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Afrique du Sud : De faux vaccins contre le covid

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faux vaccins

Le lucratif marché des médicaments de contrefaçon commence à vendre de faux vaccins contre le Covid-19 en Afrique du Sud

Les rues d’Afrique du Sud ont récemment vu apparaître des affiches offrant une vaccination pour 10 dollars. Le type de vaccin n’est pas précisé mais il est clair qu’il s’agit d’un faux vaccin pour le Covid-19. Dès novembre 2020 la police avait perquisitionné un entrepôt avec succès. Ils avaient retrouvé des emballages de véritables vaccins contre le Covid-19 prêts à être réutilisés ainsi que 2400 doses de faux vaccins et des faux masques N95. Ces masques chinois avaient une valeur totale de 40 000 dollars. Quelque jours après Interpol tirait la sonnette d’alarme au sujet des faux vaccins contre le Covid-19.

Les faux vaccins frappent l’Afrique

La police chinoise a également démantelé un réseau de criminels en février dernier. Ces derniers vendaient et administrait un faux vaccin composé d’eau à Kunshan. On ignore si les faux vaccins sud-africains pourraient provenir de ce réseau. On sait cependant que les criminels chinois ont au moins exporté 600 doses à l’étranger en novembre dernier. Malheureusement l’Afrique du Sud n’est pas le seul pays d’Afrique menacé par ce trafic. Il ne faudra pas longtemps pour que d’autres pays soient affectés au vu de l’augmentation des cas à travers le continent.

Les faux médicaments sont déjà un problème majeur dans de nombreux pays de la région. Certains experts soulignent qu’il pourrait s’agir du marché le plus lucratif au sein de la famille des contrefaçons. Les bénéfices du secteur se chiffrent en milliards et l’Afrique en est la principale victime ; 42 % des cas rapportés entre 2013 et 2017. Les dégâts sur les populations en terme de santé et de confiance dans les professionnels du champ médical est dramatique. Par ailleurs ces faux médicaments pourraient contribuer à créer des des maladies résistantes aux médicaments.

Développer une production locale

La course à l’obtention des vaccins contre le Covid-19 dans le monde fournit une opportunité parfaite pour les groupes criminels. Les pays les plus riches ayant monopolisé l’accès aux vaccins et l’épidémie ne ralentissant pas, les pays les plus pauvres cherchent désespérément des solutions. On estime que 70 des pays les plus pauvres ne pourront vacciner qu’une personne sur dix au rythme actuel. Le continent africain dans son ensemble manque de moyen de production de médicaments ce qui complique la tâche.

Le marché potentiel pour les groupes criminels est donc massif. A la différence de la malaria qui ne touche que certains pays ils peuvent vendre leurs faux vaccins dans tout le continent. Une des solutions pour lutter contre ce problème est d’abord de mener des campagnes d’information. Il faudrait également former les forces de l’ordre à reconnaître les faux vaccins. Enfin les gouvernements et les producteurs doivent sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement. Mais à plus long terme il faudrait permettre aux pays du continent de devenir autonomes en terme de production de médicaments et de développer leur propre distribution. Actuellement le Nigeria et le Kenya sont les seuls à bénéficier d’une capacité de production et d’exportation.

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Trafic de chats à Taïwan

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Trafic de chats à Taïwan

Une dizaine de personnes sont suspectées d’êtres responsables d’un trafic de chats à Taïwan par voie maritime

Les neuf suspects ont été inculpés par les procureurs de Kaohsiung vendredi dernier. On les soupçonne d’un trafic de chats à Taïwan. Plus de 154 animaux auraient été illégalement importés dans le pays. Certaines personnes risquent jusqu’à sept ans de prison. Le bureau des procureurs du district de Kaohsiung s’intéresse particulièrement à quatre personnes suspectées d’être les dirigeants du réseau. Cette affaire de contrebande se serait déroulée au cours du mois d’août. Les cinq autres personnes travaillaient sur le bateau de pêche utilisé pour transporter les chats.

