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Mort des tigres secourus d’un temple thaïlandais

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Plus de la moitié des tigres sauvés d’une attraction touristique du Temple du Tigre, fermée en 2016 après allégations de trafic d’animaux, sont morts

Les animaux avaient été confisqués d’un temple après la découverte de morceaux de tigres venant du temple sur le marché noir. Affaiblis par le stress et la consanguinité, les animaux n’avaient plus de système immunitaire.

Une attraction mondialement réputée pendant deux décennies

Des touristes y prenaient des selfies avec des tigres depuis 1994. En 2016 on pouvait y aller pour l’équivalent de 13 euros environ et y nourrir un tigron au biberon. Ce temple avaient eu son lot de visiteurs célèbres, comme Jay-Z ou Beyoncé. Cette attraction phare de la Thaïlande est devenue le centre de la controverse quand des internautes ont réalisé que les propriétaires vendaient des morceaux de tigre au marché noir. En 2016, les autorités thaïlandaises ont confisqué près de 150 tigres du temple bouddhiste à l’ouest de Bangkok suite à la pression de militants animalistes sur internet. Pendant le raid, ils auraient trouvé des tigrons morts au congélateur et d’autres conservés dans des bocaux.

Des années plus tard, 86 des 147 tigres confisqués sont morts lentement de paralysie de la langue laryngée.  Selon la version officielle ; les animaux étaient affaiblis par le stress de la vie en captivité et leur état s’est détérioré progressivement depuis le diagnostic. Comme les tigres étaient des sang-mêlés et ne vivaient qu’en captivité, leur système immunitaire était affaibli, les empêchant de lutter contre la maladie virale. Des défenseurs de l’environnement se demandent si les autorités avaient pris soin des animaux saisis de façon appropriée. Edwin Wiek est le fondateur de la Wildlife Friends Foundation of Thailand. C’est l’association qui avait lancé l’alerte au sujet des pratiques du temple. Selon lui les conditions dans les enclos n’étaient « pas assez bonnes pour héberger autant de tigres et l’installation était mauvaise ». L’exiguïté des cages permettait la propagation de la maladie.

Une trafic florissant et largement ignoré par des autorités corrompues

Lors du raid des forces de l’ordre un moine aurait tenté de s’échapper du temple. Il conduisait un camion avec des centaines de flacons, de peaux et de dents de tigre dissimulés dans une valise. Une peau de tigre d’élevage peut se vendre pour environ 45 000 euros en Chine. Selon l’EIA, les riches chinois achètent des peaux pour les tapis et les tentures, et boivent du vin de tigre à 400 euros la bouteille. Les os de tigre valent littéralement leur pesant d’or et un bol de soupe au pénis de tigre “stimulateur la virilité” se vend pour plus de 350 euros.

Le temple se présentait depuis des années comme un sanctuaire ; il s’est finalement révélé être une plaque tournante dans le trafic de la faune. Certains visiteurs ont affirmé que les animaux semblaient être drogués ; des vidéos montrent en effet des animaux léthargiques. Des défenseurs de la vie sauvage ont accusé les moines du temple d’avoir élevé illégalement des tigres. Un accord international de 2007 l’interdit, même si en pratique de nombreuses fermes à tigres existent en Asie du sud-est. Mais vu l’argent qui peut être fait dans ce trafic, il n’est pas difficile de corrompre les autorités. Le combat contre le trafic d’animaux est encore largement perçu peu important, y compris par les forces de police.

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Inde : La commission Napalchyal et l’alcool de contrebande

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Les résultats de la commission créée pour enquêter sur des décès liés à la consommation d’alcool de contrebande en Inde ont été révélés le 1er novembre

Cette commission a été créée suite aux décès de février à Haridwar et de septembre à Dehradun. Il s’agit d’une initiative de l’ancien Secrétaire d’État indien Uttarakhand NS Napalchayal. Elle a soumis son rapport contenant au total 20 recommandations. Une des recommandation demande une enquête sur les responsabilités des fonctionnaires du service des accises.

