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République Dominicaine : Baseball et trafic de drogue

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D’anciens joueurs de baseball professionnels sont accusés d’être impliqués dans un trafic de drogue s’étendant de l’Amérique latine à l’Europe

Le procureur général dominicain a précisé que l’un des deux hommes est une ancienne star de la Major League Baseball et l’autre un lanceur bien connu. Ces joueurs de baseball auraient participé à un réseau s’étendant de l’Amérique Latine à l’Europe en passant par les États-Unis.

Joueurs de baseball et blanchiment d’agent

Octavio Dotel, 45 ans, a été un lanceur pour 13 équipes au cours de sa carrière. Il a aussi gagné une World Series avec l’équipe des St Louis Cardinals. L’homme est aujourd’hui en détention. L’autre joueur est Luis Castillo. Ce dernier a pu demeurer à son domicile de Plantation en Floride. Selon son avocat l’homme se déclare « abasourdi » par ces accusations. On ne sait pas vraiment si Dotel, arrêté en République dominicaine lundi dernier, a choisi un avocat. Le procureur général Jean Alain Rodriguez a précisé qu’ils poursuivaient le Luis Castillo ayant joué pour les New York Mets et les Florida Marlins. Un autre joueur éponyme est actuellement dans l’équipe des Cincinnati Reds.

Les deux hommes sont accusés d’avoir participé au réseau dirigé par Cesar Peralta. Selon Rodriguez il s’agirait du plus important réseau des caraïbes. Les anciens joueurs de baseball sont notamment accusé d’avoir aidé à blanchir de l’argent. On ignore cependant encore la nature exacte des accusations. Castillo s’est déclaré choqué et surpris par l’intermédiaire de son avocat. Selon l’avocat le bureau du procureur refuse de lui communiquer des précisions quant aux accusations.

Cesar l’agresseur

Mardi dernier Rodriguez a annoncé que la police était à la recherche de Peralta. Près de 18 personnes sont également recherchées ou en détention en relation avec cette affaire. Il semble que le FBI et la DEA coopèrent à l’enquête ; les États-Unis ont fait savoir qu’ils souhaitaient l’extradition de trois lieutenants de Peralta. Plus de 700 agents et procureurs venant de différentes structures participent à l’opération. Cesar Peralta est surnommé « Cesar l’agresseur ». Il serait impliqué dans le trafic de drogue depuis plus de 20 ans. Il a monté les échelons progressivement suite aux décès ou à l’arrestation d’autres barons de la drogue.

L’homme aurait développé une structure complexe de blanchiment de l’argent de la drogue. Ce réseau serait responsables de l’entrée de tonnes de cocaïne et d’opiacés en Europe et aux États-Unis. Six commerces appartenant à Peralta ont été nommés dans cette affaire. Certaines de ses boites de nuit serviraient au trafic de femmes venant de Colombie et du Venezuela, en plus de blanchir de l’argent.

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Pakistan : Les routes du blanchiment d’argent

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blanchiment d'argent

La création de fausses factures et le blanchiment d’argent demeurent un problème au Pakistan malgré des améliorations notables

Cette pratique de blanchiment d’argent implique de délibérément mentir sur la valeur d’une transaction commerciale ou sur sur la facture soumise aux douanes. De cette façon les criminels peuvent blanchir leur argent par le commerce. Selon le groupe Intégrité Financière Internationale, les fausses factures seraient l’outil principal utilisé dans les flux financiers illégaux. Le Pakistan possède actuellement peu d’outils de lutte contre ce problème.

Une situation en amélioration

Le pays peine à atteindre les critères édictés par le Groupe d’Action Financière International (GAFI). De nombreuses mesures ont pourtant été prises pour éliminer le blanchiment d’argent. Ainsi l’importation de voitures d’occasion était auparavant un des problème principaux. Cette technique servait aux importateurs à faire entrer de l’argent illégalement dans le pays. Le gouvernement a fini par agir sous la pression des membres du GAFI. Désormais une voiture d’occasion ne peut être importée que si le paiement et les taxes sont effectués depuis le compte du pakistanais expatrié qui est censé importer la voiture.

