Connect with us

Articles

Airbnb s’attaque au trafic d’êtres humains

le

L’entreprise de location Airbnb a annoncée qu’elle allait investir dans de nouvelles technologies permettant de lutter contre le trafic d’êtres humains

Un nombre croissant de personnes pointent le problème posée par l’application ; certains trafiquants se servent des locations comme maisons de passe éphémères. L’association a annoncée un partenariat avec l’association de lutte contre la traite Polaris. L’association va fournir une formation aux employés de Airbnb, développer de nouveaux systèmes et améliorer la coopération avec la police pour repérer les signes de l’esclavage moderne.

Une coopération bénéfique

L’entreprise américaine est aujourd’hui estimée à 31 milliards de dollars. Elle a été fondée en 2008 et est aujourd’hui présente dans 200 pays. On estime qu’elle a facilité la location de plus de 260 million de maisons. Avec des chiffres pareils les problèmes n’ont pas tardé à émerger. Cependant il semble qu’un mouvement plus général de lutte contre la traite soit en train de se développer. Selon un responsable de l’entreprise cette dernière compte se servir des avantages de ses nouvelles technologie pour améliorer la lutte contre ce trafic.

Airbnb a ainsi expliqué qu’ils utiliseraient différentes méthodes pour réduire les risques. Ils vont renforcer les contrôles des hôtes et invités mais aussi surveiller les photos postées pour repérer les signes avant-coureurs. De plus le partenariat et les conseils de Polaris les aiderons dans ce travail. Au moins 2680 victimes de trafic ont été identifiées dans des hôtels par Polaris entre janvier 2015 et septembre 2017. L’association sait donc comment faire son travail.

Une évolution globale du secteur

Cette lutte de Airbnb contre l’esclavage moderne est à mettre en corrélation avec d’autres évolutions de ces nouvelles applications. Des scandales à répétition ont ainsi convaincu Uber d’améliorer son travail de lutte contre le trafic d’êtres humains. Ceci a sans doute été renforcé par les scandales liés à des agressions sexuelles très mal pris en compte par l’entreprise.

Polaris semble assez enthousiaste à l’idée de travailler avec Airbnb. Selon Brandon Bouchard, le porte-parole de l’association ; « L’économie du partage et les entreprises comme Airbnb offrent de nouveaux moyen d’amplifier la lutte contre le trafic ». On estime que 25 million de personnes étaient victime du trafic d’êtres humains en 2016. Cela comptabilise à la fois le travail forcée et l’exploitation sexuelle selon l’Organisation Internationale du Travail et la fondation Walk Free.

Lire la suite

Articles

Coronavirus et trafic sexuel en Italie

le

Coronavirus et trafic sexuel en Italie ont contribué à mettre des milliers de nigériennes dans une situation réellement invivable

Il peut sembler étranger que des personnes se retrouvent prises entre le Coronavirus et le trafic sexuel. Pourtant, en pleine crise du Coronavirus ces personnes ont été abandonnées par les gangs italiens. Pendant le confinement ces femmes se sont retrouvées sans argent ni nourriture. Ces femmes et leurs enfants ont été complètement abandonnées pendant près de trois mois, selon une information du Guardian. Les seules personnes à leur être venu en aide sont des organisations de volontaires. L’État ne leur a fourni aucun soutien pour les aider à survivre. Ces femmes se retrouvent prises entre deux ; d’un côté le Coronavirus, de l’autre les trafiquants.

Survivre au confinement

Alberto Mossino est le cofondateur de l’organisation de lutte contre le trafic d’êtres humains « Piam Onlus ». Selon lui ; « Aux yeux des proxénètes ces femmes sont des sous-humains qu’on exploite pour enrichir leurs maquereaux, ces derniers les traitent comme des distributeurs de billets ». Évidemment quand ces « distributeurs » ne fournissent plus d’argent, ces derniers les abandonnent et en cherchent un nouveau.

Plusieurs groupes se sont constitués pour aider ces doubles victimes du Coronavirus et de la traite. L’organisation Dedalus fournit ainsi des aides aux survivants du trafic sexuel et autres communautés fragilisées. Dedalus a par ailleurs lancé une campagne de financement participatif à Naples. L’objectif est de fournir, entre autre, de la nourriture aux victimes nigériennes de la prostitutions forcée. Certaines femmes se sont aussi retrouvées à la rue ; chassées par leur propriétaires parce qu’elles ne pouvaient plus payer leur loyer. Ces personnes sont prises au piège entre le Coronavirus et le trafic sexuel.

