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La Chine et le Nigeria s’allient contre le trafic de faune.

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Les deux pays ont annoncé un renforcement de leurs relations bilatérales.

La Chine et le Nigeria ont annoncé qu’ils comptaient redoubler d’efforts dans leur lutte contre le trafic de faune, en accordance avec la CITES (convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Barr Sharon Ikeazor, la ministre de l’environnement nigériane, a souligné l’importance de la collaboration entre les deux pays, due notamment au flux de trafic partant de l’Afrique en direction de l’Asie. 

Lors d’une visite de représentants chinois de l’autorité de gestion de la CITES à Abudja, la ministre a réitéré la volonté du Nigeria d’appliquer la CITES, précisant que diverses espèces étaient maintenant menaçées d’extinction à cause de l’exploitation massive des territoires et du trafic illicite.

Selon Barr Sharon Ikeazor, le Nigeria a mis en place une agence de parcs nationaux de façon à protéger la faune et flore nigérianes. De son côté le vice-administrateur de l’agence chinoise des forêts, Li Shumings, a déclaré que le gouvernement chinois se concentrait les relations bilatérales avec le Nigeria pour préserver les espèces en vie de disparition. Une autorité des parcs a également été mise en place par le pays, qui protège 10 parcs nationaux contenant 1 864 pandas et 293 éléphants.

La disparition de la faune nigériane.

Le Nigeria est le pays de nombreuses espèces dont certains attributs sont populaires dans les médecines traditionnelles de l’Asie. Le pangolin, un petit mammifère dont les écailles, en réalité composées de kératine, sont réputées dans la médecine chinoise pour augmenter la libido comme pour soigner les cancers. La viande de pangolin est aussi populaire dans la région et est considérée comme en mets de luxe.

Ce petit animal est extrêmement en danger à cause du trafic dont il fait l’objet. En février, au Viêtnam, 2 500 kilogrammes d’écailles de pangolin ont été saisis. Le record mondial de saisie d’écailles, auparavant de 12 tonnes en Chine, a été battu à Singapour en avril, 13 tonnes ayant été découvertes dans 230 sacs stockés dans un conteneur provenant du Nigeria. Quant à la viande de pangolin, c’est la Malaise qui détient le record, avec une saisie de 30 tonnes datant de février.

En moyenne, 20 000 kilogrammes de pangolin sont trafiqués annuellement selon l’ONG Traffic, un chiffre déjà largement surpassé pour 2019. Entre 400 000 et 3 millions de pangolins seraient illégalement tués en Afrique centrale chaque année.

Le directeur général de la Fondation pour la Conservation nigériane, le Dr Muhtari Aminu-Kano, estime que ce genre de trafic, s’il n’est pas anéanti, ruinera la faune du pays. Le braconnage ne concerne pas seulement le trafic dédié aux marchés internationaux, mais aussi la consommation locale. 

Si les lions, les éléphants ou les pangolins sont souvent tués pour être intégrés à la médecine chinoise ou orner les cheminées de riches occidentaux, certains animaux sont tués pour être mangés par les Nigérians. Certains de ces animaux sont chassés à un rythme qui excède leur vitesse de reproduction, contribuant à la diminution progressive de la biodiversité.

La disparition progressive des espèces braconnées impacte aussi les espèces qui les côtoyant. Par exemple, les déjections d’éléphant, riches en fibres, sont essentielles au maintien de la biodiversité, fertilisant les sols et permettant la survie de dizaines d’organismes et de plantes.

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Les dégâts de l’opium birman au Nagaland

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l'opium birman

L’absence de contrôle sur la frontière a provoqué une explosion de la consommation de l’opium birman dans l’État indien du Nagaland

L’État du Nagaland n’est pourtant pas l’État responsable de la plus grande partie de la production de pavot en Inde ; des États comme le Manipur et l’Arunachal Pradesh ont bien plus de mal à contrôler cette culture. Pourtant le problème de consommation d’opium est en passe de devenir une question de santé publique et de sécurité. L’origine de la situation est avant tout liée à l’absence de contrôle de la frontière avec le Myanmar. La frontière est peu surveillée et le Myanmar ne contrôle pas vraiment son propre territoire. L’opium birman passe donc aisément la frontière.

