Connect with us

Articles

Trois espèces de Pangolin au bord de l’extinction

le

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) prévient que la situation des ces sous-espèces de pangolins est critique

Le rôle de l’UICN est entre autre d’estimer la situation de protection ou de danger qui touche les espèces. Les huit espèces de pangolins sont parmi les animaux les plus trafiquées au monde. Parmi eux, deux espèces sont passées de «vulnérables » à « en danger » ; le pangolin géant(Smutsia gigantea) et le pangolin à petites écailles (Manis Tricuspis), tous deux originaires d’Afrique. Une autre espèce asiatique, le pangolin des philippines (Manis culionensis) est passé de « en danger » à «en danger critique ». Par ailleurs aucune espèce n’a vu son statut s’améliorer dans l’étude de l’UICN.

La situation s’aggrave pour le pangolin

Selon Audrey Delsink, le directeur de la Société Humaine Internationale pour la faune africaine ; « C’est extrêmement désespérant mais non surprenant que trois nouvelles espèces de pangolins soient officiellement classées comme en danger et en danger critique ». Pour rappel les écailles de pangolins sont très recherchées sur le marché asiatique. Ces écailles ne sont pourtant composés que de kératine comme les ongles humains. , en Chine et au Vietnam principalement, les gens leur attribue des propriétés médicales.

Ce petit mammifère timide est aussi chassé pour sa viande en Afrique. La viande du pangolin est aussi consommée comme plat de luxe en Chine et pour ses propriétés médicales. En 2016 les huit espèces ont été placées sur la liste CITES Appendice I. Ils font donc partie des espèces interdites au commerce international. Malgré tout les trafiquants continuent à vendre des pangolins.

Une disparition programmée

Malgré cet intense braconnage les chercheurs savent peu de choses des pangolins. Ces animaux nocturnes sont difficiles à étudier on ignore donc leur nombre réel dans la nature. Ce qu’on sait par contre c’est la quantité d’animaux braconnés. Entre 2000 et 2019, 850 000 pangolins ont été trafiqués internationalement. Chaque sous-espèce de pangolin est menacée d’extinction. Trois des quatre espèces asiatiques sont en danger critique d’extinction. La situation était meilleur pour le pangolin d’Afrique mais ils sont en train de rejoindre le statut de leurs cousins d’Asie.

La disparition des pangolins vient principalement du braconnage. Cependant il faut noter que la déforestation, et donc la perte de leur habitat, joue aussi un rôle important. La disparition prochaine de cette espèce est clairement à l’ordre du jour. Malheureusement sans une action à l’échelle internationale, il y a peu de chance de voir survivre ce petit mammifère à écailles.

Lire la suite

Analyses

En France, la gestion des déchets entachée par les affaires

le

En 2017, la France a généré 323 millions de tonnes de déchets. Ce marché, très lucratif, n’est pas épargné par les affaires : fraudes aux marchés publics, exportations de déchets dans les pays en développement, influence des réseaux mafieux… Ces zones d’ombre ternissent l’image d’un secteur pourtant stratégique pour le développement durable.

Gestion des déchets : les fraudes aux décharges 

Pizzorno. Un nom peu connu du grand public. Pourtant, l’entreprise est devenue un acteur incontournable du traitement des déchets, au point de concurrencer Suez et Veolia, les leaders du secteur traditionnellement implantés dans les grandes villes. Dans le département du Var, Pizzorno Environnement a fait parler en raflant une grande partie des marchés publics. « Un mélange de pressions et de relations étroites avec les élus » déplorait, en 2014, Delphine Lévi Alvarès, du Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid). Dans une petite commune du département, Pizzorno aurait ainsi déversé pendant plusieurs années des ordures illégales dans une décharge dont l’exploitation lui avait été confiée par le Syndicat mixte du développement durable de l’Est-Var. Des mâchefers, dont le recyclage nécessite beaucoup de précautions, auraient ainsi été identifiés par les inspecteurs, alors même que le lieu n’était pas destiné à les accueillir. Une fraude dont le gain s’élève à « 1,8 million d’euros en trois ans ».

