Bangalore ont été arrêtés avec un complice pour trafic de faux billets

La police de Karnataka a arrêté un conducteur de bus et un contrôleur Ces derniers étaient des employés par la Bangalore Metropolitan Transport Corporation. Ils sont accusé d’avoir participé à un trafic de fausse monnaie. On estime le montant du trafic à 8 100 000 roupies ; 103 954 euros. Les accusés sont Somanagowda, 38 anset Nanjegowda, 32 ans. Les deux hommes travaillaient au dépôt de bus Jayanagar.

Le coût de l’appât du gain

Selon le rapport, la police de Bangalore a découvert des faux billets pour un total de les 81,30 lakhs (8 130 000 roupies). Il y avait des coupures de 500 et 2000 roupies. La police a aussi été annoncé qu’un photographe de Chennarayapattana avait été arrêté. Il semble néanmoins que la tête pensante du groupe se soit échappée.

Les policiers pensent que le conducteur de bus a rencontré Ramakrishna, l’instigateur de l’opération, il y a environ un an par le biais d’un ami commun. Ramakrishna prétendait pouvoir doubler la mise de ses clients : il a reçu 1000 roupies de Somanagowda, l’entièreté de ses économies. L’opération semble avoir fonctionné car en un mois le double de la somme lui a été retournée.

Un homme pris dans l’engrenage

C’est ainsi que l’homme a gagné sa confiance. Le conducteur de bus a alors décidé de vendre ses terres familiales. Il a ensuite remis l’argent au malfrat : soit 7,5 lakhs. Cependant il n’a jamais pu récupérer cette somme. Quand Somanagowda, dévasté, a annoncé qu’il mettrait fin à sa vie, Ramakrishna lui a proposé de rejoindre son trafic de fausse monnaie.

Son invitation s’étendait à son ami et collègue Nanjegowda, le contrôleur de bus. Les trois hommes, avec le photographe Kiran, ont ensuite loué une maison à Garvebavipalya. Le but était de faire des impressions de faux billets. Les responsables de la police ont déclaré que le groupe envisageait d’échanger de faux billets pour un montant total de 81,30 lakh contre 25 lakh en monnaie réelle.

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Turquie : Sur la route de la drogue

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La Turquie reste un passage obligé entre l’orient et l’occident pour la route de la drogue des Balkans à destination de l’Europe de l’Ouest

La route de la drogue des Balkans est surtout connue pour faire passer de l’héroïne afghane vers l’Europe. Cependant ce n’est pas la seule substance illicite ni la seule origine du problème. Récemment de la drogue provenant du Brésil et de la Colombie a été découverte en Turquie. Ce problème de trafic de drogue existe depuis longtemps dans le pays et est un enjeu majeur en terme de santé publique et de sécurité.

Un phénomène transnational

Les autorités turques ont saisi 18,5 tonnes d’héroïne et 80,7 tonnes de cannabis au cours de l’année dernière. Elles ont également confisqué 566 kg d’amphétamines et 1,2 tonnes de cannabinoïdes synthétiques de mauvaise qualités ; du « bonzai ». Plus de 8,9 millions de cachets d’ecstasy et 22,7 millions de pilules de captagon ont aussi été récupérées. Malgré ces saisies très importantes ceci n’a pas été suffisant pour dévier la route de la drogue. Au contraire le nombre de trafiquants de drogue semble être en hausse constante dans le pays. Ces groupes criminels sont très souvent en contact avec des partenaires opérant à l’étranger.

Le trafic de drogue en Turquie a donc un caractère éminemment transnational. Ceci se reflète dans la nationalité des trafiquants arrêtés, nombre d’entre eux viennent d’un éventail assez large d’autres nations. En regardant la situation stratégique de la Turquie on comprend aisément la raison de cet engouement ; le pays est une passerelle entre l’Europe et l’Asie. La quantité de drogues produites en Turquie a beau avoir chuté depuis les années 1970, la route de la drogue a remplacé la production nationale.

