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Australie : Strike Force Raptor

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Un ancien policier australien a dénoncé le plan de tolérance zéro contre les gangs piloté par l’unité « Strike Force Raptor »

Selon cet ancien policier la stratégie du Parti National est un échec total. Cette critique du policier à la retraite arrive au moment où le parti d’opposition propose de créer une nouvelle unité de lutte anti-gang. Cette nouvelle unité est basé sur la Strike Force Raptor. Elle devrait être employée en Nouvelle-Galles du Sud. L’unité aura pour seul objectif la lutte anti-gang.

Un bilan très critiqué

Le leader du Parti National, Simon Bridges ne cesse de décrire l’unité comme « redoutablement efficace ». Il fait souvent référence à des médias affirmant que l’unité était en train de faire disparaître les gangs de bikers. Cependant selon l’ancien inspecteur Mike Kennedy rien n’est moins vrai. Selon lui Bridges prends ses rêves pour la réalité. Selon Kennedy ; « Il doit se sortir la tête de là où il l’a mis parce que les gangs existent. Ils existeront toujours. Il passent juste à la clandestinité ».

Kennedy précise qu’il n’a rien d’un gauchiste. Cependant il faut le reconnaître la politique de tolérance zéro est un désastre complet. L’inspecteur sait de quoi il parle ; il a passé l’essentiel de sa carrière comme agent infiltré dans le crime organisé. Il est aujourd’hui maître de conférence à l’Université Ouest de Sidney. Il affirme qu’il n’y a aucune preuve que le nombre de membres des gangs aient drastiquement baissé depuis l’instauration de Strike Force Raptor il y a dix ans. En effet les gangs ne déclarent pas leurs membres ou leur existence ; sur quels chiffre s’appuie donc Simon Bridges ?

Une efficacité questionnée

Les membres des gangs seraient donc pour la plupart passés à la clandestinité. De plus, ces personnes n’arrêtent pas d’être membres du gang après leur arrestation. A leur sortie de prison ils ont une raison de plus de rester dans le gang. Les policiers ont besoin de travailler avec les communautés pour être efficaces ; cela vaut aussi pour les gangs. Si personne ne parle à la police, si personne ne coopère il est difficile d’agir. L’unité Strike Force Raptor traite tous les membres des gangs de la même façon ; cela soude le groupe contre les agents.

Cette unité de type para-militaire a été établie en 2009 suite à un affrontement mortel entre Comancheros et Hell’s Angels. Le groupe cherche à punir les membres des gangs par tous les moyens légaux. Ils s’en prennent aux membres pour la moindre infraction, même la plus mineure. Cette année l’unité a procédé à plus de 5000 arrestations. Ils ont aussi récupéré 1700 armes à feu et fermé 50 locaux en 10 ans. Cependant on ignore tout du nombre d’agents employés ou de leur efficacité réelle. Simon Bridges a promis de donner des chiffres, sans préciser quand il le ferait.

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Les banques et le trafic d’animaux sauvages

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trafic d'animaux sauvages

Les banques ont un rôle important à jouer dans la lutte contre le trafic d’animaux sauvages au niveau international

Le trafic d’animaux sauvages est une des activités illégales les plus lucratives au monde. On estime que ce commerce génère 26 milliards de dollars par an. Une organisation de surveillance internationale du blanchiment d’argent a révélé l’ampleur du problème dans un rapport récent. Le trafic d’animaux sauvages exploite les faiblesses du secteur financier et non-financier pour déplacer, cacher et blanchir ses bénéfices. Le problème est particulièrement prégnant en Asie. On l’oublie souvent mais banques ont un rôle majeur à jouer dans cette lutte.

Le trafic d’animaux sauvage international

Le blanchiment d’argent est un problème qui va de pair avec toute activité illégale d’ampleur. Les méthodes classiques sont utilisées par les criminels. Ces derniers mélangent par exemple les bénéfices légaux et illégaux ou changent les étiquetages des containers. Ils fabriquent aussi des faux documents de toute pièce pour gérer leurs bénéfices. Il faut par ailleurs noter que ce commerce est international. Selon Europol, l’Union Européenne sert par exemple de point de transit principal entre l’Asie et l’Afrique. On peut aussi relever que l’industrie du luxe européenne consomme 96 % de la peau de python.

