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Interpol coordonne la lutte contre les faux papiers

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Vingt fonctionnaires d’Asie du Sud-Est ont été formés à Hanoi, au Viet-Nam, aux dernières techniques d’examen des documents de voyage

La formation s’est étendue sur trois jours, du 9 au 11 octobre 2019. Elle a été coorganisée par Interpol et Idemia. Elle était destinée à des fonctionnaires chargés du contrôle des frontières et de l’immigration.

Une coopération inédite

Pour la première fois la branche d’Interpol qui s’occupe de la contrefaçon des Documents administratifs (la CCSD) a travaillé avec Idemia. Idemia est une entreprise française de sécurité numérique spécialisée dans la biométrie, la sécurité digitale et l’analyse de données et de vidéos. Une vingtaine de fonctionnaires d’Asie du Sud-Est ont été formés aux techniques d’examen des documents. Le cours comportait des exercices pratiques sur l’identification de documents frauduleux, contrefaçons et falsifications. Au programme également des techniques innovantes de protection des passeports ; telles que l’image stéréoscopique au laser, les techniques de portrait en 3D ou la gravure au laser en couleur avec Lasink. La formation de trois jours comprenait également de études de cas ainsi que des présentations de pays.

Isabelle Poulard est la vice-présidente des unités de passeport et de permis de conduire, division Sécurité publique et identité, d’Idemia. Pour elle ; «Outre la numérisation de l’identité, les cartes d’identité et documents de voyage papier continueront à être délivrés. Le nombre de voyageurs va doubler en moins de deux ans. Il est donc très important pour Idemia de coopérer avec Interpol ; de partager les meilleures pratiques et de former les responsables de première ligne à la lutte contre tous les types de fraudes documentaires ».

L’utilisation des outils et données d’Interpol

Interpol a fait une présentation de sa base de données sur les documents de voyage volés et perdus. Elle contient plus de 87,5 millions d’enregistrements provenant de 177 pays sur divers documents ; passeports, cartes d’identité, tampons de visa etc. Le programme Edison a aussi été présenté. Ce dernier fournit des exemples de documents authentiques de voyage afin d’aider les agents à identifier les faux. Enfin, la Bibliothèque numérique de l’organisme, Dial-Doc n’était pas en reste. Elle permet aux pays d’émettre des alertes mondiales dès que leurs agents aux frontières détectent une nouvelle forme de contrefaçon de documents.

Daniela Djidrovska est coordinatrice de l’unité Contrefaçon et documents de sécurité d’Interpol. Elle salue cette première formation CCSD-Idemia. Selon elle ; « ces échanges sont importants pour améliorer les connaissances et les compétences des participants à la lutte contre la contrefaçon de document. » Les exercices menés à cette occasion ont renforcé les capacités des agents formés en matière de détection de faux documents. Elle ajoute ; “Des représentants des services de contrôles aux frontières de pays membres d’Interpol ont pu s’y former à de nouvelles normes de sécurité des documents. Les évolutions futures et des fonctionnalités de sécurité innovantes ont été discutées.”

 

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Saisie record pour l’opération Lionfish V

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Opération Lionfish V

L’Opération Lionfish V contre le trafic de drogue a permis des saisies record et au moins 1333 arrestations

L’opération Lionfish V est une action de coopération internationale coordonnée par Interpol. Cette dernière a mis en lumière l’ampleur du trafic de drogue et des précurseurs chimiques. La valeur totale des saisies s’élève à 717 millions de dollars et 1333 suspects ont été arrêtés à travers le monde. Leur travail du groupe a duré du 23 juin au 31 juillet. En ce court laps de temps, Interpol a permis la coordination à travers 22 pays. Cette approche transfrontalière a permis d’importantes saisies sur les voies maritimes, aériennes et terrestres du trafic.

Un succès retentissant

Plus de 291 tonnes de précurseurs chimiques ont été saisies ainsi que 35,5 tonnes de drogues. Les drogues traditionnelles comme le cannabis et la cocaïne forment toujours la majeure partie des saisies. Cependant, Lionfish V a permis de souligner le poids grandissant de la production de drogues synthétiques comme la méthamphétamine, le Captagon et la kétamine. Quant aux précurseurs chimiques, ils sont particulièrement précieux pour les organisations criminelles. Ils leur permettent de produire de vastes quantités de drogue en faisant d’importants profits. En effets, ces drogues ne dépendent pas de critères environnementaux comme la cocaïne ou l’héroïne. Ces drogues peuvent être fabriquées en ville, à proximité des centres de distribution.