Un scénario similaire en Bourgogne. En avril 2018, des opposants à la construction du centre d’enfouissement des déchets de Vic-de-Chassenay et Millery (Côte d’Or) interceptent des semi-remorques : les camions étaient remplis de déchets industriels banals (DIB), une pratique interdite par arrêté préfectoral sur un site réservé aux ordures ménagères. Le groupe Paprec, géant du recyclage, est mis en cause à travers sa filiale Coved. Le Canard Enchaîné révèle, quelques mois plus tard, que des méthodes identiques se pratiquent dans la décharge de Duchy (Yonne). Là encore, Coved et la maison-mère Paprec sont mises en cause. La méthode utilisée est celle du « badge falsificateur », permettant de faire entrer sur un site des cargaisons prohibées, tout en en cachant la provenance.

Des miracles technologiques qui tardent encore à advenir

Les risques écologiques et sanitaires d’une mauvaise gestion des déchets en France concernent bien souvent les pays en voie de développement vers lesquels l’Occident envoie une grande part de ses ordures, notamment issues de produits électroniques. Dans le documentaire « Déchets électroniques : le grand détournement», diffusé en février sur France 5, l’ensemble du système est révélé au grand jour : si 40 % des déchets sont en effet soigneusement étiquetés et collectés dans des centres respectant des normes strictes, le reste échappe à toute procédure de contrôle. Envoyés dans des pays pauvres, les 60 % restants s’entassent dans des décharges à ciel ouvert où les populations locales, souvent jeunes, s’efforcent d’en extirper des éléments monétisables.

En France, le recyclage des déchets souffre d’un retard technologique, qui s’est notamment illustré sur l’île de la Réunion. Innoveox, la société de gestion des déchets dirigée par Jean-Christophe Lépine  proposait dans ce département, qui exporte la plupart de ses déchets à l’étranger, une solution de transformation des solvants et produits pétroliers en énergie ou en eau propre. La société réussit à lever 14,3 millions d’euros sur les marchés financiers en 2014, mais le groupe est en réalité incapable de mettre en œuvre les « miracles » annoncés : de soucis techniques en litige avec le fisc et la préfecture, la trésorerie fond rapidement et la société de Jean-Christophe Lépine est finalement placée en liquidation judiciaire.

L’ombre du milieu et des petits arrangements entre amis

Les marchés publics relatifs au traitement des déchets font souvent l’objet de suspicions. À la fin de l’année 2018, la Syvadec, le syndicat public de valorisation des déchets de Corse, avait ainsi lancé un appel d’offres pour l’exportation de 70 000 tonnes de déchets vers le continent, où les capacités de traitement et de recyclage sont plus importantes. Aucun des trois candidats en lice n’est choisi car leur prix sont largement supérieurs à ceux prévus par le cahier des charges. La répression des fraudes est mandatée pour faire la lumière sur une affaire qui pourrait révéler une éventuelle entente illicite entre les différents candidats pour gonfler artificiellement les prix…

« Les poubelles attirent la mafia», explique Alexandre Lanfranchi au Parisien. Le gestionnaire du principal centre d’enfouissement de Corse roule en véhicule blindé depuis qu’il a refusé une «approche» par un membre du milieu. «Économiquement, [le marché des ordures] présente l’avantage de la stabilité, les marchés étant signés pour plusieurs années» explique un ancien de la pègre au journal. Les marchés publics s’inscrivent dans la durée et offrent la possibilité de rentrées financières progressives et d’apparence légale.

Comment libérer le marché de ses démons ? Une lutte plus affirmée contre les prestataires malveillants, notamment dans le contrôle des marchés publics, semble nécessaire. En parallèle, l’innovation doit être encouragée pour permettre l’émergence de solutions de traitement et de recyclage viables et encadrées.

Lire la suite

Articles

Braconnage de gorilles : fausse nouvelle mais vrai trafic

le

selfie-gorille-RDC

Les deux rangers qu’on avait découverts sur des photos devenues virales en 2019, n’ont pas été tués dans une attaque en avril, comme il a été dit sur les réseaux sociaux. Mais douze de leurs collègues, oui.

