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L’Ambassade népalaise rapatrie enfin ses ressortissantes

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rapatriement ambassade népalaise

L’ambassade népalaise en Inde a mis près de neuf mois pour rapatrier 21 femmes victimes d’un trafic d’êtres humain à destination du Golfe

L’ambassade du Népal en Inde semble s’être finalement mis en mouvement et a organisé leur retour au pays. En effet, depuis tout ce temps ces femmes étaient coincées dans l’État de Manipur, en Inde. Ces népalaises avaient été secourues lors de leur transfert vers les pays du Golfe, via le Myanmar. Il semble qu’on leur avait promis des emplois une fois sur place. Une fois libérées, l’ambassade népalaise n’avait pris aucune initiative pour organiser leur retour.

La négligence de l’ambassade népalaise

Depuis neuf mois ces femmes étaient donc en attente d’une réaction de leur pays, incapables de quitter le Manipur. Fort heureusement elles avaient été accueillies dans un refuge. Il semble que la situation ait commencée à se débloquer après un article du Kathmandu Post. Ce dernier avait rapporté la situation de totale négligence de la part de l’ambassade népalaise dans le pays. Suite à cet article le gouvernement a finalement envoyé un représentant sur place ; Pradash Adhikari, conseiller de l’ambassade de New Delhi.

La situation a tout de même pris deux semaines de blocages administratifs supplémentaires. Néanmoins les népalaises ont enfin pu quitter la ville de Imphal. Selon le porte-parole de l’ambassade népalaise, Hari Odari, le groupe a quitté la ville par bus dimanche dernier ; « Le bus les amènera à Kakadbhitta, à la frontière népalo-indienne. Le groupe sera alors confié aux autorités et aux représentants du Ministère des Femmes, Enfants et Services Sociaux ».

Les népalais frappés par le trafic d’êtres humains

Suite à leur libération ces femmes avaient pris l’initiative de contacter l’ambassade de Delhi. L’ambassade népalaise avait alors semblé s’occuper de leur situation et avait contacté les autorités de Manipur. Cependant ils ont par la suite cessé de suivre l’affaire. L’ambassade népalaise avait déclaré qu’ils ne pouvaient résoudre le problème du fait du confinement en Inde. Cependant les autorités du Manipur ont affirmé que le problème venait entièrement de l’inaction de l’ambassade népalaise. Le gouvernement de Manipur avait pourtant envoyé une lettre à l’ambassade et proposé d’amener eux-mêmes les femmes à la frontière ; aucune réponse n’avait été donnée.

Les trafiquants avaient promis des emplois lucratifs à ces femmes. Elles avaient commencé leur trajet par bus jusqu’à New Delhi, puis par avion jusqu’à Dimapur et enfin jusqu’à Imphal par un autre bus. La suite du voyage devait se faire par le Myanmar. Il s’agit d’une nouvelle route populaire pour les trafiquants. Les efforts des autorités népalaises pour protéger ses citoyens sont pour l’instant insuffisants. L’an dernier une opération indienne avait secouru 179 népalais dans l’état de Manipur. Il est donc d’autant plus étrange que le pays n’ait pas plus à cœur de s’occuper de ses ressortissants vulnérables.

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Analyses

Contrats russes : quand Alexandre Benalla faisait affaire avec des oligarques

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alexandre benalla contrats russes - Illicit Trades

Pendant de longs mois, l’Affaire Benalla a empoisonné le premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Plus de deux ans après la diffusion de la vidéo d’une interpellation musclée sur la place de la Contrescarpe le 1er mai 2018 et de multiples révélations, Alexandre Benalla fait l’objet de six enquêtes judiciaires, dont une concernant de mystérieux contrats russes, directement noués avec des hommes d’affaires aux réputations sulfureuses, Iskander Makhmudov et Farkhad Akhmedov. Les deux hommes, proches des cercles politiques et financiers du Kremlin, se sont enrichis grâce à l’exploitation des matières premières, accumulant des fortunes aujourd’hui largement conservées dans des paradis fiscaux.

