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El Chapo : La fin du chef du cartel de Sinaloa

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El Chapo le trafiquant de drogues et chef du cartel de Sinaloa a été condamné à la prison à vie mercredi dernier à New York

Joaquín Archivaldo Guzmán Loera, plus connu sous son surnom «El Chapo», compte désormais parmi les criminels les plus notoires de l’histoire. Dans sa décision, le juge Brian Cogan a affirmé qu’aucune peine plus légère n’était possible; «Le mal qu’il a fait est considérable».

Une figure éminente du trafic de drogues

El Chapo a été une figure centrale du commerce de la drogue au Mexique pendant des décennies. Il a gagné plus de 14 milliards grâce à la vente d’héroïne, de cocaïne, de méthamphétamine et de marijuana. Il était impitoyable, ordonnant des meurtres et faisant torturer des gens. En 2001 et 2015, il s’était échappé de deux prisons de haute sécurité du Mexique. Mais sa vanité l’a conduit a être repris en 2016 après une réunion avec l’acteur Sean Penn. L’acteur a immédiatement informé les forces de l’ordre de l’endroit où il se trouvait. Depuis son extradition aux États-Unis en 2017, Guzmán est maintenu à l’isolement. Il a dénoncé ce qu’il considère être un traitement injuste.

Mais à travers son procès et ses récits de violence sanglante, d’excès et de corruption, sa légende est plus forte que jamais ; sa fille a lancé cette semaine une ligne de vêtements «El Chapo» pour capitaliser sur sa renommée. Il y a de bonnes raisons d’être heureux que Guzmán passe le reste de sa vie derrière les barreaux, à l’abri des projecteurs. La prochaine fois que le public entendra parler de lui, c’est peut-être à sa mort.

Mutation des cartels

Guzmán est peut-être parti, mais pas les cartels. Gladys McCormick est experte en violences politiques mexicaines à l’Université de Syracuse. Elle a déclaré à Today’s WorldView que même s’il n’y avait plus de grands seigneurs de la drogue sur lesquels se concentrer ; les cartels se sont tournés vers un leadership horizontal ressemblant à des sociétés multinationales. McCormick explique que leurs entreprises ont également étendu leurs activités au-delà de la drogue. Ainsi on les retrouve notamment impliqués dans d’autres domaines ; trafic d’êtres humains ou entreprises semi-légales telles que les mines. Ces deux évolutions signifient qu’il est devenu beaucoup plus difficile d’entraver les cartels. Arrêter une personne ou bloquer un domaine de leur activité ne suffit plus. Ils se sont adaptés aux politiques gouvernementales anti-cartel.

McCormick nous raconte ; «Le président du Mexique, Felipe Calderón, a déclaré le début de la guerre contre la drogue en 2006. Les forces de sécurité américaines et mexicaines ont poursuivi de manière agressive ce que l’on appelle la stratégie de base. Elles s’attaquent à la » tête « avec l’intention d’affaiblir le corps. Après une décennie de cette approche, les experts en matière de politique s’accordent pour dire qu’elle a échoué. En réalité, elle a aggravée la guerre contre la drogue.» Alors qu’il y avait jadis sept ententes principales, il existe maintenant une vingtaine de groupes plus petits. Depuis deux ans que Guzmán est en prison, le nombre de meurtres a battu des records au Mexique. En 2018, une grande partie de cette violence a été perpétrée à Guanajuato ; les gangs ne se battaient pas pour la drogue, mais pour du carburant.

Inquiétude au Mexique

Les Mexicains estiment clairement qu’il s’agit d’un problème majeur. Une étude réalisée au début de ce mois a révélé que 55% du pays considéraient que l’insécurité était le principal problème du Mexique. C’est plus de cinq fois plus élevé que tout autre problème potentiel répertorié dans l’étude. Mais jusqu’à présent, rien n’indique que le gouvernement mexicain se soit adapté à ces nouvelles réalités. Le nouveau chef du pays, le président Andrés Manuel López Obrador, a tenu à rompre avec ses prédécesseurs. Il affirme qu’il n’y a pas de guerre contre la drogue. Il promet aussi d’utiliser « des câlins, pas des balles » pour lutter contre les cartels.

Sa politique a consisté en une réduction des coûts. En mai, il a annoncé son intention de rediriger des fonds américains destinés à la lutte contre le crime organisé au profit de programmes sociaux. La plus importante mesure prise par López Obrador contre les cartels reste la création d’une garde nationale mexicaine. Celle-ci a d’abord été chargé du contrôle des frontières. Mais il a récemment ordonné à la garde de patrouiller dans les rues de la capitale mexicaine. Cela met de nombreux mexicains mal à l’aise ; cela leur rappelle la militarisation de la police par Calderón.