Par ailleurs seul la famille peut désormais recevoir de l’argent depuis l’étranger et un montant maximum a été fixé. Ces deux méthodes de blanchiment d’argent ayant été stoppées ceci a arrêté les criminels les plus visibles, mais n’a pas éliminé le problème. Le gouvernement n’a pour l’instant pas réussi à stopper les deux autres méthodes restantes ; les fausses factures et la contrebande. L’industrie pakistanaise souffre beaucoup de ces deux problèmes.

Blanchiment d’argent et corruption

La sous-facturation ou la sur-facturation manipulent le prix, la quantité ou la qualité d’un bien ou d’un service sur une facture. En faisant cela les criminels peuvent transférer de larges sommes d’argent à travers les frontières. Même les importateurs soi-disant respectables se livrent à cette pratique. Un grand nombre d’entre eux s’en servent pour éviter les taxes et la douane en sous évaluant leur marchandise. Cette pratique est aussi utilisé à l’exportation car le Pakistan fourni des encouragement financier. La Banque d’État du Pakistan a réduit la quantité d’argent qu’une personne ou une entreprise peut faire sortir du pays. Malheureusement ce contrôle est contourné par ces pratiques d’exportation surévaluées.

Pour éviter les contrôles plus stricts des pays les plus développés les importateurs font d’abord passer leur marchandise par d’autres États comme l’Île Maurice ou Dubaï. Les marchandises sont alors refacturées à un prix bien plus élevé avant leur importation finale au Pakistan. Le produit de cette sur-facturation est alors dirigé vers le compte bancaire offshore de l’importateur. Il serait pourtant possible de faire cesser ces pratiques grâce à la technologie. Actuellement les douanes pakistanaises utilisent cette méthode pour les matériaux bruts. Au lieu de se fier au prix indiqué sur la facture, ils vérifient le cours du produit directement sur internet. Il suffirait d’étendre cette pratique, mais les douanes choisissent de ne pas le faire pour les produits fini. Le problème dans cette situation serait celui de la corruption et non seulement d’une mauvaise pratique.

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Trafic d’hippocampes au Mexique

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trafic d'hippocampes

Le trafic d’hippocampes au Mexique est destiné au marché chinois où l’animal est utilisé en médecine traditionnelle

Dans la médecine traditionnelle chinoise cet animal marin est sensé avoir des vertus aphrodisiaques. La demande est donc forte et le Mexique est actuellement incapable de stopper ce trafic d’hippocampes. En 2018 les autorités mexicaines avaient arrêté un ressortissant chinois transportant diverses espèces marines. Dans le lot il dissimulait 81 hippocampes. Une fois sur le marché chinois ces animaux sont broyés et ingérés sous forme de soupe ou dans du vin. Son action sur les reins est sensé régler les problèmes d’impotence ou d’infertilité féminine.

Médecine traditionnelle et produit culinaire

La Chine consommerait près de 500 tonnes d’hippocampes par an. Le trafic d’hippocampes est pourtant théoriquement puni de neuf ans de prison au Mexique et aucune importation légale n’existe depuis 2012. Il semble qu’aucun des deux pays n’ait pourtant à cœur de faire cesser le problème ; un total de 95 589 hippocampes ont été saisis au Mexique entre 2001 et 2019. Le chiffre réel est donc bien au dessus car on sait que ces résultats sont très largement sous-évalués par les autorités mexicaines. La route actuelle de la contrebande semble passer par Hong-Kong où la législation est plus permissive.

Les trafiquants arrêtés reçoivent en réalité rarement plus qu’une amende, même dans des cas avérés de trafic. Les affaires ne vont que rarement plus loin notamment du fait de la corruption et l’absence de connaissance du sujet par l’institution judiciaire. Par ailleurs un autre problème est la facilité de transport de l’animal. Les hippocampes séchés sont petits et se conservent longtemps. Ils sont souvent dissimulés parmi d’autres produits maritimes pour en cacher l’odeur éventuelle. Ajoutons qu’une bonne partie de la contrebande s’effectue tout simplement par la poste. Les employés des postes ignorent souvent que ce produit est illégal.

