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Trafic d’antiquités sur le Mékong

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Trafic d’antiquités sur le Mékong

Le trafic d’antiquités sur le Mékong a poussé les nations de la région à renforcer les efforts de lutte contre ce commerce illégal

Le Ministère de la Culture et des Beaux-Arts du Cambodge semble être l’organisme moteur dans ces efforts de lutte contre le trafic d’antiquités sur le Mékong. Ce pays a demandé que ses voisins partageant cet accès au fleuve coopèrent entre eux et avec la communauté internationale. Cette proposition a été faite lors d’un groupe de travail sur la mise en place des recommandations d’un symposium; « Les mesures préventives contre la destruction et l’empiétement sur les sites du Patrimoine et contre les vols, le pillage et le trafic de biens d’importance culturelle ».

La voie royale du fleuve

Ce groupe de travail a été lancé par la fondation Mekong-Lancang Cooperation. Parmi les participants on trouve le Cambodge, la Thaïlande, le Laos, le Vietnam, la Chine, le Myanmar et les coordinations locales de l’UNESCO. Ce groupe de travail a mis en lumière les enjeux de la protection des artefacts, antiquités et sites archéologiques. Selon le ministre de la culture cambodgien Phoeurng Sackona ; « Ces sites ont été construits par nos ancêtres, préservés par les générations passées et sont une part de grande valeur de notre héritage national ».

Selon Phoeurng Sackona les sites sont aujourd’hui particulièrement menacés par les excavations illégales et les pillages. Le ministre a aussi précisé que le trafic d’antiquités sur le Mékong utilisait à merveille ce réseau fluvial. Depuis des milliers d’années le fleuve sert de voie de transport et se connecte avec plusieurs routes terrestres. Ces différentes routes ne servent pas uniquement au commerce et au transport de personnes. Le rôle culturel de ces routes est majeur dans la diffusion des dieux, religions, des croyances, des idées et du savoir. Cependant avec l’augmentation récente de ces échanges cette voie est devenue difficile à contrôler.

Trafic d’antiquités sur le Mékong et terrorisme

Le développement d’un réseau de transport plus efficace signifie qu’il est désormais plus facile de se livrer au trafic d’antiquité. Ces biens de grande valeurs attisant de nombreuses convoitises sont en grand danger. Il faut aussi préciser que ce trafic est lié au blanchiment d’argent. Une partie des fonds servent même parfois à financer des groupes terroristes. Selon le ministre le meilleur moyen de lutter contre ce problème et de renforcer la coopération entre pays et organisations.

Un des objectifs de ce groupe de travail est actuellement de faire ratifier une convention à tous les pays concernés. Il s’agit d’un texte de 1970 de l’UNESCO intitulé; « Convention sur les moyens d’empêcher et de prévenir l’importation illégale, l’exportation et le transfert de possession de propriété culturelle ». Si cette convention venait à être ratifiée par tous il serait plus facile de collaborer selon Phoeurng Sackona.

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Mexique : Trafic de bétail à Veracruz

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trafic de bétail

Le trafic de bétail à Veracruz et sur la frontière entre le Mexique et le Guatemala rapporte gros aux contrebandiers

Le trafic de bétail à Veracruz, ainsi que dans la province du Chiapas, semble véritablement hors de contrôle. Certains villages reculés sans présence policière comme Beneméritos de la Américas sont même devenus de véritables centres de cette économie informelle. Dans ce genre de village, le trafic de bétail n’est certainement pas la seule contrebande à passer la frontière. C’est cependant le trafic le plus visible ; camions à bestiaux et bateaux transportant les animaux se croisent de façon ininterrompue.

Entre ombre et lumière

Les animaux et la contrebande passent généralement du Guatemala vers le Mexique plutôt que dans l’autre sens. Les bêtes sont ensuite rassemblées dans différents endroits le long de la frontière mexicaine ; généralement dans les ranchs des éleveurs. Du côté guatémaltèque la situation semble similaire. Les animaux viennent cependant parfois de plus loin, du Nicaragua par exemple, avant d’être rassemblés sur les ranchs de leur voisin du nord.

Cette économie fait coexister des éleveurs légaux et des trafiquants plus professionnels. Ainsi le passage de la frontière semble être sous le contrôle de criminels, armés et organisés. Chacun sait ce d’ailleurs ce qu’il en coûte de ne pas respecter les accords à Benemérito. Des éleveurs rapportent que des règlements de compte ont eu lieu à de nombreuses reprises. Les contacts se font uniquement par des intermédiaires, les véritables vendeurs des animaux restent toujours dans l’ombre.

Trafic de bétail à Veracruz et au Chiapas

Ces animaux vont ensuite alimenter le trafic de bétail à Veracruz plus au nord, où se trouve l’essentiel de l’industrie du bœuf mexicain. Cet État est d’ailleurs un exportateur majeur à destination des États-Unis. Il arrive cependant que la justice rattrape certains responsables comme Jovanni « N », « El Vani ». Un membre important de la Familia Michoacana. Son arrestation n’était pas en lien avec le trafic de bétail, ce qui est surprenant quand on sait que l’homme est un véritable baron de ce commerce illégal entre Benemérito et Veracruz.

El Vani était un homme puissant et influent dans la région. Il possède plusieurs ranchs et des milliers d’animaux. On sait cependant peu de choses sur le commerce de bétail de cet homme. Il semble avoir été une figure ambivalente, que les éleveurs respectent autant qu’ils le craignent. Selon les autorités mexicaines, plus de 800 000 têtes de bétail entrent illégalement sur le territoire chaque année, depuis le Guatemala. Chaque animal est vendu autour de 400 $. La valeur de ce marché avoisine donc les 320 millions de dollars par an. L’arrestation de El Vani semble avoir provisoirement ralenti le marché, mais les réseaux sont déjà en cours de réorganisation.