De vieux contrebandiers

Toutes ces personnes sont suspectées d’avoir bafoué la loi sur les peines de contrebande. Cependant quatre de ces suspects sont la cible principale pour les enquêteurs et la justice. Le premier est un homme de 56 ans du nom de Cheng. Il est propriétaire d’une entreprise de pêche. Le second est un éleveur d’animaux domestiques de 42 ans du nom de Li. À leurs côtés on trouve un certain Chang, un ancien de la patrouille maritime de 50 ans. Le dernier est un des amis de Chang, un homme de 49 ans répondant au nom de Kuo.

Ces quatre personnes sont actuellement en détention. Malheureusement les chats ont dû être euthanasiés par les autorités car leur origine était inconnue. Les procureurs recommandent de lourdes peines pour ces personnes. Elles sont accusées d’avoir géré une contrebande de chats de race et d’avoir tenté de les faire entrer à Taïwan sans certificats de quarantaine. Ces personnes risquent jusqu’à sept ans de prison et près de 108 000$ d’amende. Les raisons qui poussent les procureurs à la sévérité sont les risques inhérents aux maladies que les animaux pourraient apporter dans l’île. Par ailleurs ces pratiques nuisent au marché national des animaux domestiques.

L’échec du trafic de chats à Taïwan

Parmi les autres accusés on trouve un capitaine de bateau de 51 ans. Son bateau servait à faire passer les chats. Le mécanicien en chef du bateau est aussi poursuivit ainsi que l’équipage composé de trois indonésiens. Selon l’enquête Cheng et l’éleveur auraient commencé à planifier leur opération en juin avec l’aide de Chang, Kuo mais aussi avec sept autres citoyens chinois encore inconnus. Ils ont ensuite loué le bateau « Shun Fa 886 » ; le navire de pêche. Le bateau était loué au mois à un certain Chiang pour la somme de 150$.

Suivant les instructions de Cheng le capitaine et son mécanicien ont transformé le bateau pour le préparer à un trafic de chats à Taïwan. La cabine principale a été transformée en un espace fermé climatisé propre à transporter des animaux. Le bateau a pris la mer jusqu’au larges des îles Penghu et pris possession de 62 cages contenant les 154 chats venant de bateaux chinois. Le lendemain le bateau était intercepté par les gardes côtes à proximité du port d’Anping à Tainan.

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Trafic de drogue à Bollywood ?

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trafic de drogue à Bollywood

Une opération de lutte contre le trafic de drogue à Bollywood a mené à l’arrestation du fils de la star Shah Rukh Khan

Aryan Khan a été arrêté par les agents du Bureau de Contrôle des Narcotiques suite à un raid de la police sur un yacht de luxe. La nouvelle fait la une des journaux en Inde depuis deux semaines. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer cette opération contre le trafic de drogue à Bollywood. Le jeune homme de 23 ans a été arrêté le 2 octobre dernier lors d’une fête. De la drogue aurait été saisi sur place, au large de Mumbai. Par la suite 20 personnes ont été arrêtées au cours des jours suivants.

Une opération peu glorieuse

Les agents ont révélé avoir saisi 13 gr de cocaïne, 5 gr de méphédrone, 21 gr de charas, 22 comprimés de MDMA et 1788 dollars en liquide. Le bateau se dirigeait vers Goa au moment de son interception. Les avocats d’Aryan affirment qu’aucune drogue n’a été saisi sur lui. Cette affaire a rapidement pris une tournure politique. En effet certains soupçonnent le gouvernement d’extrême droite de s’en prendre injustement au fils de la plus grande star musulmane du pays. Le gouvernement Modhi a très clairement marqué sont islamophobie depuis son arrivée au pouvoir.

Aryan est poursuivi pour l’achat, la consommation et la possession de drogues. Le procureur a aussi cherché à prouver que le jeune homme était un consommateur régulier depuis quelques années. La police a aussi déclaré que des conversations WhatsApp prouveraient son lien avec des trafiquants de drogues internationaux. Les avocats soulignent que les tests sanguins d’Aryan n’ont révélé aucune présence de drogue. Ces derniers nient aussi tout contacts avec des trafiquants et pointent du doigt une vendetta du gouvernement. Cette opération contre le trafic de drogue à Bollywood ressemble en effet à une opération plus politique que policière.

Trafic de drogue à Bollywood ou islamophobie ?

