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Irlande du Nord : Les déchets du trafic d’essence

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trafic d'essence

La population d’Irlande du Nord est excédée par les dégâts causés à l’environnement par le trafic d’essence dans le comté d’Armagh

Trois importantes cuves contenant des déchets du trafic d’essence ont récemment été abandonnées dans le comté d’Armagh. Ces conteneurs sont le fruit d’un trafic d’essence entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord. Les autorités pensent que ce trafic servait historiquement à financer des groupes comme l’IRA provisoire. Il y a quatre ans les autorités avaient pourtant affirmé que ce genre de trafics avait été annihilé grâce à des mesures préventives ; il semble évident que ces mesures n’ont pas suffit. Le trafic d’essence rapporte encore beaucoup d’argent aux contrebandiers.

IRA et déchets du trafic d’essence

Il s’agit de la douzième fois que ce type de cuve est abandonné au même endroit ; au bord de la route près de Forkhill. Les habitants aimeraient que la police accorde plus d’intérêt à ce problème. En effet les déchets du trafic d’essence sont extrêmement toxiques pour la population et pour l’environnement. L’endroit est réputé pour son aspect bucolique mais ont peut désormais observer des traces de diesel dans les cours d’eau. Les trafiquants paraissent affectionner cet endroit car il est isolé est hors de vue.

Les policiers ne semblent pourtant pas à même de trouver les responsables de ce problème. Actuellement ce nettoyage onéreux reste à la charge de la municipalité. Ce genre de trafic n’est pourtant pas une nouveauté dans la région. Les criminels utilisent des procédés chimiques pour notamment décolorer les carburants détaxés ou marqués et les revendent à profit. Les bénéfices générés dans ces régions frontalières ont longtemps été lié au financement de groupes armés comme l’IRA provisoire.

Ne jamais crier victoire trop vite

Un des personnages centraux de cette histoire est Thomas « Slab » Murphy. Des documents récemment déclassifiés soulignent sont rôle dans ce trafic. L’homme est aussi soupçonné d’avoir été membre du conseil militaire de l’IRA. Lors d’une perquisition à sa ferme les policiers ont découvert un pipe-line artisanal permettant de faire passer la frontière à l’essence dans un sens où dans l’autre en fonction des prix des pays. A l’époque on estime qu’un huitième de l’essence d’Irlande du Nord finissait de l’autre côté de la frontière.

Des efforts ont été mené pour lutter contre ce problème des deux côtés de la frontière. Les autorités ont cependant été un peu hâtives en déclarant avoir éliminé le problème en 2016. Leur assurance provenait à l’époque de l’introduction d’un marqueur d’essence instauré dans les deux pays en 2015. Malheureusement les habitants de la région affirment que le problème n’a pas été résolu, ni hier ni aujourd’hui. Les trafiquants d’essence ont toujours trouvé des façons de contourner la répression.

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Italie : un juge de Catane contre la Mafia sicilienne

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mafia sicilienne

Une juge de Catane a condamné des membres de la mafia sicilienne pour un trafic de drogue à Malte

Une peine de 10 ans de prison a été prononcée contre les 11 accusés. Ces derniers ont été arrêtés au cours de l’opération Alter Ego ; une opération antidrogue et antimafia. La Direction du service d’enquête antimafia (DIA) craint actuellement que ces derniers se développent à Malte. Les personnes arrêtées sont notamment accusées de trafic de drogue, de haschisch et de cannabis à Malte, Catane et Syracuse. La drogue arrivait principalement des Pays-Bas, de l’Albanie, de Calabre et des Pouilles.

L’opération Alter Ego

Cette sentence arrive presque un an jour pour jour après l’opération Alter Ego. Ce travail avait été mené par les carabiniers de Catane et le Bureau du procureur. La DIA souligne que cette opération prouve qu’il y a une continuité organisationnelle entre les îles de Malte et de Sicile. Cette région reste marquée par les commerces illégaux en tous genres. La Direction insiste aussi sur le rôle prééminent que jouent les familles Santa Paola et Cappello. Ces derniers gèrent un trafic de drogue massif et ont de nombreux liens et contacts, au-delà des frontières italiennes.