Des négociations menées alors qu’Alexandra Benalla était en poste à l’Élysée

Selon Médiapart, les négociations menées directement par Alexandre Benalla en vue de conclure des contrats de sécurité avec des oligarques russes se sont déroulées alors qu’il était encore en poste à l’Élysée. Au moins pour l’un d’entre eux. En juin 2018, Alexandre Benalla était en effet adjoint au chef de cabinet du Président de la République, en charge de la coordination entre les différents services chargés de la sécurité du Président. L’un de ses rôles fut, plus précisément, de travailler au rapprochement entre les deux structures chargées de la sécurité de l’Élysée, le GSPR et ses 70 policiers qui accompagnent et sécurisent les déplacements du président, et le commandement militaire, orienté sur la protection intérieure du palais et des résidences présidentielles.

Un poste stratégique, qui confère de nombreux avantages. Une habilitation Secret Défense, d’abord. Le deuxième plus haut niveau d’accès aux informations cachées au grand public, après le « Très Secret Défense », uniquement accordé à une poignée de militaires et civils sur le territoire national. Un passeport diplomatique, ensuite, dont il aurait usé hors du cadre réglementaire autorisé, comme lors d’un voyage au Tchad en décembre 2018 afin de rencontrer le président Idriss Déby. Alexandre Benalla, toujours dans le cadre de ses fonctions, était aussi titulaire d’un permis de port d’arme, obtenu au moment de sa prise de poste officielle à l’Élysée et après de nombreuses tentatives malheureuses.

Iskander Makhmudov, un oligarque présumé proche des réseaux mafieux

Au début de l’année 2018, alors qu’il est encore un proche collaborateur du Président de la République, Alexandre Benalla organise un rendez-vous avec Jean-Maurice Bernard, le dirigeant de Velours, une petite entreprise de sécurité privée. Il s’y rend en compagnie de Vincent Crase, l’un de ses proches amis, gendarme de réserve rattaché au commandement militaire de l’Élysée. Le but de cette réunion informelle ? Préparer un contrat en vue d’assurer la sécurité de la famille de l’oligarque Iskander Makhmudov. Plus précisément de sa femme et de ses trois enfants, des triplés âgés de sept ans. L’homme d’affaires possède, comme de nombreux oligarques russes, des propriétés en France, notamment en Sologne et à Ramatuelle, dans le Var. Auxquelles s’ajoute un patrimoine financier difficilement estimable, entremêlé dans une myriade de sociétés écrans à la traçabilité quasiment impossible. Les réunions s’enchaînent, parfois même au siège de La République En Marche (LREM) et les profils, puisés parmi des retraités des forces armées, sont recrutés. Un contrat est alors signé, comprenant un accord de sous-traitance entre Mars, la société de Vincent Crase, et Velours, qui s’occupera de la partie opérationnelle. La commission touchée par Mars (40 % du contrat !) impressionne par sa démesure.

Si la signature de ce contrat est empreinte de soupçons, c’est d’abord parce qu’elle a eu lieu alors qu’Alexandre Benalla travaillait encore à l’Élysée, tout en ayant un rôle d’intermédiaire en faveur d’un proche du Kremlin. Mais aussi à cause du profil du client. Iskander Makhmudov est en effet un oligarque, l’une des plus grandes fortunes de Russie, et le président et actionnaire majoritaire de l’Ural Mining and Metallurgical Company, un consortium d’entreprises du secteur minier. Des activités légales qui, selon Mediapart, cachent des accointances puissantes avec la mafia moscovite et ses multiples ramifications européennes. Des pratiques qui lui ont d’ailleurs valu une enquête de la justice espagnole en 2009 et une mise en examen pour « association illicite » et « blanchiment de capitaux », transmise en 2011 aux autorités russes, qui a finalement jugé les preuves insuffisantes et clôt le dossier. Parfaitement innocent Iskander Maskhmudov ? Pas nécessairement, selon José Grinda, procureur anticorruption espagnol interrogé par Mediapart, qui estime « qu’il y avait assez preuve pour inculper Iskander Makhmudov en Espagne », mais que « le juge a pris la décision de transmettre son affaire au parquet de Russie dans le cadre de la Convention européenne sur la transmission de procédures répressives ». De très sérieux doutes planent donc encore sur la culpabilité d’Iskander Makhmudov et ses présumés liens avec des organisations criminelles.

