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L’Iran saisi un pétrolier irakien

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Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique a saisi un pétrolier irakien accusé de trafic d’essence dans le Golfe Persique

Les Gardiens de la révolution ont également procédé à l’arrestation de sept marins. Cette démonstration de force est à mettre en relation avec les tensions actuelles au sujet du programme nucléaire du pays. Depuis un certain temps les tensions avec les États-Unis se sont ravivées et les deux pays sont passés proche de l’affrontement.

Une opération des Gardiens de la Révolution

Le navire en question a été intercepté près de l’île iranienne Farsi. Cette nouvelle provient de Fars, L’agence de presse semi-officielle du régime. Le corps d’élite des Gardiens de la Révolution a une base navale sur cette île au nord du détroit d’Hormuz. Selon le commandant des Gardiens de la révolution Ramezan Zirahi ; « Les forces navales du CGRI ont saisi un pétrolier étranger dans le Golfe Persique qui trafiquait de l’essence pour certains pays arabes ».

L’agence de presse du régime, IRNA, a révélé l’origine irakienne du navire. Selon Zirahi près de 700 000 litres d’essence ont été saisis. On ignore la nationalité de l’équipage arrêté. Toujours selon le commandant. Les autorités judiciaires iraniennes ont participé à l’opération. L’Iran est un des pays où l’essence est le moins cher. Le pays est en pleine lutte contre un trafic d’essence terrestre de grande ampleur en direction des pays voisins. Le mois dernier un autre pétrolier avait été arrêté pour les mêmes raisons.

Une problématique internationale

Ce regain d’agressivité vient sans doute du renforcement des sanctions des États-Unis ; ces derniers tentent d’asphyxier l’économie du pays reposant en grande partie sur l’exportation de pétrole. L’Iran a aussi menacé de bloquer le détroit d’Hormuz si les pays obéissaient aux injonctions américaines de ne pas acheter leur pétrole. On estime que 1/5 de l’essence consommé passe par ce détroit. Selon le brigadier-général des Gardiens de la Révolution, Ahmadreza Pourdastan ; « Le Golfe Persique est comme une poudrière et l’explosion d’un pétard pourrait mener à une catastrophe ».

Les États-Unis ont accusé l’Iran d’être derrière plusieurs attaques en mai et juin contre des pétroliers ; ce que le pays nie. Trump a pour cette raison essayé de forger une coalition militaire pour protéger les eaux du golfe. Cependant les partisans européens de l’accord nucléaire (France, Royaume-Uni, Allemagne) ont préféré appeler à une résolution diplomatique. Ces pays cherchant même à protéger l’Iran des sanctions américaines pour sauver l’accord. L’Iran a aussi prévenu qu’ils ne patienteraient pas longtemps avant de s’éloigner d’avantage de l’accord prévu. De plus le pays tente actuellement de normaliser ses relatons avec ses voisins d’Arabie Saoudite et des Émirats Arabes Unis.

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Le Kurdistan irakien entre contrebande et corruption

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Kurdistan irakien

Une équipe technique du gouvernement du Kurdistan irakien a découvert l’existence d’un vaste et lucratif réseau de contrebande

Ce réseau de contrebande aurait fait passer des milliards de dinars en biens de toutes sortes ; ceci représente des centaines de milliers d’euros. Les contrebandiers importaient illégalement des produits au Kurdistan irakien à travers un passage frontalier particulier. Cette découverte a été confirmée par le ministre des finances du Kurdistan irakien. Le trafic passait par le passage de Parvizkhan à la frontière iranienne.

Un coup médiatique pour le gouvernement ?

Pour le ministre de l’économie et des finances ce réseau est doublement criminel ; d’un part par son trafic mais aussi pour sa mise en danger des finances publiques. Il semble que les criminels soient de plus mouillés dans un large éventails d’affaires. En effet ils étaient capables de créer de faux documents autorisant le passage des marchandises à travers la frontière.