Hong-Kong : l’épicentre du trafic d’hippocampes

Hong-Kong est l’endroit où ce trafic s’effectue presque au grand jour. Des journalistes ont récemment pu visiter des boutiques où l’animal est vendu et offrent même des services pour faire passer l’hippocampe en Chine. Le plus souvent on trouve cette contrebande dans les magasins de fruits de mer séchés. Le prix pour 100 grammes oscille ente 120 et 580 dollars, en fonction de la taille et de l’origine. La perpétuation du problème est surprenante car la demande semblait pourtant à la baisse.

Ceci semble confirmer que la ville est principalement un point de transit pour l’animal. Les consommateurs sont en réalités en Chine. C’est ce que semble confirmer les vendeurs Hongkongais qui vendent leurs services pour faire passer le produit. Certains soulignent qu’ils fournissent des restaurateurs de la ville de Shenzhen par ce biais. Clairement les interdictions et la répression ne fonctionnent pas dans cette lutte. Le trafic d’hippocampe semble même avoir été dynamisé par cet échec. Certains défendent l’idée d’une légalisation qui ouvrirait la voie à un meilleur contrôle de la ressource et donc à une protection de l’hippocampe.

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Les banques et le trafic d’animaux sauvages

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trafic d'animaux sauvages

Les banques ont un rôle important à jouer dans la lutte contre le trafic d’animaux sauvages au niveau international

Le trafic d’animaux sauvages est une des activités illégales les plus lucratives au monde. On estime que ce commerce génère 26 milliards de dollars par an. Une organisation de surveillance internationale du blanchiment d’argent a révélé l’ampleur du problème dans un rapport récent. Le trafic d’animaux sauvages exploite les faiblesses du secteur financier et non-financier pour déplacer, cacher et blanchir ses bénéfices. Le problème est particulièrement prégnant en Asie. On l’oublie souvent mais banques ont un rôle majeur à jouer dans cette lutte.

Le trafic d’animaux sauvage international

Le blanchiment d’argent est un problème qui va de pair avec toute activité illégale d’ampleur. Les méthodes classiques sont utilisées par les criminels. Ces derniers mélangent par exemple les bénéfices légaux et illégaux ou changent les étiquetages des containers. Ils fabriquent aussi des faux documents de toute pièce pour gérer leurs bénéfices. Il faut par ailleurs noter que ce commerce est international. Selon Europol, l’Union Européenne sert par exemple de point de transit principal entre l’Asie et l’Afrique. On peut aussi relever que l’industrie du luxe européenne consomme 96 % de la peau de python.

Ce trafic international rend la vie difficile aux autorités. L’origine et la destination des animaux sont souvent inconnue. C’est là que le rôle des banques pourrait avoir un impact positif. Il est en effet plus efficace de suivre les flux financiers. Grâce à la surveillance de ces flux financiers il serait possible d’identifier des réseaux criminels. Le Groupe d’Action Financière a ainsi émis une série de suggestions visant à intégrer pleinement la surveillance du trafic d’animaux sauvages aux méthodes de surveillances bancaires actuelles.

La collaboration public-privé

Il est par exemple suggéré aux banques de renforcer les contrôles des transferts d’argent entre pays de transit, pays de destination et d’origine. Notamment dans les cas d’industries dites « à risque ». Il est ainsi parfois clair que le volume des paiement ne correspond au type d’industrie ou à l’ampleur des entreprises. Il faut cependant souligner ici que certains pays asiatiques contribuent à exacerber le problème du trafic d’animaux sauvages ; interdire simplement l’ivoire d’éléphant ou les écailles de pangolin par exemple, n’arrête pas la demande.

Pour que cette lutte soit efficace il faut en effet que les autorités s’attaquent à l’emprise des réseaux de trafiquants. Notamment en brisant leurs chaînes d’approvisionnement et leurs réseaux par une plus forte répression. Une collaboration entre le secteur privé et publique serait ici plus que bénéfique, notamment pour suivre les flux financier et remonter jusqu’aux responsables. On pourrait ajouter que l’utilisation de technologies comme l’intelligence artificielle ou le machine learning serait ici utile. Avec les bons modèles cette technologie pourrait détecter les signes et les motifs caractéristiques du trafic. Malheureusement si certaines institutions bancaires se sont engagées dans cette voie il reste encore de nombreuses alternatives aux trafiquants.

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