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Courtiers chinois et cartels mexicains

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courtiers chinois

Des courtiers chinois sont accusés de blanchir l’argent des cartels mexicains en passant par le système bancaire de leur pays

En début d’année prochaine un homme d’affaire chinois, Gan Xianbing, passera en jugement devant le tribunal de Chicago. Il est accusé d’avoir blanchi l’argent de la drogue pour un cartel mexicain. Son rôle aurait été de faire passer l’argent du trafic de drogue hors des frontières du pays. Gan ne serait pas le seul ; ces courtiers chinois sont une nouvelle tendance qui inquiète beaucoup les forces de l’ordre des États-Unis.

Les courtiers chinois installés au Mexique

Ces petites cellules de criminels chinois ont transformé la façon dont l’argent de la drogue est blanchi est déplacé. Ces courtiers chinois ont pris la place des mexicains et colombiens qui dominaient ce trafic. Ceci n’existait pas il y a à peine dix ans ; aujourd’hui ils déplacent de vastes sommes rapidement et discrètement. Leur expertise tient dans la route qu’ils utilisent : ils font passer l’argent depuis les États-Unis vers la Chine puis vers le Mexique en utilisant des téléphones jetables et des applications bancaires chinoises. Tout ceci évite d’avoir à faire passer la frontière à d’encombrantes quantités de billets.

Ces courtiers payent des petites entreprises possédées par des chinois aux États-Unis et au Mexique pour les aider à déplacer les sommes. L’essentiel des contacts avec le système bancaire se fait en Chine : les autorités états-uniennes et mexicaines n’y ont aucun contrôle ni droit de regard. L’essentiel de ces courtiers chinois seraient basés au Mexique. Ils sont aujourd’hui un rouage essentiel de cette industrie brassant des milliards de dollars que sont les cartels latino-américains. Les tensions entre Beijing et Washington ne font qu’améliorer leur situation.

Un problème de diplomatie internationale

De son côté Gan est accusé d’avoir blanchi entre 25 et 65 millions de dollars depuis 2016. Son groupe état basé à Guadalajara et travaillait vraisemblablement pour le cartel de Sinaloa. Les États-Unis ne sont pas les seuls à s’inquiéter de cette nouvelle tendance ; Europol a également lancé l’alerte en novembre 2019. Pour les États-Unis ces groupes sont une menace majeure envers le système financier du pays. D’autres affaires sont actuellement en cours en Virginie et dans l’Oregon.

Suivre l’argent était jusqu’ici une technique centrale de la lutte contre les cartels pour les organisations comme la DEA. Il est par ailleurs difficile de trouver les responsables ; les montages financiers et les menaces de mort des cartels rendent les situations encore plus opaques qu’auparavant. Aujourd’hui l’absence de coopération efficace entre la Chine est les États-Unis semble être au cœur du problème. Sans un renversement de la situation diplomatique les courtiers chinois resteront au Mexique.

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Trafic d’éléphants au Sri Lanka

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Trafic d’éléphants

Les écologistes srilankais s’opposent au retour d’animaux entre les mains d’individus accusés de trafic d’éléphants

Une décision judiciaire permettrait à ces personnes accusées de trafic d’éléphants de récupérer 14 pachydermes. Les écologistes du Sri Lanka affirment que ces animaux ont été directement achetés à des braconniers. Selon les avocats et les groupes de défenseurs de la nature cette décision judiciaire viole les lois de protection de l’environnement du Sri Lanka. Ils craignent que cette décision fasse jurisprudence et encourage le trafic d’éléphants sauvages.

Un symbole de puissance pour les élites

Le magistrat responsable de ce jugement a récemment refusé de revenir sur sa décision. L’avocat Ravindranath qui a déposé la motion déclare qu’il s’adressera donc à une juridiction supérieure. Les éléphants sont vénérés dans le pays. Ils sont en effet une part essentielle des religions et des festivals culturels du Sri Lanka depuis des siècles. Ils sont tout particulièrement sacrés pour les bouddhistes. Ces derniers forment près de 70 % de la population de ce pays de 22 millions d’habitants. Ils sont en effet considérés comme les serviteurs et comme des incarnations précédentes de Bouddha lui-même.