La rumeur a été diffusée en masse sur les réseaux sociaux : Mathieu Shamavu et Patrick Ndakasi, gardes forestiers du parc national des Virunga en République démocratique du Congo, auraient été tués lors d’une embuscade en avril 2020 :

Cependant, comme l’agence Reuters l’a signalé, après avoir contacté le parc qui abrite plus de la moitié de la population totale des gorilles des montages, ces deux rangers ne font pas partie des victimes de l’attaque. Leur activité de ces derniers jours, sur leurs propres réseaux sociaux, permet de confirmer qu’ils sont effectivement toujours en vie.

Pourtant, l’embuscade lancée dans le parc Virunga par des miliciens hutus présumés, a fait 16 victimes dont 12 rangers, le 24 avril 2020, comme l’a annoncé un responsable du gouvernement. L’une des attaques les plus meurtrières de l’histoire récente du parc national.

Dans un communiqué publié sur leur site internet, le parc a déclaré que « les gardes n’étaient pas la cible et sont morts en aidant le véhicule civil qui avait été pris sous le feu des assaillants. » Le communiqué dresse la liste des victimes. Par le passé, on dénombre près de 200 rangers du parc décédés lors d’attaque de milice.

Braconnage en Afrique de l’Ouest et centrale

La chasse des gorilles est illégale et pourtant pratiquée dans tous les pays du Bassin du Congo. Ces primates sont tués pour leur viande ; leurs membres peuvent être utilisés en médecin ou comme trophées ou sortilège. Ils peuvent aussi être revendus en tant qu’animaux de compagnie. Selon WWF, le commerce de la viande de brousse, dans ces régions, représente aujourd’hui la plus grande menace pour les gorilles, des animaux ayant un faible taux de reproduction.

braconnage-gorilles-wwf

Crédit WWF

Cette viande est considérée comme un signe de prestige social. Les pattes, crânes et autres parties du corps, sont « vendus empaillés comme décoration, ou chargés de pouvoirs mystiques ou médicinaux. »

D’anciens braconniers interrogés pour comprendre ce trafic illicite

Les gorilles des montagnes, présents dans trois pays (le Rwanda, l’Ouganda et la République démocratique du Congo) sont une espèce en voie disparition. Ce qui a motivé certains gouvernements de ces pays, à prendre mesures strictes de protectionnisme pour leur conservation.

Dans une étude publiée par le Journal of Geoscience and Environment Protection, en avril dernier, les témoignages d’anciens braconniers ont permis de mieux comprendre les causes du braconnage. Parmi les principales causes : la pauvreté, l’ignorance, la culture et les objectifs commerciaux.

Dans le parc national des volcans, situé au nord-ouest du Rwanda, les cas de braconnage ont diminué à partir de 2018. Deux éléments peuvent l’expliquer : l’instauration d’un système de partage des revenus (10% des revenus du parc sont partagés avec les communautés locales vivant aux abords du parc), et la construction d’un mur de pierre autour du parc. Ce mur ne permet pas, cependant, d’empêcher les animaux de s’échapper du parc, ce qui peut entraîner leur tuerie par la suite :

causes-braconnage-parc-national-volcans

Les principales causes du braconnage dans le parc national des volcans.

Pour aider à la conservation de cette espèce, un travail de sensibilisation de la population est important. C’est pourquoi, des « randonnées » en compagnie des gorilles sont organisés dans certains parcs, depuis quelques années, générant des fonds reversés à la lutte contre ce trafic et permettant aux communautés habitant autour de ces zones protégées d’être sensibilisées sur l’importance de ces gorilles des montagnes. En raison de la crise du Covid 19, ces activités sont temporairement suspendues dans plusieurs parcs nationaux.

Lire la suite

Articles

Trafic d’antiquités : 19 000 objets volés retrouvés

le

Au total, 101 personnes ont été arrêtées, permettant de remettre la main sur 19 000 objets volés : c’est le bilan d’opérations internationales menées en coordination avec Interpol, Europol et l’Organisation Mondiale des Douanes pour lutter contre le trafic d’antiquités.

bogota-saisie-objets-precolombiens

À Bogotá, les autorités colombiennes ont permis de retrouver 242 objets précolombiens, la plus grande saisie de biens culturels dans l’histoire du pays.

