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Trafics divers

Inde : Les déboires de la prohibition d’alcool

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la prohibition d'alcool

Les trafiquants de l’Andhra Pradesh ne cessent d’innover contre la prohibition d’alcool pour importer leur cargaison des États voisins

Les trafiquants d’alcool de cette région de l’Inde font preuve d’une certaine ingéniosité. Contre la prohibition d’alcool différents moyens sont utilisés à ce jour ; ambulances, camions laitiers, bouteilles de gaz, caisses de légumes, réservoirs d’eau et aquariums. Rappelons que l’alcool est très strictement contrôlé et taxé dans l’Andhra Pradesh. Les États voisins n’étant pas aussi strict les contrebandiers n’ont qu’à passer la frontière.

L’impossibilité de tout contrôler

Les autorités ont récemment saisis 9096 bouteilles d’alcool dissimulées dans un camion citerne. C’est la saisie d’alcool la plus importante de l’histoire de l’État. Six personnes ont également été arrêtées. La police, aidée d’une force d’action spéciale, avaient reçu des informations sur cette cargaison. La saisie n’a dont pas été faite au hasard. On estime que la valeur de l’alcool saisi pourrait monter à près de 25 000 euros.

Ce problème de trafic d’alcool est particulièrement aigu dans les régions partageant des frontières avec d’autres États. Or dans l’Andhra Pradesh ceci est le cas de 11 régions sur 13. Malgré cela les deux dernières régions ne sont pas épargnées ; le trafic d’alcool est en hausse dans tout l’État. L’Andhra Pradesh partage ses frontières avec le Telangana, le Tamil Nadu, le Karnataka et l’Odisha ; ces États ayant tous des législations moins restrictives que leur sobre voisin.

Un retour sur la prohibition d’alcool

Les Efforts de la police et l’accroissement de la surveillance n’ont pour l’instant pas réussi à contrer la hausse du trafic. Devant l’augmentation de ce genre d’affaires le gouvernement de l’État a récemment révisé les prix de l’alcool. L’énorme différence de prix avec ceux des États voisins est perçu comme la raison principale du trafic. Cependant selon le ministre Jawahar Reddy cette révision du prix n’aidera pas à réduire le problème. En effet ceux-ci restent au moins 50 % plus élevés que chez leurs voisins.

Un autre problème est également revenu sur le devant de la scène ; la survivance de boutiques illégales de revendeurs d’alcool. L’État était pourtant sensé en avoir fait disparaître 43 000 au total. Le gouvernement avait annoncé sa volonté d’introduire une interdiction totale, mais progressive, de l’alcool. Le but était d’introduire la mesure petit à petit ; une de ces étapes consistait à assujettir tous les vendeurs d’alcool au contrôle de l’État. Il semble que cette politique des petits pas n’ait eu que de petits effets.

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Australie : Crime organisé et transformation du poisson

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transformation du poisson

Une usine de transformation du poisson au large des côtes australiennes pourrait servir de couvertures à des trafics en tous genre

Cette usine de transformation du poisson est une installation chinoise qui coûterait près de 200 millions de dollars. L’objectif serait de l’installer sur l’île de Daru, dans le détroit de Torres, sur le territoire de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les experts de la sécurité s’inquiètent des potentialités que cette installation fournirait au crime organisé ; trafic de drogues, d’armes ou d’êtres humains notamment. L’île est en effet dangereusement proche du territoire australien.

Transformation du poisson dans le Détroit de Torres

L’île papouasienne de Daru se situe à 50 km de l’île australienne de Saibai, dans le Détroit de Torres. Le Dr John Coyne est le responsable de la gestion policière stratégique et des forces de l’ordre à l’Institut de Politique Stratégique Australien. Selon lui ; « Les entrepreneurs criminels regardent cette situation et se disent ; OK, ceci est une opportunité ». En effet selon Coyne l’augmentation du trafic maritime à lui seul est un risque. Un simple bateau de pêche légal basé à Daru pourrait très facilement livrer d’importantes cargaison de drogues sur les côtes australiennes.