Farkhad Akhmedov : un homme d’affaires au cœur du « divorce du siècle »

Moins médiatisé, un second contrat tissé avec l’oligarque russe Farkhad Akhemdov a cependant été dévoilé par la presse. Une fois encore, Alexandre Benalla témoigne de sa capacité à atteindre les plus grandes fortunes de Russie en signant un accord prévoyant, pour 980 000 euros hors-taxe, la fourniture d’un chauffeur, d’un chef d’équipe et de cinq officiers de sécurité pour les séjours en France de Farkhad Akhmedov. Si sa fortune n’est « que » de 1,2 milliard d’euros, selon le magazine Forbes, l’étendue de ses biens, rendue publique dans le cadre d’un divorce médiatisé est impressionnante. Et comme Iskander Makhmudov, Farkhad Akhmedov est en délicatesse avec la justice européenne.

S’il ne semble pas avoir de liens avérés avec des réseaux mafieux, il est malgré tout au cœur d’un immense scandale judiciaire. La justice britannique l’a condamné en 2016 à céder 41 % de sa fortune à son ancienne femme, Tatiana Akhmedova, soit 495 millions d’euros. Un jugement dont il refuse cependant de reconnaître la légitimité, affirmant avoir déjà divorcé de son ex-femme en Russie 20 ans auparavant. Le document de « preuve » fourni par Farkhad Akhmedov s’avérera, plus tard, être un faux. Pour échapper au jugement et — surtout — à une possible saisine de ses actifs, Farkhad Akhemdov aurait fait transiter une grande partie de sa fortune dans les paradis fiscaux, avec l’aide de son fils Temur Akhmedov, lui aussi empêtré dans l’entreprise de blanchiment de son père. Son impressionnante collection d’œuvres d’art contemporain elle, est placée en sécurité au Liechtenstein, où elle est désormais insaisissable par la justice. Il possède aussi un yacht, le Luna, le deuxième plus grand du monde, dont la justice britannique a aussi ordonné la remise à son ancienne femme. Immobilisé à Dubaï, le Luna fait l’objet de procédures judiciaires.

Farkhad Akhmedov est, selon Mediapart, un très proche de Vladimir Poutine. Un choix très stratégique pour les oligarques. « Avec ce comportement obséquieux, ils essaient d’obtenir une indulgence par rapport à leurs activités. Plus vous vous rapprocherez du pouvoir (…), plus vous rédui(s)ez le risque de contrôles policiers de vos activités (et trouvez) où évacuer votre argent à l’étranger » explique Nikita Krichevski, docteur en économie, pour Mediapart. L’enquête sur les contrats russes est entre les mains du Parquet National Financier, qui l’a ouverte en février 2019.

 

 

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Trafic d’animaux et extinction des espèces

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extinction des espèces

Une étude récente souligne la responsabilité du trafic d’animaux et du commerce légal dans l’extinction des espèces animales

Le trafic d’animaux n’est bien sûr pas l’unique responsable. Cependant ce commerce illégal est souvent une cause majeure de cette extinction des espèces. Le trafic d’animaux sauvages recoupe ici aussi bien les animaux de compagnie, la viande, les médecines traditionnelles, l’ivoire ou les tests de laboratoire. La chasse de subsistance nécessaire à certaines communautés n’a pas été intégrée dans cette étude. Les animaux ciblés par un ou plusieurs de ces facteurs voient leur nombre diminuer drastiquement, parfois jusqu’à perdre 99,9 % de leur population.

Une menace pour la biodiversité

On estime qu’en moyenne les animaux victimes de trafic voient leur nombre diminuer de 62 %. Ceci pousse souvent des espèces déjà menacées au bord de l’extinction. Cette étude a notamment analysé le cas de 133 espèces terrestres pour souligner ce fait. Les espèces déjà menacés ont des taux de déclins moyen de 81 %. Certaines espèces de l’étude ont d’ailleurs disparu localement. Certaines populations de Tapir de Baird et de singe-araignée ont ainsi décliné de 99,9 % dans les régions étudiées.

Cette extinction des espèces à un niveau local ouvre évidemment la voie à une potentielle extinction globale. Ce constat est le résultat de l’étude dirigé par le Dr Oscar Morton de l’Université de Sheffield. L’impact global du trafic d’animaux sauvages et de plantes était auparavant peu étudié. On sait aujourd’hui que ce commerce illégal génère 23 milliards de dollars par ans. Néanmoins l’étude ne s’attarde pas uniquement sur l’aspect illégal. Le commerce des animaux sauvages de façon générale fragilise les populations. La frontière du légal et de l’illégal n’est pas toujours un bon indicateur du degré de nocivité. Certains trafics illégaux ne sont pas aussi nocifs pour l’espèce que le commerce légal pour d’autres.

