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Le frère du président hondurien condamné pour trafic de drogue

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Le frère du président du Honduras Juan Orlando Hernandez, Juan Antonio, a été reconnu coupable de trafic de drogue

Un jury new-yorkais a condamné le frère du président hondurien Juan Orlando Hernández pour trafic de drogue. Ce procès a déterminé que le président lui-même aurait accepté un pot-de-vin d’un million de dollars d’un baron de la drogue mexicain ; le fameux Joaquín “El Chapo” Guzmán.

30 ans de prison requis contre Juan Antonio Hernandez

Après un procès de deux semaines, le jury a déclaré Juan Antonio «Tony» Hernández coupable de quatre chefs d’accusation ; notamment pour avoir participé à un trafic de cocaïne, avoir utilisé des mitraillettes et pour avoir menti à des agents fédéraux américains. La défense de M. Hernández a déclaré qu’il envisageait de faire appel.

L’ancien membre du Congrès risque une peine minimum de 30 ans. Le président du Honduras a eu recours à Twitter pour exprimer sa « grande tristesse » après le verdict, au cours duquel le témoignage d’un témoin l’a embarrassé. Le président, le « plus fidèle allié des États-Unis en Amérique centrale », a rejeté ces accusations. Selon Amilcar Alexander Ardón, ancien maire, meurtrier et trafiquant de drogue qui a comparu devant le tribunal ; El Chapo a effectué des donations à la campagne de 2013 de M. Hernández en échange de la protection de ses envois de cocaïne.

Le Honduras haut lieu du trafic de drogue

L’immigration en provenance du pays s’est accrue depuis la victoire de M. Hernández aux élections de 2017. Ce dernier était alors soutenu par les États-Unis. Par ailleurs ces élections ont été entachées d’allégations de fraude. Le tribunal de New York a également entendu le témoignage d’un expert en armement. Ce dernier a examiné une photo du téléphone portable de Tony Hernández montrant une mitrailleuse CZ-Scorpion Ev. L’arme était gravée ; «Juan Orlando H, président de la République». Cette arme est capable de tirer 1 150 balles à la minute. Sur Twitter, le président s’est indigné :  « Que pouvez-vous dire au sujet d’une condamnation fondée sur le témoignage d’un meurtrier avoué?”

Le président, dont le gouvernement a récemment signé un accord sur le droit d’asile avec l’administration américaine, a déclaré ce qui suit ; «Je rejette fermement les accusations injustes et fausses selon lesquelles le Honduras est un État qui parraine le trafic de drogue ou un narco-Etat ». Il a déclaré que seulement 3% des drogues arrivant aux États-Unis traversaient maintenant le Honduras, contre 80% en 2011. Le Honduras, a-t-il tweeté, a été reconnu par les États-Unis comme ; « un partenaire efficace et digne de confiance dans la lutte contre le trafic de drogue. Nous allons continuer dans ce combat, plus fort que jamais ».

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Le réveil du crime organisé chilien

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crime organisé chilien

Une étude récente souligne l’expansion du crime organisé chilien notamment en ce qui concerne le trafic de drogue et la violence

Certaines études soulignent que le sentiment d’insécurité dans la population est en hausse. Ce sentiment n’est pas entièrement infondé ; le crime organisé chilien est bien en train de prendre de l’importance. Cette croissance est soulignée par la diversification des pratiques et l’augmentation de la violence dans le pays. Cette tendance peut aussi se lire dans la hausse des saisies de drogues et la transformation des routes du trafic.

Mutations et transformations du trafic

En trois ans, la saisie de marijuana colombienne, « creepy », a augmentée de 700 %. Dans le même temps les saisies de marijuana paraguayenne ont chuté de 900 %. L’étude souligne qu’on observe une transformation des routes du trafic. Auparavant le crime organisé chilien favorisait la route Paraguay-Bolivie-Chili ; désormais ils passent par la Colombie, l’Équateur, le Pérou puis le Chili. De plus on assiste à une augmentation de l’utilisation des ports du pays et donc des voies maritimes.