Ces condamnations sont le fruit d’une enquête de 4 ans, après que des trafiquants liés à la mafia aient été découverts dans le village de Sant’Agata. Ils étaient en possession de plusieurs boîtes censées contenir des pâtes ; il s’agissait en réalité de 242 kg de haschich. Les enquêteurs ont rapidement identifié Orazio Musumeci et Antonino Sebastiano Battaglia comme étant les chefs de cette opération internationale. Musumeci a été condamné à 11 ans de prison par le juge Dorotea Catena. Battaglia est probablement lié au clan mafieux Santapaola-Ercolano ; il a écopé de 8 ans et 8 mois de prison.

L’absence de douanes

Un autre membre de la mafia, Santo Sicali « Spaccatello » a été condamné à 9 ans et 4 mois de prison. Les carabiniers ont saisi 370 000 euros en liquide, et un livre de comptes pour la drogue, à son domicile. Sicalli maintenait l’apparence d’une vie normale, mais il était en réalité un entremetteur indépendant majeur pour le crime organisé. Il jouait un véritable rôle de courtier, capable de contrôler les prix, assurer les profits et satisfaire les demandes de ses clients.

La proximité de Malte avec l’Italie et la facilité d’éviter les contrôles des douanes entre les deux pays sont liés au statut de membres de l’UE. Ceci a permis l’installation de plusieurs groupes mafieux à Malte au cours des années. Il faut aussi préciser que Malte a un système d’imposition avantageux pour les entreprises. Ceci a facilité les opérations de blanchiment d’argent par divers clans mafieux. Étant donné sa situation, c’est aussi une région favorable pour que les criminels se fassent oublier pendant de longues périodes.

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Le braconnage provoqué par le chômage

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braconnage provoqué par le chômage

Une tendance inquiétante de braconnage provoqué par le chômage est actuellement en augmentation dans plusieurs pays d’Afrique

Les braconniers utilisent désormais des technologies modernes pour se fournir en viande de brousse. Selon de nombreux experts, le braconnage provoqué par le chômage est au cœur du problème. Certains y ajoutent aussi l’absence de connaissance sur le problème posé par la pratique, certains usages culturels et le besoin de faire de l’argent rapidement.

braconnage provoqué par le chômage et la pauvreté

En juin dernier, un outil de géocartographie a été lancé par les groupes écologistes East African Wildlife Journalism Project, Earth Journalism Network et WildEye East Africa. Cet outil permet aux journalistes et aux législateurs de l’est de l’Afrique de suivre et partager les informations liées aux dates de procès et aux peines prononcées pour des crimes liés à la protection de la nature. L’objectif était de résoudre le problème du manque d’accès à ces informations. Ceci a été un problème pour de nombreux enquêteurs et journalistes travaillant sur ce problème spécifique.

Selon les groupes écologistes, l’accroissement majeur du problème dans l’est de l’Afrique continue de frustrer les efforts pour protéger ces animaux. Selon le WWF, le braconnage est une industrie majeure dirigée par des réseaux criminels internationaux. Cependant, cette analyse laisse de côté les origines du problème : le braconnage provoqué par le chômage. Certaines communautés tirent une bonne partie de leur nourriture de cette viande de brousse ainsi que nombre de médecines traditionnelles.

Des propositions insuffisantes

Il faut aussi souligner que les personnes vivant dans les régions avoisinantes les zones protégées sont souvent membres de communautés extrêmement pauvres. Les espèces les plus fréquemment consommées sont le Dik-dik, le buffle, l’impala, le phacochère, le gnou, le potamochère, le zèbre, la gazelle, l’éland et les bubales. Dans ces régions, la viande de brousse est accessible en tout temps et sur tous les marchés. Les pays les touchés, sont l’Ouganda, la Tanzanie et le Kenya.

