Connect with us

Articles

Des armes iraniennes au Yémen

le

armes iraniennes

La marine états-unienne a annoncé avoir saisi un chargement d’armes iraniennes à destination des Houthis au Yémen

Selon les autorités ces armes iraniennes étaient dissimulées à bord d’un navire de pêche. Des fusils d’assaut et des munitions en grand nombre étaient ainsi cachées à bord de ce bateau. Cette contrebande d’armes à feu devait probablement venir soutenir les efforts de la faction soutenue par l’Iran. Cette guerre civile au Yémen fait rage depuis 2014 et ne semble pas sur le point de s’arrêter. Les forces occidentales ont choisi de soutenir l’Arabie Saoudite dans ce conflit et empêchent l’Iran d’aider ses alliés dans la région.

Armes iraniennes et hypocrisie de la coalition

Les armes ont été découvertes par un navire de patrouille des États-Unis. Le commandant du vaisseau a expliqué que le bateau de pêche ne battait aucun pavillon de pays. Ce contrôle s’est effectué lors d’une opération ayant débuté lundi dernier vers le nord de la mer d’Arabie, au large d’Oman et du Pakistan. Quand les marins ont fouillé le bateau ils ont découvert 1400 fusils d’assaut de type Kalachnikov et 226 600 munitions. L’équipage du bateau état composé de cinq yéménites. Il ne s’agit pas de la première découverte de ce type.

Les rebelles Houthis soutenus par l’Iran s’opposent à la coalition occidentale dirigée par l’Arabie Saoudite. L’Iran est régulièrement accusée par l’ONU de fournir les rebelles en armes et technologies. L’ONU accuse aussi le pays d’encourager la guerre civile et de permettre aux Houthis de tirer des missiles vers l’Arabie Saoudite. On peut noter une certaine forme d’hypocrisie de la part de la coalition. Il a été prouvé que les armes fournies de leur côté à l’Arabie Saoudite ont aussi servi à frapper de nombreuses cibles civiles. Personne ne peut prétendre avoir les mains propres dans ce conflit meurtrier.

Des accusations sans preuves

La nouvelle de la saisie a été faite par un communiqué de la 5e Flotte États-unienne basée au Bahreïn. De façon inhabituelle le communiqué a directement pointé la responsabilité de l’Iran dans cette cargaison d’armes. En réalité même si cela s’avérait être vrai aucune preuve n’est donné par le communiqué. Le seul élément avancé est qu’il s’agit d’une route historiquement utilisé pour le trafic d’armes à destination des Houthis au Yémen, en violation des sanctions de l’ONU et des États-Unis. L’Iran n’a pour l’instant pas répondu à ces accusations.

Les armes ont été transbordées à bord du Navire O’Kane avant que soit coulé le navire de pêche. Le communiqué précise que l’équipage yéménite sera rapatrié. Ces saisies d’armes ont commencé de façon régulière en 2016. Cette année la 5e Flotte a rapporté avoir saisi 8700 armes dans sa zone de patrouille de 65 millions de km². Si on peut se satisfaire de cette saisie il serait cependant de bon ton que les armes cessent d’affluer des deux côtés. Cette guerre civile a coûté la vie à près 130 000 personnes et a déclenché une véritable catastrophe sanitaire.

Lire la suite

Articles

Mexique : Trafic de bétail à Veracruz

le

trafic de bétail

Le trafic de bétail à Veracruz et sur la frontière entre le Mexique et le Guatemala rapporte gros aux contrebandiers

Le trafic de bétail à Veracruz, ainsi que dans la province du Chiapas, semble véritablement hors de contrôle. Certains villages reculés sans présence policière comme Beneméritos de la Américas sont même devenus de véritables centres de cette économie informelle. Dans ce genre de village, le trafic de bétail n’est certainement pas la seule contrebande à passer la frontière. C’est cependant le trafic le plus visible ; camions à bestiaux et bateaux transportant les animaux se croisent de façon ininterrompue.

