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Un ancien paramilitaire arrêté à son retour en Colombie

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Les autorités colombiennes ont arrêté un ancien paramilitaire de l’AUC lors de son retour dans la nation andine après une condamnation aux États-Unis

L’homme a beau avoir purgé sa peine de prison, les craintes demeurent quant à sa possible réapparition en tant qu’acteur majeur du commerce de la drogue. Carlos Mario Jiménez, alias «Macaco», était l’un des commandants les plus puissants des Forces d’autodéfense unies de Colombie (AUC). Ce groupe a démobilisé plus de 5 000 combattants au cours du processus de paix engagé avec le gouvernement colombien entre 2003 et 2006.

Étranges alliances entre paramilitaires et guérillas

Jiménez contrôlait plusieurs régions clés du trafic de drogue. La partie sud du département de Bolívar et la région de Bajo Cauca ; deux pôles du commerce de la cocaïne en Colombie. En 2005, il était l’un des plus puissants trafiquants de drogue en Colombie et donc dans le monde.

Jiménez a également réuni un groupe de combattants paramilitaires à Caparrapí, dans le département central de Cundinamarca, en 1996 et a formé Los Caparrapos. Le groupe est depuis devenu un acteur criminel majeur. Il prospère grâce à des alliances avec l’Armée de libération nationale (ELN) et les anciens FARC. Ces groupes continuent de gérer des économies criminelles. Jiménez a participé à la démobilisation des AUC, mais les autorités ont déterminé que l’ancien chef des paramilitaires continuait de diriger son empire de trafic de drogue depuis sa prison.

Emprisonné mais toujours dangereux

Jiménez a été arrêté par les autorités colombiennes à son retour des États-Unis. Il y a servi 11 ans de prison pour trafic de drogue. Après avoir refusé de coopérer avec le système de justice transitionnelle mis en place dans le cadre du processus de paix des AUC, Jiménez a été privé de ses avantages judiciaires. Il s’efforce maintenant d’éviter toute une série d’accusations criminelles. Les procureurs affirment qu’il sera désormais jugé par un tribunal civil pour plusieurs homicides et autres crimes qu’il aurait commis au cours du conflit armé qui sévit en Colombie depuis des décennies.

Alors qu’il était incarcéré dans une prison à sécurité maximale à Itaguí, juste au sud de Medellín, Jiménez a continué de diriger ses réseaux de trafic de drogue, ce qui a finalement conduit les autorités à accepter son extradition et celle de 14 autres dirigeants des AUC aux États-Unis. Il a donc été extradé aux États-Unis en 2008 puis condamné à 33 ans de prison après avoir plaidé coupable. On ne sait pas pourquoi il a été libéré tôt de prison.

Un paysage criminel très différent de celui qu’il avait laissé

Au début des années 2000, il était un puissant chef paramilitaire et un important trafiquant de drogue. Il a poursuivi une partie de ses activités quand il était encore en prison en Colombie. Mais après son extradition, les trafiquants ont continué d’acheminer de la cocaïne aux États-Unis. Principalement depuis la région de Bajo Cauca et le sud du Bolívar ; ces zones qu’il contrôlait autrefois pour les AUC. Bajo Cauca est très vulnérable, c’est un foyer de violence criminelle en raison des combats entre Los Caparrapos, les Urabeños, l’ELN et les ex-FARC. Tous se disputent le contrôle de cette région hautement stratégique pour le trafic de drogue. Les données montrent 7 000 hectares de cultures de coca dans cette région en 2017. Jiménez a une bonne connaissance du territoire, ayant combattu aux côtés de Los Caparrapos contre l’ELN dans les années 2000.

En ce qui concerne le sud de Bolívar ; Jiménez contrôlait la majeure partie de cette sous-région jusqu’en 2005, au moment de la démobilisation des AUC. La rivière Magdalena traverse directement cette zone ; elle sert d’autoroute de la cocaïne vers le nord du pays. Le sud du Bolívar abrite également des milliers d’hectares de cultures de coca. Mais Jiménez aurait du mal à démarrer ses opérations là-bas en raison de la présence d’un vieil ennemi : l’ELN. Pour que Jiménez puisse y influencer le paysage criminel, il devrait soit forger une alliance avec l’ELN, soit créer une force de combat puissante pour lutter contre eux pour le contrôle de ce territoire.