Extinction des espèces localement et internationalement

On estime aujourd’hui que 18 % des espèces terrestres sont victimes du trafic d’animaux. Les chercheurs soulignent aussi que les populations déclinent dans toutes les zones où le problème est présent, y compris dans les régions protégées. La surprise pour certains chercheurs a été de noter cette constante à travers tous les types d’espèces, d’habitats et d’échelles. Une des limites de l’étude réside néanmoins dans l’absence de données suffisantes pour d’autres espèces ; amphibiens, invertébrés ou même des plantes.

Un autre problème est que les travaux sur lesquels s’appuient l’étude se concentrent majoritairement sur l’Amérique du Sud et des régions africaines. L’Europe est la grande absente de cette étude. Les chercheurs demandent que de meilleurs mesures de protection soient mises en place. Une des grandes qualité de cette étude est de ne pas se focaliser sur le commerce illégal. En incluant les problèmes posés par l’exploitation légale des animaux sauvages l’ampleur du danger saute ainsi aux yeux de tous.

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Pakistan : Les routes du blanchiment d’argent

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blanchiment d'argent

La création de fausses factures et le blanchiment d’argent demeurent un problème au Pakistan malgré des améliorations notables

Cette pratique de blanchiment d’argent implique de délibérément mentir sur la valeur d’une transaction commerciale ou sur sur la facture soumise aux douanes. De cette façon les criminels peuvent blanchir leur argent par le commerce. Selon le groupe Intégrité Financière Internationale, les fausses factures seraient l’outil principal utilisé dans les flux financiers illégaux. Le Pakistan possède actuellement peu d’outils de lutte contre ce problème.

Une situation en amélioration

Le pays peine à atteindre les critères édictés par le Groupe d’Action Financière International (GAFI). De nombreuses mesures ont pourtant été prises pour éliminer le blanchiment d’argent. Ainsi l’importation de voitures d’occasion était auparavant un des problème principaux. Cette technique servait aux importateurs à faire entrer de l’argent illégalement dans le pays. Le gouvernement a fini par agir sous la pression des membres du GAFI. Désormais une voiture d’occasion ne peut être importée que si le paiement et les taxes sont effectués depuis le compte du pakistanais expatrié qui est censé importer la voiture.

Par ailleurs seul la famille peut désormais recevoir de l’argent depuis l’étranger et un montant maximum a été fixé. Ces deux méthodes de blanchiment d’argent ayant été stoppées ceci a arrêté les criminels les plus visibles, mais n’a pas éliminé le problème. Le gouvernement n’a pour l’instant pas réussi à stopper les deux autres méthodes restantes ; les fausses factures et la contrebande. L’industrie pakistanaise souffre beaucoup de ces deux problèmes.

Blanchiment d’argent et corruption

La sous-facturation ou la sur-facturation manipulent le prix, la quantité ou la qualité d’un bien ou d’un service sur une facture. En faisant cela les criminels peuvent transférer de larges sommes d’argent à travers les frontières. Même les importateurs soi-disant respectables se livrent à cette pratique. Un grand nombre d’entre eux s’en servent pour éviter les taxes et la douane en sous évaluant leur marchandise. Cette pratique est aussi utilisé à l’exportation car le Pakistan fourni des encouragement financier. La Banque d’État du Pakistan a réduit la quantité d’argent qu’une personne ou une entreprise peut faire sortir du pays. Malheureusement ce contrôle est contourné par ces pratiques d’exportation surévaluées.

Pour éviter les contrôles plus stricts des pays les plus développés les importateurs font d’abord passer leur marchandise par d’autres États comme l’Île Maurice ou Dubaï. Les marchandises sont alors refacturées à un prix bien plus élevé avant leur importation finale au Pakistan. Le produit de cette sur-facturation est alors dirigé vers le compte bancaire offshore de l’importateur. Il serait pourtant possible de faire cesser ces pratiques grâce à la technologie. Actuellement les douanes pakistanaises utilisent cette méthode pour les matériaux bruts. Au lieu de se fier au prix indiqué sur la facture, ils vérifient le cours du produit directement sur internet. Il suffirait d’étendre cette pratique, mais les douanes choisissent de ne pas le faire pour les produits fini. Le problème dans cette situation serait celui de la corruption et non seulement d’une mauvaise pratique.

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