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Trafic d’animaux et extinction des espèces

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extinction des espèces

Une étude récente souligne la responsabilité du trafic d’animaux et du commerce légal dans l’extinction des espèces animales

Le trafic d’animaux n’est bien sûr pas l’unique responsable. Cependant ce commerce illégal est souvent une cause majeure de cette extinction des espèces. Le trafic d’animaux sauvages recoupe ici aussi bien les animaux de compagnie, la viande, les médecines traditionnelles, l’ivoire ou les tests de laboratoire. La chasse de subsistance nécessaire à certaines communautés n’a pas été intégrée dans cette étude. Les animaux ciblés par un ou plusieurs de ces facteurs voient leur nombre diminuer drastiquement, parfois jusqu’à perdre 99,9 % de leur population.

Une menace pour la biodiversité

On estime qu’en moyenne les animaux victimes de trafic voient leur nombre diminuer de 62 %. Ceci pousse souvent des espèces déjà menacées au bord de l’extinction. Cette étude a notamment analysé le cas de 133 espèces terrestres pour souligner ce fait. Les espèces déjà menacés ont des taux de déclins moyen de 81 %. Certaines espèces de l’étude ont d’ailleurs disparu localement. Certaines populations de Tapir de Baird et de singe-araignée ont ainsi décliné de 99,9 % dans les régions étudiées.

Cette extinction des espèces à un niveau local ouvre évidemment la voie à une potentielle extinction globale. Ce constat est le résultat de l’étude dirigé par le Dr Oscar Morton de l’Université de Sheffield. L’impact global du trafic d’animaux sauvages et de plantes était auparavant peu étudié. On sait aujourd’hui que ce commerce illégal génère 23 milliards de dollars par ans. Néanmoins l’étude ne s’attarde pas uniquement sur l’aspect illégal. Le commerce des animaux sauvages de façon générale fragilise les populations. La frontière du légal et de l’illégal n’est pas toujours un bon indicateur du degré de nocivité. Certains trafics illégaux ne sont pas aussi nocifs pour l’espèce que le commerce légal pour d’autres.

Extinction des espèces localement et internationalement

On estime aujourd’hui que 18 % des espèces terrestres sont victimes du trafic d’animaux. Les chercheurs soulignent aussi que les populations déclinent dans toutes les zones où le problème est présent, y compris dans les régions protégées. La surprise pour certains chercheurs a été de noter cette constante à travers tous les types d’espèces, d’habitats et d’échelles. Une des limites de l’étude réside néanmoins dans l’absence de données suffisantes pour d’autres espèces ; amphibiens, invertébrés ou même des plantes.

Un autre problème est que les travaux sur lesquels s’appuient l’étude se concentrent majoritairement sur l’Amérique du Sud et des régions africaines. L’Europe est la grande absente de cette étude. Les chercheurs demandent que de meilleurs mesures de protection soient mises en place. Une des grandes qualité de cette étude est de ne pas se focaliser sur le commerce illégal. En incluant les problèmes posés par l’exploitation légale des animaux sauvages l’ampleur du danger saute ainsi aux yeux de tous.

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Australie : arrestation du capitaine coke

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capitaine coke 

Le « capitaine coke », un officier de marine monténégrin est accusé d’avoir importé 128 millions de dollars de cocaïne sur son navire

Le début de la fin pour le capitaine coke aurait fait suite à un banal contrôle routier. Les policiers australiens ont en effet découvert une importante cargaison de cocaïne dans une fourgonnette. Cette piste leur a permis de remonter jusqu’au marin. Le capitaine aurait chargé la cocaïne dans un port étranger pour ensuite jeter la cargaison à la mer à proximité des côtes australiennes. Deux complices auraient ensuite récupéré la drogue dans l’océan. L’officier de marine est un citoyen monténégrin de 51 ans.