 

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Les reptiles menacés par les braconniers

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reptiles menacés

Les reptiles sont menacés par le commerce illégal et représentent une importante source de revenus pour les criminels

Le trafic d’animaux sauvages est souvent effacé par l’importance du trafic de drogue, d’armes ou d’êtres humains. Cependant les réseaux et les méthodes ne sont pas si éloignés. Selon le WWF il s’agit du quatrième commerce illégal en terme d’importance. La valeur estimé de ce trafic est de 26 milliards annuellement. On estime qu’un cinquième des animaux sont à risque d’être trafiqués. Le sud-est asiatique est la zone d’origine principale de ce trafic. Au sein de cet important marché on oublie souvent le cas particuliers des reptiles menacés par les braconniers.

Les reptiles oubliés

Les reptiles sont l’objet d’un commerce en partie légal. Le problème est que ces animaux sont menacés par l’absence de contrôle et de régulation. Une étude de 2020 souligne que la conversation se désintéresse trop souvent de ces espèces de « moindre valeur ». Par ailleurs il est sans doute plus difficile d’intéresser la population à la défense d’animaux moins « mignons ». Le résultat de cet état de fait est une mauvaise connaissance des groupes responsables de ce genre de trafics.

Les chercheurs ont épluchés plus de 25 000 pages sur internet en utilisant des mots-clés dans cinq langages. Ils ont découvert que 36 % des reptiles, soit 3943 espèces étaient victimes de ce trafic. Nombre de ces reptiles menacés sont des espèces capturés dans la nature et récemment découvertes. On estime d’ailleurs que 79 % des espèces trafiquées ne sont pas protégées par la Convention de Commerce International des Espèces Menacées.

Reptiles menacés, humanité en danger

Ce commerce d’espèces exotiques est malheureusement de plus en plus populaire, notamment en Asie. De nombreux consommateurs sont à la recherche d’espèces sauvages rares et protégées. Près de 90 % des reptiles sont issus de braconnage. Ce trafic apparaît dès la découverte d’une nouvelle espèce. Ceci menace évidemment particulièrement les espèces endémiques vulnérables. Ce commerce illégal est également présent sur les réseaux sociaux comme Facebook. Ces réseaux sont même devenus l’épicentre du trafic d’animaux exotiques. Ainsi en 2018 aux Philippines on a recensé sur Facebook 2245 annonces de vente de reptiles pour un total de 5082 animaux, en seulement trois mois.

La pandémie actuelle a sans doute rendu la population plus consciente des problèmes du trafic d’animaux sauvages. Les chercheurs et scientifiques soulignent que des maladies comme le Coronavirus pourraient devenir plus communes à cause du braconnage, du trafic d’animaux et de la déforestation. Rappelons que ces reptiles menacés sont aussi potentiellement des porteurs de maladies. La salmonellose est par exemple une maladie qui passe très bien du reptile à l’humain. Si des mesures de protection plus globales ne sont pas prises nous ne sommes pas à l’abri d’autres pandémies plus graves encore.

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Mexique : L’ancien ministre de la Défense aidait le cartel

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ministre de la défense

Le Mexique a décidé de ne pas poursuivre en justice l’ancien ministre de la Défense, le général Salvador Cienfuegos Zepeda

La décision de ne pas poursuivre le général vient du Procureur général du pays. L’ancien ministre de la défense ne sera donc pas poursuivit pour trafic de drogue. L’origine de cette affaire est à trouver aux États-Unis. Ces derniers accusent Salvador Cienfuegos Zepeda d’avoir aidé le cartel H-2 à faire passer des centaines de tonnes de drogue en échange de pots-de-vins. Le Département de la justice des États-Unis a souligné dans un communiqué d’une ligne que le général restait une cible.

« Le Parrain » ministre de la Défense

Il ne fait aucun doute que ce communiqué laconique sonne comme une menace à peine voilée ; « Les États-Unis se réservent le droit de reprendre les poursuites contre Cienfuegos si le gouvernement du Mexique ne s’en charge pas». L’ancien ministre de la Défense avait été arrêté à l’aéroport de Los Angeles en octobre dernier. Les États-Unis l’accusent d’être le haut membre du gouvernement surnommé « Le Parrain » par les membres du cartel. Il aurait utilisé les ressources de l’État pour aider le cartel H-2.

L’État mexicain avait sans surprise été outré par les accusations et l’arrestation de Salvador Cienfuegos Zepeda. Le gouvernement avait exigé qu’il soit extradé pour répondre de ces accusations devant la Justice mexicaine. Ces derniers avaient même menacé de cesser toute coopération avec les forces de l’ordre des États-Unis dans la guerre contre la drogue. Face à ces menaces le Procureur Général des États-Unis avait cédé et demandé que les poursuites soient abandonnées.

