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Trafic de bébés en Ouzbékistan

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trafic de bébés

Des ONG tirent la sonnette d’alarme face au trafic de bébés qui prends des proportions alarmantes en Ouzbékistan

Les groupes de lutte contre le trafic d’êtres humains ont commencé à donner de la voix. Ils en appellent au gouvernement ouzbèke pour qu’il prenne au sérieux le trafic de bébés. Selon les chiffres du gouvernement le nombre de nourrissons vendus dans le pays est en effet dramatique. Des appels sont lancés pour qu’une réponse rapide soit donnée et que le problème soit résolu.

Trafic de bébé et Covid-19

Selon les autorités 185 affaires de trafic de bébés ont eu lieu lors des quatre dernières années. Le ministre de l’intérieur a ajouté que les raisons principales derrière ce crime étaient les difficiles conditions sociales et économiques dans le pays. Les chiffres n’avaient pourtant pas beaucoup évolué lors des trois années précédentes. Les experts expliquent néanmoins que nombre de ces affaires restent indétectables. Par ailleurs les difficultés causées par la pandémie risquent d’accroître le problème.

Selon Sanjarbek Toshbaev, qui dirige l’Organisation Internationale pour les Migrations de l’ONU en Asie Centrale ; « Les chiffres pourraient augmenter si nous n’agissons pas immédiatement ». Selon Toshbaev la situation est réellement alarmante. Tous comme dans les pays voisins les mesures de lutte contre le Covid-19 ont eu des contrecoups négatifs ; augmentation de la pauvreté, baisse des exportations et des envois de fonds par les émigrés. De nombreux commerces ont aussi dû fermer.

La pauvreté au cœur du problème

Des affaires découvertes par la police lors de ces derniers mois montrent que les familles peuvent gagner plusieurs milliers de dollars en vendant un bébé. Il faut rappeler que le salaire mensuel moyen dans cette ancienne république soviétique est de 300 dollars. Selon Tsitsi Matekaire du groupe de défense des femmes Equality Now ; « Le gouvernement doit s’assurer que les femmes… sont en capacité de s’occuper d’elles mêmes et de leurs enfants sans avoir à se résoudre à des activités illégales aussi extrêmes et désespérées ».

Le gouvernement ouzbèke a un peu tardé à répondre à ces questions. Des aides sont cependant prévues pour les familles affectées par la pandémie. L’Ouzbékistan s’était vanté de ses efforts dans la lutte contre le trafic d’êtres humains ces dernières années. Le président Shavkat Mirziyoyev en avait fait un des élément d’ouverture du pays après des années de stagnation économique et d’isolation. Néanmoins le problème central d’un système d’adoption bureaucratique et opaque demeure. Il faut ajoute à cela un mauvais enregistrement des naissances ainsi qu’un manque de coordination entre agences gouvernementales. Par ailleurs de nombreuses personne ignorent que ce trafic de bébés est illégal. Il est néanmoins positif que le gouvernement finisse par reconnaître l’existence de ce problème par rapport aux années précédentes.

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Trafic d’animaux et extinction des espèces

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extinction des espèces

Une étude récente souligne la responsabilité du trafic d’animaux et du commerce légal dans l’extinction des espèces animales

Le trafic d’animaux n’est bien sûr pas l’unique responsable. Cependant ce commerce illégal est souvent une cause majeure de cette extinction des espèces. Le trafic d’animaux sauvages recoupe ici aussi bien les animaux de compagnie, la viande, les médecines traditionnelles, l’ivoire ou les tests de laboratoire. La chasse de subsistance nécessaire à certaines communautés n’a pas été intégrée dans cette étude. Les animaux ciblés par un ou plusieurs de ces facteurs voient leur nombre diminuer drastiquement, parfois jusqu’à perdre 99,9 % de leur population.

Une menace pour la biodiversité

On estime qu’en moyenne les animaux victimes de trafic voient leur nombre diminuer de 62 %. Ceci pousse souvent des espèces déjà menacées au bord de l’extinction. Cette étude a notamment analysé le cas de 133 espèces terrestres pour souligner ce fait. Les espèces déjà menacés ont des taux de déclins moyen de 81 %. Certaines espèces de l’étude ont d’ailleurs disparu localement. Certaines populations de Tapir de Baird et de singe-araignée ont ainsi décliné de 99,9 % dans les régions étudiées.

