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Braconnage de gorilles : fausse nouvelle mais vrai trafic

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Les deux rangers qu’on avait découverts sur des photos devenues virales en 2019, n’ont pas été tués dans une attaque en avril, comme il a été dit sur les réseaux sociaux. Mais douze de leurs collègues, oui.

La rumeur a été diffusée en masse sur les réseaux sociaux : Mathieu Shamavu et Patrick Ndakasi, gardes forestiers du parc national des Virunga en République démocratique du Congo, auraient été tués lors d’une embuscade en avril 2020 :

Cependant, comme l’agence Reuters l’a signalé, après avoir contacté le parc qui abrite plus de la moitié de la population totale des gorilles des montages, ces deux rangers ne font pas partie des victimes de l’attaque. Leur activité de ces derniers jours, sur leurs propres réseaux sociaux, permet de confirmer qu’ils sont effectivement toujours en vie.

Pourtant, l’embuscade lancée dans le parc Virunga par des miliciens hutus présumés, a fait 16 victimes dont 12 rangers, le 24 avril 2020, comme l’a annoncé un responsable du gouvernement. L’une des attaques les plus meurtrières de l’histoire récente du parc national.

Dans un communiqué publié sur leur site internet, le parc a déclaré que « les gardes n’étaient pas la cible et sont morts en aidant le véhicule civil qui avait été pris sous le feu des assaillants. » Le communiqué dresse la liste des victimes. Par le passé, on dénombre près de 200 rangers du parc décédés lors d’attaque de milice.

Braconnage en Afrique de l’Ouest et centrale

La chasse des gorilles est illégale et pourtant pratiquée dans tous les pays du Bassin du Congo. Ces primates sont tués pour leur viande ; leurs membres peuvent être utilisés en médecin ou comme trophées ou sortilège. Ils peuvent aussi être revendus en tant qu’animaux de compagnie. Selon WWF, le commerce de la viande de brousse, dans ces régions, représente aujourd’hui la plus grande menace pour les gorilles, des animaux ayant un faible taux de reproduction.

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Crédit WWF

Cette viande est considérée comme un signe de prestige social. Les pattes, crânes et autres parties du corps, sont « vendus empaillés comme décoration, ou chargés de pouvoirs mystiques ou médicinaux. »

D’anciens braconniers interrogés pour comprendre ce trafic illicite

Les gorilles des montagnes, présents dans trois pays (le Rwanda, l’Ouganda et la République démocratique du Congo) sont une espèce en voie disparition. Ce qui a motivé certains gouvernements de ces pays, à prendre mesures strictes de protectionnisme pour leur conservation.

Dans une étude publiée par le Journal of Geoscience and Environment Protection, en avril dernier, les témoignages d’anciens braconniers ont permis de mieux comprendre les causes du braconnage. Parmi les principales causes : la pauvreté, l’ignorance, la culture et les objectifs commerciaux.

Dans le parc national des volcans, situé au nord-ouest du Rwanda, les cas de braconnage ont diminué à partir de 2018. Deux éléments peuvent l’expliquer : l’instauration d’un système de partage des revenus (10% des revenus du parc sont partagés avec les communautés locales vivant aux abords du parc), et la construction d’un mur de pierre autour du parc. Ce mur ne permet pas, cependant, d’empêcher les animaux de s’échapper du parc, ce qui peut entraîner leur tuerie par la suite :

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Les principales causes du braconnage dans le parc national des volcans.

Pour aider à la conservation de cette espèce, un travail de sensibilisation de la population est important. C’est pourquoi, des « randonnées » en compagnie des gorilles sont organisés dans certains parcs, depuis quelques années, générant des fonds reversés à la lutte contre ce trafic et permettant aux communautés habitant autour de ces zones protégées d’être sensibilisées sur l’importance de ces gorilles des montagnes. En raison de la crise du Covid 19, ces activités sont temporairement suspendues dans plusieurs parcs nationaux.

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    Les principales causes du braconnage dans le parc national des volcans.

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Le réveil du crime organisé chilien

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Une étude récente souligne l’expansion du crime organisé chilien notamment en ce qui concerne le trafic de drogue et la violence

Certaines études soulignent que le sentiment d’insécurité dans la population est en hausse. Ce sentiment n’est pas entièrement infondé ; le crime organisé chilien est bien en train de prendre de l’importance. Cette croissance est soulignée par la diversification des pratiques et l’augmentation de la violence dans le pays. Cette tendance peut aussi se lire dans la hausse des saisies de drogues et la transformation des routes du trafic.

