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Analyses

Découverte d’un véritable arsenal d’armes historiques dans les Ardennes

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Ces armes historiques ont été saisies en France.

Le jeudi 25 juillet, le ministère des Douanes français à révélé la saisie d’une importante quantité d’armes datant du 30 juin : 300 grenades, plus de 150 kilogrammes de fusées pour obus, 56 kilogrammes de munitions diverses, 18 mortiers, 13 obus, ainsi qu’une vingtaine d’armes, tels des pistolets semi-automatiques Sig Sauer et Beretta, des pistolets mitrailleurs Sten, des Mauser… Les pistolets à eux seuls vaudraient plus de 6 000 euros.

Selon la Douane, ces armes, qui datent de la Seconde Guerre mondiale, présentent encore des risques : les charges des grenades sont toujours actives, et une partie des armes n’a pas été neutralisée. Deux équipes de déminage de la sécurité civile sont intervenues pour s’occuper des armes et de leur destruction.

Le gouvernement s’est félicité pour la saisie. Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a notamment partagé son enthousiasme sur Twitter : « Une nouvelle fois, les douaniers prouvent par cette impressionnante saisie leur action essentielle en matière de lutte contre les trafics d’armes et de munitions. Cette affaire montre également la grande réactivité des douaniers de Laon et l’excellente coopération avec les autres services douaniers, la police judiciaire et les équipes de déminage ».

Quant aux armes retrouvées, il semblerait qu’il s’agisse d’un collectionneur qui tentait de ramener les armes sans autorisation. L’interpellation d’un homme dont le véhicule semblait anormalement chargé par la brigade douanière de Laon, près de Soissons, a permis la découverte de plusieurs armes. Les forces de l’ordre ont donc par la suite perquisitionné son domicile où les douaniers de Charleville-Mézières et Metz ont découvert le reste de l’arsenal de l’individu.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle découverte est effectuée dans la région : des grenades, des obus et des armes de la deuxième guerre mondiale avaient déjà été découverts en mai 2015 chez un collectionneur de Gespunsart dans les Ardennes. Et les saisies de ce genre sont courantes sur l’ensemble de la France. En mars, c’est dans le sud de la France, à Carcassonne, qu’une tonne d’armes avaient été interceptées, dont une grande partie datant de la Seconde Guerre mondiale. Le même mois, un arsenal de la Seconde Guerre mondiale avait été découvert à Menton, ainsi que chez un octogénaire dans les Vosges. La veille de la commémoration des 75 ans du débarquement, une centaines d’armes avaient été trouvées au domicile du gérant d’un bar tabac dans les Yvelines.

Des armes faciles à trouver

Les armes datant de la Seconde Guerre mondiale, qui font la joie des collectionneurs, ne sont pas difficiles à trouver en Europe de l’Ouest et en Afrique du Nord. Les divers champs de bataille de la région regorgent d’armes et de munitions extrêmement facile à trouver à l’aide d’un détecteur de métal. Dans le nord de la France, aux alentours des anciennes tranchées, des artefacts de la Première Guerre mondiale sont aussi facilement trouvables. Non seulement des armes et munitions, mais divers objets retraçant la vie des soldats : cantines, briquets, boites de cigarettes, ou aussi des caissons d’obus gravés par les soldats tuant l’ennui dans les tranchées. Des objets commercialisés en toute légalité sur les sites de reventes pour quelques centaines d’euros.

Quant aux armes datant des guerres mondiales, celles-ci peuvent être considérées comme des armes de collection, mais doivent être neutralisées, c’est-à-dire hors d’état de tirer. Seuls les individus possédant une carte de collectionneurs peuvent posséder une arme de catégorie C non neutralisée, si celle-ci est enregistrée. 

Ces armes sont notamment en vente sur Internet, où un fusil complet de la Seconde Guerre mondiale se vend pour environ 1 000 euros.

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Analyses

« Señor T » : le trafiquant invisible de Colombie ?

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Les autorités colombiennes et états-uniennes accusent Luis Del Río Jiménez d’être un trafiquant de drogue majeur depuis les années 1990

Luis Del Río Jiménez est aussi connu sous les surnoms de « el Tío » ou « Señor T ». Selon les autorités l’homme aurait commencé son trafic de drogue dans les années 1990. A l’époque il aurait collaboré avec le célèbre Pablo Escobar et l’Oficina de Envigado. Il est par la suite resté caché pendant des années mais n’a pas réussi à demeurerinvisible comme d’autres chefs important avant lui.