Cette extinction des espèces à un niveau local ouvre évidemment la voie à une potentielle extinction globale. Ce constat est le résultat de l’étude dirigé par le Dr Oscar Morton de l’Université de Sheffield. L’impact global du trafic d’animaux sauvages et de plantes était auparavant peu étudié. On sait aujourd’hui que ce commerce illégal génère 23 milliards de dollars par ans. Néanmoins l’étude ne s’attarde pas uniquement sur l’aspect illégal. Le commerce des animaux sauvages de façon générale fragilise les populations. La frontière du légal et de l’illégal n’est pas toujours un bon indicateur du degré de nocivité. Certains trafics illégaux ne sont pas aussi nocifs pour l’espèce que le commerce légal pour d’autres.

Extinction des espèces localement et internationalement

On estime aujourd’hui que 18 % des espèces terrestres sont victimes du trafic d’animaux. Les chercheurs soulignent aussi que les populations déclinent dans toutes les zones où le problème est présent, y compris dans les régions protégées. La surprise pour certains chercheurs a été de noter cette constante à travers tous les types d’espèces, d’habitats et d’échelles. Une des limites de l’étude réside néanmoins dans l’absence de données suffisantes pour d’autres espèces ; amphibiens, invertébrés ou même des plantes.

Un autre problème est que les travaux sur lesquels s’appuient l’étude se concentrent majoritairement sur l’Amérique du Sud et des régions africaines. L’Europe est la grande absente de cette étude. Les chercheurs demandent que de meilleurs mesures de protection soient mises en place. Une des grandes qualité de cette étude est de ne pas se focaliser sur le commerce illégal. En incluant les problèmes posés par l’exploitation légale des animaux sauvages l’ampleur du danger saute ainsi aux yeux de tous.

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Pakistan : Les routes du blanchiment d’argent

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blanchiment d'argent

La création de fausses factures et le blanchiment d’argent demeurent un problème au Pakistan malgré des améliorations notables

Cette pratique de blanchiment d’argent implique de délibérément mentir sur la valeur d’une transaction commerciale ou sur sur la facture soumise aux douanes. De cette façon les criminels peuvent blanchir leur argent par le commerce. Selon le groupe Intégrité Financière Internationale, les fausses factures seraient l’outil principal utilisé dans les flux financiers illégaux. Le Pakistan possède actuellement peu d’outils de lutte contre ce problème.

Une situation en amélioration

Le pays peine à atteindre les critères édictés par le Groupe d’Action Financière International (GAFI). De nombreuses mesures ont pourtant été prises pour éliminer le blanchiment d’argent. Ainsi l’importation de voitures d’occasion était auparavant un des problème principaux. Cette technique servait aux importateurs à faire entrer de l’argent illégalement dans le pays. Le gouvernement a fini par agir sous la pression des membres du GAFI. Désormais une voiture d’occasion ne peut être importée que si le paiement et les taxes sont effectués depuis le compte du pakistanais expatrié qui est censé importer la voiture.

Par ailleurs seul la famille peut désormais recevoir de l’argent depuis l’étranger et un montant maximum a été fixé. Ces deux méthodes de blanchiment d’argent ayant été stoppées ceci a arrêté les criminels les plus visibles, mais n’a pas éliminé le problème. Le gouvernement n’a pour l’instant pas réussi à stopper les deux autres méthodes restantes ; les fausses factures et la contrebande. L’industrie pakistanaise souffre beaucoup de ces deux problèmes.

Blanchiment d’argent et corruption

La sous-facturation ou la sur-facturation manipulent le prix, la quantité ou la qualité d’un bien ou d’un service sur une facture. En faisant cela les criminels peuvent transférer de larges sommes d’argent à travers les frontières. Même les importateurs soi-disant respectables se livrent à cette pratique. Un grand nombre d’entre eux s’en servent pour éviter les taxes et la douane en sous évaluant leur marchandise. Cette pratique est aussi utilisé à l’exportation car le Pakistan fourni des encouragement financier. La Banque d’État du Pakistan a réduit la quantité d’argent qu’une personne ou une entreprise peut faire sortir du pays. Malheureusement ce contrôle est contourné par ces pratiques d’exportation surévaluées.