Mutations et transformations du trafic

En trois ans, la saisie de marijuana colombienne, « creepy », a augmentée de 700 %. Dans le même temps les saisies de marijuana paraguayenne ont chuté de 900 %. L’étude souligne qu’on observe une transformation des routes du trafic. Auparavant le crime organisé chilien favorisait la route Paraguay-Bolivie-Chili ; désormais ils passent par la Colombie, l’Équateur, le Pérou puis le Chili. De plus on assiste à une augmentation de l’utilisation des ports du pays et donc des voies maritimes.

Cette transformation s’accompagne également d’une mutation inquiétante ; en 2019 les autorités chiliennes ont découverts 15 laboratoires de production de drogues dans la région de Santiago et Antofagasta. Ces laboratoires se concentraient sur la production de drogues de synthèses. En effet la demande a explosé dans le pays entre 2017 et 2019 ; le marché a augmenté de 680 %. Sans surprise la violence inhérente au trafic n’a pas manqué de suivre. Le marché du trafic d’arme du pays est en pleine expansion. Néanmoins les chiffres restent bas ; on comptait 6 homicides lié au trafic en 2010 et 30 en 2019.

Le crime organisé chilien : un danger national ?

Il est donc indéniable que le problème du trafic de drogue s’aggrave dans le pays. Cependant la perception du danger réel par le public est peut-être troublée ; 79 % des interrogés estiment que le crime organisé chilien et le trafic de drogue sont « un danger majeur ou une menace importante pour la sécurité nationale ». Il semble que cette obsession soit plutôt le résultat d’une communication gouvernementale mettant l’accent sur le problème. Certains experts soulignent par ailleurs qu’une approche entièrement répressive sera un échec ; le Chili n’est pas seulement un pays de transit mais aussi de consommation. La question de la drogue est donc aussi un problème de santé publique à traiter comme tel.

Ajoutons à cela que la crise du coronavirus a poussé le crime organisé chilien et international à se tourner vers des substances plus addictives et moins chères. Cependant au chili ceci prends la forme d’une consommation d’un type de marijuana colombienne et le renforcement du trafic de cigarettes. Le trafic de cocaïne est par exemple en baisse depuis l’année dernière. On est donc loin de l’épidémie des opiacés au États-Unis. Cependant le problème du crime organisé chilien est réel et pourrait provoquer des poussées de violences. Notons tout de même que la perception du problème semble nettement disproportionnée et utilisée à des fins politiciennes.

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L’héroïne dans des maracas

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l'héroïne dans des maracas

Des trafiquants de drogue du dark web importaient de la drogue dans des souvenirs touristiques et notamment de l’héroïne dans des maracas

Ces trafiquants de drogue du dark web ont finalement été appréhendés. On les accuse d’avoir trafiqué de la drogue pour une valeur de 270 millions de dollars en Bitcoins. Les accusés importaient les opiacés depuis l’île de Porto Rico et notamment de l’héroïne dans des maracas. Un vendeur américain aurait obtenu l’aide d’un pharmacien costaricain. Les deux hommes sont aujourd’hui poursuivis pour ce trafic de drogue.

Des Bitcoins contre de l’héroïne dans des maracas

Les deux criminels ont été mis en accusation par un jury fédéral de Columbia mardi dernier. La nouvelle provient d’un rapport du Département de la Justice des États-Unis. Ce rapport mettait l’accent sur les efforts des forces de l’ordre contre le trafic de drogue sur le dark web. Ce type de trafics et l’utilisation de monnaies virtuelles comme le Bitcoin est d’habitude un vrai problème pour retrouver les auteurs. Il semble que les agents cherchent à illustrer leurs nouvelles capacités à travers cette affaire.

Il faut reconnaître que les sommes en jeu et le type de trafic n’est pas commun. Les opiacés étaient dissimulés dans des souvenirs touristiques ; le cas le plus cocasse était l’héroïne dans des maracas. Un des auteurs est David Pate, 44 ans. Il se serait chargé de vendre les comprimés d’opiacés fournis par Jose Hou, 38 ans. La publicité pour leur « produit » était présente sur de nombreux sites de vente en ligne du dark web. Ils étaient notamment sur le célèbre site Silk Road et Alphabay entre 2013 et 2018. Ces sites sont aujourd’hui hors ligne.