Un éléphant dans le jardin a longtemps été un signe de prospérité, de pouvoir et de privilège. Bien que la capture d’éléphant sauvages soit interdite depuis des dizaines d’années le gouvernement recense 219 éléphants en captivités. Au moins 132 de ces animaux sont entre les mains de propriétaires privés, le reste étant sous la garde de l’État. La capture de bébés éléphants est rapporté depuis au moins 2007 mais la situation a réellement dépassé les bornes en 2015 ; 38 éléphanteaux ont été capturés et vendu à des personnes influentes. On compte parmi elles un juge et un moine bouddhiste.

La légalisation du trafic d’éléphants

Le retour de ces 14 éléphants à leurs propriétaires est basé sur un décret gouvernemental. Ce dernier donne des éléments permettant d’enregistrer son éléphant comme animal de compagnie. Le décret permet aussi leur utilisation pour les festivités et activités religieuses ainsi que pour assurer leur bien-être. Les militants affirment que ces mesures encouragent le trafic d’éléphant et limite leur protection entre les mains de particuliers. Selon l’écologiste Rukshan Jayawardene on assistera bientôt à un retour du trafic d’éléphants sauvages à une grande échelle.

Le nouveau décret n’oblige pas de renseigner le pedigree de l’animal lors de son enregistrement. Il peut donc très bien s’agir d’un animal capturé dans la nature. Il s’agit dans les faits d’un moyen de ratifier un acte illégal. Le gouvernement semble sur la défensive face au accusations des écologistes. Le ministre de la protection de la faune sauvage Wimalaweera Dissanayake se défend de toute pratique illégale. Près de 21 éléphants sont encore sous contrôle de l’État après des saisies. Certains propriétaires auraient payé près de 200 000 dollars par animal. Le trafic d’éléphant est d’autant plus dramatique que ces animaux sont classés sur la liste des espèces menacées au Sri Lanka. Leur population est passée de 14 000 en 2011 à 6000 aujourd’hui.

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Le Trafic d’antiquités afghanes

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trafic d'antiquités afghanes

Le trafic d’antiquités afghanes risque de devenir généralisé pour financer le régime des talibans aux côtés d’autres commerces illicites

Les talibans se financent depuis toujours grâce à divers commerces illégaux. Le trafic de drogue étant leur principale ressource. Cependant ils sont aussi impliqués dans le trafic de bois, de minéraux et d’antiquités. La disparation des aides internationales et l’impossibilité d’accéder au système bancaire afghan depuis l’étranger risque de leur poser un grave problème. On peut donc s’attendre à ce que le trafic d’antiquités afghanes et le trafic de drogue se développe. Si cette analyse se confirme les marchés ne devraient pas tarder à assister à un véritable tsunamis d’antiquités afghanes.

Une source de financement ancienne

Ce trafic d’antiquité afghanes avait été révélé il y a déjà dix ans. Un documentaire avait étudié la route de ce trafic ; depuis les zones contrôlées par les talibans jusqu’aux magasins d’art de Bruxelles. Des sculptures du Ghandara ont aussi été présenté au Festival d’Art de Maastricht. L’Europe n’est cependant pas le seul débouché pour les talibans. De nombreuses œuvres se sont aussi retrouvées au Moyen-Orient et en Asie. Ces dernières années des sites encore épargnés ont finalement été pillés par le groupe islamiste. Les œuvres sauvées et entreposées dans le musée de Kaboul risquent aujourd’hui de connaître le même sort.

Le trafic de drogue a été profitable pour les talibans mais le trafic d’antiquité afghanes reste plus défendable politiquement que de devenir un narco-état. Cette analyse se base en partie sur le développement de ce commerce au cours de la guerre en Irak et en Syrie. Le marché de l’antiquité avait alors vu un arrivage massif d’œuvres en provenance de ces régions. On sous-estime largement la richesse du patrimoine afghan au point de ne pas pointer ce problème. Les décennies de guerre et de pauvreté font oublier que ce pays a fait partie de nombreux empires et civilisations florissantes. L’Afghanistan a une histoire incroyablement diverse et multiculturelle.