Entre ombre et lumière

Les animaux et la contrebande passent généralement du Guatemala vers le Mexique plutôt que dans l’autre sens. Les bêtes sont ensuite rassemblées dans différents endroits le long de la frontière mexicaine ; généralement dans les ranchs des éleveurs. Du côté guatémaltèque la situation semble similaire. Les animaux viennent cependant parfois de plus loin, du Nicaragua par exemple, avant d’être rassemblés sur les ranchs de leur voisin du nord.

Cette économie fait coexister des éleveurs légaux et des trafiquants plus professionnels. Ainsi le passage de la frontière semble être sous le contrôle de criminels, armés et organisés. Chacun sait ce d’ailleurs ce qu’il en coûte de ne pas respecter les accords à Benemérito. Des éleveurs rapportent que des règlements de compte ont eu lieu à de nombreuses reprises. Les contacts se font uniquement par des intermédiaires, les véritables vendeurs des animaux restent toujours dans l’ombre.

Trafic de bétail à Veracruz et au Chiapas

Ces animaux vont ensuite alimenter le trafic de bétail à Veracruz plus au nord, où se trouve l’essentiel de l’industrie du bœuf mexicain. Cet État est d’ailleurs un exportateur majeur à destination des États-Unis. Il arrive cependant que la justice rattrape certains responsables comme Jovanni « N », « El Vani ». Un membre important de la Familia Michoacana. Son arrestation n’était pas en lien avec le trafic de bétail, ce qui est surprenant quand on sait que l’homme est un véritable baron de ce commerce illégal entre Benemérito et Veracruz.

El Vani était un homme puissant et influent dans la région. Il possède plusieurs ranchs et des milliers d’animaux. On sait cependant peu de choses sur le commerce de bétail de cet homme. Il semble avoir été une figure ambivalente, que les éleveurs respectent autant qu’ils le craignent. Selon les autorités mexicaines, plus de 800 000 têtes de bétail entrent illégalement sur le territoire chaque année, depuis le Guatemala. Chaque animal est vendu autour de 400 $. La valeur de ce marché avoisine donc les 320 millions de dollars par an. L’arrestation de El Vani semble avoir provisoirement ralenti le marché, mais les réseaux sont déjà en cours de réorganisation.

Lire la suite

Articles

Irak : Peine de mort pour un géologue britannique

le

géologue britannique

Un géologue britannique à la retraite et son complice présumé risquent la peine de mort pour trafic d’antiquité en Irak

Jim Fitton est un géologue britannique à la retraite. L’homme de 66 ans risque la peine de mort pour trafic d’antiquité. Les autorités irakiennes l’accusent de s’être livré à la contrebande de poteries anciennes. Ce dernier affirme qu’il ignorait tout de cette loi quand il a récupéré un fragment de poterie à peine aussi large que l’ongle d’un doigt. La famille de Fitton a lancé une pétition qui a atteint 300 000 signatures en trois semaines. Ces derniers souhaitent encourager l’intervention du ministère des Affaires étrangères pour qu’ils exigent sa libération.

Le géologue britannique à la retraite

Fitton a été présenté devant le tribunal dans ses habits de prisonniers jaunes. Il a imploré les juges de bien vouloir croire à sa bonne foi ; il affirme qu’il n’avait aucune intention criminelle et ignorait qu’il était en train d’enfreindre la Loi. Un Allemand du nom de Volker Waldmann est aussi sur le banc des accusés dans le cadre de la même affaire. Les deux hommes ne se connaissaient pas avant leur rencontre au cours de ce voyage organisé par Eridu. Ils ont tous deux étés arrêtés à l’aéroport.

Le tribunal doit décider si les accusés ont tenté de tirer profit des 12 objets qui ont été recensés. Ce procès arrive au moment où l’industrie du tourisme irakien tente timidement de se relancer. Les accusés sont poursuivis en accord avec une loi de 2002 pouvant aller jusqu’à la condamnation à mort pour avoir « Intentionnellement sorti ou essayé de sortir des antiquités d’Irak ».

Peine de mort pour trafic d’antiquité ou simple menace ?

