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Esclavage moderne aux États-Unis et dans le monde

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L’esclavage moderne est un problème multiforme qui persiste toujours impunément aux États-Unis et à travers le monde entier

Les États-Unis ne font pas exception à la règle pour cet esclavage moderne. Cependant c’est un crime pour lequel ces criminels sont rarement condamnés. Il existe de nombreuses facettes de cet esclavage moderne. On le trouve sous de nombreuses formes même aux États-Unis ; travail forcé, traite des êtres humains, l’exploitation sexuelle de mineurs et servitude domestique.

Des cas exemplaires d’esclavage moderne

Dans son rapport de 2018 sur la traite des personnes (TIP) le département d’État américain a déclaré que malgré sa portée mondiale la traite des êtres humains se produit localement ; « dans un salon de manucure ou votre restaurant préféré ; une maison de quartier ou un hôtel populaire ; une rue ou dans une ferme rurale ». Quatre récents cas de traite des êtres humains et de rapports sexuels tarifés ont mis en lumière le problème croissant que connaissent les grandes villes desÉtats-Unis.

Premièrement, il y a l’enquête en cours sur le multimillionnaire Jeffrey Epstein ; accusé d’avoir dirigé une opération de trafic sexuel de dizaines de mineures. Certaines âgées d’à peine 14 ans. Deuxièmement, le cas du chanteur R Kelly, accusé d’avoir des relations sexuelles avec 10 femmes dont huit mineures. Troisièmement, les 25 marines arrêtés le 25 juillet. Ils font actuellement l’objet d’une enquête pour trafic d’êtres humains, trafic de drogue et transport de migrants mexicains sans papiers. Et en février dernier, le New York Times a publié un article sur Robert Kraft. Ce milliardaire propriétaire d’une célèbre équipe de football américaine est accusé d’avoir sollicité des relations sexuelles tarifées.

Un esclavage moderne multiforme

Ces histoires soulèvent la question suivante ; quel est la véritable ampleur de l’esclavage moderne aux États-Unis. Chaque année le département américain de la Sécurité intérieure déclare ; «Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont victimes de la traite dans le monde entier – y compris ici, aux États-Unis». Ce trafic peut se produire dans n’importe quelle communauté avec des victimes de n’importe quel âge, race, sexe ou nationalité.

Romina Canessa est avocate spécialisée dans les droits humains et responsable du programme «End Sex Trafficking» d’Egality Now. Elle a déclaré dans une interview ; «Malheureusement, nous ne disposons pas de chiffres exacts sur l’étendue du trafic sexuel aux États-Unis. Sachez que l’Amérique est un pays d’origine, de destination et de transit pour la traite. La majorité des victimes de la traite aux États-Unis viennent de ce pays. La forme de traite la plus répandue est la traite à des fins sexuelles de femmes et de filles ».

Un souci majeur pour la communauté internationale

Elizabeth Melendez Fisher est la cofondatrice et directrice générale de la Selah Way Foundation. Elle a écrit dans le New York Times le 19 juillet que l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants a toujours eu lieu aux États-Unis. L’aspect positif des récents cas de traite des êtres humains «c’est que notre société ne ferme finalement plus les yeux”.

Urmila Bhoola est rapporteur spéciale de l’ONU sur les formes contemporaines d’esclavage. Elle a déclaré en mars dernier que l’esclavage était la plus grande préoccupation au niveau international. Selon elle ; « les pratiques analogues à l’esclavage demeurent également un problème grave et persistant». Elle a déclaré que « les formes traditionnelles d’esclavage ont été criminalisées et abolies dans la plupart des pays, mais que les formes contemporaines d’esclavage sont encore répandues dans toutes les régions du monde ». Reste à savoir si des mesures allant au-delà des bonnes intentions seront mises en place nationalement et internationalement.

