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Le trafic d’héroïne et de fentanyl du cartel de Sinaloa

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Un trafiquant lié au cartel de Sinaloa compte parmi les vingt-deux prévenus arrêtés mercredi 5 juin pour leur rôle dans un trafic d’héroïne et de fentanyl.

La drogue était acheminée de Mexico à New-York. Roberto Gonzalez Franco de Los Mochis est accusé de trafic de drogue avec deux autres personnes. Il pourrait être condamné à une peine de prison. L’agent spécial de la DEA de New York, Raymond Donovan, en charge de l’enquête, précise que le fentanyl est la menace la plus mortelle qui pèse sur les populations à travers le monde.

La drogue du cartel de Sinaloa

Lors de son arrestation, les forces de police ont trouvé 22,6 kilogrammes de fentanyl dans le véhicule de Gonzlez Franco. Il roulait depuis Chicago vers le Bronx. L’origine du fentanyl serait le cartel de Sinaloa. Avec le le cartel du Golfe c’est l’un des plus puissants cartel de la drogue mexicain ;  à eux deux ils disposeraient d’après le ministère de la Défense de plus de 100 000 hommes armés. Pour le procureur du Bronx, Darcel Clark, les trafiquants de ce cartel ont la mort d’une vingtaine d’habitants du Bronx par mois sur la conscience : “Cette organisation est responsable de l’inondation de drogues dans les rues du sud du Bronx.” D’après lui, tous les petits revendeurs travaillent pour le cartel de Sinaloa.

Pour l’agent spécial Donovan, cette affaire est précieuse parce qu’elle nous permet d’analyser avec précision les mécanismes d’opération et de transport du cartel de Sinaloa. On apprend qui “amène l’héroïne, le fentanyl, et la mort jusqu’aux portes des consommateurs new-yorkais”. Les Etats-Unis ne sont pas les seuls victimes : cette organisation opère aussi en Colombie, au Panama, au Pérou, au Paraguay, au Brésil, en Argentine et en Europe. Selon Donovan : “Grâce à cette enquête, nous avons sauvé des vies : nous avons intercepté 22,6 kilogrammes de fentanyl avant même qu’elle n’atteigne la rue”.

Une perquisition à l’origine de la saisie

L’enquête a commencé quand des enveloppes d’héroïnes estampillées “payées” et d’autres de fentanyl marquées “sans prix” ont été découvertes. Cette prise a eu lieu au cours d’une perquisition dans la maison des McKinley, dans le Bronx. Les accusés font partie de deux gangs qui trafiquaient plusieurs kilos de drogue chaque mois. Les substances étaient vendues en gros, principalement à des petits revendeurs du Bronx, de Philadelphie et d’Albany. Ces derniers la préparaient, puis la revendaient dans la rue entre 10 et 20 dollars la dose.

Gonzalez Franco, le suspect mexicain, possède un visa qui lui permet de voyager jusqu’à 120 km à l’intérieur des terres étasuniennes. Cependant les enquêteurs prétendent qu’il a en réalité arpenté tout le pays pour mettre en place son réseau de revendeurs. L’un des dealers qui devait être accusé est mort entre temps d’une overdose d’héroïne. Le commissaire O’Neill conclut : « La police de New York continuera d’être implacable dans la poursuite des trafiquants de stupéfiants ».

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La lutte contre le trafic d’animaux en Amérique latine

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La première conférence d’Amérique latine sur le trafic d’animaux sauvage a eu lieu sur ce continent si riche en terme de biodiversité

Après la drogue, les armes à feu et le trafic d’êtres humains, le trafic d’espèces sauvages est le crime organisé le plus lucratif du monde. On estimait les profits annuels à 20 milliards de dollars en 2016, selon Interpol. Ce continent le plus riche en biodiversité du monde ; environ 40% des espèces végétales et animales du monde. Aujourd’hui l’Amérique latine est une plaque tournante de ce commerce criminel.

Un problème à prendre au sérieux

Le trafic d’espèces sauvages augmente dans la plupart des pays de la région, y compris au Pérou, le pays hôte de la conférence. Luis Alberto Gonzales-Zuñiga est le chef de son service forestier et de faune sauvage. D’après lui ; “ C’est une entreprise mondialisée qui nécessite une réponse globale ». Qu’il s’agisse du commerce d’animaux sauvages vivants ou d’animaux morts les pays dont ils sont originaires doivent prendre ce trafic au sérieux. Pour Salvador Ortega, responsable d’Interpol pour les crimes contre les forêts d’Amérique latine, ces pays doivent comprendre qu’ils font partie de la chaîne d’approvisionnement d’une organisation criminelle transnationale.

Selon Ortega ; »La corruption est l’élément le plus perturbateur pour nos enquêtes dans cette région. Elle porte atteinte à la coopération policière internationale et aux enquêtes transnationales. Alors que les collectionneurs d’animaux vivants vivent surtout aux États-Unis, en Europe et au Moyen-Orient, la contrebande d’animaux morts vise surtout l’Asie de l’Est, en particulier la Chine.

Initiatives internationales

Les gouvernements britanniques et américains ont tous deux soutenu ce sommet. Ce dernier fait suite à la conférence sur le commerce illégal d’espèces sauvages organisée à Londres l’année dernière. Le ministre britannique de l’Environnement, Zac Goldsmith, a salué l’initiative.

Un porte-parole du département d’État américain a déclaré que le pays était ; « le chef de file dans la lutte mondiale contre le trafic d’espèces sauvages. »

Un décret signé par le président Trump en 2017 a expressément reconnu le trafic d’espèces sauvages comme ; « l’un des quatre domaines prioritaires dans les efforts visant à démanteler les organisations criminelles transnationales ». Les 27 pays majoritairement latino-américains et caribéens présents à la conférence se sont mis d’accords sur plusieurs points ; partager leurs informations, faire respecter la loi et prendre ce crime davantage au sérieux. La prochaine réunion devait avoir lieu en Colombie en 2021.

