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Iran : au cœur du transport de drogue

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Les monts Talysh, dans le sud de l’Azerbaïdjan, rendent difficile la protection de la frontière avec l’Iran par des patrouilles

Des douaniers d’Astrakhan ont récemment découvert du haschisch sur un navire iranien. Le problème de la contrebande de drogue en provenance d’Iran concerne aussi la Russie. Le principal problème est lié à l’Azerbaïdjan qui possède une frontière terrestre de 661 kilomètres avec l’Iran. Il est indéniable que le service national des frontières de l’Azerbaïdjan n’est pas inactif mais n’arrive pas stopper le problème.

L’Iran poursuit sa lutte contre le trafic de drogue

Le général iranien Mohammad Massoud Zahedian est le chef de la brigade anti-drogue. Il a rencontré le 5 septembre son homologue azerbaïdjanais, le Général Hazi Aslanov. Zahedian a déclaré que la coopération entre les forces de police des deux parties était «importante», et qu’il fallait tirer des leçons de leurs expériences. Fin 2018, un accord sur la sécurité le long de la frontière et le partage de renseignements dans la lutte contre le trafic de drogue avait déjà été conclu. Les signataires étaient Elchin Guliyev, chef du service des frontières de l’Azerbaïdjan et le commandant des gardes-frontières iraniens, Qasem Rezaei.

Une partie de la frontière entre les deux pays, mesurant plus de 130 kilomètres, reste non contrôlée. En effet l’Arménie occupe environ 20% des terres azerbaïdjanaises. Les trafiquants de drogue exploitent souvent ces failles de sécurité pour leurs opérations illégales. Les autorités azerbaïdjanaises affirment qu’il y a eu une augmentation des saisies de drogue le long de la frontière iranienne. Le district d’Astara, situé en Azerbaïdjan et qui relie directement une ville iranienne du même nom est le plus concerné. En juillet 2018, 260 kilogrammes d’héroïne y ont été saisis à un poste de contrôle douanier. Quelques mois auparavant, des douaniers azerbaïdjanais y avaient saisi 515 kilogrammes d’héroïne dans un camion à destination de l’Azerbaïdjan.

L’Iran est la principale route terrestre de la drogue

Le pays fait partie d’un réseau logistique entre l’Asie centrale, le Pakistan, l’Inde, la Turquie, le Moyen-Orient et les pays européens. Selon l’édition 2019 du Rapport mondial sur les drogues publié par l’Office des Nations Unies ; l’Iran avait saisi la plus grande quantité d’opiacés au monde en 2017. Il représentait à lui seul 39 % des saisies mondiales ; environ 630 tonnes d’opium.

Le coût est aussi humain. L’ambassadeur d’Iran aux Nations Unies, Majid Takht-e-Ravanchi, a fait une déclaration le 9 juillet dernier ; «En 40 ans, l’Iran a perdu 3 815 membres des forces de l’ordre lors d’opérations antidrogue. Plus de 12 000 personnes ont également été blessées « . En 2018, les forces de l’ordre iraniennes ont mené 1 557 opérations contre les trafiquants de drogue et les réseaux internationaux. Elles ont détruit 2 114 réseaux et saisi environ 807 tonnes de stupéfiants et de substances psychotropes, dont 45 tonnes d’héroïne et de morphine.

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La lutte contre le trafic d’animaux en Amérique latine

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La première conférence d’Amérique latine sur le trafic d’animaux sauvage a eu lieu sur ce continent si riche en terme de biodiversité

Après la drogue, les armes à feu et le trafic d’êtres humains, le trafic d’espèces sauvages est le crime organisé le plus lucratif du monde. On estimait les profits annuels à 20 milliards de dollars en 2016, selon Interpol. Ce continent le plus riche en biodiversité du monde ; environ 40% des espèces végétales et animales du monde. Aujourd’hui l’Amérique latine est une plaque tournante de ce commerce criminel.

Un problème à prendre au sérieux

Le trafic d’espèces sauvages augmente dans la plupart des pays de la région, y compris au Pérou, le pays hôte de la conférence. Luis Alberto Gonzales-Zuñiga est le chef de son service forestier et de faune sauvage. D’après lui ; “ C’est une entreprise mondialisée qui nécessite une réponse globale ». Qu’il s’agisse du commerce d’animaux sauvages vivants ou d’animaux morts les pays dont ils sont originaires doivent prendre ce trafic au sérieux. Pour Salvador Ortega, responsable d’Interpol pour les crimes contre les forêts d’Amérique latine, ces pays doivent comprendre qu’ils font partie de la chaîne d’approvisionnement d’une organisation criminelle transnationale.

Selon Ortega ; »La corruption est l’élément le plus perturbateur pour nos enquêtes dans cette région. Elle porte atteinte à la coopération policière internationale et aux enquêtes transnationales. Alors que les collectionneurs d’animaux vivants vivent surtout aux États-Unis, en Europe et au Moyen-Orient, la contrebande d’animaux morts vise surtout l’Asie de l’Est, en particulier la Chine.

Initiatives internationales

Les gouvernements britanniques et américains ont tous deux soutenu ce sommet. Ce dernier fait suite à la conférence sur le commerce illégal d’espèces sauvages organisée à Londres l’année dernière. Le ministre britannique de l’Environnement, Zac Goldsmith, a salué l’initiative.

Un porte-parole du département d’État américain a déclaré que le pays était ; « le chef de file dans la lutte mondiale contre le trafic d’espèces sauvages. »

Un décret signé par le président Trump en 2017 a expressément reconnu le trafic d’espèces sauvages comme ; « l’un des quatre domaines prioritaires dans les efforts visant à démanteler les organisations criminelles transnationales ». Les 27 pays majoritairement latino-américains et caribéens présents à la conférence se sont mis d’accords sur plusieurs points ; partager leurs informations, faire respecter la loi et prendre ce crime davantage au sérieux. La prochaine réunion devait avoir lieu en Colombie en 2021.

