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Trafic d'êtres humains

États-Unis: au Colorado, plus d’entrainement pour repérér les signes du trafic d’êtres humains

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Une nouvelle loi vient d’être signée par le gouverneur du Colorado.

Le gouverneur du Colorado, état situé à l’ouest des États-Unis, vient de signer une nouvelle loi qui permettrait à plus d’individus d’être entraînés à repérer les signes du trafic d’êtres humains.

Plusieurs agences ont déjà un entraînement de la sorte, et la police de Denver, la capitale de l’état, a sa propre équipe concentrée sur le trafic d’êtres humains.

Cette loi se concentre notamment sur les zones rurales, et prévoit un budget de 72 128 dollars pour l’année fiscale 2019-2020, afin de mettre en place un entraînement notamment dans les zones rurales, ainsi qu’un cours en ligne auquel tout individu pourra participer.

L’entraînement sera notamment centré sur la description et l’identification du trafic d’êtres humains ainsi que les lois concernant cette activité criminelle, la collection de données qui lui est relative, les dynamiques et l’enquête concernant les cas de trafic.

La loi concernant le trafic d’êtres humains avait déjà été modifiée en 2014, alignant les lois de l’état avec les lois fédérales permettant une meilleure identification des cas de trafic, menant à plus d’arrestations et des peines plus sévères pour les trafiquants.

La loi de 2014 avait aussi notamment mis en place le Conseil sur le trafic d’êtres humains du Colorado, où sont représentées diverses agences de l’état, des coalitions régionales, des chercheurs et des ONG.

 

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Niger : La police sauve 232 personnes

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La police nigérienne a réussi à secourir 232 victimes de trafic d’êtres humains destinées au travail forcé et à la prostitution

L’opération a eu en janvier dernier à Niamey, la capitale du pays, selon les informations fournies par Interpol. Des jeunes filles ayant à peine dix ans feraient partie des victimes de la traite. Cette opération est baptisée « Operation Sarranouia ». Elle a impliqué plus de 100 agents qui ont mené une série de raids sur une période d’une dizaine de jours. Interpol a fourni son soutien à l’opération mais n’avait pas communiqué sur son travail jusqu’alors.

Des enfants parmi les victimes

Parmi les victimes on compte 46 enfants. Ces derniers sont principalement origine de la région et étaient forcés à se prostituer dans des hôtels et les bidonvilles. Les autres victimes sont 180 hommes ghanéens à qui on avait promis du travail sur internet ; à leur arrivée ils ont été pris comme esclaves et forcés à travailler. La police a également arrêté 18 trafiquants présumés. Le Niger est à la fois une source, une zone de transit et un lieu de destination pour le trafic d’êtres humains. Des milliers de migrants traversent le pays chaque année en route vers l’Afrique du nord et l’Europe de l’Ouest.

Le pays avait pourtant développé sa lutte contre l’immigration en 2016, sous la pression de l’Union Européenne. Cependant des experts expliquent que ces mesures répressives augmentent les risques pour les migrants ; ceci les force à se déplacer en secret et les fait risquer des situations d’esclavages et d’exploitation. Selon Stephen Kavanagh, le directeur exécutif des services de police d’Interpol ; « C’est déjà un problème d’avoir à lutter contre le trafic de biens de contrebande, mais il s’agit ici de vrais personnes, avec de vrais rêves. Nous devons penser à leurs familles qu’ils pensaient pouvoir soutenir en trouvant un travail – et soudain les voilà devenus esclaves ».

Vers une amélioration de la situation

Ces hommes venant du Ghana ont été recrutés en ligne avec la promesse d’un « travail décent ». Cependant à leur arrivée au Niger ils ont été emprisonnés et leurs papiers confisqués. Les enfants par contre viennent principalement du Niger. En plus du travail sexuel, certains ont été arrachés à leurs familles et forcés à mendier sur les marchés et aux stations de bus.

En 2019 le Niger a fortement durci sa législation contre le trafic d’êtres humains. Le pays a aussi formé plus d’agents à ce problème que les années précédentes. Les États-Unis ont d’ailleurs noté cet effort en améliorant son statut dans le rapport annuel sur le Trafic de Personnes. Néanmoins le pays n’atteint toujours pas le minimum requis pour éliminer cette menace. L’opération Sarranouia a permis de faire sortir de l’ombre des groupes criminels et des routes employées par le trafic. Espérons que ce succès encourager les agents à réitérer ce genre d’opérations.

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Thaïlande : 17 enfants arrachés aux trafiquants

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La police de Patong en Thaïlande a secouru 17 enfants victimes de mauvais traitements des mains d’un gang de trafiquants d’êtres humains

Les policiers ont mené une série de raids contre les trafiquants de Patong. Ces opérations leur ont permis de sauver 17 enfants. Le gang avait semble-t-il pour habitude de battre les enfants quand ceux-ci ne rapportaient pas assez d’argent. Le lieutenant-général Jaruwat Waisaya, l’assistant du chef de la police nationale, a tenu une conférence de presse. Cette annonce a eu lieu au quartier général de la police de Phuket. Il y a annoncé les détails des quatre raids menés dans divers endroits de Patong.