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Irak : Peine de mort pour un géologue britannique

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géologue britannique

Un géologue britannique à la retraite et son complice présumé risquent la peine de mort pour trafic d’antiquité en Irak

Jim Fitton est un géologue britannique à la retraite. L’homme de 66 ans risque la peine de mort pour trafic d’antiquité. Les autorités irakiennes l’accusent de s’être livré à la contrebande de poteries anciennes. Ce dernier affirme qu’il ignorait tout de cette loi quand il a récupéré un fragment de poterie à peine aussi large que l’ongle d’un doigt. La famille de Fitton a lancé une pétition qui a atteint 300 000 signatures en trois semaines. Ces derniers souhaitent encourager l’intervention du ministère des Affaires étrangères pour qu’ils exigent sa libération.

Le géologue britannique à la retraite

Fitton a été présenté devant le tribunal dans ses habits de prisonniers jaunes. Il a imploré les juges de bien vouloir croire à sa bonne foi ; il affirme qu’il n’avait aucune intention criminelle et ignorait qu’il était en train d’enfreindre la Loi. Un Allemand du nom de Volker Waldmann est aussi sur le banc des accusés dans le cadre de la même affaire. Les deux hommes ne se connaissaient pas avant leur rencontre au cours de ce voyage organisé par Eridu. Ils ont tous deux étés arrêtés à l’aéroport.

Le tribunal doit décider si les accusés ont tenté de tirer profit des 12 objets qui ont été recensés. Ce procès arrive au moment où l’industrie du tourisme irakien tente timidement de se relancer. Les accusés sont poursuivis en accord avec une loi de 2002 pouvant aller jusqu’à la condamnation à mort pour avoir « Intentionnellement sorti ou essayé de sortir des antiquités d’Irak ».

Peine de mort pour trafic d’antiquité ou simple menace ?

Selon Waldmann les objets qui ont été découverts sur lui appartenaient en réalité à Fitton qui lui avait demandé de les porter. Il affirme ne pas être celui qui les avait ramassés. Il n’a même pas essayé de les dissimuler aux autorités dans ses bagages, car il ignorait tout des lois. L’homme se doutait néanmoins qu’il s’agissait de fragments anciens. Le géologue à la retraite affirme qu’il s’agit d’un de ses passe-temps de collecter des fragments de ce genre et qu’il n’avait aucune intention de les vendre. Il affirme être un passionné de géologie, d’histoire ancienne et d’archéologie. Certains des éclats ne dépassaient pas la taille d’un ongle.

Malheureusement pour les juges la taille des fragments n’importe pas. Les représentants des autorités allemandes et britanniques étaient présents au procès, mais ne sont pas intervenus dans la procédure. La famille de Fitton s’est de son côté félicitée du soutien qu’ils ont reçu. Ils tentent actuellement de forcer le gouvernement britannique à faire pression pour que l’affaire soit résolue sans aller plus loin.

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Un chemin de fer illégal sous la frontière états-unienne

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chemin de fer illégal

Les trafiquants de drogue ont installé un véritable chemin de fer illégal pour faire passer la frontière à leur contrebande

Ce tunnel fait la longueur d’un terrain de football et est bien mieux construit et entretenu que d’habitude. La présence d’un chemin de fer illégal n’est qu’un des éléments surprenants ; les murs sont renforcés, un réseau électrique alimente tout le trajet et une ventilation a été installée. Le tunnel servait à faire passer de la contrebande entre Tijuana et la région de San Diego.

Un chemin de fer illégal sous-terrain

Les autorités états-uniennes sont les auteurs de cette découverte. La sortie du tunnel se fait dans le hangar d’une zone industrielle sur le territoire états-unien. Il se situe exactement à 0,8 km du point de passage frontalier de Mesa Otay. Plus d’une douzaine d’installations de ce genre ont été découvertes au cours des deux dernières décennies. Les autorités racontent avoir eu vent de celui-ci après une opération contre une maison servant de point de collecte pour la drogue. Les agents ont effectué des contrôles routiers dans les environs du hangar et ont découvert des boites entières pleines de cocaïne.

Des policiers ont ensuite mené un raid contre la propriété, mais n’ont pas trouvé de drogue supplémentaire dans le hangar. Ils ont cependant découvert la sortie du tunnel, découpée dans le sol de ciment. La largeur de l’entrée était de 1,2 mètre pour une profondeur d’environ six étages. Les saisies dans la résidence à proximité ont heureusement été plus fructueuses ; 799 kg de cocaïne, 75 kg de méthamphétamine, 1,6 kg d’héroïne. Un total de six personnes ont été arrêtées.

Un affront au mur de Trump

Ce tunnel a été bâti dans une des zones les plus fortifiées et policées de la frontière. Cette découverte vient mettre un coup supplémentaire à l’efficacité des pans de murs construits par Donald Trump. Il est facile pour les autorités de découvrir les petits tunnels, peu sophistiqués. Cependant on voit bien que ces points de passages sophistiqués, bien construits et creusés en profondeur sont presque indétectables. Le comble de l’humiliation est la construction de ce chemin de fer illégal, venant illustrer le niveau de sophistication des criminels.

Les autorités ont découvert 15 de ces tunnels sophistiqués à la frontière californienne depuis 2006. De nombreux tunnels de ce type ont été construits dans cette même région de Mesa Otay. Le sol y est en effet composé de glaise, ce qui facilite le creusage dans une zone industrielle servant de couverture idéale. L’apparition de ces tunnels semble avoir eu lieu au début des années 1990. Au début ces derniers servaient surtout au passage du cannabis. La plupart ont été découverts soit en Californie, soit en Arizona, et sont surtout l’œuvre du cartel de Sinaloa.

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