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La pandémie complexifie le trafic de drogue

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Pandémie

La pandémie complexifie le trafic de drogue en transformant les méthodes, les routes et la consommation en pleine une crise mondiale

Les restrictions posées par la pandémie de coronavirus n’a que peu impacté le trafic de drogues. Certes les trafiquants ont du innover, changer leurs itinéraires et leurs méthodes mais la consommation n’ a jamais été aussi importante. Ce qui a néanmoins évolué c’est le type de consommation. Le dernier Rapport Mondial sur la Drogue a révélé une situation particulièrement inquiétante.

Un trafic en perpétuelle évolution

Selon le rapport les trafiquants ont du trouver de nouvelles routes étant donné l’interruption des chaînes d’approvisionnement. Un grand nombre d’entre eux se sont donc tournés vers la vente sur le darknet et par correspondance. Par ailleurs les opiacés sont en rupture de stock dans de nombreux endroits ; les composants chimiques ne peuvent plus être acheminés. Ceci a donc transformé le type de consommation de certaines personnes ; celles-ci se tournent vers l’alcool, les benzodiazépines ou des mélanges de drogues de synthèse. Ceci n’est pas une bonne nouvelle car certaines personnes passent alors à une consommation par injection ou augmentent les doses.

Selon Ghada Waly, directeur du Bureau de l’ONU sur la Drogue et le Crime, l’addiction est en augmentation. Le type de substances est également plus divers. L’ONU a par ailleurs enregistré une augmentation de la consommation de médicaments. Ces médicaments sont utilisés à des fins récréatives et sans supervision médicale. N’oublions que ce type de consommation a déjà causé des dizaines de milliers de mort aux États-Unis.

La pandémie accroît les risques pour les consommateurs de drogues

Des estimations suggèrent qu’il existait 269 millions usagers de drogue de part le monde en 2018. Ceci représente 5,4 % de la population adulte mondiale. Ce chiffre est 30 % plus haut qu’en 2009 ; 35 millions de personnes souffraient à l’époque d’addiction. Selon les experts 585 000 personnes mourrons cette année de cette maladie. Il faut souligner que la drogue la plus consommée reste le cannabis avec 192 millions de consommateurs. Moins populaires les opiacés et drogues apparentés, sont à eux seules responsables responsables de 2/3 des morts.

De leur côté pour répondre à la fermeture des routes terrestres et aériennes les trafiquants ont déjà réorganisé leur système. Ainsi la quantité de cocaïne saisie dans les ports européens et l’héroïne sur les bateaux dans l’océan indien montre qu’une alternative a été trouvé à la route des Balkans. La pandémie complexifie le trafic de drogue et accroît aussi les risques pour les consommateurs. Ces derniers cherchent des alternatives à leur drogue de choix ; on s’attend donc à une augmentation de la transmission du VIH et de l’hépatite C. La pandémie complexifie le trafic de drogue et le trafic de drogue risque de créer sa propre pandémie.

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Trafic de chats à Taïwan

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Trafic de chats à Taïwan

Une dizaine de personnes sont suspectées d’êtres responsables d’un trafic de chats à Taïwan par voie maritime

Les neuf suspects ont été inculpés par les procureurs de Kaohsiung vendredi dernier. On les soupçonne d’un trafic de chats à Taïwan. Plus de 154 animaux auraient été illégalement importés dans le pays. Certaines personnes risquent jusqu’à sept ans de prison. Le bureau des procureurs du district de Kaohsiung s’intéresse particulièrement à quatre personnes suspectées d’être les dirigeants du réseau. Cette affaire de contrebande se serait déroulée au cours du mois d’août. Les cinq autres personnes travaillaient sur le bateau de pêche utilisé pour transporter les chats.

De vieux contrebandiers

Toutes ces personnes sont suspectées d’avoir bafoué la loi sur les peines de contrebande. Cependant quatre de ces suspects sont la cible principale pour les enquêteurs et la justice. Le premier est un homme de 56 ans du nom de Cheng. Il est propriétaire d’une entreprise de pêche. Le second est un éleveur d’animaux domestiques de 42 ans du nom de Li. À leurs côtés on trouve un certain Chang, un ancien de la patrouille maritime de 50 ans. Le dernier est un des amis de Chang, un homme de 49 ans répondant au nom de Kuo.