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Coopération africaine contre le braconnage de rhinocéros

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La coopération entre l’Afrique du Sud et le Mozambique fait ses preuves contre le braconnage de rhinocéros dans les deux pays

L’annonce de ces succès a été fait par les autorités des Parcs Nationaux d’Afrique du Sud. Selon eux leur coopération avec le Mozambique voisin a joué un rôle clef dans la réduction du braconnage de rhinocéros. Les succès les plus frappant ont été recensés dans le célèbre Parc National Kruger. Kruger accueille la plus importante population de rhinocéros au monde. Depuis des années ceci attire les braconniers qui s’introduisent illégalement dans le parc.

Des chiffres encourageants

Les rangers sud-africains, leurs partenaires mozambicains et des personnalités privés louant la terre au Mozambique ont récemment fait une annonce à la presse. Celle-ci a symboliquement eu lieu à la frontière entre les deux pays lors d’une excursion médiatique organisée par le parc dans la région de Marula au nord de Kruger. Cette zone était auparavant celle connaissant le plus de problèmes de braconnages. Les rangers affirment qu’aujourd’hui ils notent une évolution positive. Les braconniers mozambicains sont largement moins actifs.

Entre 2018 et 2019 la région a connu une baisse de 53 % des incursions de braconniers. Aussi les rangers affirment avoir perdu 47 % moins de rhinocéros qu’auparavant. Ce succès est indéniable. Pour couronner le tout le nombre de rhinocéros au Mozambique et dans le parc Kruger est en constante augmentation. Ce n’est cependant pas la fin du trafic. Ces animaux peuvent voir leurs cornes vendues jusqu’à 60 000 dollars par kilos sur les marchés asiatiques.

Un problème plus profond

Malgré tout l’augmentation des patrouilles et l’amélioration des moyens de surveillances couplés avec la coopération internationale réduisent le problème. Le braconnage avait connu une augmentation massive en 2014 avec 830 rhinocéros tués dans le parc. L’année dernière le chiffre a été ramenée à 738 et cette année il est à 536. Ceci est à mettre au crédit des nouvelles méthodes de lutte. Il est cependant difficile de contrôler une zone aussi vaste ; le parc Kruger est l’un des plus large d’Afrique avec ses 19 500 km².

Un problème qui persiste est l’absence d’accords d’extradition entre les deux pays. Les braconnier mozambicains peuvent commettre un crime en Afrique du sud et vice et versa sans craindre d’être poursuivis une fois de retour chez eux. Néanmoins l’origine du problème de braconnage réside dans une situation socio-économique plus complexe. Le problème ne connaîtra pas de fin tant que l’absence de développement des communautés de la région rendra cette activité illégale attractive.

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Inde : Usines d’armes à feu illégales

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La ville de Meerut est en passe de devenir le nouveau centre de fabrication d’armes illégales dans la nord l’Inde pour les gangs de Delhi

Un raid a récemment été menée par une équipe spéciale de la police de Delhi. Ces agents sont spécialisés dans la lutte contre les centre de fabrication d’armes illégales. L’opération s’est déroulée sur le terrain du commissariat de Lisari Gate, dans le quartier Humayun Nagar de Meerut. Ce raid a attirée l’attention sur la place grandissante de la ville dans le commerce illégal d’armes à feu et leur fabrication. Auparavant les yeux étaient plutôt rivés sur Munger dans le Bihar.

Des raids à répétition

Ce raid a changé les choses notamment parce que les agents ont réussi à saisir une cinquantaine de pistolets et ont arrêté un trafic local présumé. Ce n’est cependant pas la première opération de la cellule spécialisée de la police de Delhi à Meerut. En octobre 2018 cette unité avait arrêté cinq personnes. Ces derniers étaient accusés de gérer une usine illégale d’armes à feux, également à Lisari Gate. Au total 84 pistolets avaient été saisis. En novembre 2019 une autre opération a eu lieu à Meerut. Cette fois deux pistolets en cours de fabrication et de nombreuses pièces destinées à la fabrication d’armes ont été saisies.