Une zone de non-droit

Les agences de renseignement indien révèlent que la culture du pavot est en pleine explosion et que de nombreux laboratoires de confection de drogue existent chez leur voisin. Les régions au cœur du problème sont les Zones Autonomes des Collines de Naga, dans le district de Sagaing. L’existence de cette zone peu contrôlée permet de faire aisément passer la drogue en Inde ; la frontière ne possède même pas de barrière. L’héroïne birmane peut donc entrer aisément dans les districts de Noklak, Mon, Tuensang et Phek.

Il est actuellement difficile pour l’État birman de mettre fin à cette production intensive de pavot. En effet la plupart du district de Sagaing est sous le contrôle d’insurgés et autres groupes non-étatiques. Les trafiquants ont également développé une méthode ingénieuse pour faire passer l’opium birman. Ils commencent par faire sécher le plant de pavot pour le transformer en opium puis le mélangent à de l’eau pour en imprégner d’épais vêtements. Ces vêtements sont ensuite découpés en morceaux plus facilement transportables.

L’opium birman en libre circulation

Une fois au Nagaland les trafiquants vendent les morceaux de vêtements aux toxicomanes. Ces derniers consomment l’opium en reniflant le tissu. Une bande d’étoffe de 60 cm se vend autour de 4500-5000 roupies, soit entre 52 et 58 euro. Certains morceaux de 5 cm peuvent se vendre autour de 3 euros. L’Inde partage 1624 km de frontières avec le Myanmar. La plus grande partie de cette frontière ne possède pas de barrière du fait du terrain impraticable. Ceci permet au trafic illégal d’être florissant ; drogue, armes, or ou animaux sauvages passent la frontière quotidiennement.

Les troupes indiennes surveillant la frontière réussissent quelques coups de filets mais les quantités saisies sont infimes par rapport au trafic réel. Certains villages sur la frontière n’ont pas de poste de police à moins de 20 ou 25 km ; les trafiquants arrêtés par les villageois sont généralement relâchés contre une « taxe », selon la règle traditionnelle. Par ailleurs il semble que le Myanmar ait choisi de faire la sourde oreille. Lorsque le sujet arrive sur la table lors de discussions entre les deux États, le Myanmar demande des chiffres précis et des informations sourcées. Ceci étant bien sûr impossible à obtenir dans l’état actuel des choses. Malheureusement pour l’Inde tant que son voisin niera l’existence du problème la situation ne risque pas de s’améliorer.

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La fin des passeurs de la manche ?

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les passeurs de la manche

Un réseau de passeurs de la manche faisant traverser la mer à des migrants dans des conditions extrêmement risquées a été démantelé

L’opération a été menée de concert par les autorités belges, françaises, néerlandaises et britanniques. Les passeurs de la manche faisaient partie d’un vaste réseau de trafiquants d’êtres humains. L’opération s’est étendue sur plusieurs jours à partir du 28 septembre. Au total 12 suspects ont été arrêtés ; 2 aux Pays-Bas, 7 en France et 3 au Royaume-Uni. Les autorités ont aussi saisi 12 véhicules, 10 bateaux pneumatiques, 152 gilets de sauvetage, un camping-car, une remorque pour bateau, des bijoux, 48 000 euros en liquide, des documents et des téléphones portables.

Le réseau des passeurs de la manche

Les passeurs de la manche ont récemment commencé à innover en utilisant de petites embarcations pour traverser. Cette activité a notoirement augmentée avec 4600 migrants interceptés sur les côtes britanniques cette année. Le groupe de passeurs est majoritairement composé d’iraniens vivant en France, au Pays-Bas et au Royaume-Uni. Le réseau aurait fait d’immenses profits avec ses petits bateaux basés dans le nord de la France. Les bateaux ont d’ailleurs été achetés spécifiquement pour cette tâche dans d’autres pays.

En France les passeurs formaient certains migrants au fonctionnement des bateaux et faisaient payer 3000 euros par personne en moyenne pour le passage. La traversée de la manche sur ce genre d’embarcation est extrêmement dangereux ; le mauvais temps et les bateaux surchargés sont un risque en soi mais il doivent aussi se faufiler dans une des voies maritimes les plus fréquentée au monde.