Ces quatre personnes sont actuellement en détention. Malheureusement les chats ont dû être euthanasiés par les autorités car leur origine était inconnue. Les procureurs recommandent de lourdes peines pour ces personnes. Elles sont accusées d’avoir géré une contrebande de chats de race et d’avoir tenté de les faire entrer à Taïwan sans certificats de quarantaine. Ces personnes risquent jusqu’à sept ans de prison et près de 108 000$ d’amende. Les raisons qui poussent les procureurs à la sévérité sont les risques inhérents aux maladies que les animaux pourraient apporter dans l’île. Par ailleurs ces pratiques nuisent au marché national des animaux domestiques.

L’échec du trafic de chats à Taïwan

Parmi les autres accusés on trouve un capitaine de bateau de 51 ans. Son bateau servait à faire passer les chats. Le mécanicien en chef du bateau est aussi poursuivit ainsi que l’équipage composé de trois indonésiens. Selon l’enquête Cheng et l’éleveur auraient commencé à planifier leur opération en juin avec l’aide de Chang, Kuo mais aussi avec sept autres citoyens chinois encore inconnus. Ils ont ensuite loué le bateau « Shun Fa 886 » ; le navire de pêche. Le bateau était loué au mois à un certain Chiang pour la somme de 150$.

Suivant les instructions de Cheng le capitaine et son mécanicien ont transformé le bateau pour le préparer à un trafic de chats à Taïwan. La cabine principale a été transformée en un espace fermé climatisé propre à transporter des animaux. Le bateau a pris la mer jusqu’au larges des îles Penghu et pris possession de 62 cages contenant les 154 chats venant de bateaux chinois. Le lendemain le bateau était intercepté par les gardes côtes à proximité du port d’Anping à Tainan.

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Trafic de drogue à Bollywood ?

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trafic de drogue à Bollywood

Une opération de lutte contre le trafic de drogue à Bollywood a mené à l’arrestation du fils de la star Shah Rukh Khan

Aryan Khan a été arrêté par les agents du Bureau de Contrôle des Narcotiques suite à un raid de la police sur un yacht de luxe. La nouvelle fait la une des journaux en Inde depuis deux semaines. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer cette opération contre le trafic de drogue à Bollywood. Le jeune homme de 23 ans a été arrêté le 2 octobre dernier lors d’une fête. De la drogue aurait été saisi sur place, au large de Mumbai. Par la suite 20 personnes ont été arrêtées au cours des jours suivants.

Une opération peu glorieuse

Les agents ont révélé avoir saisi 13 gr de cocaïne, 5 gr de méphédrone, 21 gr de charas, 22 comprimés de MDMA et 1788 dollars en liquide. Le bateau se dirigeait vers Goa au moment de son interception. Les avocats d’Aryan affirment qu’aucune drogue n’a été saisi sur lui. Cette affaire a rapidement pris une tournure politique. En effet certains soupçonnent le gouvernement d’extrême droite de s’en prendre injustement au fils de la plus grande star musulmane du pays. Le gouvernement Modhi a très clairement marqué sont islamophobie depuis son arrivée au pouvoir.

Aryan est poursuivi pour l’achat, la consommation et la possession de drogues. Le procureur a aussi cherché à prouver que le jeune homme était un consommateur régulier depuis quelques années. La police a aussi déclaré que des conversations WhatsApp prouveraient son lien avec des trafiquants de drogues internationaux. Les avocats soulignent que les tests sanguins d’Aryan n’ont révélé aucune présence de drogue. Ces derniers nient aussi tout contacts avec des trafiquants et pointent du doigt une vendetta du gouvernement. Cette opération contre le trafic de drogue à Bollywood ressemble en effet à une opération plus politique que policière.

Trafic de drogue à Bollywood ou islamophobie ?

Le Bureau de Contrôle des Narcotiques a fait l’objet de critiques de la part des médias mais aussi de la part de membres de la coalition gouvernementale. Alors qu’il n’y avait aucune preuve de consommation ou de possession de drogue le jeune homme s’est pourtant vu refuser sa libération sous caution. Certains affirment que des membres du BJP, le parti au pouvoir, étaient présents lors de l’opération policière. D’autres soulignent les fuites d’informations ciblées de la part de la police pour ternir l’image du jeune homme.