La politisation de la route de la drogue

Cette question du trafic de drogue est un enjeu de sécurité nationale pour le pays. Certains groupes armés sont accusés d’utiliser la drogue comme moyen de financement. Les autorités ciblent en particulier les indépendantistes kurdes du PKK. Ces derniers sont très présents dans les régions montagneuses frontalières, mais aussi dans les montagnes de Qandil en Irak. C’est sous ce prétexte que le régime turque a opéré des frappes et des attaques terrestres en Irak en juin dernier. La route de la drogue n’est évidemment pas la seule raison, mais c’est une des excuses avancées par le gouvernement de l’AKP.

Cependant il serait injuste de pointer uniquement la responsabilité des groupes comme le PKK. Un rapport récent révèle par exemple la collaboration entre le trafiquant d’héroïne iranien Naji Sharifi Zindashti et Burhan Kuzu ; un ancien député de l’AKP, le parti de Erdogan. Le trafiquant iranien a été arrêté en possession de 75 kg d’héroïne en 2007 et a été mystérieusement libéré en 2010. Kuzu est accusé d’avoir fait pression sur les autorités pour obtenir la libération du baron de la drogue. Soulignons également que les efforts des autorités sont loin d’être aussi efficaces et cohérents que ce que les saisies laissent à penser. Les autorités turques semblent plus intéressées par l’utilisation politique de la route de la drogue pour décrédibiliser leurs ennemis que par la mise en place de politiques de santé et de sécurité constructives.

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Les victimes de la traite en Albanie

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la traite en Albanie

Les victimes de la traite en Albanie sont rejetées par leurs familles après avoir échappé aux trafiquants d’êtres humains

On estime que plus de la moitié des femmes et filles victimes de la traite en Albanie sont rejetées par leurs familles. Près de 2 % d’entre elles retombent dans les mains des trafiquants, sombrent dans la mendicité, l’esclavage moderne ou travaillent pour des gangs. Un tiers de ces personnes sont des enfants. Ces statistiques choquantes ont été établies par Brikena Puka, la directrive de VATRA ; un foyer d’accueil pour les victimes du trafic d’êtres humains à Vlora, dans le sud du pays.

La double peine pour les victimes

Brikena Puka explique que ces femmes et filles sont victimes d’une importante stigmatisation de la part de la société. Nombre d’entre elles ne peuvent réintégrer leur foyer. Pour de nombreuses familles leur tragédie est une source de honte et une atteinte à leur honneur. Dans ces cas il revient à VATRA de tenter de leur porter assistance. Le centre d’accueil fourni un toit, une aide au loyer, une aide médicale, psychologique et une assistance pour l’éducation. Il est cependant difficile d’aider ces femmes et filles à retrouver une situation normale après les graves traumatismes qu’elles ont subi.

Le problème du rejet des survivantes ne pèse cependant pas uniquement sur les familles qui les rejettent. En effet dans de nombreux cas ces familles ont directement vendu ces personnes aux trafiquants. A d’autres occasions un homme s’est présenté en prétendant souhaiter épouser leur fille. Après l’accord cette dernière se retrouve alors dans le trafic sexuel dans le pays ou revendue à l’étranger. Ces familles ne sont pas toujours au courant des risques spécifiques liés à la traite en Albanie ; ces personnes sont souvent issues de milieux ruraux très pauvres. Il est aussi fréquent que le trafic d’être humain soit destiné à faire des mendiantes de ces victimes.

Le retour des victimes de la traite en Albanie

Pour VATRA le retour des victimes de la traite doit être étudié au cas par cas ; certaines situations nécessitent que la victime demeure dans un autre pays de l’UE quand le risque est trop grand. Si le risque est moindre la victime peut être rapatriée dans le pays et se réintégrer à la société albanaise. Cependant elle devra passer un interrogatoire policier pour bénéficier de l’aide gouvernementale. Ce manque de tact de la part du gouvernement n’est pas une nouveauté. Quand le centre d’accueil de Brikena a ouvert en 1997 le gouvernement refusait encore de reconnaître l’existence du trafic d’être humain dans le pays et vers l’UE.

