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États-Unis : le leader de Nxivm jugé coupable

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Keith Raniere était à la tête d’une secte composée d’esclaves sexuels.

Le mercredi 19 juin, Keith Raniere, âgé de 58 ans, a été reconnu coupable de tous les chefs d’accusation le concernant par la cour fédérale de Brooklyn, à New York, après cinq heures de délibérations.

Le fondateur de Nxivm, une secte près d’Albany (Etat de New York) se vouait au trafic d’êtres humains, selon les procureurs. La secte se voulait être un groupe d’aide, mais Raniere recrutait des célébrités, dont l’actrice de Smallville, Allison Mack, ainsi que Clare Bronfman, une héritière qui l’aidait à financer ses activités d’esclavage.

Cofondée dans les années 90 par Keith Raniere et Nancy Salzman, Nxivm proposait à l’origine des cours de développement personnel visant à briser les barrières émotionnelles et psychologiques. Ces cours étaient enseignés non seulement aux États-Unis, mais aussi au Mexique et Canada, formant plus de 16 000 personnes.

Le procès de son fondateur, qui a été conduit sous sécurité extrême, une mesure généralement réservée aux terroristes et dirigeants de cartels de drogue, se concentrait particulièrement sur une sororité au sein de Nxivm appelée The Vow (le voeux) où les femmes, marquées au fer rouge des initiales du leader, se vouaient à des régimes alimentaires extrêmement stricts et étaient forcées à des actes sexuels avec Keith Raniere.

Les femmes devaient aussi fournir au leader des photos nues d’elles-mêmes ainsi que des lettres signées contenant des détails intimes et embarrassants pour prouver leur fidélité au culte. Ces éléments étaient alors utilisés par Raniere afin de plier les femmes à sa volonté.

Chefs d’accusation multiples

Le trafic d’êtres humains, ici sous forme d’esclavage sexuel, n’est pas le seul crime dont il a été accusé : extorsion, travail forcé, fraude, usurpation d’identité et possession de pornographie infantile se sont aussi ajoutés à la liste des charges.

Selon les procureurs, Raniere s’est fortement enrichi au cours de sa carrière en commettant diverses fraudes : Nxivm aurait notamment utilisé plus de 100 000 dollars provenant de la carte de crédit d’un membre décédé et aurait utilisé les chèques du défunt, à hauteur de plus de 300 000 dollars.

En plus de documents, emails et enregistrements utilisés par l’accusation, plus d’une douzaine d’individus, y compris d’anciens membres de la secte, ont témoigné devant le jury, racontant les détails de la vie quotidienne au sein de Nxivm.

Des membres désignés étaient chargés de hacker des ordinateurs et de payer des détectives privés afin d’obtenir des informations compromettantes sur des « ennemis » du groupe tels que le sénateur démocrate Chuck Schumer, ou encore le magnat de l’alcool Edgar Bronfman Sr., dont les deux filles avaient rejoint le culte.

Marquage au fer rouge

L’une des témoins a notamment décrit le processus de marquage au fer rouge. Les femmes devaient alors s’agenouiller devant Rainiere et le plaider : « Maître, marquez-moi. Ce serait un honneur que j’aimerais porter pour le restant de ma vie« . Les initiales KR étaient alors marquées dans la chair de la victime à proximité du pelvis, tandis qu’elle était retenue par d’autres membres de la secte.

Les femmes étaient aussi soumises à diverses punitions, telles qu’être battues avec des lanières en cuir ou encore devoir marcher pieds nus dans la neige. Selon les divers témoignages, les viols étaient aussi monnaie courante dans le groupe. Une femme, dont une grande partie de la famille – y compris sa soeur mineure et ses parents – appartenait au groupe, a précisé qu’après avoir avoué son attirance pour un homme autre que Raniere, celui-ci l’avait enfermé dans sa chambre pendant près de deux ans, persuadant sa famille qu’elle devait être punie pour avoir été trop fière. Elle avait alors été sauvée par un autre membre qu’il l’avait conduite jusquà la frontière mexicaine.

Si le verdict est tombé, la sentence n’a pas encore été annoncée, mais Keith Raniere risque la prison a perpétuité. Cinq femmes aux rôles proéminents dans le groupe ont déjà été condamnées.

