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Kenya : La surtaxe de l’alcool renforce le marché noir

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L’augmentation de la circulation et de la consommation d’alcool illégal au Kenya est un véritable problème encouragé par la surtaxe de l’alcool

Les agences gouvernementales et les producteurs légaux ne sont pourtant pas inactifs ; ces dernières années ils ont confisqué des centaines de millions de shillings d’alcool de contrebande. Les vendeurs sont également poursuivis en justice. Pourtant rien n’y fait et le trafic continue de plus belle. La surtaxe de l’alcool ne fait donc que renforcer le problème.

Les multiples facettes de la surtaxe de l’alcool

L’industrie des boissons alcoolisées emploie des centaines de milliers de personnes, directement ou indirectement. Elle fournit des emplois et génère de la richesse ; dans la plupart des pays elle est un contribuable majeur pour l’État. La mauvaise réputation de l’alcool provient surtout des produits de mauvaise qualité ou liés à une consommation excessive. Il est donc nécessaire de contrôler fermement cette industrie. C’est pour cela qu’un des problèmes majeurs est la présence de marques illégales.

L’alcool de ces marques illégales n’a pas été contrôlé par les autorités ; il est donc impossible pour le consommateur de savoir la quantité et la qualité de l’alcool qu’il consomme. Ceci pose donc un grave danger pour le consommateur. Par ailleurs, par ricochet, cela nui à la réputation des producteurs légaux. On a même recensé des morts des suites d’une consommation d’alcool de contrebande. L’industrie légale est parmi les plus surveillées du pays. Or cette mauvaise réputation provoque une baisse de sa rentabilité. On estime qu’à Nairobi, sur 12 500 vendeurs d’alcool, seuls 3 900 sont contrôlés. Il y a donc une faillite de l’État sur ce sujet.

La surtaxe de l’alcool au cœur du problème

La surtaxe de l’alcool était sensée générer des profits pour l’État afin de contrebalancer les effets négatifs de sa consommation. Mais si on taxe trop ce secteur, on augmente la difficulté lié à ce commerce et donc le marché noir ; ceci empêche de générer des profits pour l’État. Si on résume ; cet alcool de contrebande pose des problèmes de santé pour les consommateurs, ce qui augmente les coûts pour l’État sans lui apporter le revenu des taxes. Pour les producteurs légaux cela impacte leur capacité à faire des profits et réduit le nombre d’emplois.

Il faut aussi remarquer que ces produits illégaux sont généralement introduits illégalement sur le territoire. Certains sont des contrefaçons d’autres utilisent de faux timbres pour faire entrer de l’alcool étranger dans le pays. Au cœur du problème est le fossé entre les prix légaux et celui du marché noir. La solution serait peut-être d’arrêter la surtaxe de l’alcool ; trouver une voie moyenne pour encourage l’attractivité des produits légaux.

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Italie : Missile, néo-nazis et Donbass

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Des policiers italiens ont saisi un missile air-air lors d’une opération contre des militants appartenant au mouvement néo-nazi

La police italienne a saisi lundi un important arsenal d’armes ; notamment un missile air-air. Cette saisie a eu lieu suite à des raids contre des sympathisants néo-nazis dans un hangar à Rivanazzano Terme, dans la province de Pavie, au sud de Milan.

Le missile des néo-nazis

Les forces de police d’élite ont fouillé des propriétés dans le nord de l’Italie. Cette fouille a eu lieu suite à une enquête sur des Italiens ayant combattus aux côtés des forces séparatistes soutenues par la Russie dans l’est de l’Ukraine. La police a également saisi de la propagande nazie. Selon la police ; « L’enquête a été lancée à cause des activités de combattants italiens extrémistes ayant pris part au conflit armé dans la région ukrainienne du Donbass ». Plus de 10 000 personnes ont été tuées depuis 2014 lors de combats entre séparatistes pro-russes et forces ukrainiennes dans l’est de l’Ukraine.

Trois hommes ont été arrêtés ; le propriétaire du hangar, un Suisse de 42 ans, son associé italien de 51 ans, ainsi que Fabio Del Bergiolo, 50 ans, un douanier. Ce dernier avait été élu au Parlement pour un parti d’extrême droite ; les néo-fascistes de Forza Nuova. Au cours de leurs raids, la police a découvert un missile air-air Matra de fabrication française. Des contrôles ont montré que l’arme était en état de marche mais ne contenait pas de charge explosive. La police a déclaré que les suspects avaient tenté de vendre le missile sur le réseau de messagerie WhatsApp.