Cette transformation s’accompagne également d’une mutation inquiétante ; en 2019 les autorités chiliennes ont découverts 15 laboratoires de production de drogues dans la région de Santiago et Antofagasta. Ces laboratoires se concentraient sur la production de drogues de synthèses. En effet la demande a explosé dans le pays entre 2017 et 2019 ; le marché a augmenté de 680 %. Sans surprise la violence inhérente au trafic n’a pas manqué de suivre. Le marché du trafic d’arme du pays est en pleine expansion. Néanmoins les chiffres restent bas ; on comptait 6 homicides lié au trafic en 2010 et 30 en 2019.

Le crime organisé chilien : un danger national ?

Il est donc indéniable que le problème du trafic de drogue s’aggrave dans le pays. Cependant la perception du danger réel par le public est peut-être troublée ; 79 % des interrogés estiment que le crime organisé chilien et le trafic de drogue sont « un danger majeur ou une menace importante pour la sécurité nationale ». Il semble que cette obsession soit plutôt le résultat d’une communication gouvernementale mettant l’accent sur le problème. Certains experts soulignent par ailleurs qu’une approche entièrement répressive sera un échec ; le Chili n’est pas seulement un pays de transit mais aussi de consommation. La question de la drogue est donc aussi un problème de santé publique à traiter comme tel.

Ajoutons à cela que la crise du coronavirus a poussé le crime organisé chilien et international à se tourner vers des substances plus addictives et moins chères. Cependant au chili ceci prends la forme d’une consommation d’un type de marijuana colombienne et le renforcement du trafic de cigarettes. Le trafic de cocaïne est par exemple en baisse depuis l’année dernière. On est donc loin de l’épidémie des opiacés au États-Unis. Cependant le problème du crime organisé chilien est réel et pourrait provoquer des poussées de violences. Notons tout de même que la perception du problème semble nettement disproportionnée et utilisée à des fins politiciennes.

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L’héroïne dans des maracas

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l'héroïne dans des maracas

Des trafiquants de drogue du dark web importaient de la drogue dans des souvenirs touristiques et notamment de l’héroïne dans des maracas

Ces trafiquants de drogue du dark web ont finalement été appréhendés. On les accuse d’avoir trafiqué de la drogue pour une valeur de 270 millions de dollars en Bitcoins. Les accusés importaient les opiacés depuis l’île de Porto Rico et notamment de l’héroïne dans des maracas. Un vendeur américain aurait obtenu l’aide d’un pharmacien costaricain. Les deux hommes sont aujourd’hui poursuivis pour ce trafic de drogue.

Des Bitcoins contre de l’héroïne dans des maracas

Les deux criminels ont été mis en accusation par un jury fédéral de Columbia mardi dernier. La nouvelle provient d’un rapport du Département de la Justice des États-Unis. Ce rapport mettait l’accent sur les efforts des forces de l’ordre contre le trafic de drogue sur le dark web. Ce type de trafics et l’utilisation de monnaies virtuelles comme le Bitcoin est d’habitude un vrai problème pour retrouver les auteurs. Il semble que les agents cherchent à illustrer leurs nouvelles capacités à travers cette affaire.

Il faut reconnaître que les sommes en jeu et le type de trafic n’est pas commun. Les opiacés étaient dissimulés dans des souvenirs touristiques ; le cas le plus cocasse était l’héroïne dans des maracas. Un des auteurs est David Pate, 44 ans. Il se serait chargé de vendre les comprimés d’opiacés fournis par Jose Hou, 38 ans. La publicité pour leur « produit » était présente sur de nombreux sites de vente en ligne du dark web. Ils étaient notamment sur le célèbre site Silk Road et Alphabay entre 2013 et 2018. Ces sites sont aujourd’hui hors ligne.

