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Parfumeurs de luxe et contrefaçons

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Parfumeurs de luxe

Les parfumeurs de luxe développent de nouvelles techniques de lutte contre la contrefaçon de leurs produits et de leurs senteurs

L’industrie des parfumeurs de luxe est un marché estimé à 12 milliards de dollars. Cependant la menace des contrefaçons se fait de plus en plus présente. Le plagiat n’est pas une nouveauté ; depuis longtemps des copies de leurs emballages et des bouteilles se retrouvent sur les marchés. Cependant avec les progrès technologiques les faussaires arrivent aujourd’hui à reproduire un parfum proche de l’original. Ces contrefaçons de senteurs sont également une industrie très profitables ; entre 2017 et 2018 la police du Royaume-Uni a saisi 2,2 millions de produits de ce genre.

Contrefaçon et législation

Le Royaume-Uni est sans doute le pays d’Europe le plus touché par les contrefaçons de parfums de luxe. Il faut souligner que ces produits sont loin d’être sans dangers ; certains contiennent de dangereuses toxines ou autres produits chimiques. On estime que le Royaume-Uni perd plus 440 millions d’euros par an en taxes à cause de ce trafic. Par ailleurs il est difficile de lutter contre ce problème. Par sa nature même il est difficile de reconnaître un vrai parfum d’un faux. Il faut aussi ajouter que la législation sur les senteurs n’est pas toujours aussi développée d’un pays à l’autre. Par exemple certains ne reconnaissent pas la propriété intellectuelle d’une senteur.

Cette question est d’une grande complexité et est liée à la subtilité de la production elle-même, mais aussi au fait que la fragrance se transforme aussi en fonction de la peau de l’individu. Les parfumeurs de luxe tentent de lutter contre ce problème depuis au moins deux décennies. En 2006 L’Oréal a notamment lancé des poursuites contre des producteurs belges copiant leurs parfums, mais sans succès. Le tribunal avait alors jugé que le parfum était une application de connaissances techniques et non l’expression personnelle de la personne qui compile les ingrédient ; impossible de faire valoir une propriété intellectuelle.

Les parfumeurs de luxe et la technologie

Les parfumeurs de luxe ont cependant obtenus quelques victoires. En 2008 L’Oréal a gagné son procès contre une entreprise hollandaise sur la base du nombre d’ingrédient similaires et la capacité pour tout un chacun de reconnaître cette fragrance. Ceci a ouvert la voie à la démonstration par analyse des composants chimiques et donc à la possibilité de déterminer une propriété intellectuelle. En 2019, Gucci et d’autres parfumeurs de luxe ont ainsi gagné un procès en utilisant cette même technique contre l’entreprise de espagnole Equivalenza. Ces derniers fabriquaient des contrefaçons de leurs senteurs

Une autre technique utilisée par les parfumeurs de luxe est de lutter contre les méthodes de distribution. Étant donnée la nature luxueuse des produits ils ne seront vendus que dans certaines enseignes et peuvent donc se retourner contre les autres revendeurs. Cette technique n’a connu que peu de succès étant donnée la nature illégale de la pratique et la vente à la sauvette. Les parfumeurs de luxe semblent aujourd’hui se tourner d’avantage vers la haute technologie pour se protéger des contrefaçons. Malheureusement pour eux, l’ampleur du problème est si vaste qu’il est difficile d’imaginer une solution durable. Ce jeu du chat et de la souris entre producteurs et contrefaçons risque de durer encore longtemps.

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États-Unis : Le tunnel sous-marin des cartels

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tunnel sous-marin

Un tunnel sous-marin destiné au passage de la drogue a été découvert sous le Rio Grande entre le Texas et le Mexique

La DEA est responsable de cette découverte peu commune. Les cartels utilisent fréquemment des tunnels pour faire passer de la drogue ou pour leur trafic d’êtres humains. Cependant ces tunnels se contentent souvent de passer sous les barrières de la frontière. Ce cas est particulier car un tunnel sous-marin implique d’avoir un savoir-faire particulier et nécessite donc plus de temps et d’argent à construire.