 

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Recrudescence de fausse monnaie en Louisiane

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La ville de DeRidder au sud-est de la Louisiane aux États-Unis fait face à une recrudescence du trafic de faux billets

Il est désormais possible d’acheter de la fausse monnaie en ligne. En effet neuf cas de fausse monnaie sont à déplorer dans la ville depuis mars. Face à cette menace, la police locale communique sur les moyens de repérer ces faux billets. Le but est d’aider les commerces victimes de cette arnaque.

Un gros problème pour la petite ville

James Halbert est le chef des enquêteurs de la police de DeRidder. Selon lui le Département de Police est témoin d’une augmentation de monnaie contrefaite dans toute la ville ; « La plupart de ces billets ont des écritures en chinois et le film argenté et la qualité du papier sont parfois vraiment mauvais ». Il existe des stylos qui permettent d’identifier un faux billets, ainsi que certaines lampes à UV spéciales. Il est aussi possible d’apprendre à repérer les faux numéros de série des billets. Le billet de 20 dollars est le billet le plus susceptible d’être contrefait aux États-Unis. Cependant faussaires étrangers ont une préférence pour les coupures de 100 dollars.

Halbert précise à propos du travail de ses hommes que ; «Nous ne faisons que passer, collecter les faux billets, et essayer de retrouver d’où ils viennent. Parfois, nous réussissons, parfois pas.» La ville a vu neuf cas de fausse monnaie depuis mars 2019. Halbert a déclaré que ce n’est pas difficile pour les faux monnayeurs de faire entrer la fausse monnaie dans la circulation ;  « Ils ciblent les caissiers pressés, qui sont occupés, les gens qui sont nouveaux et pas très confiants en eux-mêmes.”

Un problème presque insolvable

Malheureusement, une fois que l’entreprise a accepté la fausse monnaie, la marchandise achetée a été officiellement volée. Halbert explique l’impasse dans laquelle se retrouve les gérants de magasin ; « Ils n’ont aucune idée de la provenance des fonds, des caissiers. Parfois, il se peut qu’aucune vidéo ne permette de retracer d’où provient l’argent. »

Le chef des enquêteurs précise que la majeure partie de l’argent qui circule peut être acheté sur Amazon pour 10 dollars. Cependant, si vous êtes pris à tenter d’acheter quelque chose avec l’argent, cela aura des conséquences. Selon Halbert ; «Ce n’est pas illégal de posséder cet argent. Cela devient un crime lorsque vous essayez de l’utiliser comme monnaie. C’est un crime et un délit. De toute évidence, imprimer cet argent aussi un crime. » La dernière fois que DeRidder a eu affaire à des résidents imprimant de l’argent, c’était à l’été 2018. Le couple qui a été arrêté a échappé aux poursuites fédérales, mais reste inquiété par l’État.

 

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Nouvelle-Zélande : Un bunker pour le cannabis

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Un bunker situé 7m sous terre était utilisé pour faire pousser du cannabis sur la côte ouest de la Nouvelle-Zélande depuis des années

Des rumeurs existaient depuis longtemps sur l’existence de ce bunker. Les habitants de la région en parlent depuis près de dix ans. Cependant ce n’est que récemment que la police a pu saisir près de 3 millions en produits et saisis diverses. Un voisin a déclaré qu’il avait fait part de ses inquiétudes à la police en 2012. L’attitude de son voisin et sa propriété avaient éveillé ses soupçons.

Un bunker sous les champs

Le bunker en question était une opération sophistiquée destinée à faire pousser du cannabis. La police reconnaît que des informations n’ont cessé de leur parvenir pendant toutes ces années. Ils n’ont cependant pu déclencher l’opération plus tôt. La planification ne leur a cependant pris que quelques mois et a permis l’arrestation de deux suspects. Un résident de Kaniere de 63 ans est le propriétaire du large domaine contenant le bunker. Il est accusé d’avoir cultivé le cannabis pour le vendre. Il serait propriétaire du domaine depuis 1994. Le deuxième suspect est un habitant de Ngahere de 72 ans. Il a été arrêté à son domicile pour possession de cannabis à des fins de trafic.

Le maire de Westland, Bruce Smith a déclaré avoir été choqué d’apprendre l’existence du bunker ; « Si j’ai bien compris ce truc est gigantesque. Il fait 24m de long et 12m de large et se trouvait sous 7m de terre ». Certains voisins rapportent qu’ils ont entendu des rumeurs à ce sujet il y a 10 ans de cela. Un autre rapporte qu’un «voyou » prétendait avoir aidé l’homme à couler le béton du bunker.

Une opération longue durée

Le sergent Mark Rowbottom a passé des mois a enquêter sur ce trafic de cannabis. Il cherchait l’origine de la drogue qui inondait la côte ouest et Canterbury. Cependant son travail est la suite d’une enquête remontant à des années. Les informations n’avaient de cesse de leur parvenir, on ignore donc ce qui explique le délai. La saisie a cependant été un succès. En plus de la drogue les agents ont saisi des propriétés agricoles, de l’argent en liquide, des véhicules, des machines agricoles, de l’or et des armes à feu.

La police pense avoir gravement perturbé le trafic de cannabis sur la côte ouest et la région de Canterbury. On ignore encore la taille exacte du bunker. La police n’exclue pas que d’autres arrestations restent encore à venir. Le commandant de la région de la côte ouest, l’inspecteur Jacqui Corner a tenu a remercier les habitants pour leur aide et pour leur patience ; reconnaissant sans doute par là le temps qu’il leur a fallu pour agir sur les renseignements fournis.

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