 

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Italie : Succès de l’opération PetrolMafias

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Opération PetrolMafias

L’héritière d’une riche famille fait partie des suspects arrêtés au cours de l’opération contre le trafic d’essence des mafias

Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtés par les autorités italiens lors de cette opération PetrolMafias. Anna Bettozzi, chanteuse et riche héritière avait été arrêtée avec 300 000 euros en liquide dans sa Rolls-Royce en 2019. Les autorités italiennes ont depuis relancé une série d’opérations destinées à stopper les fraudes sur l’essence des mafias. Un de leurs objectifs majeur était de faire apparaître les liens entre les mafias et les criminels en cols blancs comme Bettozzi.

L’opération PetrolMafias frappe au portefeuille

Plus d’un milliard d’euros de biens appartenant aux mafias ont été saisis par la police au cours de ces séries d’opérations. Ils ont ainsi pu mettre en évidence les fraudes et trafics des clans de la ‘Ndrangheta et de la Camorra. Les procureurs soulignent l’importance des criminels en cols blancs comme Anne Bettozzi dans ces affaires. On estime que 173 millions d’euros ont été blanchis au cours de ces diverses fraudes à l’essence depuis 2015 dans les régions de Naples, Rome et en Calabre.

Plus de 1000 policiers ont participé aux raids finaux permettant de saisir les propriétés et l’argent des groupes criminels. L’enquête au long cours a souligné la « gigantesque convergence » entre différents groupes mafieux. Ces derniers se sont unis pour importer et vendre des produits pétroliers tout en blanchissant les revenus. Ils ont pour cela utilisé des individus respectables et des sociétés-écrans. Un des trafic de la ‘Ndrangheta impliquait par exemple ; 12 entreprises, 5 dépôts et 37 stations essences. Ils vendaient de l’essence non-taxé, ce qui leur a permis d’économiser 5,8 millions d’euros de taxes entre 2018 et 2019.

Place au « maxi-procès »

A Naples et Rome l’opération PetrolMafias a notamment ciblée le clan Moccia ; décrit comme un des plus dangereux et puissant du pays appartenant à la Camorra. Ce clan est doué pour lier des liens avec des acteurs publics et privés majeurs. Ceci leur permet d’investir leurs bénéfices illégaux dans l’économie légale. C’est ce clan qui s’est allié à Anne Bettozzi, héritière d’une entreprise alors en difficulté. Les prêts de la Camorra et de leurs entreprises-écrans lui ont permis de faire grossir son entreprise pétrolière ; passant de 9 millions à 370 millions de bénéfices en trois ans. En plus des 300 000 euros saisis lors de son arrestation la police a découvert 1,4 millions d’euros dans son hôtel de Milan.

L’enquête sur les fraudes pétrolières des clans de la ‘Ndrangheta est à relier aux opérations majeures contre les mafias en Décembre 2019. La police avait alors arrêté plus de 300 personnes. Il s’agissait d’une opération historique qui débouche actuellement sur un « maxi-procès ». La plupart des personnes arrêtés dans cette opération sont des clans de la zone de Vibo Valentia ; ils devront répondre de meurtres, trafic de drogue, extorsion, blanchiment d’argent et abus de biens sociaux.

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Chine : Contrebande de lait pour bébés

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lait pour bébés

Les douanes chinoises ont arrêté quinze suspects accusés de contrebande de lait pour bébés à travers le pays

Ces quinze personnes ont été arrêtées par les autorités chinoises lors d’une série de raids coordonnés dans plusieurs villes de Chine. Ce gang de criminels est accusé d’avoir fait entrer 1 milliard de yuans de lait pour bébés ; ceci représente plus de 128 millions d’euros. Le trafic se serait étendu en tout sur deux années. Les annonces de ces arrestations ont récemment été effectuées par les médias officiels.

Le lait pour bébés d’importation

L’opération d’ampleur a nécessité la participation de 178 agents des douanes répartis sur une douzaine de raids dans plusieurs villes ; Guangzhou, Shanghai, Shaoxing, Wuhan, Changsha, et Shenzen selon le journal Xinhua. Tous les individus arrêtés sont des membres suspectés de groupes criminels. Ces derniers utilisent des entreprises de transport étrangères pour importer illégalement du lait pour bébés. En prétendant que ce produit était destiné à une utilisation personnelle ils ont réussi à éviter les taxes des douanes.