Un tunnel sous-marin sous le Rio Grande

L’agent Richard Sanchez de la DEA est le responsable de l’organisation pour la région du Rio Grande. Il souhaite souligner que les organisations responsable de cette construction n’ont aucun problème pour réaliser ce genre d’ouvrages complexe ; « Ces organisations ont le capital. Elles sont aussi les ressources et les ingénieurs pour déterminer si c’est constructible, elles ont le temps ». Ces tunnels ingénieux sont depuis longtemps un élément majeur des techniques utilisées par les cartels. On se souvient par exemple des évasions audacieuses d’El Chapo Guzman.

Depuis les années 1990, les services de protection de la frontières auraient découvert près de 200 tunnels ; armes, humains, argent, drogues, tout passe par ces constructions. Cependant selon Sanchez ces tunnels sont plutôt une spécialité de la côte ouest ; en Californie ou en Arizona. Ce tunnel sous-marin texan est donc une prise singulière pour les forces de l’ordre. Il semblerait que cette découverte remonte à août dernier, bien que la nouvelle n’ait été annoncée que récemment. L’armée mexicaine est à créditer pour la découverte de l’entrée.

Un projet ambitieux et inhabituel

Les cartels ont probablement passé leur « commande » à Matamoros. L’ouvrage a en suite débuté du côté mexicain. On sait aujourd’hui que l’objectif était d’atteindre une usine de traitement de l’eau à Brownsville. En cas de réussite il aurait été le premier tunnel de la région. Malheureusement pour le cartel il semble que les constructeurs aient eu des problèmes. Malgré les générateurs alimentant un système de ventilation sophistiqué et des pompes, l’eau s’infiltrait dans le tunnel sous-marin.

Il semble que les trafiquants aient choisi cette zone pour la quantité de végétation les dissimulant. Les patrouilles y sont aussi moins fréquentes qu’à l’embouchure du Rio Grande vers Boca Chica. Ce tunnel sous-marin a beau être inhabituel il ne s’agit pas d’une réelle nouveauté. Dès 2002, le Homeland Security Act avait en effet été amendé pour renforcer la surveillance de ces tunnels. On estime qu’un tunnel tel que celui-ci coûte un million de dollars aux trafiquants. Cet ouvrage devient alors rapidement rentable ; dès le passage de deux cargaisons de drogue.

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Australie : Protéger le scinque rugueux

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scinque rugueux

L’augmentation du trafic de scinques rugueux à destination de l’international inquiète les autorités australiennes

Le scinque rugueux est un saurien endémique d’Australie. Ceci explique l’inquiétude des chercheurs en voyant l’augmentation de sa popularité à l’étranger. Cette espèce assez commune à travers le pays risque malgré tout d’être menacée par sa popularité malvenue. Ajoutons que ces sauriens peu farouches ont la réputation de dormir un peu partout au bord des routes d’où leur surnom de « sleepy ». On les trouve principalement dans les zones semi-arides de la Nouvelle-Galles du Sud, dans le sud et l’ouest de l’Australie.

Une espèce commune menacée

Le scinque rugueux possède quatre sous-espèces dont l’une est considérée comme menacée d’extinction. Cette dernière ne se trouve plus que sur l’île de Rottnest. Ces gros lézards sont des animaux de compagnie assez fréquents à travers le pays. Le problème est donc l’apparition de cette demande internationale. Les chercheurs de l’Université d’Adélaïde et la Société de Recherche pour la Surveillance de la Conservation observent un nombre croissant de scinques rugueux sur les listes de vente d’animaux exotiques à l’étranger.

Selon le chercheur Adam Toomes ces animaux sont en vente dans plus de 13 pays. Toones ajoute que les chiffres sont encore assez bas mais pourraient suffire à menacer la survie de cette espèce. Il est évidemment illégal de braconner et d’exporter ces sauriens. Malheureusement une fois que l’espèce a quitté le territoire les autorités ne peuvent plus rien faire. Il est malheureusement assez aisé de transporter cette espèce et de la dissimuler si on ne se soucie pas de son bien-être. Certains les enroulent dans des chaussettes, du scotch, des boites de Pringles ou des petits colis postaux.