Un marché des antiquités peu scrupuleux

Le problème est que les talibans n’ont aucun intérêt pour l’histoire pré-islamique du pays ; la destruction des Bouddhas de Bamiyan en 2001 en est l’exemple le plus connu. Les œuvres les plus massives doivent être détruites et toutes les antiquités afghanes qui peuvent se vendre doivent être exportées. Les récentes déclarations du régime affirment que la protection de leur héritage culturel fait partie de leurs priorités. Cependant au vue de l’histoire de ce groupe on peut douter de leur engagement réel à ce sujet.

Il s’agira d’être prudent à l’avenir car les antiquités ne porteront pas l’origine du pays. Comme on l’a vu auparavant ces productions porteront le nom de régions disparues comme la Bactriane, ou des indications régionales floues comme « Asie Centrale ». On estime le potentiel monétaire de ce trafic à des centaines voir des milliards de dollars par an. Pire encore, les œuvres et antiquités pillées et non étudiées sont autant de pertes sèches pour la connaissance de la région. Le trafic d’antiquités afghanes est une tragédie pour l’histoire de l’humanité qui vient qui vient s’ajouter à la difficile histoire du pays.

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Le marché gris du luxe

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marché gris du luxe

Le marché gris du luxe joue sur les variations de prix des grands créateurs pour appliquer d’importantes remises à la revente

La plupart des marques de luxe achetées directement chez le fournisseur ou chez des revendeurs officiels ne sont pas concernés par ce problème. Cependant le marché gris du luxe commence dès qu’on se retrouve sur des sites comme Cettire. Sur ce site vous pouvez bénéficier de remises allant jusqu’à 30 % sur de nombreux articles à la mode. Ce marché apparemment légal représenterait des milliards de dollars.

Les nouveaux noms du luxe

Le marché gris du luxe est un secteur de la vente au détail en plein essor. Pendant longtemps ce marché parallèle a existé loin des yeux des consommateurs occidentaux. Cependant ces dernières années avec l’arrivée de nouvelles entreprises la donne commence à changer. Les sites majeurs de ce nouveau commerce en ligne sont ; Baltini en Italie, Italist aux États-Unis et Cettire pour l’Australie. Cette dernière entreprise s’est fait une place sur le marché boursier australien depuis la fin de l’année 2020.

A la différence de la contrefaçon et du commerce illégal qu’on trouve sur le marché noir, le marché gris du luxe vend des produits authentiques. Cependant ces produits sont revendus avec une forte remise allant généralement de 15 % à 35 % sans possibilité de retour du produit au fournisseur. Ces entreprises utilisent une technique surnommée « importation parallèle ». Les sites jouent avec les stratégies de prix des marques et les taxes des différents pays. Cette méthode leur permet de se fournir au meilleur prix et d’appliquer une remise.

Le marché gris du luxe hors de contrôle

Une des meilleurs représentation de ce marché sont les « daigous » ; des agents chargés d’acheter les produits pour satisfaire la demande chinoise de produits étrangers. Les consommateurs chinois sont par ailleurs très friands de produits de luxe. Les daigous achètent leurs produits à l’étranger puis les envoient par la poste. Lorsque ce n’est pas possible les agents reviennent avec leur achat pour le revendre sur place. Les différences de prix selon les régions sont parfois impressionnantes. Si on prends l’exemple d’un Sac de jour d’Yves Saint Laurent ; ce dernier coûtera 2800 dollars en Europe et 3700 dollars en Corée du Nord.

Tout le principe du marché gris du luxe est de jouer sur ces disparités nationales et régionales. On estime que ce marché représenterait 8 % du marché du luxe total. Ce dernier représente un marché de 257 milliards de dollars. Les créateurs de mode profitaient autrefois eux-mêmes de ce système. Malheureusement ces dernières années il semble que ce commerce soit devenu hors de contrôle. Certains daigous sont devenus des collectifs de grande ampleur. Certaines entreprises comme Beyond sont mêmes apparues pour faciliter leur travail. Dernièrement la pandémie n’a fait que renforcer le développement de ce commerce encore en pleine croissance.

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