Pseudonymat plutôt qu’anonymat

Les clients auraient, au total, virés 23 903 Bitcoins en paiement à Pate ; l’équivalent aujourd’hui de 270 millions de dollars. Les drogues concernés étaient principalement de l’Oxycotin et des pilules de morphine. Les cas d’héroïne dans des Maracas, quoi que surprenants, n’étaient pas les plus fréquents. Désormais Pate et Hou sont poursuivis pour 7 chefs d’accusation différents ; notamment pour trafic de drogue et blanchiment d’argent. Selon le procureur Michael Sherwin ; « Ces chefs d’accusation sont un avertissement pour les trafiquants du monde entier que ni le dark web ni les monnaies virtuelles ne peuvent les faire échapper à la vigilance des forces de l’ordre des États-Unis ».

Les autorités ont récemment intensifié leurs efforts de lutte sur le dark web. Ce milieu d’apparence opaque ne semble pas autant les gêner qu’auparavant. Rappelons en effet qu’il n’est pas si aisé de rester anonyme sur internet ; plutôt qu’un anonymat les monnaies virtuelles fournissent plutôt un pseudonymat. Le cas le plus célèbre est celui de Ross Ulbricht, le propriétaire et gestionnaire de Silk Road ; ce dernier a été condamné car la police a pu retracer son identité à un portefeuille de Bitcoins. Par ailleurs des entreprises spécialisés dans la Blockchain sont venus en aide aux policiers ; c’est notamment le cas de Chainalysis. La police semble s’être finalement adaptée aux évolutions technologiques du trafic de drogues.

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Arrestation du leader des Black Disciples

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Black Disciples

Ce chef bien connu du gang des Black Disciples a été arrêté dans une affaire de drogue en compagnie de 23 autres personnes

Cette opération fédérale centrée sur Chicago va être un dur coup pour les Black Disciples. Les accusations vont du trafic de drogues au trafic d’armes. Le chef de gang se nomme Darnell McMiller, 34 ans. Il est aussi surnommé « Murder » ; « meurtre » en anglais. Il est accusé de trafic d’héroïne coupée au fentanyl. Il aurait notamment vendu cette drogue à un individu collaborant avec la police sur South Lowe Avenue à Chicago.

Les Black Disciples de nouveau sans chef

McMiller est connu comme étant l’actuel chef des Black Disciples. Ce gang national a été fondé dans les années 60 à Chicago. Clarence January, le leader de la faction « Dog Pound » et Charles Knight font partie des inculpés. Knight est un membre du gang des Gangster Disciples. Il est accusé de fournir la drogue au gang de McMiller. Ce dernier avait été libéré de prison il y a à peine plus d’un an.

Le leader avait en effet été condamné à huit ans de prison pour trafic de drogue en 2014. Quelques semaines après sa sortie la surveillance du FBI le surprenait à tenter de créer de nouvelles routes pour le trafic de drogues. McMiller aurait aussi révélé ses liens avec un des créateur originel des Gangster Disciples ; Larry Hoover. Il aurait également reconnu son rôle de chef de gang notamment en ce qui concerne les représailles. Il semble que le FBI ait tous les éléments nécessaires pour condamner McMiller.

Une victoire pour Chicago

Lors de l’opération la police de Chicago a saisi de l’héroïne coupée au fentanyl, de l’ecstasy et de la cocaïne. Près de deux douzaines d’armes à feu et 50 000$ font aussi partie des prises. Selon le procureur John Lausch cette enquête de plusieurs années remonte à avant la décision de l’administration présidentielle de lancer l’Opération Légende. Cette opération vise à envoyer des forces fédérales en soutien des polices locales.

L’opération s’est principalement tenue dans le quartier d’Englewood. Cependant le FBI ne compte pas se restreindre à cette zone ; d’autres quartiers de Chicago sont aussi minés par la présence des gangs. Le Commissaire Divisionnaire de Chicago, David Brown, souligne que les Black Disciples sont directement liés à la hausse de la violence dans la ville. Cette violence est le produit direct des enjeux du trafic de drogue. Les agents ne se sont d’ailleurs pas arrêtés aux membres directs du gang ; les comptables et les acteurs financiers des criminels font partie des inculpés. Reste à savoir pour combien de temps les agents ont réussi à perturber les opérations des trafiquants.

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