Le père d’Aryan, Shah Rukh Khan, est parfois surnommé le « roi de Bollywood », ou « Roi Khan ». L’acteur marié à une hindoue est extrêmement populaire en Inde et en Asie du Sud-Est. Il est pourtant devenu récemment une cible pour le BJP qui l’a qualifié d’acteur anti-patriotique en 2015. Khan avait eu le malheur de dénoncer le développement de l’intolérance religieuse dans son pays. D’autres attaques le comparant à des terroristes musulmans ont aussi eu lieu de la part de personnalités politiques. On est bien loin d’une simple affaire de trafic de drogue à Bollywood. Quand bien même le jeune homme serait coupable, la situation politique du pays laissera toujours un doute dans l’esprit de la population.

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Australie : Des QR codes pour les trafiquants de drogues ?

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QR codes pour les trafiquants

Certains prônent l’utilisation de QR codes pour les trafiquants de drogues afin de réduire les risques liés au Covid-19

Les consommateurs de drogues sont des personnes à risque en terme de contamination et de diffusion de la pandémie. Ceci est lié à leur stigmatisation et pose de grands risques pour cette population déjà fragilisée. L’utilisation de QR codes pour les trafiquants de drogues devrait être vu comme une technique de réduction des risques et un problème de santé publique. Nadine Ezard est la directrice du service alcool et drogues de l’Hôpital Saint Vincent de Sidney. La directrice souligne que de nombreux consommateurs vivent dans la crainte d’être coupés de leur fournisseurs de drogues. Afin d’éviter un confinement forcé certains préfèrent ne pas se faire tester.

Un problème de santé publique

Selon le professeur Ezard il faut pleinement prendre conscience du problème. Le système actuel encourage la stigmatisation et éloigne ceux qui en ont besoin des soins nécessaires. En effet l’isolation est un véritable problème pour des personnes toxicomanes ; elles se trouvent forcées à subir un sevrage parfois difficile et dangereux chez elles. Selon Ezard la peur d’être testé positif au Covid-19 est déjà très présente chez ces personnes. Il faut ajouter que les risques liés à un sevrage brutal sont réels. Le sevrage lié à la consommation d’alcool, d’opiacés, du GHB et des benzodiazépines peut provoquer des convulsions et des syndromes confusionnels.

Les affirmations du professeur Ezard entre en résonance avec les déclarations de certains maires de villes du centre de la Nouvelle-Galles du Sud. Dans cette région on soupçonne un livreur de drogue d’être à l’origine de l’arrivée de l’épidémie. Selon le maire de Dubbo, Stephen Lawrence, il faut répondre à la réalité sociale qui sous-tend cette diffusion du Covid. Lawrence a ainsi affirmé devant le comité coronavirus du Sénat qu’il faudrait parler de donner des QR codes pour les trafiquants de drogues.

QR codes pour les trafiquants ?

Selon Darriea Turley, maire de Broken Hill, il faudrait utiliser certaines des méthodes de minimisation des risques utilisées contre le VIH. Selon elle une stratégie nationale devrait être déployée pour toucher les personnes les plus vulnérables. La création de QR codes pour les trafiquants de drogues risque cependant de ne pas convaincre ces derniers. Cependant si des méthodes de soutien étaient mises en place il serait possible de tracer plus efficacement les cas contacts.

Les associations d’aide aux personnes toxicomanes soulignent que le gouvernement devrait écouter leurs préconisations. D’autres problèmes de santé risquent également d’arriver ; certaines personnes ont ainsi du mal à suivre leur traitement à la méthadone ou à obtenir des seringues. Par ailleurs sans même parler du sevrage les personnes toxicomanes vivant au jour le jour ne peuvent se confiner pendant deux semaines. Certains n’ont pas internet pour acheter des courses, ni carte de crédit ou un téléphone. Même si ces personnes souhaitent lutter contre la pandémie, l’organisation actuelle ne leur permet pas de suivre les recommandations.

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