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Problème d’armes à feu dans la baie de San Francisco

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Les agents fédéraux de San Francisco surveillent Oakland – en 2016 plus d’armes à feu illicites ont été saisies en Californie que dans tout autre État

En août 2018, Dereke Holden, un résident de San Jose, a vendu pour 13 200 $ d’arme en une seule journée. Holden était un criminel connu et les lois sur la vérification des antécédents l’empêchaient pourtant d’acheter une arme à feu légalement. Comment s’y est-il pris ?

Des solutions de contournement

Il existe une solution pour contourner la loi ; s’adresser à un vendeur d’armes dans un État possédant une réglementation moins stricte. C’est ce qu’a choisi Holden. Il a demandé à un ami d’acheter des armes pour lui. Ce dernier s’est rendu à Las Vegas et les a ramenées. Malheureusement pour eux Holden et son co-accusé, Jose Sotomayor, ont essayé de vendre neuf pistolets et deux fusils d’assaut à un agent de police infiltré. En novembre dernier, ils ont été inculpés dans le cadre d’une vaste enquête judiciaire fédérale et étatique visant le trafic d’armes à feu et la drogue dans la baie de San Francisco.

Le 6 septembre, Sotomayor a été condamné à une peine de deux ans et six mois d’emprisonnement. Holden a également plaidé coupable et recevra le verdict en janvier. L’affaire Holden/Sotomayor est peu de chose par rapport à l’ampleur du phénomène. Plusieurs groupes trafiquants des armes à feu dans la baie ont été détruits au cours des dernières années. Cependant le problème de fond demeure. Les autorités fédérales estiment que des centaines de milliers d’armes à feu ont été introduites dans cette région depuis les zones rurales de Californie où les restrictions imposées aux marchands d’armes sont moins strictes.

Un problème intérieur et extérieur à l’État

Les armes à feu arrivent principalement sur le marché noir de deux façons ; des cambriolages et des « acheteurs de paille ». Ces dernier les achètent dans d’autres États et les transportent dans une zone où elles peuvent être revendues en faisant un bénéfice ; c’est à dire surtout là ou il serait impossible de se les procurer autrement.

La spécificité de la Californie c’est qu’elle est sa propre source. Jill Snyder est agent du Bureau fédéral de l’alcool, du tabac et des armes à feu. Selon lui ; « La plupart des armes que nous avons saisies ont été achetées et se trouvaient dans une autre région de Californie. Nous avons cependant des cas de trafic d’armes à feu en provenance du Nevada… Tout dépend du type d’arme que vous voulez. Cela dépend de la région où vous vivez. Cela dépend si les armes sont accessibles. Si vous voulez une mitrailleuse, cela pourrait être plus cher. Si vous voulez un silencieux, ça pourrait être plus cher. C’est la loi de l’offre et de la demande, comme tout le reste. »

 

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Les dégâts de l’opium birman au Nagaland

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l'opium birman

L’absence de contrôle sur la frontière a provoqué une explosion de la consommation de l’opium birman dans l’État indien du Nagaland

L’État du Nagaland n’est pourtant pas l’État responsable de la plus grande partie de la production de pavot en Inde ; des États comme le Manipur et l’Arunachal Pradesh ont bien plus de mal à contrôler cette culture. Pourtant le problème de consommation d’opium est en passe de devenir une question de santé publique et de sécurité. L’origine de la situation est avant tout liée à l’absence de contrôle de la frontière avec le Myanmar. La frontière est peu surveillée et le Myanmar ne contrôle pas vraiment son propre territoire. L’opium birman passe donc aisément la frontière.

Une zone de non-droit

Les agences de renseignement indien révèlent que la culture du pavot est en pleine explosion et que de nombreux laboratoires de confection de drogue existent chez leur voisin. Les régions au cœur du problème sont les Zones Autonomes des Collines de Naga, dans le district de Sagaing. L’existence de cette zone peu contrôlée permet de faire aisément passer la drogue en Inde ; la frontière ne possède même pas de barrière. L’héroïne birmane peut donc entrer aisément dans les districts de Noklak, Mon, Tuensang et Phek.