Noms de ces opérations : Athena II et Pandora IV. Déployées dans 103 pays, ces investigations de grandes ampleur, réalisées à l’automne 2019, ont permis de démanteler des réseaux internationaux de trafic d’œuvres d’art et d’antiquités. Le bilan de ces opérations, dévoilé par Interpol le 6 mai dernier, relate l’arrestation de près de 101 suspects, permise par 300 enquêtes en cours, dans le cadre d’une vaste action internationale de lutte contre la fraude.

Les autorités parlent notamment « de monnaies anciennes de différentes périodes, de pièces archéologiques, d’objets de céramique, d’armes anciennes, de peintures et de fossiles. » Des appareils utilisés par les trafiquants pour commettre leurs délits, tels que des détecteurs de métaux, ont aussi été découverts, preuve d’un trafic organisé et équipé.

Les antiquités ont pu être retrouvées notamment grâce à la surveillance des places de marchés et des sites de vente en ligne, lieux privilégiés de ce commerce illicite d’objets culturels. Les cibles actives ont ainsi été cartographiées, permettant la saisie de 8 670 objets culturels mis en vente en ligne, soit 28% du nombre total de pièces retrouvées.

police-nationale-espagnole-masque-tumaco-or

La Police nationale espagnole a retrouvé un masque de Tumaco en or, une pièce unique en son genre, selon les experts

Parmi elles, un masque de Tumaco en or a notamment été saisi, à l’aéroport de Barajas, à Madrid, par la Police nationale espagnole, en collaboration avec la Police nationale colombienne, ainsi que plusieurs figurines et bijoux anciens en or. En Afghanistan, la Douane a retrouvé 971 objets à l’aéroport de Kaboul qui s’apprêtaient à quitter le territoire en direction d’Istanbul, en Turquie. De son côté, la Police fédéral argentine a récupéré 2500 pièces de monnaie anciennes.

Une délinquance commanditée par la criminalité organisée

Ce commerce illicite « offre de nombreuses possibilités pour le blanchiment d’argent, pour la fraude ainsi que pour le financement des réseaux criminels organisés », a indiqué Jürgen Stock, Secrétaire général d’Interpol.

Le trafic d’œuvres d’art ne doit pas être traité indépendamment du trafic de drogues et d’armes, explique Catherine de Bolle, directrice exécutive d’Europol, car les mêmes groupes sont impliqués : « Le crime organisé a de nombreuses facettes. Le trafic de biens culturels en est une : il ne s’agit nullement d’une activité glamour menée par d’élégants gentlemen faussaires mais bien d’actes de délinquance commandités par des réseaux criminels internationaux. »

Le Secrétaire général de l’OMD, Kunio Mikuriya, rajoute que « les transaction en ligne laissent toujours des traces et la douane, la police et les autres prestataires ont mis sur pied des mécanismes efficaces qui leur permettent de travailler ensemble pour entraver ce commerce illicite à travers les frontières. »

 

Pour aller plus loin :

  • Complément d’enquête a diffusé, le 20 février dernier, « Trafiquants d’art : la guerre est déclarée », une enquête d’un an sur le trafic des œuvres d’art pillées dans les zones de guerres, en Libye ou en Syrie
  • En 2018, le British Museum lance le projet CircArt (Circulating Artefacts) afin d’aider à la lutte contre le trafic d’antiquités et les artefacts historiques et culturels. Le projet se concentre principalement sur les antiquités d’Égypte et du Soudan, et propose des formations en ligne
  • Quand la mafia jette son dévolu sur l’art : véritable valeur refuge pour mafieux désirant blanchir de l’argent ou s’acheter une respectabilité, l’art, et notamment l’art contemporain, est l’objet de tous les trafics, comme en témoignent de nombreuses affaires agitant le milieu du grand banditisme, et de l’archéomafia.

Lire la suite

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos informations

Réseaux sociaux

Derniers articles

Revue de presse

Nous suivre sur Twitter

Trending

Partages