Trafic d’êtres humains à Patong

L’action a été menée par les agents de la Division de lutte contre le trafic d’êtres humains de Bangkok. La première maison perquisitionnée était à Soi Ila Uthit ; les agents y ont arrêté un étranger du nom de Ngo Sun, 33 ans. Un Thaïlandais du nom de Suphattra Charoensuk, 22 ans, a également été mis en détention. Ces deux hommes étaient sous le coup d’un mandat d’arrêt selon Jaruwat. Dans cette maison, les policiers ont secouru trois enfants. Les enfants étaient obligés de fabriquer et vendre des guirlandes de fleurs.

Trois autres maisons ont été perquisitionnées à Soi Phra Baramee et Soi Nanai ; 14 enfants y ont été découverts. Les agents y ont aussi trouvé le même nécessaire de fabrication de guirlandes. Ces 17 enfants étaient cambodgiens. Ils ont depuis été conduits au Refuge de Phuket pour les Enfants et leurs Familles à Koh Siray. Jaruwat a promis que les agents allaient retrouver leurs familles.

Travail forcé et mauvais traitements

L’interrogatoire des enfants a permis de découvrir les méthodes des trafiquants. Un groupe d’étrangers a promis aux parents qu’ils allaient embaucher les enfants et payer les parents 145 euros par mois. Si les parents acceptaient, les trafiquants emmenaient les enfants en Thaïlande en passant par la jungle. Ils louaient des maisons pour y faire travailler leurs esclaves et les forçaient à vendre leur production sur la plage. Certains des enfants avaient moins de 15 ans. Ils n’avaient aucun jour de repos et travaillaient du matin jusqu’à minuit.

Il va sans dire qu’ils ne recevaient pas d’argent. S’ils n’atteignaient pas leurs quotas quotidiens de 87 euros, ils étaient battus et forcés de travailler jusqu’à l’obtention de la somme. L’enquête a débuté lorsque des enfants ne supportant plus d’êtres battus, ont fui vers d’autres provinces. Les suspects seront donc poursuivis pour trafic d’êtres humains. L’enquête n’est pas terminé et certains suspects sont encore activement recherchés par la police. Il est intéressant de noter qu’au cours de la conférence de presse, aucune mention n’a été faite de la police de Patong. Comment pouvaient-ils ignorer un pareil trafic juste sous leur nez ?

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Airbnb s’attaque au trafic d’êtres humains

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L’entreprise de location Airbnb a annoncée qu’elle allait investir dans de nouvelles technologies permettant de lutter contre le trafic d’êtres humains

Un nombre croissant de personnes pointent le problème posée par l’application ; certains trafiquants se servent des locations comme maisons de passe éphémères. L’association a annoncée un partenariat avec l’association de lutte contre la traite Polaris. L’association va fournir une formation aux employés de Airbnb, développer de nouveaux systèmes et améliorer la coopération avec la police pour repérer les signes de l’esclavage moderne.

Une coopération bénéfique

L’entreprise américaine est aujourd’hui estimée à 31 milliards de dollars. Elle a été fondée en 2008 et est aujourd’hui présente dans 200 pays. On estime qu’elle a facilité la location de plus de 260 million de maisons. Avec des chiffres pareils les problèmes n’ont pas tardé à émerger. Cependant il semble qu’un mouvement plus général de lutte contre la traite soit en train de se développer. Selon un responsable de l’entreprise cette dernière compte se servir des avantages de ses nouvelles technologie pour améliorer la lutte contre ce trafic.

Airbnb a ainsi expliqué qu’ils utiliseraient différentes méthodes pour réduire les risques. Ils vont renforcer les contrôles des hôtes et invités mais aussi surveiller les photos postées pour repérer les signes avant-coureurs. De plus le partenariat et les conseils de Polaris les aiderons dans ce travail. Au moins 2680 victimes de trafic ont été identifiées dans des hôtels par Polaris entre janvier 2015 et septembre 2017. L’association sait donc comment faire son travail.

Une évolution globale du secteur

Cette lutte de Airbnb contre l’esclavage moderne est à mettre en corrélation avec d’autres évolutions de ces nouvelles applications. Des scandales à répétition ont ainsi convaincu Uber d’améliorer son travail de lutte contre le trafic d’êtres humains. Ceci a sans doute été renforcé par les scandales liés à des agressions sexuelles très mal pris en compte par l’entreprise.

Polaris semble assez enthousiaste à l’idée de travailler avec Airbnb. Selon Brandon Bouchard, le porte-parole de l’association ; « L’économie du partage et les entreprises comme Airbnb offrent de nouveaux moyen d’amplifier la lutte contre le trafic ». On estime que 25 million de personnes étaient victime du trafic d’êtres humains en 2016. Cela comptabilise à la fois le travail forcée et l’exploitation sexuelle selon l’Organisation Internationale du Travail et la fondation Walk Free.

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