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Les survivantes de trafic sexuel privées d’aide

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Les personnes rescapées du trafic prostitutionnel n’ont pas accès aux fonds d’aide aux victimes pour de futiles raisons administratives et légales

Aux États-Unis, des milliers de survivants de la traite des êtres humains luttent pour compenser les salaires qui leur ont été volés pendant leur esclavage. Contrairement aux victimes d’autres crimes violents elles ne peuvent pas fournir les documents demandés. Ceci les empêche d’obtenir les aides auxquelles elles ont pourtant droit.

Une situation injuste

Deborah Pembrook ne se souvient pas exactement de la date à laquelle elle a été enlevée. Elle sait cependant qu’elle était très jeune ; des images d’abus se mélangent avec des images de crayons de couleurs et animaux en peluche. Quand elle s’est finalement échappée elle avait 17 ans et était seule. Ses revenus étaient gardés par son trafiquant ; elle ne disposait donc d’aucune épargne. Contrainte de déménager dans un autre État elle n’avait ni famille ni filet de sécurité. De plus à cause des lois en Californie – l’État où elle s’est finalement installée – elle n’avait aucun moyen d’obtenir des aides.

Une victime d’agression qui ne peut pas travailler à cause de ses blessures ou une victime de vol qui ne peut pas travailler à cause d’un ordinateur volé peuvent justifier avec une note de leur employeur de leur manque à gagner dû à leur inactivité. Les victimes de la traite ne peuvent par contre récupérer leurs revenus perdus par le biais des fonds de compensation. Les législateurs de Californie tentent de changer cela. Un nouveau projet de loi garantirait le droit des victimes de traite à des fins sexuelles de récupérer leurs revenus perdus. Cela se ferait par le biais du fonds d’indemnisation des victimes de l’État, une institution vieille de plusieurs décennies.

De lentes évolutions légales

Le Fonds d’Indemnisation des victimes rembourse les dépenses liées à la criminalité telles que ; les soins médicaux, les services de santé mentale, les frais de funérailles, déménagement et perte de revenus. Au cours de cette année il a versé plus de 57 millions de dollars aux victimes de crimes violents. Les victimes de la traite ne sont pas explicitement exclues du fonds. En fait, beaucoup ont reçu une indemnisation pour des dépenses telles que des services de santé mentale ou de réinstallation. Mais quand vient le temps de rembourser le revenu perdu, le diable se cache dans les détails.

Selon les directives en vigueur dans les États ; toute victime d’un crime cherchant à obtenir le remboursement de son revenu perdu doit soumettre une lettre de son employeur. Dans une affaire de traite il s’agit de la personne qui a exploité la victime. Le problème n’est pas spécifique à la Californie. Une analyse du Daily Beast de documents accessibles au public a révélé que la majorité des États exigent les mêmes documents ; des talons de chèque de paye, des déclarations de revenus ou la confirmation d’un employeur pour faire une demande de perte de revenu. Tous sont des documents auxquels une victime de la traite ne pourra pas avoir accès.

En 2018, un projet de loi avait été adopté à l’unanimité par l’assemblée législative de Californie. Jerry Brown avait posé son veto. Dans un communiqué, son bureau a déclaré que ; le plan « changerait fondamentalement la nature du système d’indemnisation des victimes ». Selon lui cela imposerait un « fardeau insoutenable au Fonds de dédommagement ». Les avocats des victimes ont été stupéfaits.

 

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Chine : Vente illégale de psychotropes

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vente de psychotropes

La vente illégale de psychotropes se répand sur les plateformes d’e-commerce chinois grâce à des failles dans la législation

Un journaliste pour Thepaper.cn a découvert que certains médicaments psychotropes qui ne devraient être vendus que sur ordonnance étaient en libre accès. La vente de psychotropes ne devrait être autorisé que par des médecins cependant certaines plateformes d’e-commerce les délivrent sans contrôle. Pour échapper à la surveillance ces médicaments sont vendus sous des noms divers et variés comme «barrière routière en plastique d’occasion ». Ces médicaments sont pourtant dangereux pour la santé.