Ce trafic international rend la vie difficile aux autorités. L’origine et la destination des animaux sont souvent inconnue. C’est là que le rôle des banques pourrait avoir un impact positif. Il est en effet plus efficace de suivre les flux financiers. Grâce à la surveillance de ces flux financiers il serait possible d’identifier des réseaux criminels. Le Groupe d’Action Financière a ainsi émis une série de suggestions visant à intégrer pleinement la surveillance du trafic d’animaux sauvages aux méthodes de surveillances bancaires actuelles.

La collaboration public-privé

Il est par exemple suggéré aux banques de renforcer les contrôles des transferts d’argent entre pays de transit, pays de destination et d’origine. Notamment dans les cas d’industries dites « à risque ». Il est ainsi parfois clair que le volume des paiement ne correspond au type d’industrie ou à l’ampleur des entreprises. Il faut cependant souligner ici que certains pays asiatiques contribuent à exacerber le problème du trafic d’animaux sauvages ; interdire simplement l’ivoire d’éléphant ou les écailles de pangolin par exemple, n’arrête pas la demande.

Pour que cette lutte soit efficace il faut en effet que les autorités s’attaquent à l’emprise des réseaux de trafiquants. Notamment en brisant leurs chaînes d’approvisionnement et leurs réseaux par une plus forte répression. Une collaboration entre le secteur privé et publique serait ici plus que bénéfique, notamment pour suivre les flux financier et remonter jusqu’aux responsables. On pourrait ajouter que l’utilisation de technologies comme l’intelligence artificielle ou le machine learning serait ici utile. Avec les bons modèles cette technologie pourrait détecter les signes et les motifs caractéristiques du trafic. Malheureusement si certaines institutions bancaires se sont engagées dans cette voie il reste encore de nombreuses alternatives aux trafiquants.

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Philippines : La « narco-liste » de Duterte

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« narco-liste » de Duterte

Deux anciens maire de la ville de Lasam dont un était sur la « narco-liste » de Duterte ont été abattus dans cette ville en plein jour

L’attaque a eu lieu dans la ville Lasam de la province de Cagayam. Deux compagnons des anciens maires font aussi partie des victimes. Les responsables Eduardo Asuten et Marjorie Apil Salazar faisaient parti du conseil municipal. On ignore encore beaucoup de choses sur l’attaque néanmoins on sait que Salazar était sur la « narco-liste » de Duterte depuis des années. On sait aussi que d’autres responsables ont été abattus de cette façon après avoir figuré sur cette fameuse liste de « narco-politiciens ».

La « narco-liste » de Duterte tue à Lasam

Les victimes étaient en train de rentrer à leur domicile à bord d’une Toyota HiAce blanche quand leur véhicule a été bloqué par deux voitures vers 11h30. Les attaquants ont alors mitraillé le véhicule, selon l’enquêteur Jomar Arnedo. John Rey Apil, le conducteur de Salazar, ainsi que sa secrétaire Aiza Manuel font parti des victimes de l’attaque. Les quatre occupants qui revenaient de la mairie ont été tués sur le coup. Les assassins ont ensuite rapidement fuit les lieux à bord de leurs véhicules. La police affirme ne pas avoir décelé de raison précise pour l’attaque.

Malgré ces affirmations de la police il semble évident que Salazar est la dernière femme politique en date victime du président Duterte et de sa chasse aux trafiquants et consommateurs de drogues. Un autre maire avait similairement été tué dans sa mairie quatre ans avant. Tous deux ont toujours nié leur implication dans le trafic de drogue. Salazar était présente sur la « narco-liste » de Duterte depuis 2016.

« Narco-politicienne » ou ennemie politique ?