En cinq semaines d’opération, Lionfish V a effectué de remarquables saisies. Près de 1,8 tonne de Kétamine a été découverte ainsi que 683 kg de méthamphétamine et 581 kg de Captagon. Parmi les saisies les plus notables, on trouve aussi ; 20,2 tonnes de cocaïne, 11,7 tonnes de cannabis et 158 kg d’héroïne. Il faut ajouter à cela 65 100 tablettes et 48 kg de Tramadol. Plus de 9,5 millions de tablettes de pseudoéphédrine destinées à la fabrication de méthamphétamine font aussi partie du lot. Les trafiquants étaient également souvent armés et des dizaines de roquettes et d’explosifs ont été récupérés.

Lionfish V frappe les entreprises criminelles

Les agents ont aussi découvert un laboratoire gigantesque, capable de produire des milliers de kilos de kétamine au Cambodge. Les agents y ont arrêté un individu qui se trouvait sur la liste rouge d’Interpol pour son rôle dans le trafic de drogue international. Sur les 1333 arrêtés ont trouve des personnes de 25 nationalités. Les autorités indiennes ont aussi effectué la saisie d’héroïne la plus importante de leur histoire ; 75,3 kg, à Mundra. Si on peut tirer une forme de fil conducteur pour tous ces trafiquants, c’est leur caractère international, et la grande diversité des modes de production et de transports.

Interpol a eu un rôle majeur de coordination entre les différents pays notamment à travers l’utilisation de son réseau de communication sécurisé : I-24/7. Des soutiens en termes de police scientifique ont aussi été fournis, ainsi que des aides techniques pour connecter certains réseaux à d’autres. Selon le responsable d’Interpol, Jürgen Stock, ces entreprises criminelles ne sont pas si différentes de celles du CAC40 ; elles cherchent à maximiser les profits et à diminuer les risques.

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Inde : Braconnage du concombre de mer

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concombre de mer

Le braconnage du concombre de mer à destination des consommateurs chinois est omniprésent sur les côtes du sud de l’Inde

La côte sud du pays, ainsi que Lakshadweep, continue de voir une augmentation des crimes maritimes. Parmi ceux-ci, on trouve le braconnage du concombre de mer. Cette espèce maritime, aussi appelée holothurie, est protégée en Inde, mais est très prisée par les consommateurs chinois. Cet animal est en effet considéré comme un des « quatre trésors » de la cuisine cantonaise.

Les hauts lieux du braconnage maritime

Il y a quelques semaines plus de 500 kg de concombre de mer ont été saisis au large de la côte du Tamil Nadu, à proximité de la frontière maritime indienne. Cette saisie représente une prise avoisinant les 378 000 dollars. En mars de cette année, le Groupe de sécurité côtière de la police du Tamil Nadu a aussi saisi 1080 kg de ces holothuries. Cette saisie vaut également des dizaines de milliers de dollars au marché international de Nagapattinam. Selon le récent rapport « Commerce illégal d’espèces marines en Inde : 2015-2021 », un total de 187 incidents ont été recensés.

Le directeur de la recherche sur la protection maritime pour OceanAsia, Teale Phelps, pointe le Sri Lanka et le sud de l’Inde comme des hauts lieux du trafic. Il existe une différence de législation entre les deux pays. L’Inde a interdit purement et simplement la récolte du concombre de mer en 2001 et ils sont protégés depuis 1972. Le Sri Lanka, au contraire, contrôle la récolte en permettant la demande d’un permis pour la pêche et l’exportation. Les braconniers se livrent fréquemment à de la contrebande d’Holothuries pêchées en Inde, mais vendues et exportées depuis le Sri Lanka.