Pseudonymat plutôt qu’anonymat

Les clients auraient, au total, virés 23 903 Bitcoins en paiement à Pate ; l’équivalent aujourd’hui de 270 millions de dollars. Les drogues concernés étaient principalement de l’Oxycotin et des pilules de morphine. Les cas d’héroïne dans des Maracas, quoi que surprenants, n’étaient pas les plus fréquents. Désormais Pate et Hou sont poursuivis pour 7 chefs d’accusation différents ; notamment pour trafic de drogue et blanchiment d’argent. Selon le procureur Michael Sherwin ; « Ces chefs d’accusation sont un avertissement pour les trafiquants du monde entier que ni le dark web ni les monnaies virtuelles ne peuvent les faire échapper à la vigilance des forces de l’ordre des États-Unis ».

Les autorités ont récemment intensifié leurs efforts de lutte sur le dark web. Ce milieu d’apparence opaque ne semble pas autant les gêner qu’auparavant. Rappelons en effet qu’il n’est pas si aisé de rester anonyme sur internet ; plutôt qu’un anonymat les monnaies virtuelles fournissent plutôt un pseudonymat. Le cas le plus célèbre est celui de Ross Ulbricht, le propriétaire et gestionnaire de Silk Road ; ce dernier a été condamné car la police a pu retracer son identité à un portefeuille de Bitcoins. Par ailleurs des entreprises spécialisés dans la Blockchain sont venus en aide aux policiers ; c’est notamment le cas de Chainalysis. La police semble s’être finalement adaptée aux évolutions technologiques du trafic de drogues.

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Arrestation du leader des Black Disciples

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Black Disciples

Ce chef bien connu du gang des Black Disciples a été arrêté dans une affaire de drogue en compagnie de 23 autres personnes

Cette opération fédérale centrée sur Chicago va être un dur coup pour les Black Disciples. Les accusations vont du trafic de drogues au trafic d’armes. Le chef de gang se nomme Darnell McMiller, 34 ans. Il est aussi surnommé « Murder » ; « meurtre » en anglais. Il est accusé de trafic d’héroïne coupée au fentanyl. Il aurait notamment vendu cette drogue à un individu collaborant avec la police sur South Lowe Avenue à Chicago.

Les Black Disciples de nouveau sans chef

McMiller est connu comme étant l’actuel chef des Black Disciples. Ce gang national a été fondé dans les années 60 à Chicago. Clarence January, le leader de la faction « Dog Pound » et Charles Knight font partie des inculpés. Knight est un membre du gang des Gangster Disciples. Il est accusé de fournir la drogue au gang de McMiller. Ce dernier avait été libéré de prison il y a à peine plus d’un an.

Le leader avait en effet été condamné à huit ans de prison pour trafic de drogue en 2014. Quelques semaines après sa sortie la surveillance du FBI le surprenait à tenter de créer de nouvelles routes pour le trafic de drogues. McMiller aurait aussi révélé ses liens avec un des créateur originel des Gangster Disciples ; Larry Hoover. Il aurait également reconnu son rôle de chef de gang notamment en ce qui concerne les représailles. Il semble que le FBI ait tous les éléments nécessaires pour condamner McMiller.

Une victoire pour Chicago

Lors de l’opération la police de Chicago a saisi de l’héroïne coupée au fentanyl, de l’ecstasy et de la cocaïne. Près de deux douzaines d’armes à feu et 50 000$ font aussi partie des prises. Selon le procureur John Lausch cette enquête de plusieurs années remonte à avant la décision de l’administration présidentielle de lancer l’Opération Légende. Cette opération vise à envoyer des forces fédérales en soutien des polices locales.

L’opération s’est principalement tenue dans le quartier d’Englewood. Cependant le FBI ne compte pas se restreindre à cette zone ; d’autres quartiers de Chicago sont aussi minés par la présence des gangs. Le Commissaire Divisionnaire de Chicago, David Brown, souligne que les Black Disciples sont directement liés à la hausse de la violence dans la ville. Cette violence est le produit direct des enjeux du trafic de drogue. Les agents ne se sont d’ailleurs pas arrêtés aux membres directs du gang ; les comptables et les acteurs financiers des criminels font partie des inculpés. Reste à savoir pour combien de temps les agents ont réussi à perturber les opérations des trafiquants.

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