Le communiqué du ministère s’est félicité de cette découverte. Ce dernier a aussi tenu a féliciter les services des douanes de la région autonome et celles de la ville de Sulaimani. Dans ce communiqué on peut aussi lire ; « Il existe une coordination totale entre le tribunal et les services de surveillance du ministère de l’économie et des finances… Le procureur travaille déjà sur cette affaire et des mesures administratives et légales sont en train d’êtres prises. » On ignore pour l’instant combien de personnes étaient actives au sein de ce réseau.

La corruption au Kurdistan irakien

On compte aujourd’hui trois postes frontières officiels entre le Kurdistan irakien et l’Iran ; Haji Omaran à Erbil, Parvizkhan à Garmiyan et Bashmakh dans la région de Sulaimani. Cependant de très nombreux points de passage officieux existent. Shakhawan Bakir est le responsable du poste de Bashmakh. Il a révélé que ses « équipes techniques » avaient travaillé de concert avec celles du gouvernement ; c’est leur travail qui a permis de déterminer que le réseau opérait à Parvizkhan. Il semble par ailleurs que les équipes de Parvizkhan reconnaissent que des biens illégaux passent la frontière quotidiennement.

Selon le directeur du poste de Parvizkhan ; « 80 % des taxes finissent dans les mains des entreprises et non celles du gouvernement. » On voit d’ailleurs de tout passer par le poste frontière ; des oignons aux véhicules d’occasions. Cette région n’est cependant pas la seule souffrant de ce trafic au Kurdistan irakien. Ajoutons qu’à de nombreuses occasions les forces de l’ordre sont également complices des trafiquants. Un député dénonce même le fait que certaines entreprises possédant des bureaux officiels au Kurdistan irakien importent des biens de consommation périmés avec l’aide des forces de sécurité. Étant donné le niveau de corruption les trafiquants ont encore de beaux jours devant dans la région.

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Bangladesh : Une envie dévorante de poisson hilsa

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Les douanes indiennes ont saisi 2800 kg du poisson hilsa alors que son exportation est interdite par le Bangladesh depuis maintenant 8 ans

Ce poisson hilsa est un mets réputé au Bengal, de l’autre côté de la frontière. L’animal s’y vend jusqu’à 3000 roupies le kilo sur les marchés de Kolkata ; soit 34,5 euros le kilo. La saisie de 2800 kg de poisson hilsa s’est effectuée sur une période de 7 mois. Les meilleures prises des autorités sont d’environ 600 kg par saisies. Récemment celles-ci sont devenues routinières et les autorités ne semblent pas excessivement inquiètes.

Trafic de poisson

Ce poisson bangladeshi est si réputé au Bengal que les habitants sont prêts à y mettre le prix. Ces derniers ont d’ailleurs explosé après l’interdiction de son exportation il y a huit ans. Le plus réputé est le Padmar Ilish ; un poisson hilsa de la rivière Padmar. Il est réputé pour être de qualité supérieure. Ces derniers sont évidemment les plus cher. Les poissons hilsa dits « Ganga hilsa » et « hilsa de mer » se vendent quand même entre 1500 et 1800 roupies le kilo ; soit entre 17 et 20 euros.

Les saisies sont généralement effectuées par l’Inde pour rendre service à son voisin. Les autorités parlent de « contrebande inversée » ; en effet les routes de la contrebande vont généralement dans l’autre sens. La plupart de ce commerce illégal a généralement lieu dans les régions frontalières bengladeshi de Malda et Murshidabad. Au total 11 contrebandiers sont poursuivis dans 9 affaires distinctes. Toutes ces personnes sont des citoyens indiens.