La protection des concombres de mer

La haute demande des concombres de mer du fait de leur réputation de plat raffiné en Chine a fait augmenter les prix. Un kilo d’holothuries s’échange à près de 400 $ sur le marché de Hong-Kong. Les braconniers sont constamment en mouvement. Une fois qu’une zone a été détruite par la surpêche, ces derniers changent de zone jusqu’à la destruction de la nouvelle. Cette pratique est particulièrement présente dans le golfe de Mannar et la région de la baie de Palk. Cependant le plus inquiétant est l’augmentation du problème à Lakshadweep : un archipel d’îles reculées.

Une des raisons de l’augmentation des arrestations, selon Phelps, est l’augmentation de la vigilance de la part des autorités. Un groupe de travail dédié à la lutte contre le braconnage du concombre de mer a en effet été créé. Un certain nombre de camps de lutte contre le braconnage ont aussi été créés sur les îles. Enfin, une zone de conservation dédiée aux holothuries a été créée en février 2020 ; une première mondiale. Le rôle de ces animaux est essentiel dans l’écosystème. Ils jouent un rôle similaire aux vers de terre pour les fonds marins. Leur protection est donc un enjeu écologique majeur.

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Brésil : contrebande frontalière à Corumbá

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contrebande frontalière à Corumbá

La contrebande frontalière à Corumbá sembler ignorer tous les efforts de la police pour stopper les trafiquants

Tous les trafics semblent passer par cette petite ville de Corumbá ; tissu, essence, drogues, armes et même des personnes. La ville est devenue un centre névralgique de la contrebande frontalière. Cette nouvelle positon de l’agglomération comme centre criminel a été confirmée par une enquête policière de six mois. La police brésilienne a réussi à démanteler un réseau de trafiquants d’êtres humains sur place le 31 août dernier. Un homme a été arrêté à Corumbá, mais d’autres raids ont eu lieu à Brasilia, Minas Gerais et Sao Paulo.

Coopération internationale des trafiquants

L’enquête a prouvé que ce réseau de contrebandiers, d’entrepreneurs du transport et d’ouvriers coopérait pour faire passer des migrants depuis Corumbá vers le reste du Brésil. La plupart allaient en bus jusqu’à Sao Paulo, où on les faisait travailler dans des usines textiles. Les conditions de travail y étaient souvent inhumaines. Cette situation n’est pas nouvelle : il y a dix ans l’ambassadeur de Bolivie au Brésil estimait que 50 000 de ces concitoyens étaient exploités dans l’industrie textile du pays. D’autres seraient recrutés comme livreur de drogues entre les deux pays ; la drogue vers le Brésil, l’argent liquide vers la Bolivie.

La contrebande frontalière à Corumbá ne s’arrête en effet pas là. Le même jour que les raids policiers, les agents ont aussi lancé l’opération Mad Max III ; une enquête sur le trafic d’essence dans la vile. Il semble que des citoyens brésiliens et boliviens achetaient de l’essence en Bolivie pour le revendre plus cher au marché noir brésilien.

Contrebande frontalière dans une petite ville

La ville de Corumbá est pourtant loin d’être une métropole. L’agglomération regroupe à peine 100 000 résidants. Cependant sa position stratégique le long de la rivière Paraguay fait que la police peine à avoir un impact sur la contrebande frontalière. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer ; le nombre d’opérations policières y est impressionnant. Au cours des derniers mois, des opérations contre le trafic de cocaïne, d’armes et de bétail ont eu lieu. Sans que ceci semble désorganiser les réseaux de trafiquants. Le trafic opère aussi dans les deux sens. La ville de Puerto Quijarro se trouve à 10 km de l’autre côté de la frontière. Il s’agit du principal port d’arrivage de la contrebande de bière du pays, en provenance du Brésil.

Corumbá est aussi située dans l’État du Mato Frosso do Sul. Cet État est un point vital pour les entreprises criminelles internationales. Son réseau de rivières et ses vastes forêts fournissent une protection parfaite pour les mouvements d’hommes, d’armes, de drogues ou de bétail. Cette région est aussi le point d’arrivée principal pour la cocaïne du gang Primeiro Comando da Capital ; le plus important du pays. Par ailleurs l’augmentation de la production de la cocaïne en Bolivie au cours de la première année de la pandémie, a fait passer ce pays au rang de troisième producteur au monde. La contrebande frontalière à Corumbá a donc de beaux jours devant elle.

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