Trafic de cocaïne en haute mer

Celui qui est aujourd’hui surnommé le « capitaine coke » a été arrêté à bord du navire Interlink Veracity, lundi dernier. Il est accusé d’avoir participé à une tentative de trafic de drogue à Port Hedland, dans le nord-ouest de l’État. Cette arrestation fait suite à la saisie de 320 kg de cocaïne à Port Hedland, le 15 mais dernier. Deux hommes ont été arrêtés en possession de la drogue. Ils seraient ceux qui sont allés récupérer les paquets au large de la ville de Pilbara. La police rapporte les avoir appréhendés dans leur fourgonnette avec la cocaïne répartie en paquets de 1 kg dans le véhicule.

L’équipe technique de la police a pu récupérer les données d’un téléphone portable appartenant au capitaine. Ses communications semblent prouver son implication dans le trafic de drogue. Il aurait attendu que le navire soit ancré dans les eaux australiennes. Les paquets auraient ensuite été jetés à la mer à 28 km de Port Hedland. Les deux complices sont un Allemand et un citoyen australien. Ils ont utilisé un petit bateau pour récupérer les paquets dans la soirée.

La fin du capitaine coke

À la suite de la découverte des paquets, la police avait prévenu qu’ils mettraient toute leur énergie à retrouver les responsables. Selon, le commissaire adjoint Tanti ; « Les responsables de confiance dans la chaine d’approvisionnement de l’Australie sont une des menaces majeures pour le pays ». En effet le crime organisé compte sur ces personnes qui sauront utiliser leur rôle ou leur influence. La police a aussi rapporté qu’ils travaillaient avec des partenaires étrangers pour retrouver les responsables résidants dans d’autres pays.

Selon le commissaire adjoint Blanch ; « Notre objectif et de détruire systématiquement les mafias qui sont responsables de l’arrivée de ces drogues illicites et dangereuses ». La police affirme qu’ils poursuivront tous les responsables. Le « capitaine coke » risque actuellement la prison à vie pour son rôle dans le trafic. Les deux complices risquent une peine similaire.

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Mexique : Trafic de bétail à Veracruz

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trafic de bétail

Le trafic de bétail à Veracruz et sur la frontière entre le Mexique et le Guatemala rapporte gros aux contrebandiers

Le trafic de bétail à Veracruz, ainsi que dans la province du Chiapas, semble véritablement hors de contrôle. Certains villages reculés sans présence policière comme Beneméritos de la Américas sont même devenus de véritables centres de cette économie informelle. Dans ce genre de village, le trafic de bétail n’est certainement pas la seule contrebande à passer la frontière. C’est cependant le trafic le plus visible ; camions à bestiaux et bateaux transportant les animaux se croisent de façon ininterrompue.

Entre ombre et lumière

Les animaux et la contrebande passent généralement du Guatemala vers le Mexique plutôt que dans l’autre sens. Les bêtes sont ensuite rassemblées dans différents endroits le long de la frontière mexicaine ; généralement dans les ranchs des éleveurs. Du côté guatémaltèque la situation semble similaire. Les animaux viennent cependant parfois de plus loin, du Nicaragua par exemple, avant d’être rassemblés sur les ranchs de leur voisin du nord.

Cette économie fait coexister des éleveurs légaux et des trafiquants plus professionnels. Ainsi le passage de la frontière semble être sous le contrôle de criminels, armés et organisés. Chacun sait ce d’ailleurs ce qu’il en coûte de ne pas respecter les accords à Benemérito. Des éleveurs rapportent que des règlements de compte ont eu lieu à de nombreuses reprises. Les contacts se font uniquement par des intermédiaires, les véritables vendeurs des animaux restent toujours dans l’ombre.