John Coyne n’est pas le seul à s’inquiéter de cette éventualité. Le Dr Henry Ivarature, conférencier à l’Université Australienne de Sécurité du Pacifique et citoyen papouasien partage ses crainte. Il ajoute aussi que le risque pourrait s’étendre bien au-delà du détroit de Torres. Selon lui la frontière entre la Papouasie-Nouvelle-Guinée et l’Indonésie serait aussi concernée. Cette zone pourrait devenir un triangle de la drogue entre les trois pays. Ces craintes se heurtent aux ambitions de développement locales. Les autorités australiennes se satisferaient d’un statu quo, mais les papouasiens bénéficieraient grandement de cette opportunité.

Les pratiques chinoises en question

Il est de notoriété commune qu’une entreprise hong-kongaise a envoyé une demande au gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il semblerait que la construction d’une véritable ville de plusieurs milliards de dollars soit en projet sur Daru. Le gouvernement papouasien affirme pour l’instant que la proposition n’est pas officiellement à l’étude. Ceci risquerait de mettre à mal le traité du Détroit de Torres de 1985 qui permet au papouasiens de pêcher dans les eaux australiennes et de se rendre sur leurs îles sans passeport ni visa. Cette crainte de l’augmentation des trafics n’est pas dénué de fondement.

En effet selon Dyhia Belhabib, l’enquêteur de l’usine de transformation de poisson pour Ecotrust Canada : l’utilisation de bateaux de pêche dans le trafic de drogue à augmenté de 15 % depuis huit ans. Par ailleurs des tentatives de trafic ont déjà été déjouées entre Daru et l’Australie. La dernière remonte à 2019 ; 90 millions de dollars de cocaïne avaient été saisi. Ajoutons que l’industrie de la pêche est elle-même souvent un haut lieu du trafic d’êtres humains, notamment en Asie. Un autre problème est celui de la surpêche. Les bateaux chinois sont connus pour leur pratiques de pêches illégales dans de nombreux pays ; Argentine, Indonésie, Colombie, Équateur. On peut donc comprendre les réticences australiennes à la proposition de cette usine de transformation de poisson.

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Les armes des néo-nazis allemands

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néo-nazis allemands

La police autrichienne a intercepté une importante cargaison d’armes et d’explosifs destinés aux néo-nazis allemands

La police autrichienne a mené une série d’opérations sur son territoire. Au cours de ces raids de très nombreuses armes à feu ont été saisies. L’annonce a été faite par le ministre de l’intérieur Karl Nehammer au cours d’une conférence de presse. Des fusils d’assaut, des grenades et de l’argent liquide font partie de cet arsenal. Le destinataire de ces armes était un groupe de néo-nazis allemands opérant dans le sud-est de la Bavière.

Les fascistes se préparent à la guerre

Au cours de ces raids les policiers ont pu arrêter cinq personnes. On compte en tout 100 armes à feux ; AK-47, Uzis, Skorpions, explosifs, détonateurs et 100 000 cartouches. Il s’agit de la plus importante saisie de la police autrichienne depuis des décennies. Le plus désolant est qu’il ne s’agit pas d’une surprise. La montée de l’extrême droite et notamment des néo-nazis allemands est bien connue, aussi bien dans la rue que dans les urnes. En 2017 le parti d’extrême droite AfD avait gagné ainsi près de 12,6 % des votes, soit 94 sièges au Bundestag.

Les groupes plus radicaux et le terrorisme sont cependant aussi très présent dans le pays. Depuis le début des années 2000 des groupes terroristes d’extrême droite ont été actifs dans le pays. Le Parti National-Socialiste Clandestin a ainsi tué 10 personnes. Plus récemment l’attentat de Hanau a coûté la vie à huit personnes. Il faut aussi ajouter l’assassinat politique de Walter Lübcke pour son soutien aux migrants.