Blanchiment d’argent à Antioquia

Le 24 novembre dernier une opération conjointe de la DEA états-unienne et de l’agence anti-drogue colombienne ont mis fin à un réseau de trafiquant de cocaïne international. Ce réseau était enraciné dans le département d’Antioquia. Durant l’opération dix personnes ont été arrêtées. Elles sont accusées d’avoir introduit 90 tonnes de cocaïne aux États-Unis. Le réseau aurait aussi blanchi au moins 9 millions de dollars à travers 112 entreprises d’Amérique Centrale et de Colombie.

Les autorités colombiennes et la DEA affirment que Luis Arnobio Del Río Jiménez serait derrière le blanchiment d’argent. L’individu est un homme d’affaire bien connu de la région d’Antioquia. Il possède des boites de nuit et des entreprises agricoles. Son fils Ánderson Del Río Pasos, « El Grande », aurait travaillé avec lui à blanchir l’argent. Ces derniers utiliseraient des entreprises écrans et des hommes de paille.

Un large réseau international

Pendant près de cinq ans, le réseau criminel a envoyé de la drogue vers le nord par la côte pacifique. Ils avaient des contacts en Colombie, Équateur, Panama, Costa Rica, Honduras, Guatemala, Mexique, États-Unis et Canada. L’essentiel de la drogue passait entre les mains du Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (Cartel Jalisco Nueva Generación). Selon le directeur de la Police Nationale pour la lutte anti-drogue Del Río Jiménez est un des trois trafiquant les plus recherché de Colombie. Il est aussi parmi les 10 personnes les plus recherchés par les États-Unis.

L’homme a échappé à la justice pendant près de 30 ans. Il a réussi à rester hors de vue en se cachant derrière des barons de la drogue plus connus comme Fredy Alonzo Mira Pérez, « Fredy Colas », ou Sebastián Murillo Echeverry, « Lindolfo ». Malheureusement pour lui son style de vie ostentatoire rappelle d’avantage l’époque des criminels des générations précédentes. Les chefs d’aujourd’hui font profils bas, ce qui leur vaut le surnom ; « les invisibles ».

Une arrestation à relativiser

Del Río Jiménez avait 25 ans lorsqu’il est devenu un associé de Pablo Escobar. Il a ensuite été connecté avec l’Oficina de Envigado ; un conglomérat de groupes criminels de Medellín. On ignore cependant son rôle précis. Ceci lui a permis d’amasser une véritable fortune ; plus de 200 propriétés et 50 véhicules de luxe qu’on pouvait voir circuler à Medellín et Bogotá. C’est ce mode de vie qui le relie d’avantage aux barons de la drogue du siècle dernier plutôt qu’aux « invisibles ». Ces derniers ne font pas étalage de leur richesse, ne touchent jamais à la cocaïne et n’utilisent pas la violence personnellement.

Les nouvelles générations ont appris des erreurs des anciennes. Entreprises légales et intermédiaires multiples élaborent un système d’écrans sophistiqué protégeant les responsables. Contrairement à ces derniers Del Río Jiménez est surveillé par la police depuis des années. Il a déjà été condamné à 12 ans de prison en 2004 pour un trafic de drogue vers Francfort. Néanmoins, malgré ce qu’affirment les médias, l’homme ne semble pas être un trafiquant de premier plan, mais plutôt un petit baron de la drogue. Les « invisibles », eux, ne commettent plus ce genre d’erreurs grossières.

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Analyses

Quand la mafia jette son dévolu sur l’art

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Véritable valeur refuge pour mafieux désirant blanchir de l’argent ou s’acheter une respectabilité, l’art, et notamment l’art contemporain, est l’objet de tous les trafics, comme en témoignent de nombreuses affaires agitant le milieu du grand banditisme, et de l’archéomafia.

Des armes, de la drogue… et des tableaux. Avec un chiffre d’affaires annuel estimé entre 6 et 10 milliards d’euros, l’art est aujourd’hui le troisième trafic le plus important au monde, faisant pour les mafias du monde entier figure d’investissement durable, de monnaie d’échange, de moyen de corruption ou encore, comme le démontrent de récentes perquisitions menées chez certains parrains du milieu, de gage de réussite sociale. « Aujourd’hui, l’art est le principal canal de recyclage de l’argent sale », estime ainsi l’auteur de Gomorra, Roberto Saviano. La raison en est simple : « une toile du Caravage laisse moins de traces qu’une montagne d’argent, on peut la déplacer facilement et c’est un investissement relativement sûr », explique encore l’écrivain italien spécialisé, au péril de sa vie, dans l’exposition au grand jour des réseaux mafieux de la péninsule.