Les effets de la coopération internationale

Le succès de l’opération est aussi due à la coopération avec les agences Europol et Eurojust. Le partage d’information a été au cœur du travail depuis la réunion initiale permettant la création d’une enquête commune en septembre. De son côté le Royaume-Uni a pu lier ce travail avec des enquêtes en cours nationalement contre les réseaux de passeurs. Selon Frank Demeester, le procureur des Flandres de l’Ouest du département du trafic d’êtres humains ; « Il est clair que les groupes criminels, spécifiquement dans le cas de l’immigration illégale et le trafic d’êtres humains, travaillent à un niveau international». Il s’agit dont pour les pays d’opérer avec le même niveau de coopération.

De son côté Europol a permis de faciliter l’échange d’information et l’organisation de réunions opérationnelles. De plus l’organisation a fourni deux analystes du renseignement dédiée à cette opération. Le jour même de l’action, Europol a aussi mis en place un poste de commandement virtuel facilitant la coordination opérationnelle. Ceci a facilité l’échange d’information en temps réel entre les agents sur le terrain. Ce genre d’opérations sont un testament à l’efficacité des forces de l’ordre. Cependant on peut douter du fait qu’il soit possible d’arrêter des mouvements de migrations par la seule répression.

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Crimes violents à Anvers

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crimes violents à Anvers

Explosions de bombes, fusillades et enlèvement d’enfants ; le trafic de drogue provoque une hausse des crimes violents à Anvers

Anvers est le second port de marchandises d’Europe après Rotterdam. Cependant il est le premier port d’arrivée pour la crimes violent à Anvers du fait de ses liens commerciaux privilégiés avec l’Amérique du Sud. La drogue est régulièrement dissimulée dans des marchandises, des fruits ou les murs des containers. La plupart arrive du Brésil, de l’Équateur ou de la Colombie. Cette route commerciale a malheureusement pour effet direct une augmentation des crimes violents à Anvers.

Un cancer pour la ville d’Anvers

En septembre 2020 près de 40 tonnes de cocaïne avaient déjà été saisies. Cette année est en passe de battre le record de 61,8 tonnes. Il faut également ajouter à ce chiffre près de 70 tonnes interceptées avant d’avoir pu atteindre le port. Des quantités pareilles de drogues représentent d’énormes sommes d’argent à même d’éveiller les convoitises. En effet l’ONU estime que les saisies ne représentent que 10 % de la cocaïne entrant dans le pays.

Dans la rue la cocaïne se vend à 50 euros le gramme ; une hausse des prix à l’importation offrant des profits astronomiques au réseau responsable du trafic. Une économie parallèle est d’ailleurs apparue avec l’unique objectif de blanchir cet argent ; voitures de luxe, petits commerces et immobilier. Selon Kristian Vanderwaeren, l’administrateur général des douanes de Belgique ; « L’argent criminel a infiltré la ville ». Il ajoute que sur les 1000km de quais du port on peut facilement « se faire 80 000 euros en récupérant un sac ».

Crimes violents à Anvers et ailleurs

Dans ce climat particulier il n’est pas surprenant d’apprendre que des agents des douanes aient été corrompus. Cependant les criminels cherchent aujourd’hui à se faire des contacts dans de plus hautes sphères, chez des individus mieux connectés. Ainsi cette semaine un ancien responsable de la gendarmerie et trois policiers ont été arrêtés. Cette enquête fait suite à la saisie de trois tonnes de cocaïne fin 2019 à Limburg. Cette ville est devenue la base arrière du crime organisé. Dans cette province on trouve aussi des laboratoires de drogues synthétiques fournissant les Pays-Bas. C’est dans cette région qu’un enfant de 13 ans a été kidnappé et détenu pendant un mois du fait des liens de sa famille avec les trafiquants.

Selon le procureur de Limburg, Guido Vermeiren, la violence des criminels est de tout ordre ; « prises d’otages, torture, attaques à la grande, cocktails Molotov, incendies, fusillades ». C’est pour cette raison que le procureur et ses collègues demandent plus de moyens au gouvernement. Cette augmentation des crimes violents à Anvers fait que dans certains quartiers les habitants sont régulièrement réveillés par des explosions de grenades et des fusillades. Loin de ne toucher que les criminels cette violence touche donc également les habitants innocents.

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