Trafic de bétail à Veracruz et au Chiapas

Ces animaux vont ensuite alimenter le trafic de bétail à Veracruz plus au nord, où se trouve l’essentiel de l’industrie du bœuf mexicain. Cet État est d’ailleurs un exportateur majeur à destination des États-Unis. Il arrive cependant que la justice rattrape certains responsables comme Jovanni « N », « El Vani ». Un membre important de la Familia Michoacana. Son arrestation n’était pas en lien avec le trafic de bétail, ce qui est surprenant quand on sait que l’homme est un véritable baron de ce commerce illégal entre Benemérito et Veracruz.

El Vani était un homme puissant et influent dans la région. Il possède plusieurs ranchs et des milliers d’animaux. On sait cependant peu de choses sur le commerce de bétail de cet homme. Il semble avoir été une figure ambivalente, que les éleveurs respectent autant qu’ils le craignent. Selon les autorités mexicaines, plus de 800 000 têtes de bétail entrent illégalement sur le territoire chaque année, depuis le Guatemala. Chaque animal est vendu autour de 400 $. La valeur de ce marché avoisine donc les 320 millions de dollars par an. L’arrestation de El Vani semble avoir provisoirement ralenti le marché, mais les réseaux sont déjà en cours de réorganisation.

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Irak : Peine de mort pour un géologue britannique

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géologue britannique

Un géologue britannique à la retraite et son complice présumé risquent la peine de mort pour trafic d’antiquité en Irak

Jim Fitton est un géologue britannique à la retraite. L’homme de 66 ans risque la peine de mort pour trafic d’antiquité. Les autorités irakiennes l’accusent de s’être livré à la contrebande de poteries anciennes. Ce dernier affirme qu’il ignorait tout de cette loi quand il a récupéré un fragment de poterie à peine aussi large que l’ongle d’un doigt. La famille de Fitton a lancé une pétition qui a atteint 300 000 signatures en trois semaines. Ces derniers souhaitent encourager l’intervention du ministère des Affaires étrangères pour qu’ils exigent sa libération.

Le géologue britannique à la retraite

Fitton a été présenté devant le tribunal dans ses habits de prisonniers jaunes. Il a imploré les juges de bien vouloir croire à sa bonne foi ; il affirme qu’il n’avait aucune intention criminelle et ignorait qu’il était en train d’enfreindre la Loi. Un Allemand du nom de Volker Waldmann est aussi sur le banc des accusés dans le cadre de la même affaire. Les deux hommes ne se connaissaient pas avant leur rencontre au cours de ce voyage organisé par Eridu. Ils ont tous deux étés arrêtés à l’aéroport.

Le tribunal doit décider si les accusés ont tenté de tirer profit des 12 objets qui ont été recensés. Ce procès arrive au moment où l’industrie du tourisme irakien tente timidement de se relancer. Les accusés sont poursuivis en accord avec une loi de 2002 pouvant aller jusqu’à la condamnation à mort pour avoir « Intentionnellement sorti ou essayé de sortir des antiquités d’Irak ».

Peine de mort pour trafic d’antiquité ou simple menace ?

Selon Waldmann les objets qui ont été découverts sur lui appartenaient en réalité à Fitton qui lui avait demandé de les porter. Il affirme ne pas être celui qui les avait ramassés. Il n’a même pas essayé de les dissimuler aux autorités dans ses bagages, car il ignorait tout des lois. L’homme se doutait néanmoins qu’il s’agissait de fragments anciens. Le géologue à la retraite affirme qu’il s’agit d’un de ses passe-temps de collecter des fragments de ce genre et qu’il n’avait aucune intention de les vendre. Il affirme être un passionné de géologie, d’histoire ancienne et d’archéologie. Certains des éclats ne dépassaient pas la taille d’un ongle.

Malheureusement pour les juges la taille des fragments n’importe pas. Les représentants des autorités allemandes et britanniques étaient présents au procès, mais ne sont pas intervenus dans la procédure. La famille de Fitton s’est de son côté félicitée du soutien qu’ils ont reçu. Ils tentent actuellement de forcer le gouvernement britannique à faire pression pour que l’affaire soit résolue sans aller plus loin.

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