Ce lait pour bébés était ensuite vendu en ligne avec une réduction de près de 40 % par rapport à celui normalement présent sur le marché. Au cours d’un des raids 170 000 boites de conserves de ce lait provenant de Nouvelle-Zélande ont été découvertes dans un seul entrepôt. Les suspects sont actuellement toujours détenus en attendant les résultats de l’enquête.

Méfiances des consommateurs chinois

Selon la chaîne de télé officielle CCTV entre juin 2019 et le mois dernier les gangs de criminels ont réussi à faire passer une cargaison d’un milliards de yuan depuis la Nouvelle-Zélande. L’enquête nomme également une entreprise de transport basé à Auckland. Ces derniers auraient des liens avec les responsables de cette contrebande. L’entreprise n’a pour l’instant pas souhaité répondre aux questions des journalistes. L’origine de l’ampleur de ce trafic est peut-être à trouver dans le scandale de 2008. A l’époque 300 000 nouveaux-nés chinois avaient été rendus malades à cause d’un lait pour bébés contaminé à la mélamine. Depuis lors les parents tendent à favoriser certains biens provenant de l’étranger au détriment des produits chinois.

Une loi de sécurité alimentaire a pourtant été passé en 2015 et la confiance des consommateurs chinois envers le lait pour bébés est en train de revenir. C’est en tout cas l’analyse de Chris Wang, chercheur du think tank ChemLinked de Hangzhou, la capitale de la province de Zhejiand dans l’est du pays. Selon Wang ; « Ces dernières années, avec les nouvelles régulations et améliorations gouvernementales pour les marques nationales de lait pour bébés, les consommateurs regagnent confiance dans des marques locales comme Feihe, notamment dans les plus petites villes ». Les consommateurs chinois n’ont en effet pas de préférence pour les marques étrangères ; ils souhaitent seulement être certains de la qualité du produit pour le bien-être de leurs enfants.

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Opération Trigger VI en Amérique du Sud

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Opération Trigger VI

L’Opération Trigger VI a permis d’effectuer 4000 arrestations pour trafic d’armes à travers l’Amérique du sud

Ces 4000 arrestations ce sont accompagnées d’importantes saisies d’armes à feux, de composants, de munitions et d’explosifs. Les individus arrêtés ne sont pour l’instant que des suspects dans cette large opération. Cette Opération Trigger VI a eu lieu presque simultanément dans 13 pays d’Amérique du Sud grâce à la coordination d’Interpol. Au total les agents ont saisi 200 000 armes, explosifs ou composants au cours des différents raids.

L’Opération Trigger VI à travers le continent

Certaines de ces arrestations ont notamment frappé un important gang uruguayen. Ces derniers postaient régulièrement leur activité sur les réseaux sociaux. Ils exhibaient aussi un certain nombre d’armes à feux illégales. Au Pérou d’importantes quantités de munitions passent par la zone de la triple frontière entre le Paraguay, l’Argentine et le Brésil. En plus des munitions provenant de cette région les autorités péruviennes ont arrêté deux fugitifs recherchés au États-Unis.

Cette opération à l’échelle d’un continent a aussi permis la saisie de nombreuses armes de contrefaçon, tout particulièrement au Brésil. En Bolivie les autorités en ont profité pour détruire 27 laboratoire de cocaïne. Toujours dans le même pays les policiers ont pu secourir 33 victimes de trafic d’êtres humains, selon Interpol. Les arrestations et les saisies ne sont pourtant pas les seules victoires pour l’agence internationale. Les découvertes effectuées sur le fonctionnement des réseaux criminels et leurs routes de contrebandes n’ont pas de prix.

Une action majeure en pleine pandémie

Cette Opération Trigger VI a eu lieu entre le 8 et le 23 mars et a été coordonnée par Interpol et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Cette collaboration a permis d’étendre l’ampleur des recherches. Ces dernières se sont concentrées dans les points de passages frontaliers aériens, terrestres et maritimes à travers le continent. La police, la douane, la police au frontière et les services judiciaires ont effectué près de 10 000 vérifications dans la base de données d’Interpol. Ceci a permis de retracer le parcours des armes à feux et d’identifier les liens entre les réseaux criminels.

Selon le secrétaire général d’Interpol Jürgen Stock ; « Les armes à feux présentent un danger majeur pour la stabilité et la sécurité de l’Amérique du Sud. C’est pourquoi une coopération internationale multi-agence est essentielle pour identifier et démanteler le crime organisé et les groupes terroristes impliqués ». Le secrétaire général s’est également félicité que l’Opération Trigger VI ait pu enlever un tel nombre d’armes des mains de ces groupes criminels, alors même que la pandémie complique le travail de tous.

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