L’Albanie a sans cesse prouvé que le trafic d’être humain n’était pas une priorité pour le pays. Les responsables sont rarement inquiétés, peu poursuivis et très occasionnellement condamnés. Ceci explique le risque que les victimes soient une nouvelle fois victimes de la traite en rentrant au pays. Le nombre de femmes et de filles albanaises victime de ce trafic d’êtres humains à travers l’Europe devrait pourtant être au cœur des conversations du gouvernement. Malheureusement la situation n’a que peu évolué depuis l’ouverture de VATRA en 1997.

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Les faux médicaments de l’ANASE

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faux médicament de l'ANASE

Les faux médicaments de l’ANASE (Association des Nations de l’Asie du Sud-Est) se révèlent être un marché très lucratif

Une quantité toujours plus importante de médicaments de contrefaçon sont produits dans la région. Il semblerait que l’origine du problème se trouve dans la délocalisation de certaines opérations ; des producteurs indiens et chinois ont transféré une partie de la production dans d’autres pays. Les faux médicaments de l’ANASE proviendraient donc majoritairement de pays comme la Malaisie, le Vietnam, le Myanmar et le Cambodge. Le but de ces délocalisations était d’éviter les contrôles et la surveillance des pays d’origine ainsi que de réduire les coûts de productions.

Un problème touchant d’abord les plus vulnérables

L’OMS définit un médicament contrefait comme un médicament ; «assumant délibérément et frauduleusement une fausse identité ou origine ». Ces faux médicaments de l’ANASE se présentent aussi bien comme des traitements contre le cancer, contre l’infertilité ou pour perdre du poids. Par ailleurs le danger de ces contrefaçons est encore plus grand dans les régions les plus pauvres et reculées. L’absence d’un robuste système de santé conduisent les patients à se tourner vers des médicaments d’origine douteuse.

Il est de plus difficile d’établir une réelle typologie de ces faux médicaments ; les contrefaçons concernent aussi bien les marques que les produits génériques. Certains possèdent les ingrédients corrects, certains n’ont aucun ingrédient actif, certains utilisent de mauvaises quantités etc. Selon Pernette Bourdillion Esteve de l’OMS ; « Dans le meilleur des cas ces (faux médicaments) ne traiteront pas la maladie qu’ils étaient sensé soigner. Dans le pire des cas ils causeront des dégâts, car ils pourraient tout à fait être contaminés par une substance toxique ».

Les faux médicaments de l’ANASE et le crime organisé

Dans l’ANASE la contrefaçon et les faux médicaments sont parmi les quatre activités les plus lucratives pour le crime organisé. Les trois autres activités sont le trafic de drogue, le trafic d’êtres humains et de migrants ainsi que les trafics de bois et d’animaux sauvages. On estime que les consommateurs achètent entre 520 millions et 2,6 milliards de dollars de faux médicaments par an. En 2010 l’ONU estimait la valeur de ce marché à 4 milliards de dollars. Pour répondre à ce problème Interpol a lancé une opération en mars 2020 ; de très importantes saisies ont eu lieu. Malheureusement on ignore encore la réelle ampleur du problème.

Le problème est si prégnant que certains réseaux de trafiquants ont même recruté d’anciens ou d’actuels dirigeants de sociétés pharmaceutiques ainsi que des responsables étatiques spécialisés dans le contrôle des systèmes industriels. De nombreux médecins trempent également dans ces trafics en fournissant des médicaments de contrebande à leurs patients. Par ailleurs les trafiquants connaissent bien la loi et arrivent à contourner les législations. Il faut ajouter que les mesures de rétorsions sont presque non-existantes. Le trafic de faux médicaments de l’ANASE a encore de beaux jours devant lui.

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