Il est actuellement difficile pour l’État birman de mettre fin à cette production intensive de pavot. En effet la plupart du district de Sagaing est sous le contrôle d’insurgés et autres groupes non-étatiques. Les trafiquants ont également développé une méthode ingénieuse pour faire passer l’opium birman. Ils commencent par faire sécher le plant de pavot pour le transformer en opium puis le mélangent à de l’eau pour en imprégner d’épais vêtements. Ces vêtements sont ensuite découpés en morceaux plus facilement transportables.

L’opium birman en libre circulation

Une fois au Nagaland les trafiquants vendent les morceaux de vêtements aux toxicomanes. Ces derniers consomment l’opium en reniflant le tissu. Une bande d’étoffe de 60 cm se vend autour de 4500-5000 roupies, soit entre 52 et 58 euro. Certains morceaux de 5 cm peuvent se vendre autour de 3 euros. L’Inde partage 1624 km de frontières avec le Myanmar. La plus grande partie de cette frontière ne possède pas de barrière du fait du terrain impraticable. Ceci permet au trafic illégal d’être florissant ; drogue, armes, or ou animaux sauvages passent la frontière quotidiennement.

Les troupes indiennes surveillant la frontière réussissent quelques coups de filets mais les quantités saisies sont infimes par rapport au trafic réel. Certains villages sur la frontière n’ont pas de poste de police à moins de 20 ou 25 km ; les trafiquants arrêtés par les villageois sont généralement relâchés contre une « taxe », selon la règle traditionnelle. Par ailleurs il semble que le Myanmar ait choisi de faire la sourde oreille. Lorsque le sujet arrive sur la table lors de discussions entre les deux États, le Myanmar demande des chiffres précis et des informations sourcées. Ceci étant bien sûr impossible à obtenir dans l’état actuel des choses. Malheureusement pour l’Inde tant que son voisin niera l’existence du problème la situation ne risque pas de s’améliorer.

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La fin des passeurs de la manche ?

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les passeurs de la manche

Un réseau de passeurs de la manche faisant traverser la mer à des migrants dans des conditions extrêmement risquées a été démantelé

L’opération a été menée de concert par les autorités belges, françaises, néerlandaises et britanniques. Les passeurs de la manche faisaient partie d’un vaste réseau de trafiquants d’êtres humains. L’opération s’est étendue sur plusieurs jours à partir du 28 septembre. Au total 12 suspects ont été arrêtés ; 2 aux Pays-Bas, 7 en France et 3 au Royaume-Uni. Les autorités ont aussi saisi 12 véhicules, 10 bateaux pneumatiques, 152 gilets de sauvetage, un camping-car, une remorque pour bateau, des bijoux, 48 000 euros en liquide, des documents et des téléphones portables.

Le réseau des passeurs de la manche

Les passeurs de la manche ont récemment commencé à innover en utilisant de petites embarcations pour traverser. Cette activité a notoirement augmentée avec 4600 migrants interceptés sur les côtes britanniques cette année. Le groupe de passeurs est majoritairement composé d’iraniens vivant en France, au Pays-Bas et au Royaume-Uni. Le réseau aurait fait d’immenses profits avec ses petits bateaux basés dans le nord de la France. Les bateaux ont d’ailleurs été achetés spécifiquement pour cette tâche dans d’autres pays.

En France les passeurs formaient certains migrants au fonctionnement des bateaux et faisaient payer 3000 euros par personne en moyenne pour le passage. La traversée de la manche sur ce genre d’embarcation est extrêmement dangereux ; le mauvais temps et les bateaux surchargés sont un risque en soi mais il doivent aussi se faufiler dans une des voies maritimes les plus fréquentée au monde.