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Armes américaines et violence mexicaine

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On estime que presque toutes les armes utilisées dans les violences au Mexique sont des armes américaines importées illégalement

Des responsables états-uniens et mexicains ont révélé que les armes américaines renforçaient les phénomènes de violence au Mexique. Le marché des armes illégales au Mexique est estimé à plusieurs centaines de millions de dollars chaque année. Ces armes américaines tuent des milliers de mexicains tous les ans.

Un problème mexicain insolvable

Les armes américaines sont utilisées tout d’abord pour leur qualité. Cependant elles sont aussi un symbole de statut social pour les cartels. Pour Jack Riley, un agent de la DEA à la retraite ; «Ceci est très important pour ces organisations criminelles, qui se maintiennent par la menace et l’usage de la violence, et les outils qu’ils préfèrent pour cela sont des armes à feu américaines ». Ceci est confirmé par Marco Antonio Sotomayor, le Directeur de la Sécurité Publique de Tijuana ; la plupart des armes arrivent par la frontière nord.

En 2018 le Mexique a connu un taux d’homicide record ; un pic de 12 % par rapport à l’année dernière, soit 35 964 homicides. En tout 20 005 de ces homicides ont été commis par arme à feu. Ce taux a d’ailleurs continué d’augmenter cette année. Le président Lopez Obrador en a appelé aux États-Unis pour que ces derniers prennent des mesures. Selon le président mexicain le contrôle laxiste des armes américaines a permis l’éclosion d’un marché des armes illégales florissant dans son pays.

Une gestion incomparable malgré des Constitutions similaires

Le droit de porte des armes et garanti par la constitution mexicaine, tout comme aux États-Unis. Cependant la législation est bien plus stricte sur la vente de ces armes. La plupart des fusils d’assaut sont interdits, tout comme la plupart des calibres supérieurs à un .38. De plus les armes à feu ne peuvent être vendues légalement que par l’armée. Dans tout le pays il n’existe qu’un seul magasin d’arme ; à Mexico. Les clients doivent passer plusieurs mois de contrôles avant de pouvoir entrer au Directoire des Ventes d’Armes et de Munitions. Le gouvernement n’autorise la vente et l’enregistrement que d’une arme de poing par personne à des fins d’autodéfense.

Cependant en février 2018 un rapport du Centre Américain pour le progrès a relevé que le problème des armes américaines dépassaient les frontières du Mexique. Entre 2014 et 2016, 50 000 armes à feux venant du pays ont été retrouvé au cours d’enquêtes criminelles dans 15 pays d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et dans les caraïbes. Ceci représente un crime commis avec une arme américaine toutes les 31 minutes dans les pays voisins.

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Salt Lake City : fausses pilules au Fentanyl

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Aaron Shamo est accusé d’avoir organisé un commerce illégal de fausses pilules anti-douleur sur ordonnance contenant du fentanyl

Le procès de Aaron Shamo a débuté cette semaine. L’homme serait à la tête d’un trafic de fausses pilules anti-douleurs. Au lieu du principe actif d’un anti-douleur classique l’homme vendait des pilules au fentanyl ; un puissant analgésique souvent responsable d’overdoses lorsque mal utilisé.

Les fausses pilules de Salt Lake City

Selon les procureurs, Aaron Shamo s’attachait à imiter les produits sur ordonnance trouvables en pharmacie. Le problème du fentanyl n’est pas une nouveauté. Ce produit souvent mortel se retrouve dans de nombreux faux médicaments opiacés et autres médicaments utilisé à des fins récréatives comme les Benzodiapezines. Cet analgésique est au cœur de la crise des opiacés actuelle en Amérique du Nord.

Shamo est accusé d’avoir importé le fentanyl de Chine. Il pressait les pilules aux États-Unis et les vendaient en ligne. Il s’agissait d’un commerce générant plusieurs millions de dollars. Les procureurs l’accusent d’avoir provoqué la mort d’au moins une personne. En 2016 un californien de 21 ans serait mort après avoir sniffé une pilule de fentanyl ressemblant à de l’oxycodone. La défense reconnaît que Shamo était impliqué dans le trafic. Cependant ils affirment que ses troubles de l’apprentissage et de l’attention avec hyperactivité rendent impossible que Shamo ait été à la tête de l’organisation.