Échapper au Coronavirus et au trafic sexuel

Depuis quelques années l’Italie est devenu un point chaud du trafic sexuel. On estime que 80 % des nigériennes passées par le pays sont des survivantes de la traite. Ces chiffres ne sont pas ceux des associations mais de l’Organisation Internationale pour l’Immigration de l’ONU. Ces femmes sont forcées à se prostituer pour rembourser d’importantes dettes contractées auprès des passeurs ; parfois plus de 40 000$. Les trafiquants sont souvent d’anciennes victimes elles-mêmes. Elles contrôlent parfois le trafic depuis la sûreté d’un pays tiers. D’autres fois encore, elles utilisent des croyances basées sur la magie noire pour manipuler et tourmenter leurs victimes.

Les organisations de lutte contre le trafic d’êtres humains notent une augmentation des demandes d’aide. De plus en plus de femmes cherchent à fuir l’emprise de leur proxénète pendant cette pandémie. Cependant l’absence d’aides sociales et de services destinés à les aider rend les choses très difficiles. De plus la fermeture des frontières empêche celles qui voudraient rentrer de le faire. De son côté l’ONU rappelle aux gouvernement qu’il est de leur devoir d’aider ces victimes : elles doivent bénéficient d’aides et de soutien pour échapper aux trafiquants.

Lire la suite

Articles

Vancouver : Criminalité et répliques d’armes à feu

le

La police de Vancouver a annoncé une augmentation de 107% des saisies de répliques d’armes à feu par rapport aux années précédentes

Cette annonce peut sembler anodine mais ces répliques d’armes à feu sont régulièrement utilisées pour commettre des crimes. En effet ces jouets ressemblent tellement à une arme qu’il est difficile de faire la différence. Ces fausses armes sont utilisées aussi bien dans le trafic de drogue que l’usurpation d’identité. Les policiers eux-mêmes ne sont pas capables de faire la différence au premier coup d’œil, ce qui a déjà provoqué des erreurs tragiques.

Explosion des saisies de répliques d’armes à feu

Cette annonce d’une augmentation de 107% des saisies est surtout le signe de l’augmentation de la fréquence des saisies. Cette augmentation a en effet eu lieu au cours des six premiers mois de 2020. La comparaison a été faite par rapport à la même période en 2018. Notons aussi que la plupart de ces saisies ont eu lieu dans le cadre d’un autre crime ou délit.

Selon Lysa Byrde de la police de Vancouver ; « Les armes à feu ont beau être fausses, le risque est néanmoins réel car il est impossible de les distinguer d’une arme authentique sans les observer de près ». Au cours des six premiers mois de 2018 la police avait ainsi saisi 103 répliques d’armes à feu. Ce chiffre est ensuite passé à 163 en 2019 puis 213 cette année. Près de 80% des individus concernés sont par ailleurs des récidivistes.

Une pratique dangereuse pour la police et les criminels

Certains criminels se sont ainsi servis de ces répliques pour commettre des crimes liés au trafic de drogue, des agressions, des usurpations d’identité ou violer les règles de leur libération conditionnelle. Rappelons néanmoins qu’il n’est pas illégal de posséder ces répliques d’armes à feu. Il est cependant interdit des les utiliser pour commettre un crime, pour troubler l’ordre public ou menacer ; de façon général il est illégal de les utiliser pour autre chose que le jeu auquel la réplique est destinée.

L’inspecteur Byrde souligne que la police de Vancouver prendra toutes les mesures nécessaires lorsqu’elle sera confrontée à ces répliques. Ceci signifie à demi-mot que les personnes commettant des crimes avec ces répliques risquent d’être considérées comme porteuses d’une véritable arme à feu. Lysa Byrde a également ajouté que ; « Ces armes présentent un véritable danger quand elles sont utilisée à de mauvaises fins et nous poursuivrons les responsables à chaque fois que nous le pourrons ». La police de Vancouver encourage d’ailleurs la population signaler tout usage inapproprié de répliques d’armes à feu.

Lire la suite

Analyses

En France, la gestion des déchets entachée par les affaires

le

En 2017, la France a généré 323 millions de tonnes de déchets. Ce marché, très lucratif, n’est pas épargné par les affaires : fraudes aux marchés publics, exportations de déchets dans les pays en développement, influence des réseaux mafieux… Ces zones d’ombre ternissent l’image d’un secteur pourtant stratégique pour le développement durable.