 

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Recrudescence de fausse monnaie en Louisiane

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La ville de DeRidder au sud-est de la Louisiane aux États-Unis fait face à une recrudescence du trafic de faux billets

Il est désormais possible d’acheter de la fausse monnaie en ligne. En effet neuf cas de fausse monnaie sont à déplorer dans la ville depuis mars. Face à cette menace, la police locale communique sur les moyens de repérer ces faux billets. Le but est d’aider les commerces victimes de cette arnaque.

Un gros problème pour la petite ville

James Halbert est le chef des enquêteurs de la police de DeRidder. Selon lui le Département de Police est témoin d’une augmentation de monnaie contrefaite dans toute la ville ; « La plupart de ces billets ont des écritures en chinois et le film argenté et la qualité du papier sont parfois vraiment mauvais ». Il existe des stylos qui permettent d’identifier un faux billets, ainsi que certaines lampes à UV spéciales. Il est aussi possible d’apprendre à repérer les faux numéros de série des billets. Le billet de 20 dollars est le billet le plus susceptible d’être contrefait aux États-Unis. Cependant faussaires étrangers ont une préférence pour les coupures de 100 dollars.

Halbert précise à propos du travail de ses hommes que ; «Nous ne faisons que passer, collecter les faux billets, et essayer de retrouver d’où ils viennent. Parfois, nous réussissons, parfois pas.» La ville a vu neuf cas de fausse monnaie depuis mars 2019. Halbert a déclaré que ce n’est pas difficile pour les faux monnayeurs de faire entrer la fausse monnaie dans la circulation ;  « Ils ciblent les caissiers pressés, qui sont occupés, les gens qui sont nouveaux et pas très confiants en eux-mêmes.”

Un problème presque insolvable

Malheureusement, une fois que l’entreprise a accepté la fausse monnaie, la marchandise achetée a été officiellement volée. Halbert explique l’impasse dans laquelle se retrouve les gérants de magasin ; « Ils n’ont aucune idée de la provenance des fonds, des caissiers. Parfois, il se peut qu’aucune vidéo ne permette de retracer d’où provient l’argent. »

Le chef des enquêteurs précise que la majeure partie de l’argent qui circule peut être acheté sur Amazon pour 10 dollars. Cependant, si vous êtes pris à tenter d’acheter quelque chose avec l’argent, cela aura des conséquences. Selon Halbert ; «Ce n’est pas illégal de posséder cet argent. Cela devient un crime lorsque vous essayez de l’utiliser comme monnaie. C’est un crime et un délit. De toute évidence, imprimer cet argent aussi un crime. » La dernière fois que DeRidder a eu affaire à des résidents imprimant de l’argent, c’était à l’été 2018. Le couple qui a été arrêté a échappé aux poursuites fédérales, mais reste inquiété par l’État.

 

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Nouvelle-Zélande : Un bunker pour le cannabis

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Un bunker situé 7m sous terre était utilisé pour faire pousser du cannabis sur la côte ouest de la Nouvelle-Zélande depuis des années

Des rumeurs existaient depuis longtemps sur l’existence de ce bunker. Les habitants de la région en parlent depuis près de dix ans. Cependant ce n’est que récemment que la police a pu saisir près de 3 millions en produits et saisis diverses. Un voisin a déclaré qu’il avait fait part de ses inquiétudes à la police en 2012. L’attitude de son voisin et sa propriété avaient éveillé ses soupçons.

Un bunker sous les champs

Le bunker en question était une opération sophistiquée destinée à faire pousser du cannabis. La police reconnaît que des informations n’ont cessé de leur parvenir pendant toutes ces années. Ils n’ont cependant pu déclencher l’opération plus tôt. La planification ne leur a cependant pris que quelques mois et a permis l’arrestation de deux suspects. Un résident de Kaniere de 63 ans est le propriétaire du large domaine contenant le bunker. Il est accusé d’avoir cultivé le cannabis pour le vendre. Il serait propriétaire du domaine depuis 1994. Le deuxième suspect est un habitant de Ngahere de 72 ans. Il a été arrêté à son domicile pour possession de cannabis à des fins de trafic.

Le maire de Westland, Bruce Smith a déclaré avoir été choqué d’apprendre l’existence du bunker ; « Si j’ai bien compris ce truc est gigantesque. Il fait 24m de long et 12m de large et se trouvait sous 7m de terre ». Certains voisins rapportent qu’ils ont entendu des rumeurs à ce sujet il y a 10 ans de cela. Un autre rapporte qu’un «voyou » prétendait avoir aidé l’homme à couler le béton du bunker.

Une opération longue durée

Le sergent Mark Rowbottom a passé des mois a enquêter sur ce trafic de cannabis. Il cherchait l’origine de la drogue qui inondait la côte ouest et Canterbury. Cependant son travail est la suite d’une enquête remontant à des années. Les informations n’avaient de cesse de leur parvenir, on ignore donc ce qui explique le délai. La saisie a cependant été un succès. En plus de la drogue les agents ont saisi des propriétés agricoles, de l’argent en liquide, des véhicules, des machines agricoles, de l’or et des armes à feu.

La police pense avoir gravement perturbé le trafic de cannabis sur la côte ouest et la région de Canterbury. On ignore encore la taille exacte du bunker. La police n’exclue pas que d’autres arrestations restent encore à venir. Le commandant de la région de la côte ouest, l’inspecteur Jacqui Corner a tenu a remercier les habitants pour leur aide et pour leur patience ; reconnaissant sans doute par là le temps qu’il leur a fallu pour agir sur les renseignements fournis.

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