« Archéomafia »

Selon le Fonds monétaire international (FMI), 10% du marché mondial de l’art, dont les ventes se sont établies en 2018 à 67,4 milliards de dollars, relèveraient de l’économie souterraine. Des fouilles clandestines menées en Italie par les « tombaroli », ces pilleurs de tombes revendant leurs trouvailles à des intermédiaires locaux avant qu’elles ne se retrouvent exposées dans les vitrines des musées les plus prestigieux, aux djihadistes de Daesh alimentant leurs caisses de guerre grâce aux antiquités syriennes, en passant par les vols les plus spectaculaires ou la vente de faux plus vrais que nature, le trafic d’oeuvres d’art est devenu une véritable industrie. Elle-même favorisée par l’opacité des salles de vente et la relative permissivité consentie par les services de police, dont les efforts sont davantage concentrés sur la lutte contre le trafic de stupéfiants ou d’armes que sur la traque des œuvres d’art pillées, volées ou contrefaites.

De quoi donner naissance au terme d’« archéomafia », une expression désignant, pour le spécialiste Fabrice Rizzoli, « l’intérêt des mafias pour l’art en général et tout ce qui se rapporte au bien culturel » – particulièrement en Italie, patrie d’origine de la mafia et véritable « pays-musée » recelant dans ses sous-sols une part importante du patrimoine culturel mondial. Le trafic d’art et d’antiquités permet à ces réseaux de conforter leur emprise sur les territoires qu’ils soumettent à leur joug, tout en leur offrant la possibilité de blanchir, à l’abri des regards indiscrets du fisc ou de la police, l’argent qu’ils amassent grâce à leurs autres activités criminelles. La valeur d’une œuvre ou d’un objet culturel étant fluctuante, les mafieux les acquièrent à vil prix avant de les revendre en empochant de confortables plus-values.

Collusion entre mafias et milieu de l’art

 Les ports francs (ces zones « sous douane » où sont entreposées, dans de gigantesques hangars ultra-sécurisés, de nombreux produits culturels et de consommation) sont notamment au coeur de toutes les suspicions. Des dizaines de milliers d’oeuvres d’art à l’origine parfois mystérieuse y seraient stockées. La justice suisse a même fait perquisitionner en 2015 le port-franc de Genève, ainsi que le siège de sa société Natural Le Coultre et les locaux de la galerie d’art Nelombos, trois entités fondées par l’entrepreneur suisse Yves Bouvier.

La galerie Nelombos appartient aujourd’hui au Français Jean-Marc Peretti – associé d’Yves Bouvier dans le port-franc du Luxembourg – soupçonné d’être lié au milieu du grand banditisme corso-parisien. Avant d’ouvrir une galerie en Suisse, Peretti fut, en effet, directeur des jeux du Cercle de l’industrie et du commerce à Paris, lorsque ce club eut affaire avec la justice, un poste qui lui valut en 2008 une mise en examen pour blanchiment et exercice illégal de la profession de banquier en bande organisée. Son nom a même été mêlé au scandale de la taxe carbone, affaire pour laquelle, selon l’Obs, il aurait « emprunté l’argent à son ami Yves Bouvier ».

De la Corse à la Chine

Peretti symbolise sans doute mieux qu’aucun autre ces noces criminelles entre mafia et milieu de l’art. Sa « patrie » d’origine, la Corse, est d’ailleurs loin d’en voir fini avec l’emprise mafieuse, comme en témoigne l’assassinat, le 12 septembre dernier, du jeune nationaliste Maxime Susini, froidement abattu parce qu’il s’opposait à la toute-puissance des réseaux criminels régnant sur l’Ile de beauté. « Ce pouvoir occulte agit dans l’ombre et il peut tuer », rappelle dans les pages du Monde Jean-Toussaint Plasenzotti, l’oncle du jeune homme. « On assiste (…) au renforcement de l’emprise mafieuse sur notre île », déplore encore celui qui a créé un collectif anti-mafia, dénonçant « la violence, mais aussi la connivence, la porosité et la corruption » liées à la mafia…

Partout dans le monde, le secteur de l’art subit cette connivence, cette porosité et cette corruption. En témoigne le second marché de l’art, après celui des Etats-Unis : le marché chinois. La plus grosse maison de vente de l’Empire du milieu, Poly Auction, à la croissance annuelle exponentielle, s’illustre par son opacité. « Là-bas, il n’y a pas de limite au paiement en cash. 30 à 50 % des ventes d’art s’y apparentent à du blanchiment », observe un commissaire-priseur. Résultat : les prix des oeuvres d’artistes chinois atteignent des sommets. Et à New York, le tiers des achats proviennent de clients asiatiques, majoritairement chinois.