Rappelons que ce type de viande est aussi propre à l’apparition de maladies zoonotiques comme l’anthrax, la brucellose, la fièvre de la vallée du rift et la rage. Les mesures mises en avant par les ONG comme WWF mettent en avant la répression, l’éducation et des sources de revenus alternatives. Malheureusement, on peine à imaginer que des structures puissent remettre en question une économie illégale d’une telle ampleur. Le braconnage provoqué par le chômage nécessite qu’on attaque la racine économique du problème qui tient aux inégalités de développement.

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Inde : menace d’extinction pour le concombre de mer

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La surpêche, le braconnage et le commerce intensif sont en train de transformer le problème en menace d’extinction pour le concombre de mer

Ces concombres de mer sont des animaux cruciaux pour l’écosystème marin indien. Ils sont pourtant victimes d’un intense braconnage : au moins 101 tonnes de l’animal, pêché illégalement, ont été saisies en Inde entre 2010 et 2021. Un nouveau rapport intitulé « En eaux profondes : les concombres de mer indiens et le commerce illégal d’animaux sauvages » trace les contours du problème. La demande pour ce mets délicat en Asie de l’Est et du Sud-Est semble à l’origine du problème.

Un trafic à des fins de consommation

Les raisons du trafic de ces animaux sont aussi à trouver dans la relative facilité de leur récolte. Il est aussi aisé de traiter les prises, car il suffit de les laisser sécher. Tous ces facteurs poussent la ressource dans ses derniers retranchements. La publication du rapport a eu lieu juste avant la journée internationale de pêcheries ; le 21 novembre 2022. Ce jour est censé souligner l’importance d’un écosystème marin en bonne santé et la préservation des ressources renouvelables.

Le rapport a été produit par TRAFFIC et WWF-Inde, et dénonce justement l’absence de bonne pratique dans ce commerce. La période étudiée s’étend sur 10 ans, depuis 2012, et se concentre sur les informations saisies dans les territoires d’Andaman, des îles Nicobar, Lakshadweep et la côte du Tamil Nadu. Un total de 163 affaires sont étudiées. Ceci représente 101 tonnes d’animaux et 6976 individus. Ces espèces sont pourtant protégées et théoriquement strictement surveillées. On a peine à le croire quand on voit l’ampleur de la menace pour ces holothuries.

Des concombres de mer essentiels à l’écosystème

Le Tamil Nadu a l’honneur douteux d’être la zone où le plus de concombres de mer ont été saisis durant la période étudiée. Une baisse initiale avait pourtant été notée jusqu’en 2014, avant de repartir de plus belle jusqu’en 2017. Cette année est également celle où le plus de prises ont été effectuées. Cependant, la plus importante saisie en une seule fois a eu lieu en 2015 ; 14 tonnes d’holothuries. Le Dr Merwyn Fernandes est l’auteur de ce rapport, ainsi qu’un membre important de TRAFFIC. Ces derniers soulignent en détail les mauvaises pratiques de l’industrie. Ils affirment aussi que l’essentiel de ces prises finit au Sri Lanka, en Chine et en Asie du Sud-Est.

On trouve un total de 1400 espèces d’holothuries à travers le monde, et 200 sont présentes en Inde. Ces derniers sont principalement présents en eaux peu profondes. Le rapport souligne les actions qui seraient à prendre pour contrer cette menace d’extinction. Des études supplémentaires doivent être menées, les forces de l’ordre spécialisées doivent être renforcées, des politiques publiques doivent être mises en place et une éducation des communautés locales doit être effectuée. Ces animaux ont un rôle crucial dans la décomposition de la matière organique des fonds marins. Ils recyclent ces nutriments pour les autres formes de vie marine. Par ailleurs, leur processus et leurs excréments augmentent l’alcalinité de l’eau ce qui réduit le processus d’acidification des océans.

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