Les effets de la coopération internationale

Le succès de l’opération est aussi due à la coopération avec les agences Europol et Eurojust. Le partage d’information a été au cœur du travail depuis la réunion initiale permettant la création d’une enquête commune en septembre. De son côté le Royaume-Uni a pu lier ce travail avec des enquêtes en cours nationalement contre les réseaux de passeurs. Selon Frank Demeester, le procureur des Flandres de l’Ouest du département du trafic d’êtres humains ; « Il est clair que les groupes criminels, spécifiquement dans le cas de l’immigration illégale et le trafic d’êtres humains, travaillent à un niveau international». Il s’agit dont pour les pays d’opérer avec le même niveau de coopération.

De son côté Europol a permis de faciliter l’échange d’information et l’organisation de réunions opérationnelles. De plus l’organisation a fourni deux analystes du renseignement dédiée à cette opération. Le jour même de l’action, Europol a aussi mis en place un poste de commandement virtuel facilitant la coordination opérationnelle. Ceci a facilité l’échange d’information en temps réel entre les agents sur le terrain. Ce genre d’opérations sont un testament à l’efficacité des forces de l’ordre. Cependant on peut douter du fait qu’il soit possible d’arrêter des mouvements de migrations par la seule répression.

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Crimes violents à Anvers

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crimes violents à Anvers

Explosions de bombes, fusillades et enlèvement d’enfants ; le trafic de drogue provoque une hausse des crimes violents à Anvers

Anvers est le second port de marchandises d’Europe après Rotterdam. Cependant il est le premier port d’arrivée pour la crimes violent à Anvers du fait de ses liens commerciaux privilégiés avec l’Amérique du Sud. La drogue est régulièrement dissimulée dans des marchandises, des fruits ou les murs des containers. La plupart arrive du Brésil, de l’Équateur ou de la Colombie. Cette route commerciale a malheureusement pour effet direct une augmentation des crimes violents à Anvers.

Un cancer pour la ville d’Anvers

En septembre 2020 près de 40 tonnes de cocaïne avaient déjà été saisies. Cette année est en passe de battre le record de 61,8 tonnes. Il faut également ajouter à ce chiffre près de 70 tonnes interceptées avant d’avoir pu atteindre le port. Des quantités pareilles de drogues représentent d’énormes sommes d’argent à même d’éveiller les convoitises. En effet l’ONU estime que les saisies ne représentent que 10 % de la cocaïne entrant dans le pays.

Dans la rue la cocaïne se vend à 50 euros le gramme ; une hausse des prix à l’importation offrant des profits astronomiques au réseau responsable du trafic. Une économie parallèle est d’ailleurs apparue avec l’unique objectif de blanchir cet argent ; voitures de luxe, petits commerces et immobilier. Selon Kristian Vanderwaeren, l’administrateur général des douanes de Belgique ; « L’argent criminel a infiltré la ville ». Il ajoute que sur les 1000km de quais du port on peut facilement « se faire 80 000 euros en récupérant un sac ».

Crimes violents à Anvers et ailleurs

Dans ce climat particulier il n’est pas surprenant d’apprendre que des agents des douanes aient été corrompus. Cependant les criminels cherchent aujourd’hui à se faire des contacts dans de plus hautes sphères, chez des individus mieux connectés. Ainsi cette semaine un ancien responsable de la gendarmerie et trois policiers ont été arrêtés. Cette enquête fait suite à la saisie de trois tonnes de cocaïne fin 2019 à Limburg. Cette ville est devenue la base arrière du crime organisé. Dans cette province on trouve aussi des laboratoires de drogues synthétiques fournissant les Pays-Bas. C’est dans cette région qu’un enfant de 13 ans a été kidnappé et détenu pendant un mois du fait des liens de sa famille avec les trafiquants.

Selon le procureur de Limburg, Guido Vermeiren, la violence des criminels est de tout ordre ; « prises d’otages, torture, attaques à la grande, cocktails Molotov, incendies, fusillades ». C’est pour cette raison que le procureur et ses collègues demandent plus de moyens au gouvernement. Cette augmentation des crimes violents à Anvers fait que dans certains quartiers les habitants sont régulièrement réveillés par des explosions de grenades et des fusillades. Loin de ne toucher que les criminels cette violence touche donc également les habitants innocents.

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