Vente de psychotropes et santé publique

La vente de ces médicament mets en effet les consommateurs en danger. Certains médicaments ont la capacité de mettre une personne dans un coma pour quatre à six heures. De plus leur consommation génère un risque d’addiction, sans même parler de l’illégalité de leur achat. Leur vente en ligne par ces plateformes n’est ni plus ni moins que du trafic de drogue. Il est d’ailleurs surprenant que le gouvernement chinois n’ait pas sévi à ce sujet.

Il faut aussi remarquer que ces ventes de psychotropes sont liées à plusieurs affaires d’agressions sexuelles et de vols. Les forces de l’ordre ont donc connaissance de la situation. L’origine du problème est peut-être à trouver dans l’aspect multidisciplinaire de la réponse à apporter. Il faudrait une meilleure coopération entre les services s’occupant d’internet, de la médecine et de la logistique.

Des mesures de lutte à inventer

La vente de psychotropes en ligne est évidemment interdite par la loi chinoise. La question est de savoir si la législation permet de considérer ces ventes de psychotropes comme un trafic de drogues et de le traiter comme tel. Ces médicaments sont souvent obtenus par des moyens illégaux. De faux malades en obtiennent de leur médecin ou de l’hôpital pour les revendre ensuite. Il serait peut-être temps de mettre en place un système électronique d’ordonnance capable de répondre à l’évolution de la société. Il serait alors possible de suivre plus précisément le flot de psychotropes. Cette mesure proposée par certains permettrait d’empêcher les plus importantes utilisations détournées de ces médicaments.

Il faut néanmoins relever qu’une mesure pareille poserait d’importantes questions en terme de vie privée. Ce n’est cependant pas ce qui empêche le gouvernement chinois d’agir la plupart du temps. Il faudrait aussi que les plateformes d’e-commerce responsables de la vente de psychotropes soient tenues pour responsables de ce qu’il se passe sur leur site. La faute repose en grande partie sur ces structures qui servent de havre aux vendeurs de drogue. Enfin il apparaît nécessaire d’éduquer la population sur les risques encourus par la consommation de ces médicaments dangereux.

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Les chercheurs et le trafiquant de tortues

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trafiquant de tortues

Un ancien trafiquant de tortue aide aujourd’hui les chercheurs à étudier et découvrir les secrets de ses anciens collègues contrebandiers

Cet ancien trafiquant de tortues se nomme Yuan Xie. Avant de se lancer dans son activité illégale ce jeune chinois a suivi des études d’anglais dans plusieurs universités de la côté ouest des États-Unis. L’étudiant était alors soutenu financièrement par ses parents restés en Chine. L’homme a aujourd’hui 30 ans et réside à Los Angeles. Il aide désormais les chercheurs à lutter contre ses anciens collègues ; les trafiquants d’animaux sauvages, braconniers et autres contrebandiers.

Trafiquants de tortues vers la Chine

Son revirement a débuté lorsque le jeune homme a plaidé coupable aux accusations de contrebande et violation de la Convention International sur le Commerce des Espèces Menacées. Xie a été condamné à cinq ans de prison avec sursis. Il a aussi dû s’acquitter d’une amende de 15 000 dollars. Il doit également finir de servir 500 heures de travaux d’intérêts généraux. Au même moment des chercheurs du Fish and Wildlife Service essayaient d’entrer en contact avec des trafiquants comme lui. Le gouvernement a alors accepté de commuer une partie des heures de travaux d’intérêts généraux en travail de recherche.

Cette condamnation remonte au 2 septembre dernier et vient conclure cette affaire initiée par l’arrestation du jeune homme en 2018. En plus de l’aide que Xie va apporter aux chercheurs l’étude de l’enquête a déjà donné beaucoup d’indications aux chercheurs. Selon les enquêteurs le trafiquant de tortues a opéré sur une période de 18 mois. Il était chargé de faciliter le transport et l’achat des animaux. Xie aurait trafiqué plusieurs centaines de tortues de races différentes depuis sa maison de Eugene dans l’Oregon.