Le Bureau de Contrôle des Narcotiques a fait l’objet de critiques de la part des médias mais aussi de la part de membres de la coalition gouvernementale. Alors qu’il n’y avait aucune preuve de consommation ou de possession de drogue le jeune homme s’est pourtant vu refuser sa libération sous caution. Certains affirment que des membres du BJP, le parti au pouvoir, étaient présents lors de l’opération policière. D’autres soulignent les fuites d’informations ciblées de la part de la police pour ternir l’image du jeune homme.

Le père d’Aryan, Shah Rukh Khan, est parfois surnommé le « roi de Bollywood », ou « Roi Khan ». L’acteur marié à une hindoue est extrêmement populaire en Inde et en Asie du Sud-Est. Il est pourtant devenu récemment une cible pour le BJP qui l’a qualifié d’acteur anti-patriotique en 2015. Khan avait eu le malheur de dénoncer le développement de l’intolérance religieuse dans son pays. D’autres attaques le comparant à des terroristes musulmans ont aussi eu lieu de la part de personnalités politiques. On est bien loin d’une simple affaire de trafic de drogue à Bollywood. Quand bien même le jeune homme serait coupable, la situation politique du pays laissera toujours un doute dans l’esprit de la population.

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Australie : Des QR codes pour les trafiquants de drogues ?

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QR codes pour les trafiquants

Certains prônent l’utilisation de QR codes pour les trafiquants de drogues afin de réduire les risques liés au Covid-19

Les consommateurs de drogues sont des personnes à risque en terme de contamination et de diffusion de la pandémie. Ceci est lié à leur stigmatisation et pose de grands risques pour cette population déjà fragilisée. L’utilisation de QR codes pour les trafiquants de drogues devrait être vu comme une technique de réduction des risques et un problème de santé publique. Nadine Ezard est la directrice du service alcool et drogues de l’Hôpital Saint Vincent de Sidney. La directrice souligne que de nombreux consommateurs vivent dans la crainte d’être coupés de leur fournisseurs de drogues. Afin d’éviter un confinement forcé certains préfèrent ne pas se faire tester.

Un problème de santé publique

Selon le professeur Ezard il faut pleinement prendre conscience du problème. Le système actuel encourage la stigmatisation et éloigne ceux qui en ont besoin des soins nécessaires. En effet l’isolation est un véritable problème pour des personnes toxicomanes ; elles se trouvent forcées à subir un sevrage parfois difficile et dangereux chez elles. Selon Ezard la peur d’être testé positif au Covid-19 est déjà très présente chez ces personnes. Il faut ajouter que les risques liés à un sevrage brutal sont réels. Le sevrage lié à la consommation d’alcool, d’opiacés, du GHB et des benzodiazépines peut provoquer des convulsions et des syndromes confusionnels.

Les affirmations du professeur Ezard entre en résonance avec les déclarations de certains maires de villes du centre de la Nouvelle-Galles du Sud. Dans cette région on soupçonne un livreur de drogue d’être à l’origine de l’arrivée de l’épidémie. Selon le maire de Dubbo, Stephen Lawrence, il faut répondre à la réalité sociale qui sous-tend cette diffusion du Covid. Lawrence a ainsi affirmé devant le comité coronavirus du Sénat qu’il faudrait parler de donner des QR codes pour les trafiquants de drogues.

QR codes pour les trafiquants ?

Selon Darriea Turley, maire de Broken Hill, il faudrait utiliser certaines des méthodes de minimisation des risques utilisées contre le VIH. Selon elle une stratégie nationale devrait être déployée pour toucher les personnes les plus vulnérables. La création de QR codes pour les trafiquants de drogues risque cependant de ne pas convaincre ces derniers. Cependant si des méthodes de soutien étaient mises en place il serait possible de tracer plus efficacement les cas contacts.

Les associations d’aide aux personnes toxicomanes soulignent que le gouvernement devrait écouter leurs préconisations. D’autres problèmes de santé risquent également d’arriver ; certaines personnes ont ainsi du mal à suivre leur traitement à la méthadone ou à obtenir des seringues. Par ailleurs sans même parler du sevrage les personnes toxicomanes vivant au jour le jour ne peuvent se confiner pendant deux semaines. Certains n’ont pas internet pour acheter des courses, ni carte de crédit ou un téléphone. Même si ces personnes souhaitent lutter contre la pandémie, l’organisation actuelle ne leur permet pas de suivre les recommandations.

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