Le mystère s’épaissit

Parmi les autres armes découvertes figuraient ; 26 armes à feu, 20 baïonnettes, 306 pièces d’armes à feu. On a notamment trouvé des silencieux, des lunettes de visée et plus de 800 balles de divers calibres. Les armes provenaient principalement d’Autriche, d’Allemagne et des États-Unis. Le missile est un modèle français Matra Super 530F. Il pèse 245 kg et mesure plus de 3,50 m. Il s’agirait d’une modernisation du modèle R530 en service depuis 1980. L’arme a une portée de 25 kilomètres. Sa mise en œuvre sans avion serait très compliquée.

Le Qatar a annoncé le 16 juillet que ce missile avait été en sa possession initialement. Ce missile a été vendu en 1994 à un pays tiers, avec 40 autres missiles Matra. Cette nation tiers ne souhaite pas être identifiée à ce stade de l’enquête. Lolwah al-Khater, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, s’est exprimée sur twitter ; “Le Qatar coopère actuellement de manière très rapprochée avec les parties concernées, dont l’Italie, pour découvrir les faits. Et il est très préoccupé par la manière dont un missile vendu il y a 25 ans s’est retrouvé dans les mains d’une tierce partie non-étatique”.

 

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Usines d’armes clandestines en Inde

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La police essaye de mettre fin à l’existence de ces usines d’armes clandestines approvisionnant un marché illégal qui inondent les rues de Delhi

Très souvent les gangs impliqués dans des activités criminelles utilisent des armes fabriquées et achetées illégalement. Ces armes sont souvent intraçables car produites dans des usines d’armes clandestines. Les hauts gradés de la police de Delhi ont ordonné à une unité antiterroriste d’enquêter sur la provenance de ces armes dans les rues de Delhi.

Un système alimenté par des ouvriers très qualifiés

Les enquêtes de la police de Delhi ont mené les détectives aux « revendeurs » qui ont fourni des armes aux criminels. Ils sont bien implantés dans la région sensible de Mewat dans l’Ouest de l’Uttar Pradesh. Les villes de Khargone et Bhawani Mandi constituent la voie de transit pour acheminer ces armes dans la capitale. Les enquêteurs déclarent: « Ces revendeurs agissent comme un médiateur entre les criminels et les fabricants. Ils sont régulièrement en contact avec des gangsters et évitent les arrestations par la police, mais ils continuent à changer de cachette. Ils discutent via des appels WhatsApp difficiles à détecter.”

Le quartier de Munger, dans le Bihar, est connu dans le milieu du trafic d’armes en Inde. De nombreux ingénieurs et artisans à la retraite sont impliqués dans la fabrication et le trafic d’armes. Nombre d’entre eux en fabriquent depuis des générations et travaillent dans des usines d’armes clandestines à l’ouest (Meerut et Khargone). Le gouvernement y possédait des usines d’armement. Leur arrêt a mis au chômage des centaines de travailleurs qui se sont réorganisés pour continuer à vivre. Ils ont construit leurs usines dans des zones forestières ou des complexes résidentiels où il est difficile de les localiser. Ils fabriquent des armes car ils ne connaissaient pas d’autre travail. Leur production peut être retrouvée à Delhi-NCR, Haryana, Pendjab, Rajasthan, UP et jusqu’au Népal.

Des usines d’armes de grande qualité

Que ce soit des gangsters, des maoïstes, des terroristes, des petits voleurs ou des criminels, tout le monde veut mettre la main sur de telles armes. Elles sont réputées pour la qualité de leur artisanat. Le prix de ces armes varie en fonction de leur marque, de leur apparence et de la matière première utilisée. Un pistolet à un coup fabriqué dans le pays, également connu sous le nom de Katta, peut être acheté à un prix allant de 3 000 à 7 000 roupies, en fonction de la fabrication et des matériaux utilisés. Le coût d’un pistolet ou d’un revolver oscille entre 15 000 et 25 000 roupies. Selon les archives de la police de Delhi, il est clairement visible que Delhi est devenue un point de transit pour la contrebande d’armes.