Un commerce peu risqué

Selon les enquêteurs ce trafic représente une somme avoisinant 150 000 dollars et près du double à la revente sur le marché chinois. Ce marché est apparu dans les années 1990 avec l’émergence des classes supérieures dans la société chinoises. Ces tortues sont utilisées comme médicaments, nourriture et animaux de compagnie. Cette demande croissante a aussi amené une augmentation des prix et donc au braconnage à travers l’Asie. Avec la baisse du nombre d’animaux disponible le marché semble s’être réorienté vers les États-Unis 10 à 15 ans plus tard.

Au total Xie aurait eu entre ses mains 769 tortues et reptiles provenant de vendeurs à travers le pays ; Alabama, Californie, Floride, Kentucky, Michigan, New Jersey, Nevada, Caroline du Nord et Caroline du Sud. Selon l’herpétologiste Daniel Gaillard ce commerce est peu risqué et très lucratif. De très nombreuses espèces différentes de tortues son recherchées et il est rare de se faire arrêter pour ce commerce illégal. Un autre trafiquant de tortues a été condamné à une sentence plus réduite au cours de la même enquête. Ce citoyen chinois écope de deux ans de sursis et de 8000 dollars d’amende.

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Trafic d’éléphants au Sri Lanka

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Trafic d’éléphants

Les écologistes srilankais s’opposent au retour d’animaux entre les mains d’individus accusés de trafic d’éléphants

Une décision judiciaire permettrait à ces personnes accusées de trafic d’éléphants de récupérer 14 pachydermes. Les écologistes du Sri Lanka affirment que ces animaux ont été directement achetés à des braconniers. Selon les avocats et les groupes de défenseurs de la nature cette décision judiciaire viole les lois de protection de l’environnement du Sri Lanka. Ils craignent que cette décision fasse jurisprudence et encourage le trafic d’éléphants sauvages.

Un symbole de puissance pour les élites

Le magistrat responsable de ce jugement a récemment refusé de revenir sur sa décision. L’avocat Ravindranath qui a déposé la motion déclare qu’il s’adressera donc à une juridiction supérieure. Les éléphants sont vénérés dans le pays. Ils sont en effet une part essentielle des religions et des festivals culturels du Sri Lanka depuis des siècles. Ils sont tout particulièrement sacrés pour les bouddhistes. Ces derniers forment près de 70 % de la population de ce pays de 22 millions d’habitants. Ils sont en effet considérés comme les serviteurs et comme des incarnations précédentes de Bouddha lui-même.

Un éléphant dans le jardin a longtemps été un signe de prospérité, de pouvoir et de privilège. Bien que la capture d’éléphant sauvages soit interdite depuis des dizaines d’années le gouvernement recense 219 éléphants en captivités. Au moins 132 de ces animaux sont entre les mains de propriétaires privés, le reste étant sous la garde de l’État. La capture de bébés éléphants est rapporté depuis au moins 2007 mais la situation a réellement dépassé les bornes en 2015 ; 38 éléphanteaux ont été capturés et vendu à des personnes influentes. On compte parmi elles un juge et un moine bouddhiste.

La légalisation du trafic d’éléphants

Le retour de ces 14 éléphants à leurs propriétaires est basé sur un décret gouvernemental. Ce dernier donne des éléments permettant d’enregistrer son éléphant comme animal de compagnie. Le décret permet aussi leur utilisation pour les festivités et activités religieuses ainsi que pour assurer leur bien-être. Les militants affirment que ces mesures encouragent le trafic d’éléphant et limite leur protection entre les mains de particuliers. Selon l’écologiste Rukshan Jayawardene on assistera bientôt à un retour du trafic d’éléphants sauvages à une grande échelle.

Le nouveau décret n’oblige pas de renseigner le pedigree de l’animal lors de son enregistrement. Il peut donc très bien s’agir d’un animal capturé dans la nature. Il s’agit dans les faits d’un moyen de ratifier un acte illégal. Le gouvernement semble sur la défensive face au accusations des écologistes. Le ministre de la protection de la faune sauvage Wimalaweera Dissanayake se défend de toute pratique illégale. Près de 21 éléphants sont encore sous contrôle de l’État après des saisies. Certains propriétaires auraient payé près de 200 000 dollars par animal. Le trafic d’éléphant est d’autant plus dramatique que ces animaux sont classés sur la liste des espèces menacées au Sri Lanka. Leur population est passée de 14 000 en 2011 à 6000 aujourd’hui.

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