Le danger de l’alcool frelaté

Le mois dernier la Haute Cour avait adressé des recommandations au gouvernement. Celles-ci font suite à l’ouverture d’un litige d’intérêt public concernant ces décès dus à la consommation d’alcool frelaté. Un résident de Dehradun, Pramod Sharma, avait intenté un litige d’intérêt public suite aux nombreux décès à Haridwar. Il a demandé au tribunal que l’enquête soit confiée au Bureau central d’investigation. Le procureur du Bureau a présenté une autre demande concernant environ sept décès à Dehradun le mois dernier.

La commission a commencé par déclarer une  «tolérance zéro» vis-à-vis des décès dus à la vente et à la consommation d’alcool de contrebande. Au total six personnes ont trouvé la mort à Dehradun en septembre et 45 à Haridwar en février de cette année. Uttarakhand NS Napalchayal, qui présidait la commission, a déclaré ; « Au total, 20 recommandations ont été adressées au gouvernement de l’État pour lutter contre la production et le commerce illicite d’alcool. Cela comprend des campagnes de sensibilisation dans l’État pour informer les citoyens des menaces d’alcool de mauvaise qualité ».

L’alcool méthylique au cœur des débats

Le rapport recommandait également de contrôler l’utilisation de l’alcool méthylique, un composé largement utilisé pour la fabrication illégale d’alcool. Pour le moment l’alcool méthylique n’est pas régulé, il n’apparaît même pas dans le “poison act” indien. Le rapport suggère que les camions transportant l’alcool de méthyle, un composant de certaines peintures industrielles, soient équipés de balises GPS et de verrous à reconnaissance digitale pour éviter les vols. Le prix de l’alcool est sensiblement plus élevé dans le reste de l’inde que dans les quartiers d’Uttar Pradesh. Cette différence de prix est l’une des causes de l’expansion du marché de la contrebande d’alcool. Le rapport suggère que le gouvernement intervienne pour que le prix de l’alcool soit encadré pour décourager les trafiquants.

Ce rapport recommande surtout la formation d’un corps policier qui se concentrerait sur la lutte contre l’alcool de contrebande pour les 2 ans qui viennent. Le commissaire en charge de l’unité spéciale serait choisi par un jury de ses pairs. Il serait formé par et dépendrait de l’État et non du département. Quant aux personnes déjà en charge, les magistrats des districts, le superintendant de la police, et les hauts cadres policiers, ils devraient être tenus responsables pour toute nouvelle tragédie qui viendrait à se produire. De plus ils ne devraient plus être envoyés dans des quartiers sensibles pour le reste de leur carrière.

 

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Crise financière au Zimbabwe

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Face à l’inflation les entreprises se livrent au trafic de monnaies étrangères en raison du climat économique inquiétant et de la corruption

Il existe actuellement une pénuries aiguë de devises étrangères. Dans ce pays fortement tributaire des importations et d’un environnement bancaire très rigoureux ceci a exacerbé le fléau des flux financiers illicites (FFI). Les coupables étant la plupart du temps des entreprises zimbabwéennes légales.

Une méfiance généralisée envers le système bancaire

Les FFI sont des mouvements illégaux d’argent ou de capitaux d’un pays à l’autre. Selon Global Financial Integrity et l’AFRODAD, le Zimbabwe aurait perdu à cause d’eux 2 milliard et demi d’euros au cours de la période allant de 2004 à 2013. Cela représente une moyenne annuelle de 510 millions d’euros. Christopher Mugaga, président-directeur général de la Chambre de commerce nationale du Zimbabwe, a déclaré que les entreprises ont été conduites à des actions illicites en raison du climat commercial difficile.

Un responsable d’un fabricant de détergents, qui a accepté de s’exprimer sous le couvert de l’anonymat, a déclaré que sa société employait des courtiers pour trouver des dollars américains et des rands sud-africains. « La situation des affaires au Zimbabwe ne récompense pas l’honnêteté », a-t-il déclaré. Les fonds transférés sont rapidement convertis en dollars et récupérés sous prétexte de se procurer du matériel provenant de l’extérieur. Le gouvernement du Zimbabwe a mis en place une limite stricte de 2 000 USD en espèces par voyage en dehors du pays. Mais bien sûr les courtiers ne déclarent pas l’argent qu’ils sont allés chercher.