Une opération internationale

Une perquisition effectué à la maison de l’accusé a permis de découvrir la presse à pilules. Des milliers de pilules, y compris des faux xanax et oxycodones ont également été retrouvés. Les agents ont aussi saisi 1 million de dollar en liquide. Selon le Département de la Justice Shamo et son complice Drew Wilson Crandall, un australien, ont acheté les presses à pilules, les colorants et tampons pour marquer les produits. Ces achats ont été effectués afin de faire ressembler les pilules à celles du commerce. Les deux hommes ont aussi acheté les ingrédients inertes nécessaires ; les agents liants et les couleurs notamment.

Selon le Département de la Défense ; « Certains de ces biens ont été achetés légalement et d’autres, comme le fentanyl et l’alprazolam ont été importé illégalement aux États-Unis, notamment depuis la Chine ». Les fausses pilules étaient vendus sur le darknet à travers leur propre site ; Pharma-Master. Les produits étaient vendu avec une marge considérable. Des complices participaient à l’emballage et à l’envoi des produits aux clients. Crandal a plaidé coupable l’année dernière aux accusations trafic de fentanyl, d’alprazolam et de blanchiment d’argent. Il a passé un accord avec la justice et attends la sentence. Shamo est sous le coup de 13 accusations ; il risque une peine de prison à vie.

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Succès de l’opération « Independence Day » du FBI

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Plus d’une centaine de victimes du trafic sexuel ont été secourues lors d’une opération d’ampleur nationale du FBI intitulée « Independence Day »

Cette opération était en préparation depuis plus d’un mois selon les autorités. Ces raids ont impliqué plus de 400 agences de forces de l’ordre et autres autorités fédérales. Les victimes secourues lors de cette opération « Independence Day » sont au nombre exact de 103. Il faut aussi noter que 65 personnes ont été arrêtés.

Un « Independence Day » pour les victimes

Cette opération a eu lieu en juillet dernier. Le nom est une référence à la fête nationale du pays en plus de la libération des victimes de la traite. Suite à cela près de 60 nouvelles enquêtes fédérales ont été lancées. Les villes où le plus de victimes ont été secourues sont Las Vegas, Atlanta et Seattle. Selon Christopher Wray, le directeur du FBI ; « Le FBI a pour priorité de sauver les enfants victimes de la traite et d’arrêter les trafiquants qui les exploitent ». Il a ajouté ; « Grâce à ce genre d’opération le FBI aide les mineurs à échapper à échapper au trafic sexuel ».

Cette opération est plus exactement la coordination de 161 opérations à travers le pays. Au cours de l’une d’elle à Houston des agents infiltrés ont par exemple secourus 3 mineurs grâce à la surveillance des réseaux sociaux et des sites d’escortes. Leur but était de trouver des mineurs offrant des relations tarifées.

Sauver et condamner

Au cours de l’opération les agents ont pris de faux rendez-vous dans des endroits prédéterminés. Certains sont venus avec leurs proxénètes. D’autres ont simplement été interrogés pour savoir si elles étaient mineurs et si elles pouvaient aider à identifier d’autres victimes des trafiquants. Selon l’agent du FBI Jeannette Milazzo ; «  Nous sommes là pour sauver des enfants et construire des dossier solides contre les trafiquants ». Si les agents réussissent à développer un rapport avec la victime ils peuvent réussir à les retourner contre leur proxénète. Les agents travaillent également en relation avec le Centre National des Enfants Disparus et Exploités. Ceci les aide à identifier les enfants en fugues, disparus et ceux qui sont victimes de la traite.

Grâce à l’aide de ce centre le FBI déclare avoir retrouvé et identifié plus de 6600 enfants et condamné près de 300 proxénètes. Le procureur général William Barr s’est félicité du succès de l’initiative. Le problème du trafic sexuel des enfants touche l’ensemble du pays. Ce programme n’est pas un nouveau type d’opération mais la continuation d’une lutte qui dure depuis des dizaines d’années.

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