Les forces de l’ordre pensent que ce trafic a un effet délétère sur l’ordre dans la région. La facilité de se procurer une arme à feu de bonne qualité rend leur travail plus difficile. Auparavant les criminels devaient se fournir dans les états voisins du Bihar et du Madhya Pradesh. Il semble que pour se simplifier la vie les criminels se fournissent en pièces détachées dans les états voisins. Cependant l’assemblage et la fabrication a lieu désormais sur place.

Les trafiquants se délocalisent

Auparavant les armes à feu artisanales, bien que dangereuses, étaient de très mauvaise qualité. Ce n’est que récemment que la police a vu apparaître des armes de qualité professionnelle. Il semble qu’une des raisons avancées est que la police du Bihar et du Madhya Pradesh ait renforcé sa lutte contre ce trafic ; les criminels se sont donc déplacés dans un état voisin avec une forte demande. On estime qu’une arme artisanale coûte entre 1000 et 15000 roupies pour la fabriquer et est vendue entre 3000 et 5000 roupies. Cependant une arme de niveau industrielle coûte entre 3000 et 5000 et se vend entre 15 000 et 20 000 roupies.

L’Uttar Pradesh est considéré depuis un certain temps comme un centre de vente et de fabrication d’armes à feu. Les agences de force de l’ordre ont renforcée leur action en vue des élections qui s’annoncent. Cependant la situation est critique depuis longtemps. Il est dommage qu’il faille attendre des échéances électorales pour que la police se décide à résoudre un problème de sécurité publique.

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Canada : Arrêter les dealers des dealers

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La police de l’Ontario a lancé une vaste opération visant à arrêter les fournisseurs de drogue les plus importants de la région

Jusqu’ici le problème de la police était qu’à peine un gang mis hors d’état de nuire, un autre apparaissait. En effet les fournisseurs de ces gangs échappent généralement aux policiers. Les agents de l’Ontario essayent donc une autre approche. Au lieu de quelques revendeurs cette fois les policiers ont arrêté une douzaine de grossistes ; les dealers des dealers. En plus des douze arrestations une importante quantité de drogue a été saisie ; cocaïne, méthamphétamine, ecstasy et cannabis.

Changer de paradigme

La véritable victoire reste dans la façon dont cette opération a été menée. Ce travail de 9 mois portait le nom de code Project Daytona. Normalement la police vise un groupe de trafiquant particulier, un gang ou club de biker. Ensuite ils essayent de les arrêter tous. Le problème c’est que les fournisseurs leur échappent toujours. Les personnes arrêtées cette fois ne font pas partie d’un réseau ou d’un gang. Certains viennent de zones rurales, se connaissent peu ou pas du tout. Ils ne travaillaient pas ensemble. La plupart n’ont d’ailleurs pas de casier judiciaire.

Cependant il ne faut pas s’y tromper, c’est leur produit qui fait leur dangerosité. La qualité de la cocaïne et de la méthamphétamine saisie est inégalée ; ces drogues arriveraient directement de Colombie ou du Mexique. Selon la police ; « quand on se retrouver avec une cocaïne pure à 98 % on n’a pas affaire à des gens manquant d’argent ». Ces hommes sont des intermédiaires. Ils achètent les cargaisons, les diluent et les répartissent pour les autres. Avant d’atteindre la rue la drogue passe environ par 4 autres revendeurs.

Des découvertes intéressantes

Ces gens ne vendent jamais dans la rue ce qui explique qu’ils n’aient jamais été soupçonnés par la police. Leurs opérations ne provoquent d’ailleurs pas de violences. Deux hommes semblent sortir du lot, Dominic Gravelle et Viken Dokmajian. Le premier appartient à une famille criminelle de Hamilton. Le second est surprenant parce qu’il semble sortir de nulle part. L’homme était entièrement inconnu de la police.

Un autre élément est intéressant dans cette affaire. La police a en effet saisi 45kg de cannabis et 8,5kg de cannabis concentré ; une drogue légale au Canada. Ceci prouve que même en légalisant la vente et la distribution le cannabis demeure un produit lucratif pour le crime organisé. Les enquêteurs n’ont ainsi pas vu une réduction de la quantité de marijuana illégale depuis sa légalisation en octobre 2018.

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