Le cercle vicieux de l’inflation

Les taux d’inflation officiels du pays oscillent maintenant au-dessus des 300%. Selon le FMI, les prix augmentent presque quotidiennement alors que les salaires stagnent. Ces augmentations ont grignoté les revenus de nombreuses personnes. Un programme gouvernemental tente timidement d’offrir aux entreprises de générer des revenus supplémentaires en dehors de leurs activités principales. Dans le cadre de ce programme, les fabricants sont autorisés à conserver 80% de leurs recettes en devises sur une période pouvant aller jusqu’à 30 jours. Suite à cela les fonds doivent obligatoirement être convertis en monnaie locale. Cette fenêtre doit permettre aux entreprises de se rééquiper. Les 20% restants sont échangés dans la monnaie locale au taux officiel en vigueur. Ces mesures sont jugées bien insuffisantes.

Pour la Commission anti-corruption du Zimbabwe (ZAAC) ; « L’externalisation des flux financiers illicites est une forme de corruption ». Lennox Mhlanga, journaliste spécialisé dans les affaires et expert financier indépendant, a déclaré que la corruption se répand. Selon lui les autorités zimbabwéennes ont ignoré certaines des transactions illégales commises par des individus liés aux dirigeants du pays.

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L’avocat arnaquait les barons de la drogue colombiens

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Un avocat texan connu sous le nom de « DWI Dude » aurait arnaqué plus d’un million de dollars à des barons de la drogue colombien

Il semble que l’une de ses victime l’aurait dénoncé au FBI, fait inhabituel pour un narco-trafiquant. L’homme venait voir ses « clients » à la prison de Bogotá, en Colombie, avec un détective privé. Aucun d’entre eux ne parlait espagnol c’est donc la femme du détective Chuck Morgan qui se chargeait de la traduction.

Trahis par un narco-trafiquant

Le prisonnier en question est Segundo Villota Segura. L’homme cherchait à éviter une extradition aux États-Unis. Le gouvernement le considère comme un trafiquant de cocaïne international de premier plan. Il aurait également des connections avec le cartel de Sinaloa et d’autres gangs mexicains violent. L’avocat se nomme Jamie Balagia, mais il est surtout connu comme le « DWI Dude ». L’acronyme DWI fait signifie « driving while impaired » ; approximativement l’équivalent de conduite sous stupéfiant.

Il est surprenant de voir un avocat comme Balagia, qui s’occupe plutôt de petites affaires de conduite sous stupéfiant, s’occuper d’une affaire de trafic de drogue international. Il semble que Balagia et Morgan aient proposé le plan suivant à leurs « clients »; le trafiquant devait leur donner quelques millions de dollars et ils s’en serviraient pour corrompre des responsables américains pour faire disparaître les problèmes de leur client. Segura avait déjà payé une grande partie de la somme lorsqu’il a commencé à avoir des doutes.

La fin du « DWI Dude »

Segura a demandé qui étaient les responsables que les deux compères avaient cherché à corrompre. Le trafiquant avait mis ses « avocats » sur écoute et on a donc des traces de cette conversation. Les deux hommes prétendent qu’ils ne peuvent pas donner des noms de peur d’incriminer ces responsables. Le trafiquant a semblé satisfait de cette réponse mais a par la suite transmis cette conversation à des responsables américains.

Mardi dernier Balagia a été jugé coupable d’avoir arnaqué Segura et deux autres trafiquants de drogue colombien. L’homme a volé des centaines de milliers de dollars à ses clients, mais ce n’était qu’une ruse. Il n’a jamais tenté de corrompre qui que ce soit. Ces individus ont de la chance que les trafiquants de drogue aient choisi de se tourner vers le FBI plutôt que de régler le problème eux-mêmes. Morgan a été condamné à 72 mois de prison, de même qu’un de leur associé colombien (84 mois). Balagia risque de son côté jusqu’à 30 ans de prison.

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