Pour éviter les contrôles plus stricts des pays les plus développés les importateurs font d’abord passer leur marchandise par d’autres États comme l’Île Maurice ou Dubaï. Les marchandises sont alors refacturées à un prix bien plus élevé avant leur importation finale au Pakistan. Le produit de cette sur-facturation est alors dirigé vers le compte bancaire offshore de l’importateur. Il serait pourtant possible de faire cesser ces pratiques grâce à la technologie. Actuellement les douanes pakistanaises utilisent cette méthode pour les matériaux bruts. Au lieu de se fier au prix indiqué sur la facture, ils vérifient le cours du produit directement sur internet. Il suffirait d’étendre cette pratique, mais les douanes choisissent de ne pas le faire pour les produits fini. Le problème dans cette situation serait celui de la corruption et non seulement d’une mauvaise pratique.

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Trafic d’hippocampes au Mexique

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trafic d'hippocampes

Le trafic d’hippocampes au Mexique est destiné au marché chinois où l’animal est utilisé en médecine traditionnelle

Dans la médecine traditionnelle chinoise cet animal marin est sensé avoir des vertus aphrodisiaques. La demande est donc forte et le Mexique est actuellement incapable de stopper ce trafic d’hippocampes. En 2018 les autorités mexicaines avaient arrêté un ressortissant chinois transportant diverses espèces marines. Dans le lot il dissimulait 81 hippocampes. Une fois sur le marché chinois ces animaux sont broyés et ingérés sous forme de soupe ou dans du vin. Son action sur les reins est sensé régler les problèmes d’impotence ou d’infertilité féminine.

Médecine traditionnelle et produit culinaire

La Chine consommerait près de 500 tonnes d’hippocampes par an. Le trafic d’hippocampes est pourtant théoriquement puni de neuf ans de prison au Mexique et aucune importation légale n’existe depuis 2012. Il semble qu’aucun des deux pays n’ait pourtant à cœur de faire cesser le problème ; un total de 95 589 hippocampes ont été saisis au Mexique entre 2001 et 2019. Le chiffre réel est donc bien au dessus car on sait que ces résultats sont très largement sous-évalués par les autorités mexicaines. La route actuelle de la contrebande semble passer par Hong-Kong où la législation est plus permissive.

Les trafiquants arrêtés reçoivent en réalité rarement plus qu’une amende, même dans des cas avérés de trafic. Les affaires ne vont que rarement plus loin notamment du fait de la corruption et l’absence de connaissance du sujet par l’institution judiciaire. Par ailleurs un autre problème est la facilité de transport de l’animal. Les hippocampes séchés sont petits et se conservent longtemps. Ils sont souvent dissimulés parmi d’autres produits maritimes pour en cacher l’odeur éventuelle. Ajoutons qu’une bonne partie de la contrebande s’effectue tout simplement par la poste. Les employés des postes ignorent souvent que ce produit est illégal.

Hong-Kong : l’épicentre du trafic d’hippocampes

Hong-Kong est l’endroit où ce trafic s’effectue presque au grand jour. Des journalistes ont récemment pu visiter des boutiques où l’animal est vendu et offrent même des services pour faire passer l’hippocampe en Chine. Le plus souvent on trouve cette contrebande dans les magasins de fruits de mer séchés. Le prix pour 100 grammes oscille ente 120 et 580 dollars, en fonction de la taille et de l’origine. La perpétuation du problème est surprenante car la demande semblait pourtant à la baisse.

Ceci semble confirmer que la ville est principalement un point de transit pour l’animal. Les consommateurs sont en réalités en Chine. C’est ce que semble confirmer les vendeurs Hongkongais qui vendent leurs services pour faire passer le produit. Certains soulignent qu’ils fournissent des restaurateurs de la ville de Shenzhen par ce biais. Clairement les interdictions et la répression ne fonctionnent pas dans cette lutte. Le trafic d’hippocampe semble même avoir été dynamisé par cet échec. Certains défendent l’idée d’une légalisation qui ouvrirait la voie à un meilleur contrôle de la ressource et donc à une protection de l’hippocampe.

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