Le poisson hilsa : un enjeu diplomatique

La gouvernement du premier ministre Sheikh Hasina est le premier à avoir interdit l’exportation du poisson. L’objectif était de protéger le poisson hilsa de la rivière Padma. Il faut cependant ajouter à ceci une question d’accès à l’eau. En 2015 il était assez clair que le bangladesh négociait à demi-mot, l’accès à certaines rivières contre l’arrivée de poisson. En septembre 2019 le gouvernement bangladeshi a cependant autorisé l’exportation de 500 tonnes de poisson hilsa. Ceci n’a cependant pas mis fin à la contrebande.

Il est néanmoins intéressant de noter que le poisson saisi n’est pas détruit mais revendu localement. Un grand nombre d’importateurs essayent actuellement de convaincre le gouvernement de revenir sur son interdiction d’exportation. Ils citent le contrecoup économique de cette décision ; depuis 2012, 42 entreprises liées à ce poisson ont fermé. Le gouvernement a précisé qu’il ne changerait pas sa décision tant que l’accès aux eaux de la rivière Teesta ne sera pas résolu. La diplomatie du poisson hilsa a donc de beaux jours devant elle.

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Le trafic de drogue d’un prisonnier écossais

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prisonnier écossais

Un prisonnier écossais trafiquant de drogue a continué à opérer depuis trois prisons différentes sur une période de deux ans au Royaume-Uni

Il semblerait que l’individu ait continué à gérer son réseau par mail et par téléphone. Le prisonnier écossais a réussi à éviter les autorités pendant près de deux ans. Les trois prisons au sein desquelles il a opéré sont celles d’Édimbourg, Addiewel et West Lothia. Sans une découverte fortuite lors d’une fouille, Craig Sutton aurait pu continuer son trafic pendant encore longtemps.

Une découverte soulignant un dysfonctionnement

Il semble qu’une banale alarme incendie soit à l’origine de la découverte à la prison d’Addiewel. La cellule du prisonnier écossais a été fouillée à la suite du déclenchement d’une alarme dans la cellule voisine. L’enquête est actuellement encore en cours et la décision de justice sera rendue en octobre. L’homme de 37 ans est aussi accusé d’avoir bénéficié de l’aide de sa complice Natalie Williamson, 29 ans. Cette dernière a avoué avoir autorisé le dépôt de 30 000£ issus du trafic sur son compte en banque. Williamson sera jugée en même temps que Sutton.

Le tribunal de Glasgow a été informé que le trafic aurait eu lien entre février 2015 et juillet 2017. C’est la découverte d’héroïne et d’objets lié à la consommation de drogue qui ont mis la puce à l’oreille des enquêteurs. Ces doutes ont été renforcés par la découverte d’une liste suspectée de créditeurs. Une fouille plus poussée à révélé de nombreuses lettres adressées à Sutton par d’autres prisonniers.

Le prisonnier écossais est-il le seul responsable ?

Il faut souligner que Sutton ne faisait pas beaucoup d’effort pour se cacher. En effet parmi les lettres découvertes l’une d’entre elle était de sa main et décrivait en détail la façon dont il comptait faire entrer la drogue en prison. En plus de cela les enquêteurs ont saisi les enregistrement d’appels effectué par Sutton depuis son incarcération en 2014. Les agents y ont découvert de fréquentes conversations entre Sutton et Williamson ; il y discute à de nombreuses reprises sont trafic d’héroïne et d’ecstasy dans et en dehors de la prison.

Cette profusion de preuves et d’indices ont semble-t-il surpris les juges. Les juges Lord Burns et McGuire ont par exemple demandé si ces lettres avaient été examiné au sein de la prison. Selon McGuire ; « Il y a deux possibilités – les lettres et les enregistrements téléphoniques étaient surveillés et rien n’a été fait, ou ils n’ont pas été surveillés ». Le nombre de prison concernées inquiète également les juges. Plus qu’un problème de trafic de drogue ; ceci est un problème de fonctionnement de l’administration pénitentiaire. Par ailleurs cela pose la question d’une corruption potentielle de gardiens.

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