Gestion des déchets : les fraudes aux décharges 

Pizzorno. Un nom peu connu du grand public. Pourtant, l’entreprise est devenue un acteur incontournable du traitement des déchets, au point de concurrencer Suez et Veolia, les leaders du secteur traditionnellement implantés dans les grandes villes. Dans le département du Var, Pizzorno Environnement a fait parler en raflant une grande partie des marchés publics. « Un mélange de pressions et de relations étroites avec les élus » déplorait, en 2014, Delphine Lévi Alvarès, du Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid). Dans une petite commune du département, Pizzorno aurait ainsi déversé pendant plusieurs années des ordures illégales dans une décharge dont l’exploitation lui avait été confiée par le Syndicat mixte du développement durable de l’Est-Var. Des mâchefers, dont le recyclage nécessite beaucoup de précautions, auraient ainsi été identifiés par les inspecteurs, alors même que le lieu n’était pas destiné à les accueillir. Une fraude dont le gain s’élève à « 1,8 million d’euros en trois ans ».

Un scénario similaire en Bourgogne. En avril 2018, des opposants à la construction du centre d’enfouissement des déchets de Vic-de-Chassenay et Millery (Côte d’Or) interceptent des semi-remorques : les camions étaient remplis de déchets industriels banals (DIB), une pratique interdite par arrêté préfectoral sur un site réservé aux ordures ménagères. Le groupe Paprec, géant du recyclage, est mis en cause à travers sa filiale Coved. Le Canard Enchaîné révèle, quelques mois plus tard, que des méthodes identiques se pratiquent dans la décharge de Duchy (Yonne). Là encore, Coved et la maison-mère Paprec sont mises en cause. La méthode utilisée est celle du « badge falsificateur », permettant de faire entrer sur un site des cargaisons prohibées, tout en en cachant la provenance.

Des miracles technologiques qui tardent encore à advenir

Les risques écologiques et sanitaires d’une mauvaise gestion des déchets en France concernent bien souvent les pays en voie de développement vers lesquels l’Occident envoie une grande part de ses ordures, notamment issues de produits électroniques. Dans le documentaire « Déchets électroniques : le grand détournement», diffusé en février sur France 5, l’ensemble du système est révélé au grand jour : si 40 % des déchets sont en effet soigneusement étiquetés et collectés dans des centres respectant des normes strictes, le reste échappe à toute procédure de contrôle. Envoyés dans des pays pauvres, les 60 % restants s’entassent dans des décharges à ciel ouvert où les populations locales, souvent jeunes, s’efforcent d’en extirper des éléments monétisables.

En France, le recyclage des déchets souffre d’un retard technologique, qui s’est notamment illustré sur l’île de la Réunion. Innoveox, la société de gestion des déchets dirigée par Jean-Christophe Lépine  proposait dans ce département, qui exporte la plupart de ses déchets à l’étranger, une solution de transformation des solvants et produits pétroliers en énergie ou en eau propre. La société réussit à lever 14,3 millions d’euros sur les marchés financiers en 2014, mais le groupe est en réalité incapable de mettre en œuvre les « miracles » annoncés : de soucis techniques en litige avec le fisc et la préfecture, la trésorerie fond rapidement et la société de Jean-Christophe Lépine est finalement placée en liquidation judiciaire.

L’ombre du milieu et des petits arrangements entre amis

Les marchés publics relatifs au traitement des déchets font souvent l’objet de suspicions. À la fin de l’année 2018, la Syvadec, le syndicat public de valorisation des déchets de Corse, avait ainsi lancé un appel d’offres pour l’exportation de 70 000 tonnes de déchets vers le continent, où les capacités de traitement et de recyclage sont plus importantes. Aucun des trois candidats en lice n’est choisi car leur prix sont largement supérieurs à ceux prévus par le cahier des charges. La répression des fraudes est mandatée pour faire la lumière sur une affaire qui pourrait révéler une éventuelle entente illicite entre les différents candidats pour gonfler artificiellement les prix…

« Les poubelles attirent la mafia», explique Alexandre Lanfranchi au Parisien. Le gestionnaire du principal centre d’enfouissement de Corse roule en véhicule blindé depuis qu’il a refusé une «approche» par un membre du milieu. «Économiquement, [le marché des ordures] présente l’avantage de la stabilité, les marchés étant signés pour plusieurs années» explique un ancien de la pègre au journal. Les marchés publics s’inscrivent dans la durée et offrent la possibilité de rentrées financières progressives et d’apparence légale.

Comment libérer le marché de ses démons ? Une lutte plus affirmée contre les prestataires malveillants, notamment dans le contrôle des marchés publics, semble nécessaire. En parallèle, l’innovation doit être encouragée pour permettre l’émergence de solutions de traitement et de recyclage viables et encadrées.

Lire la suite

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos informations

Réseaux sociaux

Derniers articles

Revue de presse

Nous suivre sur Twitter

Trending

Partages