Jusqu’en mai 2019, la police de Delhi avait saisi environ 1 169 armes à feu. Ceci représente une forte augmentation par rapport à la saisie de 842 armes de l’an dernier. Un policier de Delhi a révélé que de nombreuses usines d’armes clandestines ont engagé des ouvriers qualifiés de Munger pour fabriquer des armes illégales. Ils achèteraient la matière première et assembleraient les armes fabriquées dans le pays. Parmi leur production on trouve ; des armes à feu à un coup, des six coups, des pistolets, un fusil à canon unique, un double canon, des fusils semi-automatiques ressemblant à l’INSAS et à l’AK-47. Quel que soit le type d’arme à feu que vous souhaitiez,les fabricants peuvent le produire.

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L’inventivité des trafiquants de drogue

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Pour échapper échapper aux forces de l’ordre les trafiquants de drogue sont capables de beaucoup d’imagination et d’inventivité

Cette inventivité ne suffit souvent pas à tromper les autorités. Nombre de tactiques de contrebandiers ont été démasquées par les policiers récemment. Il s’agit ici de faire un diaporama non-exhaustifs de certaines des techniques les plus surprenantes.

Certains cachent la drogue sur eux

Vu leur attachement à la religion, les nonnes ne sont généralement pas associées au trafic de drogue. En 2013, trois femmes de Colombie ont tenté de tirer parti de la réputation d’innocence des nonnes. Les colombiennes se sont donc déguisées en religieuses. Elles ont été arrêtées dans un aéroport colombien avec 2 kg de cocaïne scotché à leur corps. Elles ont été fouillées après que la police les ait vues agir de façon suspecte. Un Brésilien a aussi fait une tentative extravagante pour introduire de la drogue au Portugal en 2018. Il a été arrêté à l’aéroport international de Lisbonne, accusé d’avoir transporté 1 kg de cocaïne dans un faux derrière. Deux implants en forme de fesses, fixés à son short, contenaient au moins 5 000 sachets de cocaïne.

Mais faufiler des drogues sous le nez des autorités peut être une affaire risquée, comme l’a découvert un trafiquant de cocaïne colombien cette semaine. L’homme a été arrêté à l’aéroport international de Barcelone Josep Tarradellas avec 0,5 kg de cocaïne ; soit 30 000 € au marché noir. Les agents n’ont pas eu à chercher longtemps le paquet qui était niché sur sa tête, sous son toupet mal ajusté.

D’autres la cachent dans des objets insoupçonnables

Des trafiquants de drogue brésiliens n’ont pas eu beaucoup de chance cette semaine. Des clients ont acheté des boîtes à savon contenant de la cocaïne dans un supermarché à Sao Paulo. Ces clients ont prévenu la police, qui a par la suite saisi environ 80 kg de drogue dans le magasin. Les détectives pensent que des boîtes de drogue ont été mises sur les étagères par erreur.  La péninsule ibérique est un point d’entrée majeur de la cocaïne en Europe. Cependant les activités de trafic de drogue sont régulièrement perturbées. En 2018, les police portugaises et espagnoles ont saisi 745 kg de cocaïne cachée dans des ananas frais. La drogue arrivait d’Amérique du Sud.

En 2018, en Algérie, une autre affaire mérite d’être racontée ; un grand porte-conteneurs transportant de la viande depuis le Brésil devait accoster à Oran. Pendant trois jours, le capitaine du navire a refusé de faire escale. Cela a suscité la suspicion des autorités algériennes. Agissant suite à une information les garde-côtes algériens ont forcé le bateau à entrer dans le port. À bord du Vega Mercury, immatriculé au Liberia, les autorités ont trouvé plus de 700 kg de cocaïne. La drogue était dans des cartons portant la mention « viande halal ». En 2010, la police colombienne a trouvé 16 kg de cocaïne dans des statues. Ces répliques de trois sculptures de l’artiste Fernando Botero étaient expédiées vers l’Espagne. La cocaïne avait été mélangée à l’argile des sculptures lors de leur coulée. La police a qualifié la tentative de contrebande de « très sophistiquée ».

 

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