Selon Waldmann les objets qui ont été découverts sur lui appartenaient en réalité à Fitton qui lui avait demandé de les porter. Il affirme ne pas être celui qui les avait ramassés. Il n’a même pas essayé de les dissimuler aux autorités dans ses bagages, car il ignorait tout des lois. L’homme se doutait néanmoins qu’il s’agissait de fragments anciens. Le géologue à la retraite affirme qu’il s’agit d’un de ses passe-temps de collecter des fragments de ce genre et qu’il n’avait aucune intention de les vendre. Il affirme être un passionné de géologie, d’histoire ancienne et d’archéologie. Certains des éclats ne dépassaient pas la taille d’un ongle.

Malheureusement pour les juges la taille des fragments n’importe pas. Les représentants des autorités allemandes et britanniques étaient présents au procès, mais ne sont pas intervenus dans la procédure. La famille de Fitton s’est de son côté félicitée du soutien qu’ils ont reçu. Ils tentent actuellement de forcer le gouvernement britannique à faire pression pour que l’affaire soit résolue sans aller plus loin.

Lire la suite

Articles

Un chemin de fer illégal sous la frontière états-unienne

le

chemin de fer illégal

Les trafiquants de drogue ont installé un véritable chemin de fer illégal pour faire passer la frontière à leur contrebande

Ce tunnel fait la longueur d’un terrain de football et est bien mieux construit et entretenu que d’habitude. La présence d’un chemin de fer illégal n’est qu’un des éléments surprenants ; les murs sont renforcés, un réseau électrique alimente tout le trajet et une ventilation a été installée. Le tunnel servait à faire passer de la contrebande entre Tijuana et la région de San Diego.

Un chemin de fer illégal sous-terrain

Les autorités états-uniennes sont les auteurs de cette découverte. La sortie du tunnel se fait dans le hangar d’une zone industrielle sur le territoire états-unien. Il se situe exactement à 0,8 km du point de passage frontalier de Mesa Otay. Plus d’une douzaine d’installations de ce genre ont été découvertes au cours des deux dernières décennies. Les autorités racontent avoir eu vent de celui-ci après une opération contre une maison servant de point de collecte pour la drogue. Les agents ont effectué des contrôles routiers dans les environs du hangar et ont découvert des boites entières pleines de cocaïne.

Des policiers ont ensuite mené un raid contre la propriété, mais n’ont pas trouvé de drogue supplémentaire dans le hangar. Ils ont cependant découvert la sortie du tunnel, découpée dans le sol de ciment. La largeur de l’entrée était de 1,2 mètre pour une profondeur d’environ six étages. Les saisies dans la résidence à proximité ont heureusement été plus fructueuses ; 799 kg de cocaïne, 75 kg de méthamphétamine, 1,6 kg d’héroïne. Un total de six personnes ont été arrêtées.

Un affront au mur de Trump

Ce tunnel a été bâti dans une des zones les plus fortifiées et policées de la frontière. Cette découverte vient mettre un coup supplémentaire à l’efficacité des pans de murs construits par Donald Trump. Il est facile pour les autorités de découvrir les petits tunnels, peu sophistiqués. Cependant on voit bien que ces points de passages sophistiqués, bien construits et creusés en profondeur sont presque indétectables. Le comble de l’humiliation est la construction de ce chemin de fer illégal, venant illustrer le niveau de sophistication des criminels.

Les autorités ont découvert 15 de ces tunnels sophistiqués à la frontière californienne depuis 2006. De nombreux tunnels de ce type ont été construits dans cette même région de Mesa Otay. Le sol y est en effet composé de glaise, ce qui facilite le creusage dans une zone industrielle servant de couverture idéale. L’apparition de ces tunnels semble avoir eu lieu au début des années 1990. Au début ces derniers servaient surtout au passage du cannabis. La plupart ont été découverts soit en Californie, soit en Arizona, et sont surtout l’œuvre du cartel de Sinaloa.

Lire la suite

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos informations

Réseaux sociaux

Derniers articles

Nous suivre sur Twitter

Trending