Ces pratiques préoccupantes entretiennent de manière organique l’affairisme et le banditisme à grande échelle.

 

 

 

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Analyses

Afrique du Sud : Lutte contre le trafic de tabac

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Les producteurs de tabac veulent que le Sars, le service des impôts sud-africain, en fasse plus pour lutter contre le trafic de tabac

La Black Tobacco Farmers Association a demandé à Sars de faire davantage s’attaquer au commerce illicite du tabac. Selon elle ce trafic menace directement les moyens de subsistance de centaines de nouveaux agriculteurs à travers le pays.

Sars semble se tromper de priorités

Les commentaires de l’association font suite à une présentation de Sars devant la commission des finances du parlement. Les responsables de Sars ont reconnu que les autorités fiscales devaient faire davantage pour lutter contre le commerce illicite du tabac. Le Tobacco Institute of SA estime que le fisc perd un peu moins d’un milliard d’euros par an en droits d’accise non acquittés sur les cigarettes. Sars semblait se concentrer sur la réglementation du marché légal plutôt que de réprimer les producteurs et les commerçants illicites.

Selon le président de l’association, Shadrack Sibisi ; « Les responsables de Sars ont particulièrement besoin de se concentrer sur ceux qui produisent du tabac illicite plutôt que de présenter de plus en plus de mesures punitives et coûteuses contre ceux qui, comme nous, font les choses à la lettre”. Il ajoute ; «En tant que personnes qui travaillent dans un cadre réglementaire strict et le respectent, les producteurs de tabac sont systématiquement minés par le commerce illicite du tabac. Cela menace notre existence même ; chaque produit tabagique illicite fabriqué et vendu enlève à nos propres revenus – et prive ainsi Sars de revenus. En conséquence, les agriculteurs perdent, Sars perd et le fiscs en souffre ».

Un service qui n’est plus au niveau

La capacité de Sars à lutter contre le commerce illicite de cigarettes et de tabac s’améliore, mais n’est pas ce qu’elle devrait être. C’est ce qu’on déclaré mardi des responsables de l’administration fiscale aux députés. L’État perd des milliards de recettes fiscales chaque année du fait du trafic de tabac. La capacité de Sars à collecter l’impôt à payer a disparu sous le règne de l’ancien commissaire Tom Moyane. Intikhab Shaik, officier principal par intérim des services d’information numérique et de la technologie, a déclaré au Comité des finances que Sars avait perdu certaines compétences ; “ Notre organisme est actuellement en phase de reconstruction. L’administration fiscale doit faire des efforts”.

Selon Shaik ; «Il y a certainement du potentiel chez Sars, mais je ne dirais pas la vérité si je disais que nous faisons de notre mieux. Nous devons absolument reconstruire. Nous avons perdu certaines compétences et certaines unités ont été restructurées ». Chris Axelson est directeur en chef de l’analyse de la fiscalité nationale au Trésor national. Il estime également qu’il y a eu des progrès ; il y a trois ans les droits d’accise sur le tabac produit dans le pays avaient baissé de 7% ; passant à 9% il ya deux ans. Toutefois, en 2018, les recettes ont augmenté légèrement de 9%.

40% du marché total des cigarettes est illégal

Le ministre des Finances, Tito Mboweni, a alloué un milliard supplémentaire à l’administration fiscale au cours des trois prochaines années. Cependant, François van der Merwe, président de l’Institut du tabac en Afrique australe (Tisa) doute des capacités de Sars. Pour lui le gros problème n’est pas l’importation de cigarettes illégales. Le problème vient du fait que les fabricants locaux enregistrés ne paient pas de droit d’accise de 1 euro par paquet immédiatement à Sars. Cela permet aux fabricants de vendre des cigarettes à des prix très bas.

Plus de 40% du marché total des cigarettes est ainsi illégal, en ce sens qu’aucun droit d’accise n’est payé. « Les marges bénéficiaires sur les cigarettes illégales sont énormes« , a déclaré Van der Merwe. Kumaran Moodley dirige Sars pour les douanes et l’accise. Il a indiqué que la valeur en douane des cigarettes importées entre le 19 avril et le 19 septembre 2019 était de 50 millions d’euros par rapport à 47 millions au cours de l’année précédente.

 

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