On sait que cette liste du président Duterte est loin d’être anodine ; de nombreuses personnes nommées ont été abattues. Les choses ne s’étaient d’ailleurs pas calmé depuis 2016 pour Salazar. En effet début 2019 alors qu’elle était encore maire Duterte a de nouveau mentionné son nom en l’ajoutant à la liste des soit-disant « narco-politiciens ». La maire avait alors de nouveau nié tout lien avec les trafiquants et envoyé des demandes d’aide et de protection à la police car elle pensait sa vie en danger. Salazar avait été élue pour deux mandats entre 2013 et 2019.

Duterte avait affirmé se sentir obligé de nommer des responsables politiques impliqués dans le trafic de drogue. Le président sachant bien les effets qu’ont ses propos et ses encouragements la suite est malheureusement peu surprenante. L’ancien maire Asuten qui accompagnait Salazar n’a jamais été nommé ni lié à des activités illégales. Il avait été élu à trois reprises entre 1992 et 2001. Rien ne semble actuellement être en mesure d’arrêter les commandos de la mort soutenus et encouragés par le président philippin.

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Dubaï s’attaque aux trafiquants d’or

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trafiquants d'or

Dubaï concentre ses efforts contre les trafiquants d’or traversant leurs frontières en provenance d’Afrique du Sud

L’Afrique du Sud est aujourd’hui un pays de transit pour les trafiquants d’or cherchant à atteindre ou quitter les pays du Golfe. Les autorités de Dubaï affirment qu’elles ont conscience du problème et vont mettre en place de nouvelles méthodes de lutte. Le pays est un acteur majeur de l’industrie de l’or, il est donc essentiel que des mesures adéquates soient prises. Le journal Daily Maverick 168 a été un des premiers à révéler l’existence de cette route de contrebande.

La route du trafic d’or

Une série d’affaires ont permis de tirer cette conclusion de l’existence d’une route de contrebande entre l’Afrique du Sud et les Émirats arabes unis. En effet en cinq ans, cinq séries d’arrestations ont eu lieu en Afrique du Sud. Ces personnes dissimulaient des lingots d’or et se rendaient à Dubaï ou en revenaient. Dernièrement trois suspects arrivant de Madagascar ont été arrêtés à l’aéroport de Johannesburg ; 73,5 kg de lingots d’or ont été retrouvé dans leurs bagages. Cette saisie aurait une valeur estimée approchant les 4 millions d’euros.

Les autorités de Dubaï affirment que les trafiquants d’or n’ont pourtant pas la vie aussi facile que certains l’affirment. Ahmed Bin Sulayem, le directeur exécutif d’une organisation gérant le flux des biens commerciaux a par exemple publié un communiqué. Il y rappelle notamment que les contrevenants risquent un an de prison et peuvent recevoir des amendes dépassant les 100 millions d’euros. Il ajoute que ces dernières années la police du pays a améliorée son efficacité dans l’arrestation et les condamnations de ces trafiquants d’or.

Coupables ou responsables ?

Pour preuve de ces réussites Ahmed Bin Sulayem illustre son propos par une récente arrestation ; les contrebandiers utilisaient une valise diplomatique pour faire passer leur or depuis l’Inde. Il souligne néanmoins que leur travail serait bien moins compliqué si certaines mesures étaient mises en place. Ainsi une interdiction de transporter de l’or dans des bagages à main par avion aiderait grandement les douaniers. Bin Sulayem souligne enfin que pour lutter contre ce trafic il est nécessaire que toutes les agences se coordonnent, notamment l’Association International du Transport Aérien (AITA).

L’AITA ne semble pourtant pas partager cette opinion. Sa porte-parole, Katherine Kaczynska déclare que les décisions politiques comme le mode de transport de l’or dépendent du pays et non d’eux. L’organisation souligne néanmoins leur volonté de travailler aux côtés des autorités de Dubaï. Malgré tout il semble que des tentatives d’harmonisation des méthodes de contrôle soient dans l’air du temps. Les Émirats ont par exemple renforcé leurs liens avec l’Association des professionnels du marché des métaux précieux de Londres. Néanmoins chacun semble encore se renvoyer la responsabilité ; en accusant par exemple à demi-mot la police sud-africaine d’inefficacité comme le font les Émirats.

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