Comment sauver le scinque rugueux ?

Le porte-parole du Département Australien pour l’Agriculture, l’Eau et l’environnement a déclaré qu’une hausse du trafic d’animaux sauvages avait été enregistré. Pour une fois la pandémie a eu un effet positif sur ce problème en réduisant l’ampleur du trafic. Seulement 7 cas de trafic d’animaux ont été jugés depuis décembre 2020. Selon Toomes les gens sont attirés par leur aspect exotique et par l’idée d’avoir un animal australien. Selon lui ; « Les gens veulent ce qu’ils ne peuvent pas avoir ». Ceci rend cet animal assez commun beaucoup plus rentable comme trafic pour un étranger que pour un australien.

Les chercheurs souhaiteraient que le gouvernement fédéral se décide à prendre des mesures pour stopper le trafic à l’international. Des structures juridiques et des accords sont en effet prévus à cet effet. L’un de leur objectif est de faire classifier cette espèce comme espèce protégée. La réalité du danger est en effet largement démontrée par leurs études successives. Le gouvernement semble avoir pris bonne note de la demande sans qu’on sache si des mesures efficaces seront prises en dehors des déclarations de principes.

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Inde : Trafic de téléphones volés

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téléphones volés

Le responsable indien d’un trafic international de téléphones volés a finalement été arrêté par la police de Mumbai

L’homme de 33 ans est un certain Hasam Rahis Qureshi. Il aurait revendu près de 5000 téléphones volés rien que dans les derniers mois. Ces téléphones étaient dérobés dans la région de Delhi avant d’être envoyés à l’international pour alimenter le marché de l’occasion. L’individu est un résident de Mumbai. Après son arrestation Qureshi est rapidement passé aux aveux et à révélé le fonctionnement de son opération aux agents indiens.

Un trafic international

Le début de l’opération consistait à acheter des téléphones volés à ses contacts de Delhi et de l’Uttar Pradesh. Ces contacts de Qureshi étaient chargés d’acheter directement les téléphones aux voleurs, spécialement dans la région de Delhi. Par la suite les téléphones étaient envoyés illégalement au Bangladesh, en Thaïlande et au Soudan. La police a aussi révélé que lors de l’arrestation de Qureshi, le 9 juillet, quatre complices présumés ont aussi été détenus ; Jiyauddin Imam, Mohammed Aleem, Ajay et Shiv Kuma.

Ces personnes sont soupçonnées d’être certains des contacts de Qureshi. Ces quatre hommes seraient connectés à des cambriolages dans la région de la capitale. On présume notamment qu’elles auraient été responsable du recel de téléphones volés dans un magasin de Delhi. Plus de cinquante téléphones ont été volés à cette occasion le 17 mai dernier. Un des responsables de ce vol arrêté par la police aurait dénoncé ses complices.

Les téléphones volés de Delhi

Par la suite la police a pu remonter la piste de Qureshi en analysant les comptes en banque des quatre accusés. Des sommes relativement importantes étaient régulièrement déposés sur le compte en banque d’Aleem. Ces sommes provenaient de personnes à Mumbai et Kolkata et la police a ainsi pu remonter la piste jusqu’à Qureshi. On suppose qu’Aleem achetait les téléphones volés à 40 % de leur valeur réelle avant de les revendre plus chers à Qureshi.

Il n’a pas fallu longtemps pour que la police fasse avouer les quatre complices de Qureshi. Ces derniers ont rapidement révélé le fonctionnement de leur trafic. Ils achetaient notamment des téléphones aux voleurs à l’arraché et aux gangs de Mewat. Tous ces téléphones remontaient alors jusqu’à Qureshi. La police au tout de même mis quelque temps avant de pouvoir mettre la main sur le responsable. Il semble que l’homme achetait des téléphones volés à travers tout le pays depuis près de cinq ans. Sa relation avec Aleem aurait commencé il y a un an ; ce denier lui faisait parvenir les téléphones volés par colis postal. Les criminels auraient d’ailleurs commis l’erreur de garder les reçus de la poste.

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