Les néo-nazis allemands et le trafic de drogue

La police a révélé que les individus arrêtés sont tous des hommes de moins de cinquante ans et liés aux groupes néo-nazis allemands. Les armes quant à elles étaient dissimulés au domicile des individus. Selon Nehammer ; « Nous avons frappé un coup magistral contre la scène d’extrême droite en Autriche et contre le crime organisé avec qui elle est liée ». L’origine de l’enquête était initialement lié à la lutte contre le trafic de drogue. Cependant au cours de leur travail les policiers ont découvert ces connexions entre l’extrême droite et le crime organisé.

Les enquêteurs supposent que des armes ont été achetées grâce à la vente de drogue. Une enquête conjointe en Allemagne a ainsi permis l’arrestation de 2 individus et d’une importante quantité de drogue. Les policiers sont actuellement en train d’étudier la provenance des armes à feu. Ils cherchent également à savoir si elles ont pu être utilisées pour commettre d’autres crimes. L’enquête avait été lancé en octobre et pour les policiers elle ne fait que commencer.

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L’Empire du baron de la drogue chinois

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baron de la drogue chinois

Zhao Wei est accusé d’être un des plus important baron de la drogue chinois développant son empire au Laos

Zhao Wei a attiré l’attention en investissant 50 millions de dollars dans la construction d’un port à Ban Mon, au Laos. Les États-Unis accusent l’homme d’être un des plus important baron de la drogue chinois. L’individu serait impliqué dans la prostitution infantile, le trafic d’animaux sauvage et le trafic de drogue. Zhao Wei possède 100 km² de terrain au Laos qui lui servent de base d’opération ; La Zone Économique Spéciale du Triangle d’Or (ZESTO). Cette zone est historiquement incontrôlable et un des lieux de production de drogue les plus important de la planète.

Le casino Kings Roman

Zhao Wei est l’actionnaire majoritaire de l’entreprise et casino Kings Roman. Cette entreprise est actuellement sous le coup de sanctions américaines, tout comme Zhao. Ce dernier nie évidemment les accusations et se présente comme un investisseur légal. Il prétend faire de la ZESTO une destination touristique majeure et créer de l’emploi dans une des zones les plus pauvre de la planète. Ce nouveau port est à mettre en relation avec le casino Kings Roman. Le gouvernement laotien a dans les faits renoncé au contrôle de cette zone en échange de la promesse de croissance économique.

L’entreprise en charge du projet de port est Osiano Trading Sole Co. Son président est un certain Khonekham Inthavong. L’homme et son entreprise semblent être sortis de nulle part ; aucune information n’existe sur eux avant 2019. L’entreprise ne possède pas d’adresse légale ou de moyen de la contacter. Sur le papier Zhao n’a pas de lien avec cette apparente entreprise écran mais des renseignement de l’ONUDC affirment le contraire. Le gouvernement laotien a par ailleurs refusé de répondre à l’enquête menée par des journalistes de CNN.

Un baron de la drogue chinois

Le cœur de l’opération du baron de la drogue chinois est son casino Kings Roman. Les autorités de lutte contre la drogue internationales pointent son rôle central dans le blanchiment d’argent. Le problème est complexe car il ne fait aucun doute que Kings Roman contribue massivement au développement économique local. On estime que 900 millions de dollars ont été dépensés en infrastructures diverses dans la région. Les investissements totaux dans la Zone Économique Spéciale du Triangle d’Or depuis 2007 se chiffrent à 2 milliards de dollars. Une ville touristique de 50 000 personnes a été bâtie en quelques années dans ce qui était il y a peu la jungle laotienne.

La zone a été cédée à Zhao Wei pour une période de 99 ans et son contrôle y est presque total. Les investissement ne vont d’ailleurs pas s’arrêter là ; le baron de la drogue chinois veut transformer la zone en une ville de 200 000 habitants avec tout le nécessaire pour des touristes fortunés. Le port par contre n’est pas immédiatement nécessaire et inquiète tout particulièrement les Nations-Unies. Il pourrait devenir une plateforme de distribution pour la drogue et les composants chimiques nécessaires.

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