Libéré par la pression diplomatique

Pour justifier la décision de ne pas poursuivre l’ancien ministre de la défense le Procureur Général s’est surtout attaché à démonter les accusations portées par les États-Unis. Aucune source de revenu inexpliqué ou actions douteuse n’aurait existé. Les États-Unis se sont déclarés extrêmement déçus par la décision et maintiennent le résultat de leur enquête. Par ailleurs les mexicains ont décidé de rendre publique les résultats confidentiels de la dite enquête, compliquant d’autant le travail des forces de l’ordre des États-Unis.

La décision de relâcher Cienfuegos avait été critiqué par la juge états-unienne Amon. Selon elle la requête du gouvernement était sans précédent. De retour dans son pays le général n’a même pas été mis en détention. Il n’est plus sous le coup d’une enquête. Il semblerait que le président Lopez Obrador ait agi sous la pression des forces militaires pour exigeant la libération de leur collègue. Par ailleurs les accusations répétées du gouvernement des États-Unis sur l’incapacité des mexicains à lutter contre le trafic de drogue en ont agacé plus d’un. Le président mexicain aurait par exemple été un des derniers à féliciter le président Biden pour sa victoire.

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Chine : Emprisonnement des trafiquants de pangolins

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trafiquants de pangolins

Un gang de trafiquants de pangolins chinois a été emprisonné pour avoir accumulé des écailles d’une valeur de 17,6 millions de dollars

Les trafiquants de pangolins ont reçu jusqu’à 14 années de prison et de lourdes amendes. Cette affaire est une des plus importantes de son genre. La cargaison d’écailles de pangolin pesait plus de 23 tonnes. Ceci signifie qu’environ 50 000 pangolins ont été tué pour obtenir ces écailles. Le jugement a été rendu récemment dans un tribunal de l’est de la Chine.

Une véritable hécatombe de pangolins

Les trafiquants Yao et Wang ont donc été condamné à 14 et 13 années de prisons et à 618 000 dollars d’amende. Ces deux personnes semblent être les dirigeants du gang. A leurs côtés 15 autres personnes ont reçu des peines allant de 15 mois à 12 ans. Il semble que Yao et Wang aient commencé leur trafic en 2018. Un de leur associé se chargeait de faire sortir les écailles du Nigeria pour qu’elles soient revendues en Chine. Leur trafic n’a pas duré car les individus ont été arrêtés en octobre de l’année suivante. La police de Wenzhou avait alors découvert la cargaison de 23 tonnes d’écailles.

On sait que trois des huit espèces de pangolins qu’on trouve en Asie et en Afrique sont considérées comme en danger critique d’extinction. Le pangolin chinois est d’ailleurs l’une de ces trois espèces. Cet animal a le triste record d’être le plus trafiqué au monde. Ses écailles ne sont composés que de kératine, la même matière que nos ongles. Pourtant ces écailles et le fœtus de l’animal sont un ingrédient important de la médecine chinoise traditionnelle.

La fin des trafiquants de pangolins ?

Face à ce problème la police chinoise a redoublé d’efforts ces dernières années. La chasse au pangolin a finalement été interdite en 2007 et l’importation de cet animal ou de ses sous-produits a été prohibée en 2018. Malheureusement les trafiquants de pangolins n’ont pas disparus. Près de 123 tonnes d’écailles ont été saisies rien qu’en 2019. Suite à l’épidémie de coronavirus le gouvernement chinois a néanmoins passé une mesure d’urgence pour interdire la consommation et le commerce de tout animal sauvage. En juin dernier le gouvernement a spécifiquement interdit l’utilisation du pangolin en médecine traditionnelle ; ceci a été salué par les groupes de protection des animaux.

Les pangolins sont désormais protégés au même niveau que les pandas et les tigres par l’administration. Ceci signifie notamment que la peine maximale de prison pour avoir chassé ou vendu des pangolins passe à 10 ans de détention. Malheureusement ceci ne va pas résoudre tous les problèmes car il existe des failles dans la loi et dans les pratiques policières. Certains produits contenants du pangolin sont par exemple toujours légaux. Aussi un trafiquant découvert avec moins de huit écailles ne sera pas traité sévèrement par la Loi. Il existe donc encore une large marge de manœuvre pour améliorer la protection de ces petits animaux.

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